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YohannMeynadier
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This article discusses the contribution of experimental techniques to recording phonetic data in the field. Only a small part of the phonological systems of African languages is described with precision. This is why it is important to collect empirical data in the form of sound, video and physiological recordings. This allows research questions such as patterns of variation to be addressed. Analytical methods show how to interpret data from physical principles and integrate them into appropriate models. The question of linguistic contact between different language families is also addressed. To achieve these general objectives, we present the way we design corpora, and the different ways of recording data with crucial technical considerations during fieldwork. Finally, we focus on 3 languages spoken in the Great African Rift Zone, which includes several linguistic areas belonging to the four major linguistic families of the continent. (1) Hadza is a click language with a very complex consonant system. (2) Iraqw is a Cushitic language with ejective consonants. (3) Maasai is a Nilotic language with implosive consonants and a very elaborate set of interjections, ideophones and animal calls that include sounds not described in the International Phonetic Alphabet.
Cette étude s’intéresse à la reconnaissance du trait de voisement en parole chuchotée. Nos travaux antérieurs (Dufour & Meynadier 2019) montrent une reconnaissance plus tardive du trait [+voisé] reposant sur un traitement probablement pré-lexical d’informations acoustiques, autres que la vibration laryngée, extraites du signal chuchoté et utilisées dans l’accès lexical. Via une tâche d’identification en perception catégorielle, cette étude révèle que la durée conditionne la perception du voisement des fricatives chuchotées : plus /ʃ/ est long, plus il est perçu [-voisé] ; plus /ʒ/ est bref, plus il est identifié [+voisé]. Cet effet de durée est modulé par le trait sous-jacent de voisement et la position dans le (non)mot. La fricative [+voisé] en position finale montre une frontière perceptive particulièrement décalée vers des durées beaucoup plus longues que les autres.
La reconnaissance du trait de voisement de consonnes obstruantes chuchotées en français a été examinée via un paradigme d’amorçage sémantique auditif-visuel. Un effet d’amorçage d’amplitude similaire à celui mesuré en voix modale a été observé uniquement lorsque l’obstruante du mot amorce chuchoté est sourde (dessert-CHOCOLAT). Aucun effet d’amorçage n’a été noté quand l’obstruante du mot amorce est voisée (désert) que ce soit sur le mot cible SABLE associé sémantique de désert ou sur le mot cible CHOCOLAT associé sémantique de dessert. Ainsi, même si certaines travaux ont mis en évidence qu’en voix chuchotée les consonnes obstruantes voisées maintiennent des traces phonétiques de leur identité sous-jacente, notre étude montre que ces consonnes sont ambigües pour l’auditeur et que leur reconnaissance n’est pas immédiate.
Les muscles laryngés et articulatoires sont impliqués dans la réalisation des traits qui distinguent les phonèmes. Cette étude porte sur l’auto-perception par les locuteurs et la répartition de l’effort vocal et articulatoire en fonction du trait de voisement en parole modale comparée à la parole chuchotée en français. Pour les 12 obstruantes du français, l’effort est ressenti plus important pour les voisées que les non voisées correspondantes, excepté dans le cas des fricatives labiodentales. Les analyses de la production des occlusives bilabiales montrent que l’effort laryngé est supérieur pour les consonnes voisées et l’effort articulatoire supérieur pour les non voisées, mais l’inverse pour les fricatives. Ces résultats indiquent que l’effort ressenti lors de sa propre production repose sur une perception prédominante de l’effort laryngé sur l’effort articulatoire en voix modale comme en voix chuchotée ; mais qu’il est cependant modulé selon le lieu et le mode d’articulation des consonnes.