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RachidRidouane
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Dans deux expériences avec des sujets sinophones, nous avons examiné le rôle du Principe de Sonorité Séquentielle (PSS) dans la perception et la production des clusters en position initiale. Dans la première expérience, nous avons évalué la discrimination de contrastes C1C2-C1C2 avec 3 types de profil de sonoritéC1C2 : montant, plateau, descendant. Nos résultats montrent que les C1C2 moins marqués selon le PSS induisent une meilleure discrimination, attribuable à une réparation perceptive moindre pour ce type de séquences. Ces résultats sont en accord avec les résultats de l’expérience d’imitation où la production d’éléments vocaliques est moins fréquente pour les C1C2 moins marqués. L’effet induit par le PSS est plus important en production qu’en perception, suggérant un effet indépendant du PSS en production. Par ailleurs, les propriétés acoustiques des éléments vocaliques produits suggèrent qu’ils sont d’autant plus ciblés que les clusters à imiter sont marqués.
Cette étude contribue au débat sur la nature phonologique de la consonne du mandarin notée <r> en pinyin : liquide ou obstruante ? /r/ ou /ʐ/ ? Nous savons que les clusters C1C2 sont d’autant plus sujets à la réparation perceptive C1C2 > C1C2 que le profil de sonorité de C1C2 est marqué : pour C1=occlusive, nous devrions observer davantage de réparations lorsque C2 = /s/ que lorsque C2 = /l/. Qu’en sera-t-il avec C2=(/r/ présumé) ? Nous utilisons la difficulté de discrimination de C1C2-C1C2 comme index de réparation de C1C2 (auditeurs mandarins ; stimuli produits par une bilingue mandarin-russe). Conformément aux prédictions, la discrimination est moins bonne pour/s/ que pour /l/. Mais de manière cruciale, la discrimination est aussi mauvaise pour le /r/ présumé que pour /s/ (prou–prou psou–psou << plou–plou). Ces données suggèrent que la consonne notée <r> du mandarin est plutôt une obstruante qu’une liquide : /ʐ/ plutôt que /r/.
Deux expériences sur la désambiguïsation syntaxique par prosodie sont exposées dans cette étude. Dans l’expérience perceptive, nous avons demandé à 20 francophones natifs de compléter des phrases localement ambiguës afin de déterminer leur capacité à assigner correctement les mots cibles à leurs fonctions syntaxiques sur la base des indices prosodiques disponibles. Dans l’expérience électroencéphalographique (EEG), le signal continu de 20 francophones natifs a été enregistré pendant qu’ils écoutaient les mêmes phrases ambiguës. Les résultats perceptifs ont montré que les participants, bien que natifs du français, ont eu des difficultés à établir la fonction syntaxique du mot cible par l’indice prosodique. En revanche, les données neurocognitives suggèrent que les frontières intonatives ont été analysées comme l’atteste la Closure Positive Shift (CPS), présentant un maximum autour de 400 à 500 ms après l’onset de la dernière syllabe qui précède la frontière prosodique. Nos données soulignent l’importance du contexte prosodique complet et informatif en perception de la parole.
Cette étude s’intéresse à la « voyelle apicale », notée /z/, telle qu’elle est attestée en chinois de Jixi. L’objectif est de déterminer sa nature phonétique sur la base de données acoustiques et articulatoires. Phonologiquement, ce segment est un phonème distinct qui s’oppose à /i/ dont il est issu diachroniquement. Il est exclusivement attesté en position noyau de syllabe où il constitue une unité porteuse de ton. Sur le plan articulatoire, les données ultrasoniques démontrent que, quand il est précédé de consonnes bilabiales /p, ph, m/, il présente un geste articulatoire semblable à celui de la fricative alvéolaire /s/. Ce geste est réalisé de manière anticipatoire durant la tenue des bilabiales. Une des conséquences de cette réalisation est que le relâchement de /ph/ présente les mêmes caractéristiques acoustiques que le bruit de friction de la fricative /s/, comme l’atteste la ressemblance de leur centre de gravité. Ces résultats montrent que la voyelle apicale en chinois de Jixi est mieux définie, au moins du point de vue phonétique, comme une fricative alvéolaire.
Les caractéristiques temporelles et spectrales du schwa transitionnel en tachlhit sont analysées dans cette étude. Nous avons examiné 18 items du type C1C2VC afin d’explorer comment la durée et la qualité de ce vocoïde sont affectées par le contexte consonantique et vocalique avoisinant. Les résultats obtenus à partir de la réalisation de 7 locuteurs natifs montrent que la durée du schwa est beaucoup plus court comparées aux voyelles pleines. Alors que cette durée varie peu selon le contexte, la qualité du schwa peut être affectée par une combinaison de facteurs incluant la nature de la voyelle qui suit, ainsi que le lieu et le mode d’articulation des consonnes adjacentes. Ces variations sont observées pour F1, F2 et F3, et la plupart d’entre elles peuvent être prédites selon que la consonne qui suit est une occlusive emphatique ou une sonante battue.
Cet article présente une étude acoustique des occlusives éjectives du maya yucatèque. S’intéressant spécifiquement au voice onset time (VOT), l’étude examine d’une part si le VOT est un corrélat acoustique fiable de l’éjectivité dans cette langue et d’autre part si le VOT varie selon le lieu d’articulation et la hauteur vocalique. Les résultats, obtenus à partir des productions de deux locuteurs natifs, montrent que les éjectives ont un VOT plus long comparées à leurs contreparties pulmonaires. Parmi les éjectives, le VOT varie en fonction du lieu d’articulation, les vélaires présentant le VOT le plus long. De même une tendance pour un VOT plus court devant les voyelles hautes a été observée. Ces résultats soulèvent un ensemble de questions concernant les mécanismes qui sous-tendent les variations du VOT, notamment en lien avec les contraintes aérodynamiques en jeu lors de la production des occlusives éjectives.