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NathalieVallée
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Les plosives, généralement accompagnées d’un burst (relâchement audible) après la phase d’occlusion, sont néanmoins produites sans burst dans certaines langues d’Asie comme le thaï. Cette absence de bruit est attribuée au non relâchement brusque des articulateurs et est observée exclusivement lorsque les plosives sont en finale de syllabe, jamais en initiale. Nous formulons l’hypothèse qu’un mouvement d’abaissement du larynx pourrait provoquer une diminution de la pression intraorale pendant la tenue de l’occlusion induisant le non-relâchement articulatoire. Nous avons examiné le mouvement vertical du larynx chez deux locutrices natives lors de la production des plosives /p, t, k/ dans une tâche de lecture d’une liste de pseudo-mots de structure CVC. Les résultats montrent une grande variabilité dans le mouvement d’abaissement du larynx en fonction des segments consonantiques, vocaliques et du contexte tonal, suggérant que plusieurs facteurs pourraient être impliqués dans l’explication de la diminution de la pression intraorale.
Le shanghaïen possède deux types de sandhi tonal : Left Dominant Sandhi (LDS) dans les composés sémantiques de type syntagme nominal (SN) et Right Dominant Sandhi (RDS) dans des phrases prosodiques de type syntagme verbal (SV). Cette étude examine les caractéristiques acoustiques du contour tonal dans des SN et SV dissyllabiques chez trois locutrices jeunes. Nos résultats montrent que les tons des SN subissent des changements phonologiques relevant du LDS, alors que les SV sont plutôt soumis aux effets phonétiques de la coarticulation tonale plutôt qu’au RDS. L’absence de différences significatives entre les SN et les SV ne permet pas de généraliser une distinction entre eux uniquement sur la base des réalisations tonales. Cette étude exploratoire ouvre des perspectives pour de futurs travaux intergénérationnels sur les productions tonales et la perception du sandhi tonal, en étendant le corpus à différentes positions au sein de la phrase et différentes classes d’âge.
Cette étude a pour but la description des qualités vocaliques présentes dans deux variétés de korebaju, une langue tucanoane parlée dans le piémont de l’Amazonie colombienne. Les analyses acoustiques et statistiques révèlent l’absence de différences significatives entre les voyelles des deux variétés. Néanmoins, des variations liées à la génération et au genre au sein d’une même variété ont été constatées. Les résultats suggèrent que la perception d’une glottalisation plus prononcée dans la variété tama pourrait être associée à une distinction morphologique, une hypothèse actuellement en cours d’examen en prenant en considération le système tonal, la nasalisation et la morphologie. Cet article est une version améliorée et en français de celui figurantdans les actes de la conférence 2nd Annual Meeting of the Special Interest Group on Under-resourced Languages, SIGUL-ISCA en 2023.
Cet article présente un travail de description phonotactique du russe basé sur une analyse de 15 000 lemmes transcrits phonologiquement et syllabés. Un ensemble de données quantitatives relatives aux structures syllabiques a été examiné dans une perspective typologique. À partir d’une analyse distributionnelle des segments consonantiques ±PAL, des probabilités phonotactiques ont été estimées. Les résultats montrent que le russe suit globalement les tendances générales observées dans les langues de la base de données G-ULSID (Vallée, Rousset & Rossato, 2009) et mettent en évidence des asymétries de distribution des consonnes ±PAL à l’intérieur de la syllabe. Le fait que le système consonantique du russe présente une distinctivité ±PAL étendue à tous les lieux d’articulation, semble contraindre les coccurrences entre consonne et voyelle d’une même syllabe prédites par la théorie Frame/Content (MacNeilage, 1998) et trouvées dans de nombreuses langues.
Cette étude propose de caractériser le non relâchement des plosives finales /p, t, k/ de deux langues d’Asie, tonale (vietnamien) et non tonale (coréen), du point de vue aérodynamique et glottographique. Le comportement glottique (ouverture et fermeture de la glotte, position verticale du larynx) a été examiné en synchronisation avec les valeurs de débits d’air (oral et nasal) pendant les phases de la réalisation consonantique. Les résultats mettent en évidence (1) l’absence de relâchement nasal après l’occlusion de la plosive finale pouvant entraîner une baisse de la pression intraorale, (2) que le larynx s’abaisse systématiquement durant la tenue de la consonne. Cette stratégie de réalisation va dans le sens de notre hypothèse selon laquelle les plosives non relâchées sont produites avec un mécanisme permettant de diminuer la pression intraorale de manière à minimiser le coût articulatoire de la tenue de la closion avec, pour conséquence acoustique, l’absence de burst.
L’objectif de cette étude est d’analyser et comparer les productions langagières dans leur multimodalité de 10 personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer (MA) appariées à 10 contrôles. Différentes mesures aux niveaux segmental et suprasegmental – erreurs, pauses et allongements vocaliques – ont été réalisées dans une tâche de répétition avec ou sans gestes imposés pour caractériser une disfluence, typique de la MA, puis observées en lien avec les gestes manuels produits. Les résultats montrent la diminution significative de la fluence chez les personnes atteintes de la MA, avec davantage d’erreurs produites au niveau lexical par le groupe Patient et au niveau phonétique par les patients au stade modéré de la maladie, ainsi que de nombreuses pauses silencieuses précédant ou suivant souvent les erreurs produites au niveau segmental. De plus, dans la tâche avec gestes imposés, la répétition de ceux-ci a impacté la fluence des groupes Contrôle et Patient avec une augmentation significative des disfluences au niveau suprasegmental et des erreurs phonétiques au niveau segmental.
Cette étude se situe dans le cadre d’un projet qui tente d’établir le lien entre asymétries phonétique et phonologique de la syllabe, plus spécifiquement le lien entre caractéristiques du geste mandibulaire et MOP, Maximum Onset Principle, principe phonologique empirique qui affecte les segments consonantiques à la position initiale de syllabe plutôt que finale. Plusieurs travaux antérieurs sur l’anglais américain ont montré l’existence d’asymétries au niveau des phases du cycle mandibulaire qui pourraient expliquer certaines tendances des structures syllabiques et notamment la structure canonique CV (plutôt que VC). Dans ce projet, une première étude sur le français a confirmé un patron d’asymétries mais inverse à celui trouvé pour l’anglais. Nous présentons les premiers résultats obtenus pour le vietnamien. Les résultats sont discutés dans deux cadres théoriques, Frame/Content Theory et Articulatory Phonology, le premier attribuant un rôle fondamental au geste mandibulaire dans la phonologie de la syllabe, le second ne lui concédant qu’un rôle secondaire.
Les linguistes se sont régulièrement penchés sur la description du trait consonantique [+palatal] ; pourtant, le manque de données expérimentales constitue un obstacle au classement des consonnes concernées. Peu de travaux ont abordé la question du contrôle du geste lingual dans l’articulation palatale. Cependant, ils montrent que celui-ci semble bien plus complexe que dans d’autres consonnes. En russe, la plupart des consonnes possèdent une contrepartie palatalisée ce qui permet d’étudier les différences de réalisation du trait palatal au sein du même système. Nous proposons ici, à partir de données acquises avec un articulographe électromagnétique, de caractériser la variabilité du geste palatal impliqué dans la réalisation de différents types de consonnes palatalisées et prépalatales du russe en fonction des facteurs locuteur, accent et structure syllabique.