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MyriamPiccaluga
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Cet article traite de la flexibilité phonétique, définie comme la capacité d’adapter son comportement de parole aux contraintes internes/externes au locuteur et qui pèsent sur la situation de communication. Les individus avec Trouble du Spectre de l’Autisme (TSA), de par leurs caractéristiques, constituent une population pertinente pour étudier la flexibilité phonétique. Cette étude compare la flexibilité phonétique chez des sujets neurotypiques (NT) et avec TSA francophones via un protocole de compliance phonique, nécessitant de devoir répéter des voyelles synthétiques non présentes dans le répertoire vocalique du français. Trois indices ont été calculés pour caractériser la compliance phonique et les résultats montrent des stratégies différentes dans les groupes NT vs. TSA. L’étude met en lumière la préservation possible des compétences sensori-motrices nécessaires à la flexibilité phonétique chez les personnes atteintes de TSA.
L’implant cochléaire, malgré une amélioration considérable de la perception auditive, ne fournit qu’une information acoustique partielle, pouvant donner lieu à des difficultés de perception de certains contrastes phonétiques. L’étude présentée vise à déterminer les compétences de perception et de production des voyelles nasales et orales d’enfants porteurs d’implants cochléaires en comparaison aux compétences d’enfants normo-entendants. Malgré des résultats très satisfaisants dans les deux groupes, on observe des patterns d’erreurs spécifiques au groupe d’enfants implantés dans les tâches perceptives, ainsi que certaines particularités dans la réalisation phonétique des voyelles nasales, portant notamment sur les valeurs de bande passante.
Cette contribution vise à observer l’émergence du contraste de lieu d’articulation entre les fricatives sibilantes sourdes /s/ - /ʃ/ en français chez des bilingues simultanés d’âge préscolaire exposés à l’une des deux combinaisons linguistiques suivantes : français-italien et français-arabe. Les productions orales des enfants ont été recueillies longitudinalement via une tâche de dén omination originale en français. Les deux fricatives ont fait l’objet d’analyses basées sur des données acoustiques , et plus précisément les premier et troisième moments spectraux, et sur les transcriptions phonétiques des productions de parole. L’impact du développement lexical sur la production des deux fricatives a été investigué. Les résultats suggèrent, d’une part, un contraste émergeant plus précocement chez les bilingues français-arabe et, d’autre part, une acquisition plus précoce du /s/ pour l’ensemble des participants.
La maladie de Parkinson est une maladie neurodégénérative qui affecte le système neuro-moteur. Une grande variété de troubles de la parole, généralement regroupés sous les termes de dysarthrie hypokinétique, peuvent apparaitre. Dans cette contribution, nous présentons les résultats d’une étude acoustique comparative de la production de voyelles par 63 locuteurs MP dysarthriques et non dysarthriques, avec 35 locuteurs sains. Notre objectif est d’étudier la production de voyelles isolées afin de répondre à la question : l’imprécision dans la production des voyelles peut-elle être considérée comme un marqueur infraclinique de la dysarthrie ?
Cette étude explore les capacités de patients aphasiques, présentant des troubles phonologicophonétiques, notamment des difficultés de coordination temporelle entre les articulateurs, à acquérir une variante phonétique, non familière dans leur langue, nécessitant l’adoption de nouveaux schèmes articulatoires. 4 patients aphasiques, de langue maternelle française, ont participé à la présente étude, ainsi que 36 participants contrôles. Au cours du paradigme d’apprentissage, la tâche principale consistait à répéter des non-mots C[t]V[a], dont le VOT est de 60ms et ce à 3 reprises : avant toute intervention, puis après un « entraînement » en perceptiontâche de discrimination de 5 non-mots CV dont le VOT variait entre 20 et 100ms, enfin après un « entraînement » en production-tâche de répétition de ces 5 non-mots. Les participants étaient par ailleurs amenés à effectuer une tâche de calibration, destinée à évaluer leur VOT en français. Les patients présentent une plus grande variabilité des durées de VOT. Trois patients sur quatre montrent des valeurs de VOT plus longues entre la calibration et les tâches de répétition de VOT60ms indiquant des capacités d’apprentissage phonétique. Les liens entre ces observations et les profils des patients, ainsi que les implications pour la rééducation du langage, seront discutés.
BILINGUISMES ET COMPLIANCE PHONIQUE Certains types de bilinguisme pourraient avoir un impact positif sur l’apprentissage phonique et faciliter l’acquisition d’une L3. Certains bilingues pourraient donc présenter une meilleure compliance phonique (aptitude à produire des sons de parole non familiers) que les monolingues. Les données de quatre sujets bilingues ont été recueillies lors d’une tâche de reproduction de voyelles synthétiques précédée d’une phase de production de voyelles en langue maternelle (paradigme développé par Huet et al., 2012). Trois indices ont été calculés et comparés à ceux obtenus par des monolingues francophones lors d’une étude précédente (Delvaux et al., 2014). Les résultats n’ont pas révélé de différence significative entre monolingues et bilingues. Toutefois, le classement des bilingues variait d’un indice à l’autre, suggérant des profils plus diversifiés que chez les monolingues. En conclusion, ces résultats confirment la complexité de la compliance phonique, en particulier chez des locuteurs bilingues, et soulignent l’intérêt d’une approche multi-componentielle ainsi que le besoin d’ajustements ultérieurs de la réflexion théorique sous-jacente.
La spécificité phonologique ou phonétique des erreurs de production orale observées chez les patients aphasiques reste débattue. Cependant, la distinction entre ces deux types d’erreurs est fréquemment basée sur des analyses perceptives qui peuvent être influencées par le système perceptif de l’expérimentateur. Afin de pallier ce biais, nous avons réalisé des analyses acoustiques des productions de deux patients aphasiques, dans une tâche de répétition de non-mots. Nous nous sommes centrés sur l’analyse de consonnes occlusives. Les résultats ont montré la présence de difficultés de gestion du voisement chez les deux patients, indiquant la présence de troubles phonétiques. En outre, les résultats montrent une grande diversité des manifestations des troubles langagiers des patients ainsi que l’intervention potentielle de stratégies de compensation de leurs difficultés. L’intérêt de procéder à des analyses acoustiques précises utilisant des indices multiples est discuté.
Nous nous interrogeons quant à la possibilité d’identifier les difficultés de contrôle du mouvement chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson (MP) à partir de l’étude de leurs comportements dans la production de sons de parole nécessitant des mouvements continus des articulateurs supralaryngés (logatomes VCV, où C est un glide). Notre hypothèse est que les parkinsoniens présentent des modifications dans leur dynamique de mouvement par rapport à des personnes sans pathologie lors de la production. A cette fin, sont étudiés des sons de parole recueillis hors contexte communicationnel auprès de neuf personnes porteuses de la MP et de dix sujets sains. Les analyses révèlent des différences entre les deux groupes, notamment en ce qui concerne l’espace articulatoire, l’amplitude des mouvements et leur localisation dans le plan F 1-F2. On note par ailleurs qu’un point-cible est préservé lors de l’émission de logatomes : le centre du glide.
Cet article traite des effets de la charge cognitive sur la fréquence fondamentale de pilotes de F-16 placés dans un scénario de vol de nuit. La charge cognitive a été estimée à l’aide de paramètres liés à la tâche (hétéro-évaluation), à l’individu (anxiété, auto-évaluation du stress ressenti) et à la situation (simulation contrôlée). Nos résultats montrent que l’écart mélodique est un bon candidat pour évaluer le niveau de la charge cognitive, même si la relation entre eux présente des profils individuels spécifiques. La création d’une typologie des situations de communication, l’adjonction d’autres indices acoustiques et le croisement avec des données physiologiques constituent les perspectives de cette étude.