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HiyonYoo
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L’utilisation de corrélats acoustiques dans la production de l’ironie a été bien documentée. Cependant, dans quelle mesure les résultats sont comparables dans différentes langues reste une question inexplorée. Cette étude vise à réaliser une comparaison des patrons tonaux de l’ironie entre le français et le mandarin, en utilisant un protocole expérimental unifié. Une expérience de production a été menée pour susciter l’énoncé ironique. Les résultats ont d’abord été analysés par forêts aléatoires pour explorer le poids relatif de huit corrélats acoustiques comme marqueur de l’ironie. Ensuite, des modèles linéaires à effets mixtes (LMM) ont été utilisés pour explorer davantage les principaux corrélats acoustiques. Nos résultats ont confirmé que le patron tonal de l’ironie est spécifique à chaque langue, révélant des schémas différents de corrélats acoustiques utilisés pour produire l’ironie en français et en mandarin. De plus, un effet de genre sur l’énoncé ironique en français a été identifié.
Les auditeurs natifs s’appuient sur des indices prosodiques pour résoudre les ambiguïtés syntaxiques à un stade très précoce du traitement en ligne des phrases. Nous proposons de tester si un mécanisme similaire est utilisé par les auditeurs de langue seconde. En utilisant un paradigme du monde visuel, nous avons testé des phrases en anglais avec une ambiguïté d’attachement du syntagme prépositionnel avec des apprenants français d’anglais L2. L’impact de la frontière prosodique placée avant ou après le Syntagme Nominal objet a été examiné (p. ex. The boy will write to the panda with the crayon, ou The boy will write to the panda with the crayon). Nos résultats préliminaires montrent que les apprenants français sont capables d’intégrer l’information des frontières prosodiques pour résoudre l’ambiguïté syntaxique plus rapidement que les populations d’apprenants testées précédemment (c.-à-d. L1 japonais et L2 anglais). Cela suggère que les apprenants exploitent des indices prosodiques fins dans les décisions d’analyse syntaxique pour localiser l’information de frontière.
Dans les travaux sur la prosodie du français sont généralement proposés deux ou trois niveaux de structuration prosodique: le syntagme accentuel, le syntagme intermédiaire et le syntagme intonatif. Alors que les auteurs sont souvent d’accord sur les modalités de construction du syntagme accentuel, il n’en est pas de même pour les deux autres niveaux. Dans cet article, nous proposons de redéfinir le syntagme intermédiaire. Cette proposition diffère des autres travaux en deux points. Premièrement, l’extension et le statut du syntagme intermédiaire est clarifié pour en faire une unité métrique. Deuxièmement, une distinction est faite entre cette unité et deux types de syntagme intonatif. Cette proposition se base sur l’inventaire des contours observés à la frontière droite de ces unités et sur l’étude des relations qu’elles entretiennent avec les structures morpho-syntaxique et sémantique. Elle vise à rendre compte du phrasé et du choix des contours intonatifs à un niveau phonologique sous-jacent.
Ces vingt dernières années, la qualité de la parole synthétique s’est améliorée grâce notamment à l’émergence de nouvelles techniques comme la synthèse par corpus. Mais les patrons rythmiques obtenus ne sont pas toujours perçus comme très naturels. Dans ce papier, nous comparons les patrons rythmiques observés en parole naturelle et synthétique pour trois genres littéraires. Le but de ce travail est d’étudier comment le rythme pourrait être amélioré en synthèse de parole. La comparaison des patrons rythmiques est réalisée grâce à une analyse de la durée relativement à la structure prosodique, les données audio provenant de six comptines, quatre poèmes et deux extraits de conte. Les résultats obtenus laissent penser que les différences rythmiques entre parole naturelle et synthétique sont principalement dues au marquage de la structure prosodique, particulièrement au niveau des groupes intonatifs. De fait, le taux d’allongement des syllabes accentuées en fin de groupes intonatifs est beaucoup plus important en synthèse que dans la parole naturelle.