En 1595, Viète publie sa réponse au défi d'Adrien Romain, sous le titre Ad problema quod omnibus mathematicis totius orbis construendum proposuit Adrianus Romanus, Francisci Vietae responsum, ou réponse de François Viète au problème qu'a proposé Adrien Romain à tous les mathématiciens du monde.
» Adrien Romain demande à ce que le débat entre eux soit réglé par des juges italiens, mais la trace de leur jugement s'est perdue, si jamais il eut lieu.
Adrien Romain affirme l'avoir résolu en aussi peu de temps que Viète a résolu le sien, c'est-à-dire dès réception.
Adrien Romain ou Roomen a fait l'objet de plusieurs articles de P.
» Ce récit, fortement critiqué par les historiens belges, car il fait d'Adrien Romain un mathématicien hollandais, semble néanmoins correspondre à la réalité.
En publiant ses solutions, Viète s'amuse du professeur de Wurzbourg : « Si Adrien Romain n'a pas parcouru tout le globe terrestre, pour croire qu'il n'existe réellement pas sur toute la surface du globe des mathématiciens capables de résoudre son unique problème, au moins n'a-t-il pas compris dans son rayon la France et ses écoles, écrit Viète dans la réponse qu'il adresse à son rival : qu'un Romain l'emporte sur un Belge ou un Belge sur un Romain, soit : mais le Français ne souffrira pas que Belge ou Romain lui enlève la gloire qui lui appartient.
Il montre qu'Adrien Romain l'a écrit entre 1598 et 1600 d'après la liste des œuvres de Viète qu'évoque Romain dans son ouvrage.
Adrien Romain publie contre Scaliger divers ouvrages, dont un intitulé Apologia pro Archimede ad clarissimum Josephum Scaligerum.
De 1586 à 1592 Adrien Romain enseigne la médecine à Huy , puis à Louvain où il professe aussi les mathématiques à l'université.
