Djibouti

Djibouti, en forme longue la République de Djibouti (en arabe , en afar , en somali ), est un pays de la Corne de l'Afrique, situé sur la côte ouest du débouché méridional de la mer Rouge. Il est limitrophe de la Somalie (Somaliland), de l'Éthiopie, de l'Érythrée et du Yémen.
Djibouti est aussi le nom de sa principale ville et capitale.
Le 4 juin 1859, le commerçant réunionnais Henri Lambert, ancien consul de France à Aden, est assassiné dans le golfe de Tadjourah. Une mission conduite par le commandant de la station navale de la Côte orientale, le vicomte Alphonse Fleuriot de Langle, arrête les coupables, remis aux autorités turques, puis envoie une délégation de notables locaux à Paris. C'est avec un membre de cette délégation, le « représentant » du « sultan de Tadjourah », Diny Ahmed Aboubekr, que le , Édouard Thouvenel, alors ministre de Napoléon III, signe un traité de paix et d'amitié perpétuelle par lequel la France achète « les ports, rade et mouillage d’Obock situés près du cap Ras Bir avec la plaine qui s’étend depuis Ras Aly au sud jusqu’à Ras Doumeirah au nord » pour de Marie-Thérèse.
Ce n'est qu'en 1884 qu'une prise de possession réelle a lieu, avec l'arrivée d'un commandant le : Léonce Lagarde. Il s'agit alors, dans le cadre de l'expansion coloniale française vers Madagascar et l'Indochine, de créer une escale de ravitaillement pour les navires sur une route impériale.
Cependant, Léonce Lagarde étend le Territoire d'Obock et dépendances sous souveraineté française à toute la côte nord du golfe de Tadjourah, qui est occupée en octobre-novembre.
Après un traité sans suite avec le « sultan de Gobad » en janvier 1885, le 26 mars 1885, un accord avec les « chefs Issas » place la côte sud sous souveraineté française. Un accord territorial avec la Grande-Bretagne, par l'échange de notes des 2 et , arrête cette expansion.
C'est la même année, en 1888, qu'est créé le port de Djibouti, qui devient le chef-lieu de la nouvelle Côte française des Somalis en 1896. En 1895, la ville compte . Elle est placée sous l'autorité administrative de Bourhan Bey, fils de l'ancien gouverneur (pacha) de Zeila, Abu Bakr Ibrahim.
La construction, entre 1897 et 1917, du chemin de fer entre Djibouti et Addis-Abeba ajoute une nouvelle dimension au territoire, en le consacrant comme une porte maritime de l'Éthiopie moderne.
Profitant de l'expansion économique qu'apporte cette voie de communication, le port se développe et la ville se bâtit peu à peu. Des ouvriers yéménites, somalis, pakistanais, construisent ces maisons qui constituent le cœur de la «ville européenne» et que l'on peut encore admirer, conservées dans leur esthétique originelle.
Jusqu'en 1939, le pays connaît un important développement économique, autour du port, du chemin de fer et des salines. Une nombreuse main-d'œuvre afflue dans la ville, principalement issue de territoires limitrophes (Éthiopie, Somalie britannique et Yémen principalement). L'invasion de l'Éthiopie par l'Italie en 1936 donne un coup de fouet temporaire à l'activité commerciale.
Durant la Seconde Guerre mondiale, les Alliés instaurent un blocus du pays dont les autorités ont choisi de soutenir le gouvernement de Vichy. Une partie de la «population indigène» est expulsée de la ville de Djibouti, qui connaît alors une grave crise, voire une véritable famine. Le ralliement du territoire aux Alliés en décembre 1942 permet sa réintégration dans les circuits économiques.
À partir de la Seconde Guerre mondiale, la population de la ville de Djibouti croît rapidement, passant officiellement d'environ en 1947, à au début des années 1960, en 1967, en 1972 pour dépasser au début des années 1980.
En 1949, Djibouti devient un port franc, sa nouvelle monnaie, le franc djibouti, est rattaché au dollar US. La même année de violents affrontements entre des groupes identifiés comme « issa » et « gadaboursi » causent plusieurs dizaines de morts. Ils sont révélateurs des rivalités pour l'accès à la ressource que représente le travail disponible, en particulier au port. Ces tensions, qui avaient déjà commencé avant la Guerre, durent jusqu'à la fin de la présence française, marquées par le renvoi des dockers Yéménites, puis Somalis.
Après la manifestation d'une revendication d'indépendance en août 1966, puis des conflits sociaux, un barrage est érigé autour de la ville, officiellement pour contenir les migrations. Cependant les tensions perdurent. Un référendum est organisé le sur le maintien du territoire sous souveraineté française. Après un scrutin entaché de fraudes qu'il est difficile de quantifier, officiellement 60,6 % des votants approuvent un changement de la dénomination de la colonie, qui devient le Territoire français des Afars et des Issas (TFAI). Ses structures de gouvernement sont modifiées mais restent sous la tutelle française. Les tensions politiques et sociales restent fortes. En février 1976, la dramatique prise en otage d'un car scolaire à Loyada confirme qu'il n'est plus possible de maintenir le pays dans cet étau répressif.
En novembre 1975, Pierre Messmer annonce un processus devant conduire à l'indépendance du territoire. Les listes électorales sont ouvertes aux habitants pour leur permettre de s'exprimer. En juillet 1976, Ali Aref Bourhan, lié aux réseaux gaullistes, démissionne de la présidence du Conseil de gouvernement, il est remplacé par Abdallah Mohamed Kamil.
Le 8 mai 1977, la population, consultée pour la troisième fois (après 1958 et 1966) choisit l'indépendance avec officiellement 98,8 % des suffrages exprimés. Elle est proclamée le , avec la naissance de la République de Djibouti. Son premier président est Hassan Gouled Aptidon, et quatre Premiers ministres se succèdent en un an et demi. Le dernier, Barkat Gourad Hamadou reste finalement en poste pendant 23 ans. En 1981, est imposé un système de parti unique.
À partir de 1991, une guerre oppose le gouvernement au Front pour la restauration de l’unité et la démocratie (FRUD), dirigé par Ahmed Dini, figure emblématique de l'opposition djiboutienne. Après un premier revers, l'armée reprend le contrôle du territoire en 1994. C'est alors qu'un traité est signé entre une partie du FRUD et le gouvernement djiboutien. Une partie plus radicale (le FRUD armé) n'intègre le processus de paix qu'en 2001.
En 1992, après le début de l'insurrection, une Constitution est adoptée par référendum. Elle prévoit un multipartisme partiel avec quatre partis.
En 1999, Ismail Omar Guelleh devient président de la République. Il est réélu en 2005, puis, après une modification de la Constitution, en 2011. Des manifestations, qui protestent contre la misère des habitants malgré le développement du pays, sont réprimées au début de 2011.
Djibouti est une république depuis son indépendance en 1977, elle organise ses premières élections législatives et élection présidentielle en 1981.
Elle suit le principe de séparation des pouvoirs : législatif, exécutif et judiciaire.
Djibouti est membre de nombreuses organisations internationales, en particulier l'Organisation des Nations unies (ONU) et ses sous ensembles (FAO, OMS, etc.), l'Union africaine (UA), la Ligue arabe, l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), etc.
Djibouti est également membre du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale et de l'Organisation de la coopération islamique.
Le pays est aussi membre de l'Organisation internationale de la francophonie. Les régions de Dikhil et de Tadjourah sont membres de l'Association internationale des régions francophones. La ville de Djibouti est membre de l'Association internationale des maires francophones.
Djibouti est subdivisé en six régions administratives
Le territoire djiboutien, d'environ , entoure le golfe de Tadjoura sur une profondeur d'environ .
Le point culminant de Djibouti est le mont Mousa Ali () à la jonction des frontières avec l'Érythrée et l'Éthiopie, au nord-ouest du pays. Le point le plus bas est le lac Assal, situé à au-dessous du niveau de la mer et point le plus bas du continent africain
Selon les résultats préliminaires du recensement de 2009, la République de Djibouti compte environ . La ville de Djibouti même concentrerait (soit environ 58 % de la population du pays).
Djibouti bénéficie d'un climat désertique chaud (Classification de Köppen "BWh"). Un climat aride chaud est inhabituel pour des latitudes aussi basses que celle de Djibouti. Les précipitations sont très rares, très faibles, irrégulières et très espacées dans le temps, avec une moyenne annuelle entre qui varie selon les régions du pays. En moyenne, on enregistre entre de pluie par an. Les fortes chaleurs sont constantes et perdurent tout au long de l'année. Les températures moyennes maximales varient de 27 °C pendant les mois les plus « frais » à pendant les mois les plus chauds localement, notamment à Tadjoura. Bien que Djibouti soit un pays désertique et aride, le degré hygrométrique de l'air y est très élevé à cause de la proximité avec la mer et les fortes chaleurs associées à une forte humidité ambiante donnent un ressenti souvent lourd et désagréable. Cependant en s'enfonçant dans les terres, vers l'intérieur du pays, l'air devient plus sec et aussi plus chaud. Durant la saison chaude, un vent très chaud, très sec et parfois poussiéreux, le khamsin, souffle une cinquantaine de jours et est responsable de l'augmentation brutale des températures maximales (souvent supérieures à ). Le ciel est généralement clair avec une durée moyenne annuelle d'ensoleillement variant entre et avec une assez faible variation intermensuelle. Le climat y est chaud, sec et ensoleillé toute l'année. Le climat désertique de Djibouti est très particulier du fait de sa proximité de l'équateur, ainsi la saisonnalité est réduite et les amplitudes thermiques journalières et annuelles sont anormalement basses pour un tel climat. Cependant, les endroits à altitudes élevées comme Randa par exemple bénéficie d'un climat moins chaud et surtout moins aride que les basses altitudes : celles-ci bénéficient d'un climat semi-aride chaud (classification de Köppen "BSh") avec des précipitations supérieures à par an et des températures maximales entre pendant les mois les plus « frais » à 37 °C pendant les mois les plus chauds.
L'estimation des eaux «renouvelables (de surface et de ruissellement)» reçues est de par an. Cette eau, essentiellement en régime de crues, s'évapore rapidement (en partie à partir des lacs temporaires), est absorbée par le sol, ou drainée vers la mer, via un système hydrographique divisé en deux bassins, l'un orienté vers la mer Rouge et le golfe d'Aden (45 %) et l'autre vers les plaines de l'ouest du pays (55 %). Ces eaux de surface sont peu exploitées par les communautés rurales (citernes, petits barrages sur les impluviums), mais devraient l'être plus dans le futur en raison de la régression et dégradation des nappes. Une «direction des grands travaux» créée en 2007 au sein du ministère chargé de l'agriculture et des ressources hydrauliques doit y contribuer. Son premier chantier a été la restauration du barrage en terre de Kourtimaley dans la région d'Arta. Le second est le barrage de l'oued Hamboukto qui doit dériver ses crues vers une dépression voisine. Un troisième projet est une retenue de sur le plateau de Digri, dans la région d'Ali Sabieh.
L'économie djiboutienne est très largement dépendante de son secteur tertiaire (82 % du PIB). Le pays est pauvre en activités industrielles (15 % du PIB) et surtout agricoles (3 % du PIB), La principale activité industrielle est le port de Djibouti, et maintenant son extension à Doraleh.
Pour ses besoins alimentaires, Djibouti s'approvisionne auprès de ses voisins (Éthiopie, Somalie et Yémen) et, pour ce qui est des produits manufacturés principalement, de la France.
L'État est le principal employeur du pays, mais le pays connaît officiellement un très important taux de chômage (35 % des actifs).
Ces dernières années, la venue des soldats américains et l'arrivée de nouvelles banques contribuent à un changement de conjoncture économique. Le PIB/hab est de l'ordre de /an (estimation 2008) largement au-dessus de la moyenne africaine.
La France apporte une aide économique au pays et participe à de nombreuses infrastructures, dont le lycée Joseph Kessel dans le centre de Djibouti en 1991. Les activités militaires sont importantes à Djibouti, où les bases étrangères payent d'assez importants loyers.
La république de Djibouti telles que l'or, le gaz naturel, le cuivre, le zinc, ainsi que le fer et l'aluminium. L’existence de ressources naturelles diversifiées se confirme de plus en plus en république de Djibouti, comme avec la découverte de la présence d'or dans la localité de Hess Daba dans la région de Dikhil en mai 2007.
Du début du aux années 1950, la Côte française des Somalis est un important producteur de sel, avec les salines qui entourent la ville de Djibouti. Au début des années 2000 commence une exploitation industrielle du sel du lac Assal.
Djibouti dispose d'une université et d'un centre de recherche national (CERD).
Les régions reculées ont un faible accès au système de soins alors que le pays doit faire face à diverses maladies :
L'année 2006 est marquée par un cas humain de grippe aviaire, annoncé le jeudi par Abdallah Abdillahi Miguil, ministre de la Santé, à la suite d'un prélèvement du . Le ministre ne précise ni le nom, ni l’état du malade, ni son origine, ni le lieu d’hospitalisation. Par ailleurs, selon la presse, trois poules domestiques sont affectées par le virus. Les tests de laboratoire sont effectués par le centre égyptien de collaboration de l’OMS, le laboratoire de référence de NAMRU III au Caire.
Une réforme du secteur de la santé a été entreprise avec une loi cadre d'orientation de la politique de santé, un cadre stratégique 2001-2011 et un Plan national de développement sanitaire 2002-2006. Mi-2006, la Banque mondiale prolonge pour cinq ans le financement du Projet de développement du secteur de la santé (PDSS) et du projet de lutte intersectoriel contre le sida (PLSPT).
Selon Abdallah Abdillahi Miguil, ex-ministre de la santé, le "Centre de formation du personnel de santé" va être transformé en un "Institut de formation des cadres de la santé" (fin 2006 ?), et une faculté de médecine est prévue à Djibouti pour 2007. L'hôpital Peltier est le principal établissement hospitalier de la ville de Djibouti. Depuis son installation en 2002, l'armée américaine autorise l'accès de ses hôpitaux militaires à des personnalités djiboutiennes. On note aussi la présence de l'USAID depuis 2003. Sont en projet des hôpitaux régionaux, un laboratoire de référence national et un hôpital spécialisé dans la prise en charge de la tuberculose.
Une conférence régionale VIH/SIDA "Vulnérabilité des populations en mobilité" s’est tenue à Djibouti, du 29 juin au . Cependant, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme a suspendu ses financements en 2009 après avoir constaté d'importants détournements de fonds.
Une coopération sud-sud avec le Maroc est prévue permettant d’envoyer des étudiants djiboutiens en faculté de médecine au Maroc. .
Un élément marquant la situation sanitaire de Djibouti est l'importance de la consommation du khat, drogue douce apportée tous les midis par avion des hauts plateaux éthiopiens. Les consommateurs, principalement masculins et de toutes les couches sociales, «broutent» ou «khatent» jusqu'au soir, ce qui les met dans un état d'excitation temporaire avant de provoquer une lourde somnolence. Cette passion locale représente une rentrée d'argent pour l'État par l'intermédiaire de la société concessionnaire mais entraîne une importante sortie de devises et assoupit une grande partie du pays à partir de 13h.
La quasi-totalité de la population est musulmane. De nombreuses mosquées sont installées dans tout le pays. Une petite minorité de la population est chrétienne, principalement des orthodoxes monophysites et des catholiques qui ont chacun une cathédrale dans le centre ville de la capitale.
Le français et l'arabe sont les deux langues officielles du pays, enseignées dans le système scolaire. Le somali et l'afar sont dites « langues nationales » ; avec l'arabe yéménite, l'oromo et l'amharique, ce sont les principales langues de la vie quotidienne.
Avec la présence de nombreux américains, en particulier autour de la base militaire, l'anglais prend de l'importance.
Al Qarn (en arabe : جريدة القرن) est un journal djiboutien de langue arabe. Son nom signifie littéralement « corne » en français, en référence à la Corne de l'Afrique. Il est fondé en 1997.
Fondées en 1977, elles sont décomposées en une armée de terre, une armée de l'air ainsi qu'en une marine de guerre et comprennent actifs et . Djibouti dispose aussi d'une garde nationale.
Elles sont principalement équipées par la France, les États-Unis et le Japon.
Djibouti, reprenant les traditions françaises, entretient une Gendarmerie nationale.
Outre la présence de nombreuses ambassades dans le pays, Djibouti accueille depuis des décennies des unités militaires françaises ainsi que, plus récemment, allemandes et américaines et une minorité de soldats japonais et, à partir de 2017, chinois. Bien que le président soit « pro-occidental », leur présence dans le pays est controversée par la crainte d'attentats terroristes sur le territoire.
La France possède d'importantes infrastructures militaires à Djibouti dont la Base aérienne 188 qui accueille les Mirage 2000D et 2000-5F de l'Escadron de chasse 3/11 Corse ainsi que le Régiment interarmes d'outre-mer ( RIAOM), un détachement des commandos marine et de nombreux services communs dont l'hôpital des armées «Bouffard» à Boulaos. L'armée de terre anime également le centre d'entraînement au combat d'Arta Plage ainsi que le centre d'aguerrissement et d'instruction au désert de Djibouti. Le 31 juillet 2011, la de Légion étrangère ( DBLE) a quitté Djibouti pour s'implanter à Abu Dhabi.
Fin 2011, le dispositif militaire français compte dont 750 de l'Armée de Terre, 462 de l'Armée de l'Air et 209 de la Marine nationale.
Au 30 juin 2011, sont déployés :
Les effectifs sont en début de 2015 de . À cette date, on prévoit qu'ils seront de à l’été 2017.
Les États-Unis n'ont qu'une présence militaire et diplomatique, et les familles des soldats restent en général aux États-Unis. Pour les Américains, Djibouti, pays en paix, se situe en « zone de combat », au même titre que l'Irak ou l'Afghanistan. Les attentats contre les ambassades des États-Unis à Nairobi (Kenya) et à Dar es-Salaam (Tanzanie) en 1998, ainsi que l'attaque du destroyer USS "Cole" dans le port d'Aden en 2000, ont conduit l'administration américaine à ouvrir une importante base militaire à Djibouti en 2002 pour surveiller le détroit de Bab-el-Mandeb.
Le , le secrétaire d'État à la défense Donald Rumsfeld annonce officiellement l'installation de neuf cents soldats des forces spéciales dans une ancienne base des Troupes de marine françaises, le camp Lemonnier. Parallèlement, la radio "Voice of America" commence à émettre en arabe comme en anglais. La force militaire américaine compte aujourd'hui soldats à Djibouti. Son objectif principal est de sécuriser le détroit de Bab-el-Mandeb avec l'armée française. Depuis quelques années, le Pentagone se sert en outre de cette base militaire pour piloter ses drones ciblant des membres résidant au Yémen et soupçonnés d'appartenir à Al-Qaïda dans la péninsule arabique. Si les opérations semblent avoir été quelque peu délaissées entre 2002 et 2011, elles reprenaient en mai 2011 avec l'échec d'une tentative d'assassinat par drone de l'islamiste d'origine américaine Anwar al-Aulaqi finalement tué en septembre 2011.
En 2013, l'installation de 46 drones Predator, de et d’une vingtaine de F-15 était prévue mais à la suite du manque de moyens devant l'émergence de nouvelles missions, le "60th Expeditionary Reconnaissance Squadron" qui opérait les MQ-1 "Predator" a été dissous en octobre 2015, et ses moyens redéployés. Ceux-ci ont effectué une centaine de frappes de 2010 et 2015.
En janvier 2002, Djibouti et l'Allemagne signent un mémorandum sur le statut des troupes allemandes présentes dans le pays dans le cadre de la lutte anti-terroriste. Depuis, l'Allemagne entretient une petite installation militaire.
La lutte contre la piraterie autour de la Corne de l'Afrique a incité plusieurs pays à utiliser Djibouti comme base logistique pour leurs flottes et, en avril 2010, on annonce la construction de la première base permanente des Forces japonaises d'autodéfense à l'étranger à Djibouti. Cette base militaire de dont la construction débute durant l'été 2010 a coûté d'euros. Elle a été inaugurée le et accueille .
À partir de fin 2017, la marine chinoise disposera d'une base navale le long d'un quai du nouveau port de Djibouti.
Djibouti a pour codes :