Mexique

Le Mexique, en forme longue les États-Unis mexicains, en espagnol ' et ', est un pays situé dans la partie méridionale de l'Amérique du Nord.
Le Mexique est membre de l'Accord de libre-échange nord-américain.
Délimité au sud par le Guatemala et le Belize, et au nord par les États-Unis d'Amérique, il est bordé à l'est par le golfe du Mexique et la mer des Caraïbes et à l'ouest par l'océan Pacifique. C'est le quatorzième pays en termes de superficie, avoisinant de km. Il s'agit du onzième pays le plus peuplé du monde, la Banque mondiale donnant le chiffre de 123,8 millions d'habitants pour 2014, dont la majorité ayant pour langue l'espagnol, reconnu par la loi ainsi que toutes les langues indigènes du pays comme langue nationale. Politiquement, le Mexique est une république constitutionnelle fédérale à régime présidentiel composée de trente-deux États dont la "Ciudad de México," abritant la capitale politique du pays. 
La présence humaine au Mexique remonte à ans avant le présent. Après des millénaires de développement culturel sont apparues les cultures mésoaméricaines, aridaméricaines et oasisaméricaines. Avant les premiers contacts avec les Européens, vivaient diverses civilisations, tels les Olmèques, les Toltèques, les Zapotèques, les Mayas, et les Aztèques. En 1521, l'Espagne conquit et colonisa le territoire depuis Mexico-Tenochtitlan, qui devint la capitale de la vice-royauté de Nouvelle-Espagne. Après près de 300 ans de colonisation espagnole, le territoire débuta une guerre d'indépendance contre l'Espagne en 1810, qui dans la foulée déclara sa séparation en 1813 pour établir le Mexique, avant de sortir victorieux en 1821. Le pays connaît ensuite un demi-siècle d'instabilité politique et financière, caractérisé par divers conflits dont une tentative de reconquête par l'Espagne en 1829, la guerre des Pâtisseries, une guerre contre les États-Unis, une guerre civile, une intervention française, trois républiques et deux Empires. 
Durant la présidence de Porfirio Diaz, le pays a connu une période de modernisation et de croissance économique importante. Díaz fut renversé à la suite d'une révolution en 1910, qui culmina avec la constitution de 1917 et la mise en place du système politique actuel.
Le Mexique fait partie des 20 premières puissances économiques mondiales () avec un produit intérieur brut (PIB) de . Mesuré en parité de pouvoir d'achat, son PIB arrive à la , devant l'Italie. Le Mexique est le grand producteur de pétrole au monde et le premier producteur d'argent. Puissance émergente, puissance moyenne à l'échelle mondiale et puissance régionale, le Mexique est le premier pays d'Amérique latine à avoir rejoint l'OCDE. Classé parmi les nouveaux pays industrialisés, il s'agit, selon la Banque mondiale, d'un pays à revenu intermédiaire supérieur. Son économie est fortement liée à celle des États-Unis, par son appartenance à l'ALENA. Selon l'organisation mondiale du tourisme, le Mexique est la principale destination d'Amérique latine et la treizième plus visitée au monde. En plus d’être l'un des 17 pays mégadivers de la planète (il abrite de 10 à 12 % de la biodiversité mondiale et comprend plus de ), il compte 33 sites culturels ou naturels inscrits par l'UNESCO au patrimoine de l'humanité. D'après le rapport de 2013 sur le développement humain "El ascenso del sur" de l'ONU, l'indice de développement humain du Mexique s'élève à 0,775 unités, et occupe la mondiale (au côté de l’Indonésie, la Turquie, la Thaïlande, l'Afrique du Sud) alors qu'en 1980 son indice ne s'élevait qu'à 0,598 unités. Le Mexique est également membre d'institutions internationales de grande envergure, telles que l'ONU, l'OMC et le G20.
Dès avant l'indépendance de la vice-royauté de la Nouvelle-Espagne, il fut décidé que le pays prendrait le nom de sa capitale, Mexico. L'utilisation de ce toponyme remonte à la fin de l'époque préhispanique (postclassique tardif), chez les Nahuas (et plus particulièrement les indigènes de la cité, les Mexica). Il était alors accolé au toponyme Tenochtitlan. 
L'origine et le sens de ce nom restent controversés. Le jésuite et historien Francisco Javier Clavijero soutient dans ses écrits qu'il dérive du mot nahuatl "Mexitl" ou "Mexitli", un nom secret de Huitzilopochtli, la divinité tutélaire des Mexica. Selon cette théorie, « Mexico » signifie « lieu [où vit] "Mēxitli" ou "Mēxtli" » ou « lieu où est construit le temple de Mexitli », en référence au "Templo Mayor". Cette thèse était aussi partagée par Fray Juan de Torquemada ; toutefois Torquemada ajoute que Mexitli viendrait des mots "metl" (« agave ») et "xictli" (« nombril »). Selon cette version, Mexico signifierait mot pour mot « lieu dans le nombril d'agave » ; cette interprétation est aussi soutenue par le franciscain Motolinia. D'autres historiens, comme Bernardino de Sahagún, José de Acosta et Diego Durán, avancent dans leurs travaux que « Mexico » vient de "Mecitl" ou "Mexi", qui était le nom d'un chef et prêtre qui guida les premiers Nahuas émigrés de la mythique Aztlan, qui étaient appelés "Mexicas", et par conséquent, ce mot signifierait « peuple de Mexi ».
De nombreux historiens, tels que Alfonso Caso, ont suggéré que Mexico viendrait des mots "metztli" (« Lune »), "xictli" (« nombril », « centre », « milieu », « fils »), et du suffixe locatif "-co". Par conséquent Mexico signifierait « lieu au milieu de la Lune » ou « lieu au centre du lac de la Lune », en faisant allusion au lac de Texcoco au milieu duquel a été construite la ville de Mexico. Cette version est fondée sur une légende aztèque qui raconte que lorsque les Mexicas arrivèrent pour la première fois au lac de Texcoco, ils y virent la Lune qui s'y reflétait.
Le nom de la ville fut translittéré en espagnol ("México") avec la valeur phonétique du x de l'espagnol médiéval, qui représentait la consonne fricative post-alvéolaire voisée //, représenté par un j, évolua vers la consonne fricative vélaire sourde /x/ durant le , qui conduisit à l'utilisation de la variante "Méjico" dans beaucoup de publications, en Espagne le plus souvent, tandis qu'au Mexique, "México" est restée la graphie préférée. Il y a quelques années, l’Académie royale espagnole, l'institution régulant la langue espagnole, statua que la graphie recommandée en espagnol serait "México", et la majorité des publications dans tous les pays hispanophones adhèrent aujourd'hui à la nouvelle norme, même si la variante désuète se rencontre parfois. En français, le x de Mexico et de Mexique ne représente ni le son originel ni le son actuel, mais la consonne //.
Le territoire a été découvert et habité par des groupes de chasseurs-cueilleurs nomades il y a plus de .
Pendant plusieurs milliers d'années, les habitants de cette région d'Amérique pratiquèrent la chasse et la cueillette jusqu'à la découverte de l'agriculture. À Guilá Naquitz, ont été mis au jour les restes les plus anciens de la domestication de la courge et de la calebasse, qui datent du av. J.-C., mais l'agriculture s'est développée de façon précoce dans des sites comme la vallée de Tehuacán où la domestication du maïs a eu lieu aux alentours du av. J.-C.. Dès lors des groupes humains de cette région deviennent de plus en plus dépendants des produits agricoles, et ce jusqu'à l'apparition de hameaux agricoles et jusqu'à la dépendance totale qui a lieu durant la période classique. Tandis que l'agriculture prospère en Mésoamérique, les peuples au nord (Chichimèques) restent encore dépendants de la chasse et la cueillette.
L'histoire préhispanique de ce qui est actuellement le nord du Mexique est mal connue car les peuples qui occupèrent la région avaient une culture matérielle limitée. Ces peuples nomades qui habitaient les déserts, le littoral et les montagnes au nord de la Mésoamérique, ne partageaient pas la même culture. Le site de la grotte de la Perra (Tamaulipas) a connu l'invention de l'agriculture et connu la présence humaine à partir de . Il y a des traces de peuples nomades dans les sites tels que la grotte de la Candelaria (Coahuila, ) ou El Conchalito (Basse-Californie-du-Sud). On trouve également en Basse-Californie les peintures rupestres de la Sierra de San Francisco dont la fonction continue jusqu'au , lorsque les derniers indigènes disparaissent de la région.
Plusieurs auteurs prennent comme marqueur du début de la civilisation mésoaméricaine la controversée céramique Pox de Puerto Marqués, datée vers le Cette céramique mésoaméricaine pourrait avoir pour origine le contact entre la côte sud-américaine du Pacifique et l'occident de la Mésoamérique. Les nouvelles avancées techniques se diffusent dans toute la région si bien que, des siècles après, on produit une céramique dans d'autres hameaux du préclassique ancien (-) comme Chupícuaro et Tlatilco. Durant le préclassique moyen (ss. XIV-IV av. J.-C.), la culture olmèque se diffuse dans toute la Mésoamérique. Après le déclin olmèque, l'essor simultané de plusieurs peuples a lieu. Par exemple la culture des tombes à puits de probable influence sud-américaine, la culture épi-olmèque à Tres Zapotes, l'épanouissement d'Izapa et le développement du compte long.
À la fin de cette étape, Teotihuacán devient la ville la plus importante de la vallée de Mexico. Durant le Classique ancien (ss. II-VI/VIII), l'influence de Teotihuacán se fait sentir dans toute la Mésoamérique, appuyée par son pouvoir politique et commercial. Elle avait d'importants alliés, comme Monte Albán dans les vallées centrales d'Oaxaca. La civilisation mésoaméricaine s'étend plus au nord vers des sites comme La Quemada. En retour, des influences culturelles arrivent du nord, visibles dans la culture huastèque. La période classique est également l'époque de consolidation de la civilisation maya dans la péninsule du Yucatán et des hautes terres du Chiapas. D'un autre côté, dans les vallées et les montagnes du nord de la Sierra Madre occidentale, se développe la culture Paquimé, résultat de la consolidation de l'agriculture dans le nord-est et l'échange entre la Mésoamérique et l'Oasisamérique.
Entre les , le centre du Mexique est dominé par Tula, la capitale des Toltèques. La ville a établi des liens très forts avec plusieurs régions de Mésoamérique, mais particulièrement avec la péninsule du Yucatán, où se trouve la ville maya de Chichén Itzá. Au même moment, dans ce qui est actuellement l'état d'Oaxaca, les Mixtèques commencent un processus expansionniste qui les mène à occuper les vallées centrales où vivaient les Zapotèques. En 1325, les Mexicas fondent Mexico-Tenochtitlan, la capitale de l'État le plus vaste qu'a connu la Mésoamérique, qui rivalisait seul avec les Tarasques de Tzintzuntzan.
En 1519, les conquistadors, alliés à de nombreuses tribus ennemies des aztèques dont les Tlaxcaltèques et conduits par Hernán Cortés, se lancent à la conquête de l'Empire aztèque, aidés en cela par la supériorité et la qualité de leurs armes et de leurs tactiques de combat, mais aussi la supériorité numérique de leurs alliés indigènes. Le 13 août 1521, la fin du siège de Tenochtitlan signe la victoire des Espagnols et la fin de l'empire aztèque.
Cortés se lance alors dans la conquête d'un vaste empire colonial qui deviendra la Nouvelle-Espagne. Le territoire s'étendra jusqu'à une importante partie du sud des actuels États-Unis (notamment la Californie, l'Arizona, le Nouveau-Mexique et le Texas). Les principales villes mexicaines sont alors créées (Mexico (sur les ruines de Tenochtitlán), Guadalajara, Puebla et Monterrey.
En même temps que la colonisation espagnole, des missionnaires arrivent dans le pays pour évangéliser les populations indigènes qui avaient survécu à la conquête. Parmi ces évangélisateurs, Bartolomé de las Casas se distingue par son désir de protéger les populations indigènes.
Dès 1535, l’administration de la Nouvelle-Espagne est confiée à un vice-roi. Le premier sera Antonio de Mendoza, nommé par Charles Quint.
Pendant cette période, l’Espagne s'est enrichie grâce à la découverte et à l'exploitation des mines d'argent mexicaines, parmi les plus riches du monde, dont le produit transite via Anvers, première place financière mondiale, pour permettre d'importer des biens de l'Inde, où les marchands sont friands d'argent-métal. Les espagnols implantent aussi la culture de la canne à sucre et du café, alors que sur le plan humain, la population amérindienne chuta de 80 %, à cause principalement des épidémies et des travaux forcés. On estime qu'avant l'arrivée des Espagnols, le Mexique central comptait d'habitants. Il en restait un million vers 1650.
Les trois siècles de domination espagnole (1521 - 1821) coïncident avec la création du Mexique en tant que nation latine, hispanique, catholique et métisse telle que nous le connaissons aujourd’hui. L'architecture, la gastronomie, les fêtes mexicaines et la structure familiale sont encore aujourd'hui largement influencées par ces trois siècles de domination espagnole.
Après les très nombreuses destructions résultant de la colonisation du Mexique, une forme d'art colonial s'est développé à partir du ; et ce pour plusieurs raisons : contexte humaniste européen et développement des cabinets de curiosités, propagande religieuse, développement d'une élite métisse, explosion d'un commerce intercontinental, etc. Ce phénomène a en outre permis la conservation et la diffusion de nombreuses techniques précolombiennes uniques au monde, comme l'art de la laque mexicaine (technique de collage très différent de la laque asiatique), du papier d'amate ou celui de la mosaïque de plumes, d'une extraordinaire virtuosité au vu des moyens à la disposition des artisans précolombiens. De ces très nombreux ouvrages envoyés en Europe pour la délectation des princes et collectionneurs, très peu sont parvenus jusqu'à nous. Quatre tableaux de mosaïques de plumes sont aujourd'hui conservés en France, dont deux datant du : Le Triptyque de la crucifixion, conservé au Musée National de la Renaissance à Ecouen (Val d'Oise), et la Messe de Saint-Grégoire, conservée au Musée des Jacobins d'Auch (Gers).
Les populations indigènes ne furent pas entièrement soumises du fait de la chute de l'empire aztèque, d'autres ne firent que changer de maîtres, les talxcaltèques alliés des espagnols furent mieux traités et jouirent tout au long de la colonie de privilèges tels que pouvoir monter à cheval. Des nobles indigènes partirent pour l'Espagne où leurs descendants vivent toujours.
De très nombreuses révoltes locales eurent lieu durant les trois siècles de la période coloniale.
L'un de précurseurs de l'indépendance du Mexique est mort emprisonné dans la forteresse de San Juan de Ulúa en 1809. Il est l'auteur de textes où sont exposées les raisons qui devaient, selon lui, amener le pays à son émancipation de la couronne espagnole.
Dans la nuit du 15 au , depuis ce qui est aujourd'hui la ville de Dolores Hidalgo, dans l'État de Guanajuato, un Espagnol né au Mexique, le curé Miguel Hidalgo, aujourd’hui héros national, lève, au cri de « Vive la Vierge de Guadalupe, vive Ferdinand VII, à bas le mauvais gouvernement ! » (c'est-à-dire celui de Joseph Bonaparte, au pouvoir depuis l'invasion de l'Espagne par les Français), une armée hétéroclite et indisciplinée de villageois et d'indigènes pour le rétablissement de Ferdinand VII et contre les juntes espagnoles au service des Français. Il commence avec succès, mais échoue au Monte de las Cruces, dans sa tentative de prendre Mexico, et sera exécuté en 1811. 
Les créoles "()", descendants d'Européens, le plus souvent d'Espagnols, mais nés hors de la métropole espagnole au nombre de un million en Nouvelle-Espagne devenue l'actuel Mexique, sont à la tête des métis et des mulâtres (qui ensemble sont 1,3 million) et des indigènes (3,6 millions) qui forment la majeure partie des 6 millions de la population d'alors, mais sont tenus à l'écart du pouvoir politique et économique, les fonctions les plus prestigieuses et lucratives étant réservées aux Espagnols dont le nombre n'était que de (peninsulares, nés dans la métropole, que les créoles nomment aussi ). 
Le Grito de Dolores est à l'origine du processus d'indépendance du pays, il n'est pas un appel à son l'indépendance, mais une réaction à la destitution de Ferdinand VII par les Français.
Le premier acte d'indépendance est proclamé par le congrès de Chilpancingo inspiré principalement par les écrits de José María Morelos y Pavón a été signé le rédigé par Carlos María de Bustamante et Andrés Quintana Roo il a été intitulé Acte solennel de la déclaration d'indépendance de l'Amérique septentrionale.
L’Acte de l’Indépendance de l'Empire mexicain sera finalement signé le .
L'Espagne ne reconnaîtra l'indépendance du Mexique que le 28 décembre 1836.
Parmi les éléments déclencheurs du mouvement indépendantiste, la conquête et l’occupation française de l’Espagne, au début du , par les troupes de Napoléon et le rejet par les créoles de la Nouvelle-Espagne de la Constitution de Cadix jugée par eux anticléricale et trop libérale.
Avec l'indépendance, les Espagnols nés au Mexique purent devenir les maîtres du pays en accédant à toutes les fonctions auparavant réservées aux Espagnols nés en métropole qui furent expulsés en 1829, exception faite de ceux dont les capitaux étaient investis dans les mines et l'agriculture.
En 1821 l'empire est proclamé avec Agustín de Iturbide. Le , le Mexique se dote d’une Constitution républicaine ; la République est née.
Les troupes espagnoles débarquent près de Tampico en mars 1829, dans une ultime tentative de reconquête du pays, elles sont repoussées par les troupes du général Antonio López de Santa Anna.
Celui-ci acquiert un immense prestige par sa victoire, il devient le "Héros de Tampico".
En raison des dégâts causés lors des troubles publics liés au chaos de la situation politique dans les années qui suivirent l'indépendance, des commerçants français déposèrent des réclamations au baron Deffaudis, ambassadeur français à Mexico ; parmi eux, un pâtissier du nom de Remontel réclama la somme exorbitante de en dédommagement du préjudice causé par des officiers à son établissement de Tacubaya (selon les sources, ayant profité d'émeutes pour partir sans payer leurs pâtisseries en 1832, d'où le surnom ironique donné ensuite au conflit par les Mexicains, ou ayant occasionné des dégâts à sa boutique en 1828). En 1837, le ministre mexicain des affaires extérieures, Luis G. Cuevas, répondit que le gouvernement n’était pas dans l'obligation d'indemniser ces pertes, étant donné qu'elles étaient la conséquence d'un mouvement révolutionnaire. Le 6 février 1838 (ou le 21 mars, selon d'autres sources), une flotte de 26 navires de guerre français arriva au large de Veracruz et le gouvernement de Louis-Philippe réclama une somme totale de , équivalant à l'époque à de francs or en réparation des pertes subies par ses sujets. Le 27 novembre, les Français bombardèrent la forteresse de San Juan de Ulua.
Les Français obtinrent des garanties quant au paiement de cette somme et se retirèrent après onze mois de blocus du port de Veracruz. Cela occasionna pour le trésor mexicain une perte, calculée par le "Journal des Débats", de soit de francs or.
En 1836, le Texas proclame son indépendance du Mexique. Il sera annexé plus tard par les États-Unis. En 1846, le Mexique revendique le territoire compris entre le rio Bravo et le rio Nueces. En effet, la limite de la province texane était le rio Nueces situé à au nord du rio Bravo. Dès lors la guerre éclate entre le Mexique et les États-Unis et durera de 1846 à 1848.
Les troupes américaines envahissent le pays et l’occupent de 1847 à 1848. Après la bataille de Chapultepec, le 14 septembre 1847, les troupes américaines hissent le drapeau américain sur le Palais National : la ville de Mexico est occupée. Sous le contrôle de Winfield Scott, ses troupes exécutent de nombreux soldats d'origine irlandaise du bataillon Saint Patrick, déserteurs de l’US Army, qui collaboraient avec la résistance mexicaine face à l’occupant.
La guerre se termine par la signature en 1848 du traité de Guadeloupe Hidalgo par lequel le Mexique reconnaît le rio Bravo comme sa frontière avec le Texas. De plus, le Mexique cède plus de 40 % de son territoire aux États-Unis, soit près de . Les États de Californie, Nouveau-Mexique, Arizona, Nevada, Utah, la majeure partie du Colorado et le sud-ouest du Wyoming représentent les territoires que les États-Unis ont annexés à la suite de la guerre américano-mexicaine. En 1857, est promulguée la constitution qui règle les institutions politiques mexicaines jusqu'en 1917.
En 1861, le gouvernement de Juárez décide la suspension du paiement de sa dette extérieure. La France, l’un des créanciers du Mexique, invoque le motif des dettes pour y intervenir militairement avec l’appui de l'ancienne puissance coloniale l’Espagne et de l’Angleterre. Profitant de la guerre civile qui déchire et absorbe les ressources du voisin du Nord, Napoléon III, avec la bénédiction du pape, pensait établir au Mexique un empire « latin » et catholique qui contrebalancerait le pouvoir grandissant des Américains. Des forces maritimes de ces trois pays débarquent à Veracruz, les Espagnols en décembre 1861, les Anglais et les Français en janvier 1862. Après des négociations, le gouvernement mexicain arrive à obtenir des Anglais et des Espagnols leur retrait (Convention de la Soledad). La France continue donc seule cette expédition visant à établir un empire catholique et ami au Mexique.
Hormis la première bataille de Puebla, gagnée par les forces libérales sous le commandement d’Ignacio Zaragoza, la campagne militaire française est un succès. La Légion étrangère s'y illustra lors du combat du 30 avril 1863 non loin du Cerro del Chiquihuite, à Camarón, rebaptisée plus tard Villa Tejeda (dite Camerone en français). Devant l’avancée des forces ennemies appuyées par les conservateurs, le gouvernement de Juárez est contraint de s'éloigner à San Luis Potosí le 31 mai 1863 puis finalement à Paso del Norte (devenue depuis Ciudad Juárez) près de la frontière avec les États-Unis. En juin 1863, Mexico tombe sous le contrôle des forces de Napoléon III et de celles des conservateurs mexicains. Le 10 juillet, une Assemblée des Notables à Mexico nomme Maximilien d’Autriche empereur. Il était un des frères de François-Joseph, empereur d'Autriche. Prince bien intentionné, il déçut souvent les conservateurs par ses idées modernes et libérales, allant jusqu'à demander à Juárez de gouverner avec lui, mais cet Habsbourg imbu d'étiquette commit des maladresses irréparables qui hâtèrent sa chute. Le pays resta peu sûr pour l'envahisseur, une guérilla féroce ne lui laissa aucun repos et épuisa ses forces et son moral, d'autre part les bandits pullulèrent, ce qui ne fit qu'aggraver la situation.
Dès la fin de la guerre de sécession en 1865, Juárez trouve auprès des États-Unis, en échange de promesses de concessions sur le territoire mexicain (isthme de Tehuantepec), un soutien en armes et en hommes, ainsi que diplomatique (doctrine de Monroe). Ce nouvel appui, les succès militaires des républicains, et surtout les menaces de guerre en Europe, forcèrent les troupes françaises à se retirer.
L'intervention au Mexique fut un grand échec pour Napoléon III. Le second empire mexicain durera jusqu’en 1867. L’empereur Maximilien est exécuté à Santiago de Querétaro. Durant toute cette période, Benito Juárez n'abandonna jamais le territoire national et continua d'exercer sa fonction de président de la République.
Héros de la guerre contre les Français, Porfirio Díaz devient président du Mexique en 1876. Sa présidence dure jusqu'en 1911. Il travaille pour la paix, le progrès et l'ouverture du pays aux investisseurs étrangers, par exemple pour dans le domaine minier, en accueillant la Compagnie du Boléo, dont l'usine de traitement du cuivre en plein désert emploie jusqu'à 5000 personnes. Malgré toute cette croissance, la politique économique de Díaz ne bénéficie pas a toute la population
Officiellement Díaz est réélu à chaque élection, mais les dysfonctionnements du vote et le mécontentement de la population en général —les paysans dépossédés de leurs terres, la classe moyenne instruite et désireuse d'accéder au pouvoir et la baisse des salaires réels — sont parmi les éléments déclencheurs de la Révolution Mexicaine.
Madero reprendra habilement le vieux slogan de Díaz, , pour sa campagne politique.
Díaz est l'auteur de la phrase (1878).
Porfirio Díaz, au pouvoir depuis une trentaine d'années, voulait se présenter à l’élection présidentielle de 1910 de même que Francisco Madero. Díaz fit emprisonner Madero puis le relâcha. Díaz sortit victorieux des élections. Madero ne recueillit que quelques centaines de voix à travers tout le pays.
En mai 1911, après la prise de Ciudad Juárez, par les troupes d'un ancien bandit Francisco Villa que Madero avait recruté en échange du pardon de ses crimes et d'un grade de colonel dans l'armée fédérale en cas de victoire, Díaz, qui voulait éviter une guerre civile préféra partir en exil en France.
La révolution dégénéra alors en une lutte pour le pouvoir entre révolutionnaires. Le président Madero (révolutionnaire) fut assassiné par Victoriano Huerta (réactionnaire) lui-même chassé par les troupes de Francisco Villa. Zapata fut assassiné en 1919, Venustiano Carranza, l'auteur intellectuel de l'assassinat de Zapata, en 1920, et Francisco Villa en 1923, sur ordre d'Alvaro Obregón.
La révolution se terminera officiellement en 1917, date de la nouvelle constitution mexicaine, mais la violence dura jusqu’aux années 1930 (assassinat d'Alvaro Obregón par un fanatique catholique en 1928). Une autre vague de violence suit l'application des mesures de laïcisation contenues dans la Constitution de 1917 et appliquées par le gouvernement dès 1926 : c'est la guerre des Cristeros.
À la mort d'Obregon, Plutarco Elías Calles devient le "Jefe maximo de la Revolución". En mars 1929, il fonde le Partido Nacional Revolucionario dans le but de contrôler et de surveiller les divers courants politiques et se nomme lui-même à la tête de ce parti. Dans le but d'éviter des conflits entre généraux, il fait nommer président de la République un civil Emilio Portes Gil pour la période de 1928 à 1930. Calles dut lutter contre une conjuration de militaires obregonistes menée par José Gonzalo Escobar écartés du pouvoir nommée « plan de Hermosillo ».
Les années 1930 furent marquées par la présidence de Cárdenas de 1934 à 1940 titulaire du prix Lénine pour la paix qui se proposait de faire du Mexique un pays socialiste et par des nationalisations, l'institution d'un plan sexennal imité de l'URSS, puis l'expropriation pétrolière en 1938, Cárdenas profitant de la baisse du prix du pétrole et de difficultés économiques des compagnies pétrolières étrangères en majorité anglo-néerlandaises et américaines alors au bord de la faillite. Staline et les communistes mexicains dirent alors que les principaux bénéficiaires de cette nationalisation seront les États-Unis car de compétiteur en matière de production le secteur pétrolier commença à dépendre de la technologie et des financements américains, il existe à la bibliothèque du Congrès des États-Unis des preuves de l'appui financier de Roosevelt à celui de Cárdenas.
À la suite du torpillage de navires mexicains par des sous-marins allemands, dont les pétroliers ' et ' en mai 1942, le gouvernement du général Manuel Avila Camacho déclara la guerre le 28 mai 1942 à l'Allemagne, à l'Italie et au Japon.
L'escadrille mexicaine , composée d'avions P-47, participa à la guerre contre le Japon et fut envoyée aux Philippines.
Des Mexicains participèrent aussi au débarquement du 6 juin 1944. L'un des plus connus d'entre eux est le pilote de chasse abattu le 19 juin 1944. Il repose au cimetière du village de Sassy.
D'autres participèrent sous l'uniforme américain à la bataille des Ardennes. Parmi eux, le sergent qui reçut les plus hautes distinctions militaires des États-Unis, la Medal of Honor et le Purple Heart, pour ses faits d'armes dont la neutralisation à lui seul lors d'un combat de plus de cent soldats ennemis.
Le Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), membre de l'internationale socialiste prit son nom actuel en 1946 et dirigea le pays sans interruption jusqu’en 2000, date de la victoire au démocrate centriste Vicente Fox Quesada, candidat du PAN (voir la Liste des présidents du Mexique).
En 2006, Felipe Calderón (PAN) est le président du Mexique après avoir recueilli 35,88 % des suffrages à l’élection présidentielle du 2 juillet 2006 contre 35,31 % pour Andrés Manuel López Obrador (PRD) et 22,27 % pour Roberto Madrazo (PRI). Les résultats sont contestés mais le 6 septembre, le TEPJF a donné sa décision (sans appel) et a confirmé la victoire de Felipe Calderón qui a pris officiellement ses fonctions le décembre 2006.
En juillet 2012, le PRI revient au pouvoir avec la victoire d'Enrique Peña Nieto aux élection présidentielles. Avec près de 38% des suffrages, il devance le candidat du PRD Andrés Manuel López Obrador (31%), ainsi que la démocrate centriste Josefina Vazquez Mota du Parti d'action nationale (PAN ; près de 25%).
Le Mexique est une république fédérale composée de 32 États. La séparation des trois pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire) est garantie par la Constitution de 1917.
Le chef de l’exécutif est le président de la République, élu pour une période de 6 ans, non renouvelable, au suffrage universel direct à un seul tour et à la majorité relative. Il n’y a pas de Premier ministre. Le président nomme et révoque les ministres, le procureur général, les ambassadeurs et les consuls généraux. En cas de démission ou de décès, le Congrès désigne un président intérimaire. Le président peut émettre des décrets dans le domaine économique et financier grâce aux pouvoirs que lui délègue le Congrès 
Depuis décembre 2012, le président de la république mexicaine en fonction est Enrique Peña Nieto.
Le Congrès est divisé en deux chambres :
En effet, le PAN était devenu la première force politique à la Chambre des députés avec 207 sièges, suivi par le PRD avec 160 sièges, et en par le PRI avec seulement 119 sièges. Néanmoins, le PAN sans majorité absolue à la Chambre des députés a dû obtenir l’appui de l’opposition pour faire passer ses lois.
Les élections de juillet 2009 ont vu le retour du PRI, qui en obtenant 237 sièges redevient la première force parlementaire du pays, le parti présidentiel PAN recule avec 143 députés, ainsi que le PRD qui ne conserve que 71 sièges.
Depuis 1997, le Congrès joue un plus grand rôle puisque l’opposition obtint plus de sièges grâce à la désignation de 200 sièges de députés élus à la proportionnelle.
Le Mexique est composé de 32 États, le district fédéral n'existe plus et devient Ciudad de México un État à part entière.
Le Mexique est un pays situé en Amérique du Nord. Il partage des frontières terrestres avec les États-Unis () au nord et avec le Belize () et le Guatemala () au sud.
Il possède de nombreuses façades maritimes () notamment avec l’océan Pacifique et le golfe de Californie () à l’Ouest et avec la mer des Caraïbes et le golfe du Mexique () à l’Est.
La superficie totale du pays est de en incluant d’îles ; les îles mexicaines se situent dans l’océan Pacifique (dont la plus grande est l'Île Cedros), le golfe de Californie (dont les plus grandes sont les îles Tiburón et Ángel de la Guarda), la mer des Caraïbes (dont la plus grande est Cozumel) et le golfe du Mexique.
La superficie maritime totale du Mexique est de ( dans l'océan Pacifique et dans le golfe du Mexique et la mer des Caraïbes). Elle se subdivise en une mer territoriale, qui s'étend sur 12 milles marins () autour des côtes, une zone contiguë, qui s'étend sur 24 milles marins autour des côtes () et une zone économique exclusive (ZEE) qui s’étend sur 200 milles marins () autour des côtes.
On trouve aussi de nombreux volcans. Le pic de Orizaba culmine à , tandis que le point le moins élevé est la Laguna Salada qui se trouve à en dessous du niveau de la mer. Le pays est sujet aux tremblements de terre, parfois très violents.
Parmi les ressources naturelles, on trouve l’argent, le cuivre, le gaz naturel, l’or, le pétrole, le plomb et le zinc.
Le Mexique est traversé par deux principales chaînes de montagne : La Sierra Madre occidentale et la Sierra Madre orientale. La Sierra Madre occidentale à l’ouest est le prolongement de la Sierra Nevada de Californie et la Sierra Madre orientale à l’est est le prolongement des Montagnes Rocheuses du Nouveau-Mexique et du Texas. Entre les deux principales chaînes de montagnes se trouve le plateau mexicain. La cordillère néovolcanique marque la limite sud des Sierra Madres occidentale et orientale. Le Mexique compte également d’autres chaînes de montagne moins importantes comme la chaîne californienne, la Sierra Madre del Sur, la Sierra Madre de Oaxaca, la Sierra Madre de Chiapas, et la Meseta Central de Chiapas.
Le point culminant du pays est le Pic d'Orizaba, qui se dresse à .
Principales chaînes de montagne et plateau principal :
Le Mexique possède peu de cours d’eau navigables.
Le Río Grande est appelé « Río Bravo del Norte » par les Mexicains.
Le Tropique du Cancer divise le pays en deux zones, l'une tempérée (climat subtropical humide) et l'autre au climat tropical. Le climat varie avec l’altitude. Les "tierras calientes" (terres chaudes), comprenant les plaines côtières, s’élevant jusqu’à environ . Au nord du , les températures sont plus froides pendant les mois d’hiver, tandis qu’au sud, elles restent constantes le long de l’année. Elles varient néanmoins en fonction de l’altitude.
Les zones au sud du :
Les pluies varient beaucoup selon la situation géographique et les saisons. Aride ou semi-aride en Basse Californie, le Nord-Ouest de l’État de Sonora, les plateaux du Nord et une partie des plateaux du Sud. Il pleut dans ces régions en moyenne entre 300 et par an. Dans les plateaux du Sud et notamment les régions les plus peuplées (comme Mexico et Guadalajara) il pleut en moyenne entre 600 et . Les basses terres le long du golfe du Mexique reçoivent plus de de pluies à l’année. La région au sud-est de Tabasco reçoit approximativement de pluies à l’année. Il neige occasionnellement sur certains des plateaux du nord et des hauts sommets de la Sierra Madre Occidentale et de la Sierra Madre Orientale.
Saison humide ou saison des pluies :
Le Mexique connaît une saison humide (ou saison des pluies) et une saison sèche marquées. La saison des pluies dure, dans la majeure partie du pays, de juin à mi-octobre. Il pleut nettement moins le reste de l’année. Février et juillet sont respectivement le mois le plus sec et le plus humide. Par exemple, la ville de Mexico reçoit environ de pluies en février et en juillet. Les régions côtières, et spécialement celle du golfe du Mexique reçoivent leurs précipitations maximales en septembre. Tabasco enregistre plus de de pluies pendant ce mois.
Une petite partie de la côte nord-ouest du Mexique autour de la ville de Tijuana possède un climat méditerranéen avec des brumes importantes et une saison des pluies en hiver.
Ouragans :
Le Mexique est situé dans la ceinture des ouragans et toutes les régions côtières sont susceptibles de subir une de ces tempêtes de juin à novembre. Les ouragans de la côte Pacifique sont moins fréquents et souvent moins violents que ceux qui affectent la côte est du pays. Plusieurs ouragans frappent chaque année les côtes du golfe du Mexique et de la mer des Caraïbes, avec des vents violents qui peuvent dépasser les , mettent en péril la vie des habitants et provoquent des dégâts importants aux hôtels et habitations de la région.
Le Mexique est un des 17 pays mégadivers identifiés en juillet 2000 par le programme des Nations unies pour l'environnement. Avec espèces différentes, le Mexique héberge 10 à 12 % de la biodiversité mondiale.
Le Mexique est le premier pays en nombre d'espèces de reptiles avec 707 espèces connues, second en nombre d'espèces de mammifères avec 438 espèces, le quatrième en nombre d'espèces d'amphibiens avec 290 espèces et quatrième en nombre d'espèces de plantes. Ce pays compte quelque espèces d'oiseaux, dont 101 endémiques. Le Mexique est également considéré comme le second pays en écosystèmes et le quatrième en nombre total d'espèces. Près de espèces sont protégées par la législation mexicaine. Le gouvernement mexicain a créé le Sistema Nacional de Información acerca de la Biodiversidad, qui se charge d'étudier et de promouvoir l'utilisation substantiel des écosystèmes.
Au Mexique, sont considérés comme des zones naturelles protégées. 34 réserves de biosphère (écosystèmes inaltérés), 64 parcs nationaux, 4 monuments naturels, 26 aires pour protéger la flore et la faune, 4 zones pour la protection naturelle et 17 sanctuaires (zone comportant une diversité riche en espèces).
La biodiversité est cependant menacée au Mexique à cause de la déforestation, en particulier dans les forêts tropicales humides.
"Source : OCDE" - Liste des pays par PIB
Même si le pétrole ne représente aujourd’hui qu’une partie des exportations mexicaines, les ressources financières dégagées par Pemex financent 30 % du budget de l’État. Cette situation a permis aux Mexicains de bénéficier d’une certaine clémence fiscale. En effet, le Mexique est le pays de l’OCDE et de toute l’Amérique latine dont le ratio recette fiscale / PIB est le plus faible (entre 15 et 17 % contre une moyenne de 30 % pour les pays de l’OCDE).
Le secteur primaire représente 4 % du PIB et emploie 18 % de la population active.
L’industrie représente 26,5 % du PIB (2004) et emploie 24 % de la population active.
Le secteur tertiaire représente 69,5 % du PIB et emploie 58 % de la population active.
En janvier 1994, le Mexique, le Canada et les États-Unis signent l’Accord de libre échange d’Amérique du Nord ALENA créant ainsi la plus vaste zone de libre-échange du monde. L’ALENA a fortement transformé le Mexique qui passa d’une politique économique marquée par son fort protectionnisme à une politique économique basée sur le libre-échange et l’insertion dans l’économie mondiale. L’année même de la mise en application de l’ALENA, le Mexique connut une grave crise économique marquée par une forte dévaluation du peso. Les raisons de cette crises sont multiples, adaptation imposée du tissu économique à ce nouvel environnement économique, politique monétaire.
En 2008 la dette extérieure ne représentait plus que 8 % du PIB contre 50 % en 1993. Le pourcentage de la dette publique en dollars a baissé de 95 % à 63 % en 2008.
Depuis 1994, l’économie mexicaine s’est remise de la crise économique. Les exportations ont connu une croissance très importante, notamment en direction des États-Unis et du Canada. Les "maquiladoras" ou zones franches sont un des éléments importants de ce succès. Aujourd’hui, le Mexique représente 50 % des importations et exportations d’Amérique latine et est devenu la commerciale du monde. Le PIB mexicain en valeur est le plus élevé d’Amérique latine, devant le Brésil et l’Argentine et la économique selon ce même critère. Les cinq principaux pays investisseurs au Mexique sont par ordre décroissant les États-Unis, l'Espagne, le Canada, les Pays-Bas et la Suisse.
En 2000, le Mexique connut sa première alternance politique depuis plus de 70 ans avec l’arrivée au pouvoir de Vicente Fox. Ce dernier continua la politique économique de ses prédécesseurs avec une politique budgétaire et monétaire rigoureuse. L’inflation a fortement baissé et les finances publiques ont été fortement améliorées notamment grâce à la hausse du prix du pétrole dont le Mexique est le exportateur mondial. La dette publique ne représente plus aujourd’hui que 23,5 % du PIB et la dette extérieure mexicaine a été classée par Standard  Poor’s BBB soit le niveau le plus haut jamais atteint par le Mexique et la meilleure notation des grandes économies d’Amérique latine.
Afin de diversifier les débouchés des exportations mexicaines (dont plus de 80 % sont faites avec les États-Unis et le Canada), le Mexique a signé un grand nombre de traités de libre-échange, notamment avec l’Union européenne, le Japon, Israël. Il existe aussi un traité de libre-échange avec les pays de l'AELE entré en vigueur en 2001.
Entre 2001 et 2003, le Mexique connut une croissance économique médiocre (-0,3 % en 2001, +0,9 % en 2002 et +1,4 % en 2003). En effet, la Chine est devenue un concurrent important du Mexique, le salaire dans les ateliers chinois étant en moyenne quatre fois moins élevé qu’au Mexique. Le Mexique doit donc adapter son modèle économique à cette nouvelle situation internationale, notamment à travers des réformes structurelles qui se font très lentement.
Depuis 2004, la croissance économique s’est fortement accélérée : +4,3 % en 2004 et +3,8 % en 2005 (estimations), de nombreuses entreprises revenant au Mexique après être parties en Asie. Néanmoins, pour que cette reprise puisse être durable et que le Mexique puisse remplir les objectifs du millénaire dans la lutte contre la pauvreté qui touche encore 40 % de la population, d’importantes réformes structurelles doivent être entreprises.
Las remesas, ces remises ou transferts de fonds de la part des émigrés mexicains pour leurs familles qui sont restées au Mexique ont représenté en 2005 un record de plus de de dollars. Cela est l’équivalent de la moitié de la valeur des exportations pétrolières du pays, qui représentent à leur tour moins de 10 % des exportations totales de biens, au contraire des décennies précédentes où les exportations pétrolières prévalaient dans la balance courante. Cette formidable manne est supérieure aux investissements étrangers au Mexique et permet d’améliorer la situation économique de nombreuses familles rurales.
Il reste d’importants défis que le Mexique doit surmonter :
Pendant tout le , la population du Mexique a seulement doublé. Cette tendance continuera pendant les deux premières décennies du . En 1920, on assiste à une perte de 2 millions d’habitants qui peut s’expliquer par la Révolution mexicaine entre 1910 et 1920.
Le taux de croissance de la population s’est fortement accéléré entre 1930 et 1980, avec des chiffres supérieurs à 3 %. La population mexicaine doublait tous les 20 ans et à ce rythme on estimait que le Mexique compterait 120 millions d’habitants en 2000. Le gouvernement fédéral créa alors le Conseil national de la population, CONAPO, avec pour mission d’établir des politiques de contrôle de la natalité et réaliser des études sur la population du pays. Ces mesures furent positives et le taux de croissance de la population baissa jusqu’à 1,6 % sur la période 1995 et 2000. Les projections de la CONAPO évaluent la population mexicaine, à la mi-2014, à habitants.
L’espérance de vie est passée de 36 ans, en 1895, à 75,19 ans, en 2005. On estime donc que le Mexique vient de rentrer dans la dernière phase de transition démographique. En effet, le taux de fécondité n’est plus que de 2,45 enfants par femme, et la mortalité infantile est de 20,91 décès pour .
Taux d'excédent naturel total de la population (chiffres 2005) :
Le solde migratoire est traditionnellement négatif et s’élève à plus de par an. Les États-Unis restent la première destination.
Même si aujourd’hui le Mexique a une population jeune (seulement 5,6 % de la population a plus de 65 ans), le vieillissement de la population a commencé et s’accélèrera dans les prochaines années.
Au début du , près de 90 % de la population vivait dans les zones rurales. Lors du recensement de 1960 la population urbaine devient majoritaire pour la première fois avec 50,6 % de la population mexicaine vivant dans les villes et grandes agglomérations. Le nombre de personnes qui habitait dans leur État natal était en 1895 de 96,6 % alors qu’en 1950 plus de 80 % des Mexicains habitaient dans un autre État que celui où ils sont nés.
À travers ces chiffres on peut se rendre compte du phénomène de développement industriel des moyennes et grandes agglomérations mexicaines et l’exode rural qui y est lié. Aujourd’hui les Mexicains continuent à être très mobiles à l’intérieur du pays notamment entre les différentes agglomérations. Néanmoins, on peut considérer que l’exode rural massif des décennies précédentes fait partie du passé.
Les États qui concentrent la plus grande partie de la population mexicaine sont Mexico, l'État de Mexico, Jalisco, Nuevo Leon, Puebla et Veracruz.
L'aire urbaine de Mexico, avec plus de d'habitants, se classe deuxième au rang mondial fin 2012, après celle de Tokyo ( d'habitants) et devant Séoul ( d'habitants).
Guadalajara et Monterrey sont respectivement les et grandes villes du pays avec chacune plus de trois millions d’habitants.
Le Mexique, avec un peu plus de d’habitants, est le pays hispanophone le plus peuplé, largement devant l’Espagne, et le troisième pays le plus peuplé du continent américain après les États-Unis et le Brésil. Au niveau mondial c’est le onzième pays le plus peuplé du monde après la Chine, l’Inde, les États-Unis, l’Indonésie, le Brésil, le Pakistan, le Bangladesh, la Russie, le Nigeria, et le Japon.
La population qui parle les langues indigènes (unique critère retenu par l’INEGI pour designer la population indigène) passa de 17 % en 1895 à seulement 7 % en 2000. Néanmoins en nombre absolu elle a cru en passant de en 1895 à en 2000. Les spécialistes s'accordent pour dire qu’il y a plutôt d’indigènes qui parlent ou non une langue indigène au Mexique. Jusqu’en 1980, les populations indigènes émigraient en direction des métropoles régionales proches de leur lieu de naissance mais à partir des années 1990 l’émigration indigène se fit massivement en direction des États-Unis. Les salaires plus élevés aux États-Unis alimentaient inlassablement le flux de l'émigration. Les États-Unis ont entrepris de renforcer leur frontière avec le Mexique et des murs sur la frontière ont été installés en différents endroits à partir de 1996.
Les États-Unis sont le pays où vivent le plus de Mexicains après le Mexique. Il se dit que Los Angeles, la plus grande ville de Californie est aussi la deuxième ville mexicaine pour ce qui est de la population car le nombre d’immigrés et de descendants de Mexicains dépasse largement les de personnes qui vivent à Guadalajara, seconde métropole mexicaine. La présence des Mexicains de l’autre côté du Río Grande commence lors de l’annexion par les États-Unis d’immenses territoires mexicains. Ainsi un certain nombre de Mexicains se trouvèrent "de facto" en territoire américain mais gardèrent leurs coutumes et leur langue. L’État du Nouveau-Mexique illustre bien cela. À ce nombre, il faut ajouter le nombre important de "braceros" qui partirent vivre aux États-Unis, parfois temporairement grâce à un accord laboral entre les gouvernements de Washington et de Mexico. Les dernières crises économiques du Mexique ont favorisé l’émigration vers le nord et on estime qu’au début du près de de Mexicains ou descendants de Mexicains vivent aux États-Unis. La grande partie de ceux-ci se situent en Californie, au Texas et au Nouveau-Mexique. On compte aussi de nombreux citoyens mexicains dans l'Union européenne, surtout en Espagne et en Allemagne. La Suisse compte de nombreux binationaux qui occupent souvent des postes de haute qualification professionnelle.
Aujourd’hui la grande majorité des indigènes sont bilingues ( des hommes et près de des femmes ne parlant pas espagnol en 2005).
En 1970, le Mexique fut le deuxième pays au monde (après l'Australie) à mettre en place un système d’enseignement à distance. Les écoles qui utilisent ce système sont appelées télécollèges. La diffusion de ce système s’étend aussi à certains pays d’Amérique centrale, à la Colombie et même à certains États du Sud des États-Unis.
Les trois universités publiques mexicaines les plus connues sont l’université nationale autonome du Mexique (UNAM) fondée en 1551, l'université autonome métropolitaine (UAM) et l’Institut polytechnique national (IPN) qui ont un grand prestige dans toute l’Amérique latine. Les quatre principales universités privées de reconnaissance internationale sont l’Institut technologique d’études supérieures de Monterrey (ITESM) qui est souvent désigné comme le "TEC de Monterrey", l’Institut technologique autonome de Mexico (ITAM), l’université Anáhuac (ANAHUAC) et son réseau d'universités affiliées (Espagne, Italie, et Chili) et l'université ibéro-américaine. Ces universités ont connu une croissance importante et ont su nouer des partenariats avec des universités étrangères les plus prestigieuses.
Les effectifs totaux des forces armées sont estimés en 2008 à hommes et femmes.
L'Armée de Terre "Ejército Mexicano" : plus de 140 000. La Marine "Armada de México" environ 38 000. L'Armée de l'Air "Fuerza Aérea Mexicana" environ 8 000.
Les forces armées dépendent du Secrétaire de la défense nationale pour les armées de terre et de l'air, La marine dépendant elle du Secrétaire de la marine.
Le président de la République en est le chef suprême.
La lutte contre les activités des narcotrafiquants constitue une préoccupation majeure au Mexique. Le précédent président, Felipe Calderón, avait décidé d'engager les forces militaires dans le combat contre les cartels de la drogue et a défini le combat contre ces gangs comme l'une des principales priorités de son administration. Cependant, sur ce point, le bilan de Calderón a été mitigé. Au cours des cinq dernières années (2007-2011), les violences liées aux narco-trafiquants ont fait plus de au Mexique, notamment dans les villes du nord du pays. L'Institut national de statistiques et géographie avance des chiffres bien plus élevés en 2012 : homicides ont été enregistrés en 2011 et pour les années 2007-2011, le total s'élèverait à assassinats. La politique menée par l'ancien président Calderón - qui consistait à attaquer frontalement les bandes criminelles - n'ayant pas été concluante, l'arrivée au pouvoir de son successeur, Enrique Peña Nieto, a été marquée par une nouvelle orientation stratégique de la sécurité intérieure.
En 2013, sous Peña Nieto, le Mexique a enregistré une baisse de 17% du nombre d'assassinats. Le 11 mai, les homicides ont baissé de 18% en cinq mois, ce qui représente 2000 morts en moins sur cette période. Les six premiers mois du mandat du président Peña Nieto ont ainsi été marqués par une baisse de près de 20% des décès liés au crime organisé. Le 22 août 2014, le président met sur pied une nouvelle gendarmerie nationale dont les missions sont principalement axées sur la répression des bandes criminelles. Peña Nieto s'est aussi illustré par un fait divers d'envergure : l'arrestation en 2013 de Miguel Treviño, le chef des Zetas, le plus puissant gang du Mexique. La ville de Ciudad Juarez, après être devenue la capitale mondiale du crime, a enregistré en 2011 une baisse de près de 60% de son nombre d'homicides.
Certains experts estiment que «l'économie mexicaine a besoin de l'argent [que génère] la drogue». Selon Ricardo Ravelo, les parrains mafieux et les grands barons contrôleraient plus de 70 % des du pays. En réalité, s'il est vrai que certains cartels disposent d'une influence sur le pouvoir politique, les chiffres révèlent que la situation n'est pas aussi simpliste. Les chiffres stipulent que l’activité mafieuse ne pèse pas très lourd sur le dynamisme économique du Mexique, activité qui coûterait à peine 2 % de son PIB au pays. Le plus grand pays hispanophone de la planète dispose en effet de bien d'autres atouts pour être dépendant des simples revenus du trafic. L'économie du Mexique est la importante de la planète : le pays est premier producteur mondial d’argent, mondial de pétrole, de gaz, d’or et classé parmi les plus grands producteurs mondiaux de l'alimentaire (café, sucre, maïs, etc).
La Loi des Droits Linguistiques de 2001 concède le statut de langue nationale à l’espagnol et à plus de soixante langues indigènes parlées par 7 % de la population. Néanmoins, même s'il n’existe pas de déclaration constitutionnelle qui fasse de l’espagnol la langue officielle, c’est celle-ci qui est utilisée pour tous les documents officiels et est parlée par la quasi-totalité des Mexicains. Les langues indigènes sont parlées par plus de 6 millions de personnes vivant du sud-est du Mexique jusqu’au Honduras. Leurs origines remontent à plus de cinq millénaires. De l’époque dite classique (ca. 300–800 ap. J.-C.) à la conquête espagnole, certaines de ces langues (en particulier le maya classique oriental et le nahuatl) furent écrites sur des bâtiments, de la poterie et des codex, grâce à un système d’écriture hiéroglyphique.
Les deux langues indigènes qui sont les plus parlées sont :
Les langues indigènes ont eu une grande importance tout au long de l’histoire et la culture mexicaine. Ainsi le nom du pays trouve-t-il son origine dans la langue nahuatl. De nombreux mots espagnols sont d’origine amérindienne, par exemple :
sans compter les nombreux produits de l’échange colombien.
De fortes communautés anglophones représentent 50 % de la population de villes telles que San Miguel de Allende, Chapala et Taxco. En y ajoutant celles de Basse-Californie on arrive au chiffre de .
Chipilo, une ville de l'État de Puebla, est peuplée de descendants de vénitiens, y parlent toujours le vénitien.
Les mennonites des États de Chihuahua, Zacatecas, et Durango, parlent encore le bas saxon ils sont si l'on y ajoute ceux des communautés de Tamaulipas et de Campeche.
Le Mexique est un pays laïc. Les Mexicains sont très majoritairement catholiques mais beaucoup de protestants sont comptés comme catholiques, car ils sont souvent persécutés.
Le syncrétisme entre les traditions religieuses européennes et préhispaniques indigènes (et, dans une moindre mesure, africaines) y est fréquent, surtout dans les populations rurales. Il se manifeste notamment dans le culte très populaire de Notre-Dame de Guadalupe (qui est le plus répandu au Mexique), celui de la Santa Muerte, les traditions du jour des morts, la santería (qui n'est pas traditionnelle au Mexique mais d'introduction récente par des émigrés cubains) et dans les rituels de nombreux groupes d'origine indigène.
La politique anticléricale du pays a pris fin en 1991 avec l’adoption d’amendements constitutionnels qui accordent un statut légal aux institutions religieuses et autorisent notamment l’organisation d’écoles paroissiales.
Les sports dans lesquels les Mexicains ont connu un relatif succès international sont la boxe et le football. Ce sont les sports les plus populaires du pays.
Le Mexique a déjà, par le passé, accueilli les Jeux olympiques, en 1968, ainsi que deux coupes du monde de football, en 1970 et en 1986.
Le sport national est un sport équestre appelé , juste après vient le baseball sur la côte atlantique. Les principales équipes de football sont Tigres UANL, Club América, CF Monterrey, CD Guadalajara, Cruz Azul, UNAM, Club de Fútbol Atlas et Deportivo Toluca.
La cuisine mexicaine a été mise en 2010 sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité. Celle-ci est en fait constituée par une multitude de cuisines régionales qui sont très riches en subtilité et raffinement, très variées, et qui utilisent un grand nombre d’ingrédients.
Son origine date de la conquête espagnole, même si elle a de nombreuses influences indigènes. D’un côté, le maïs, les piments, les haricots noirs, les courges, l’avocat, la patate douce, les tomates, le cacao, la vanille, la dinde et de nombreux fruits et condiments originaires du nouveau monde. De l’autre côté, les Espagnols introduisirent les viandes des animaux domestiqués dans l’ancien monde tels que le porc, le bœuf et le poulet, mais aussi le poivre en grains, le sucre, le lait et ses dérivés, le blé, et le riz, les agrumes et une multitude d’ingrédients qui forment aujourd’hui une part importante de l’alimentation des Mexicains. De cette fusion naissent le pozole, le mole et les tamales dans leurs formes actuelles, le chocolat, un grand répertoire de grignotages mexicains ("antojitos").
La nixtamalisation du maïs et le broyage sur "molcajete" (mortier traditionnel) et "metate" ont fait place à des procédés industriels modernes. L'atole est à base de Maïzena et sa variante, le champurrado, qui lui est un atole à base de maïs ne sont pas des boissons mais se consomment au petit-déjeuner et le soir. On trouve des boissons alcoolisées régionales telles que le rompope. Il existe une confiture de lait de chèvre, la cajeta. Les flans à la vanille et au caramel y sont très populaires.
Le Mexique produit de nombreux spiritueux dont la tequila faite à partir de la distillation de l’agave bleue. 50 % de la production de tequila est exporté vers les États-Unis. La tequila possède une AOC et ne peut provenir que d’une région formée de 181 communes réparties sur 5 États (dont 125 dans l’État de Jalisco).
Les mexicains sont en 2012 les plus gros consommateurs d'œufs (consommés principalement au petit-déjeuner) par personne au monde.
Le Museo de Arte Popular (MAP) consacré à l'art populaire mexicain a ouvert ses portes en 2006. Il est installé dans un immeuble Art déco qui a été construit en 1928 pour héberger la caserne des pompiers. Très endommagé par le tremblement de terre de 1985, le bâtiment a été abandonné durant plus de dix ans. Restauré, il abrite aujourd'hui une collection d'artisanat. Plus de mille pièces, réparties sur trois étages : les animaux fantastiques fabriqués en papier mâché ou en bois (alebrijes), des ex-voto des masques, des costumes et des vêtements brodés et les mille représentations de la mort à la mexicaine.
Quelques personnalités :
Le terme de mariachi désigne tout à la fois un type de formation musicale originaire du Mexique, puis le style de musique associé, et une culture musicale. Un groupe de mariachis est constitué au moins de deux violons, deux trompettes, un joueur de guitare espagnole, un vihuela et d’un "guitarrón". Certaines formations comportent plusieurs dizaines de musiciens. Les mariachis sont originaires de l’État de Jalisco.
De nombreux groupes ou musiciens américains ont été influencés par la musique mexicaine : Flaco Jimenez, Los Lobos…
Des styles musicaux et danses populaires sont la "banda" (Nord) et la "salsa" (reste du pays).
Chaque région possède sa musique au même titre que sa cuisine et son artisanat.
Cinq d'entre elles se distinguent par la richesse et la variété de leur répertoire populaire :
Jours fériés officiels
Autres fêtes
Le tourisme au Mexique est une activité importante, aussi bien pour les Mexicains qui choisissent d'y passer leurs vacances, que pour les étrangers qui viennent y faire un séjour. Le Mexique est un pays de hauts plateaux enserrés entre deux chaînes montagneuses (Sierra Madre occidentale et orientale) qui s’abaissent vers d’étroites plaines côtières à l’est et à l’ouest. Ces deux chaînes de montagnes se rejoignent au sud-est du pays où elles forment la Sierra Madre du sud. Au nord-ouest, la Basse-Californie est une longue et étroite péninsule qui s’étend sur et prolonge la Sierra Nevada américaine.
Sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO
Le Mexique a pour codes :