Sri Lanka

Le Sri Lanka est un État insulaire du sous-continent indien situé au sud-est de l'Inde, peuplé d'environ vingt millions de personnes d'origines, de religions, de langues et de coutumes différentes. 
Il est appelé en forme longue République démocratique socialiste du Sri Lanka ou République socialiste démocratique du Sri Lanka, en cingalais , , ou , et , , en tamoul , et , et en anglais et ; il a porté auparavant les noms de Taprobane, Serendib, puis Ceylan jusqu'en 1972. 
Le Sri Lanka possède deux langues officielles reconnues par la Constitution du pays à parts égales, le cingalais et le tamoul. La première est prédominante dans la plus grande partie du pays, car environ 73,8 % de locuteurs sont cingalais, pour environ 26,1 % de tamouls et d'autres langues comme l'anglais avec 0,2
Le Sri Lanka est situé dans l’océan Indien, à environ du sud-est de l'Inde, les deux pays étant séparés par le détroit de Palk, mais quasiment reliés par le pont d'Adam. Sa superficie est de et sa population s’élève à plus de 20,4 millions d'habitants. Point culminant : le mont Pidurutalagala, à .
Les principales villes sont Colombo (capitale économique, en 2003), Kandy et Galle. Les villes autour de Colombo sont Dehiwela-Mt Lavinia (), Moratuwa (). La ville la plus septentrionale du pays, Jaffna (), est aujourd’hui dans la zone contestée entre les militants tamouls et le gouvernement. La capitale politique est Sri Jayawardenapura (Kotte), située à au sud-est de Colombo.
Cette île était nommée la Taprobane sur la carte de Ptolémée. Elle joua un rôle important dans les échanges commerciaux maritimes pendant l'Antiquité et elle est citée dans le Périple de la mer Érythrée.
Le bouddhisme fut introduit dans l'île au , probablement sous l'impulsion de l'empereur indien Ashoka.
Une civilisation prospère se développa dans des villes comme Anurâdhapura ( - 1000) et Polonnâruvâ (1070 - 1200). Cette civilisation, au cours du , créa une « hydrocratie » sous l'influence du bouddhisme, autour d'immenses réservoirs d'eau artificiels (comme dans l'Empire khmer).
Le Sri Lanka connut, à plusieurs reprises, le règne de rois tamouls, en particulier sous l'empire de Chola, en Inde du Sud.
Le Mahavamsa (« la grande généalogie ») est un texte écrit () en langue "pâli" par le moine Mahanama. Ce texte raconte les histoires des rois cingalais et dravidiens de l'île. Il couvre une période qui s'étend de l'avènement du roi Vijaya en 543 au règne du roi Mahasena (334-361 ). Le Culavamsa, ou « la petite généalogie » a continué cette tradition écrite jusqu'au . Depuis 1070, Cingalais en majorité bouddhistes et Tamouls en majorité hindouistes, sont présents sur la plus grande partie du territoire.
D'après des textes cingalais, la partie méridionale de l'île aurait subi deux attaques de la part de Candrabhanu, souverain de la principauté malaise de Tambralinga (aujourd'hui Nakhon Si Thammarat dans le sud de la Thaïlande). La première aurait eu lieu en 1247. Candrabhanu est défait par le roi Parâkramabâhu (règne 1236-1270), mais il réussit néanmoins à prendre le contrôle du nord de l'île. Candrabhanu lance une seconde attaque en 1262, cette fois-ci avec l'aide de forces tamoules et cingalaises. Il est de nouveau défait et tué en combat. L'influence de Tambralinga disparaît au . Si l'on excepte l'influence malaise à Madagascar, cet épisode est le seul exemple d'une expédition venant du sud-est asiatique, en-dehors des limites de cette région.
La partie maritime de l'île tomba sous le contrôle du Portugal au , puis sous celui des Néerlandais au siècle suivant, pour finir comme province de l'Empire britannique en 1796.
Par la convention de Kandy, les Anglais prirent le contrôle de l'île en 1815. L'administration anglaise introduisit la culture du thé à Ceylan, ainsi qu'un réseau ferroviaire.
Les politiques racistes de G. G. Ponnambalam, dirigeant tamoul, et de son homologue cingalais, S. W. R. D. Bandaranaike, déclenchèrent, pendant les années 1930, des troubles entre les deux communautés. Les premiers affrontements eurent lieu en 1939, après un discours enflammé du dirigeant tamoul Ponnamabalam. Par contre, les actions indépendantistes furent non-violentes et adoptèrent une approche progressive et constitutionnelle.
La Seconde Guerre mondiale retarda les troubles ethniques sur l'île et un gouvernement modéré, dirigé par Don Stephen Senanayake, premier ministre, déclara l'indépendance le . Après la mort de Senanayake, une coalition nationaliste cingalaise menée par Bandaranaike gagna les élections. Le gouvernement de S. W. R. D. Bandaranaike, au pouvoir en 1956, instaura le cingalais comme seule langue officielle, première loi emblématique discriminante à l'égard de la minorité tamoule.
Les Tamouls, surtout le parti souverainiste tamoul (Tamil Arasu Kachchi), organisèrent des manifestations pacifiques contre l'usage d'une langue officielle unique. En 1958 un pogrom anti-Tamouls fait et en 1959 S. W. R. D. Bandaranaike est assassiné par un moine bouddhiste cingalais. En 1972, le bouddhisme est décrété religion d'Etat et l'admission des Tamouls à l'université devient sélective.
Les Tamouls et très majoritairement les jeunes, prennent alors les armes sous forme de plusieurs groupes de guérilla. En 1977, une modification de la loi sur la langue officielle reconnaît à nouveau — mais un peu tard — le tamoul comme langue officielle.
Une guerre civile prend de l'ampleur à compter de 1983 : elle oppose le gouvernement central à l'organisation des Tigres Tamouls (en anglais "LTTE" - "Liberation Tigers of Tamil Ealam"), conduite par Velupillai Prabhakaran, et devenue unique représentante de la résistance armée. En prenant en compte les événements d'avant la guerre proprement dite, cette guerre civile a causé la mort de plus de depuis 1972.
Le Sri Lanka a été gravement touché par le tsunami du 26 décembre 2004 autant au niveau matériel qu'au niveau humain.
Après la trêve de 2002-2005, le conflit s'accélère et rentre dans une phase décisive en 2009. Avec l'appui logistique de la Chine et du Pakistan, le président Rajapakse (élu sur un programme ultra-sécuritaire) mène une « guerre contre le terrorisme » dont il veut purger le pays. L'offensive est particulièrement sanglante avec morts selon des estimations qui ne prennent pas en compte plusieurs dizaines de milliers de disparus (dont une grande partie de civils). L'ONU estime que dans cette phase ont été commis de part et d'autre des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité, le gouvernement srilankais ayant refusé toute aide humanitaire.
Les "LTTE" cessent le combat le après l'annonce de la mort de M. V. Prabhakaran. Et le chef de l’État srilankais Mahinda Rajapakse déclarera solennellement le devant le Parlement la victoire écrasante de la République Démocratique et Socialiste du Sri Lanka.
En 2011 la RDS du Sri Lanka continue de percevoir des fonds importants de l'ensemble de la Communauté internationale sous forme d'aide au développement et à la reconstruction. Des ONG locales (les autres restant interdites) s'occupent d'améliorer la situation des Tamouls qui ont tout perdu lors du conflit et sortent sporadiquement des camps de réfugiés sous contrôle militaire où ils ont vécu plusieurs mois.
En absence d'observateurs, ou de journalistes étrangers, le gouvernement reste libre de comptes à rendre sur ses intentions de dialogue, mais il est à signaler que son budget d'armement n'a pas baissé depuis 2009.
Des ONG dénoncent le fait que le gouvernement a abandonné les populations tamouls et a donné les pleins pouvoirs et assuré l'impunité à l'armée dans les régions tamouls depuis la fin de la guerre contre les terroristes du LTTE.
Le peuple élit un président pour un mandat de six ans renouvelable deux fois depuis la révision constitutionnelle de 2010. Il est à la fois le chef d'État, le chef de gouvernement et le commandant en chef des forces armées. Le président est responsable devant le Parlement de ses actes et du respect de la Constitution et des lois. Il peut être révoqué par un vote des 2/3 des parlementaires avec l'accord de la Cour suprême. Le président nomme et dirige un cabinet de ministres, qui sont responsables devant le parlement. L'actuel président de la République est Maithripala Sirisena depuis le 9 janvier 2015.
Le parlement est monocaméral et comprend 225 parlementaires élus au suffrage universel dans chaque province au scrutin proportionnel plurinominal pour un mandat de six ans. Le président peut dissoudre le Parlement et provoquer de nouvelles élections une fois par an. Le Parlement vote les lois. Le président du Parlement ("speaker") est élu par les parlementaires. Mais la démocratie n'est pas parfaite, les élections présidentielles de 2010 ont été entachées de fraude et la liberté d'expression n'a pas été respectée.
Après plus d'un quart de siècle, la guerre civile qui a ravagé le pays a connu son épilogue en mai 2009.
Selon les considérations politiques actuelles, le Sri Lanka peut être considéré comme ayant huit ou neuf provinces, elles-mêmes divisées en 25 districts.
Villes importantes :
Le produit intérieur brut (PIB) du Sri Lanka était d'environ 27 milliards de dollars en 2004. Durant l'hiver de cette même année, un violent tsunami dévasta le pays. Une pénible reconstruction, rendue d'autant plus difficile par les conflits internes, fut alors amorcée.
Quelques indicateurs économiques pour 2010 :
Le secteur primaire correspond à 12,6 % de la totalité de la production. Au Sri Lanka, on cultive surtout le riz, la canne à sucre, toutes sortes de grains, les épices, des fruits et légumes, le thé, le latex, la noix de coco et on élève bœufs et poissons.
Pour ce qui est du secteur secondaire, il représente 29,7 % de toute la production. Parmi les plus importantes industries, il y a le traitement du caoutchouc, l'industrie du thé, de la noix de coco, du tabac et plusieurs autres matières premières agricoles, sans oublier les télécommunications, l'assurance et le secteur bancaire. Le tourisme, le textile, le ciment, le raffinage du pétrole, des services de technologie de l'information et de la construction sont des activités importantes.
Le secteur tertiaire prend la plus grande place avec 57,7 % de la production totale. Sur les 18 aéroports du pays, 14 de ceux-ci sont bétonnés. Il y a de voies ferrées et de routes.
En 2016, la population du Sri Lanka est estimée à à 22,23 millions d'habitants.
Quelques données démographiques pour 2003 :
Le Sri Lanka a été, pendant des décennies, un des pays avec le plus haut taux de suicides au monde. Toutefois, le nombre de suicides est passé du record de 8449 morts soit en 1995 à 4225 soit en 2007. Cette baisse peut s'expliquer par diverses mesures prises au milieu des années 1990 dont la principale a été la décriminalisation du suicide en éliminant la honte qui lui est liée.
Le non-respect des droits de l'homme au Sri Lanka a été dénoncé par de nombreuses organisations, dont Amnesty International, Human Rights Watch et le United States Department of State. 
Outre les nombreuses exactions commises pendant la guerre civile, un rapport récent de Free from Torture montre que le gouvernement continue à pratiquer la torture de façon courante.
Les femmes sont victimes de nombreuses violences, et l'inaction des pouvoirs publics est dénoncée par plusieurs organismes, dont l'Organisation suisse d'aide aux réfugiés. Un rapport de l'ONU de septembre 2013 a révélé, quant à lui, que 97% des violeurs au Sri Lanka n'étaient pas inquiétés par la justice.
En avril 2014, un projet de loi vivement critiqué par la presse internationale envisage de permettre aux violeurs d'épouser leur victime pour éviter des sanctions judiciaires. Le président de l'Assemblée Nationale Chamal Rajapaksa a quant à lui déclaré que les violences faites aux femmes relevaient de leur propre responsabilité et certainement pas de celle des hommes.
Le groupe bouddhiste extrémiste et islamophobe Bodu Bala Sena a été menacé de poursuites pour abus des droits de l'homme après les élections de janvier 2015.
Les bouddhistes – d'obédience theravāda – représentaient 69,1 % de la population en 2001. Cependant, la Constitution de 1972 n'a pas donné au bouddhisme le statut de religion d'État. Elle lui reconnaît une place privilégiée, mais garantit l'égalité de traitement aux autres croyances. 
En 2001, les hindous étaient 11,6 %, les musulmans 7,6 %, et les chrétiens – pour la plupart catholiques, – 6,2 %. Les protestants descendants des colons hollandais sont désormais très peu nombreux : beaucoup ont émigré vers l'Occident.
Langues officielles : cingalais 69,5 %, tamoul 29,5 %, autres 1 % (N.B.: l'anglais est communément parlé par le gouvernement et plus généralement par 10 % de la population srilankaise, mais seulement 0,1 % de la population a l'anglais en langue maternelle). Toutefois, la politique du pays tolérait « difficilement » l'utilisation et l'enseignement du tamoul. Au bout du compte, un locuteur tamoul se devait de parler le cingalais pour pouvoir s'adresser ou émettre des demandes au sein de l'Administration. Cette ségrégation linguistique devient un peu moins courante, mais perdure sur l'aspect religieux via le tamoul (dans leur religion on recourt au tamoul, comme le latin pour les catholiques).
D’après "le CIA World fact Book", les groupes ethniques sont : 70 % Cingalais, 30 % Tamouls (7,2 % Musulmans, 4,6 % Tamouls indiens, et Tamouls srilankais le reste).
Sites archéologiques :
Autres :
À l'époque de l'Esala Perahera, la lune de juillet-août, la relique déposée dans le Temple de la Dent parcourt les rues de Kandy où a lieu le "Perahera" en l'honneur d'une canine du Bouddha. Dix nuits durant, entourés de baladins, musiciens et danseurs, des éléphants escortent la relique dans les rues de la ville. Le soir de la pleine lune, la fête atteint son apogée. Jusqu'à cent éléphants défilent ensemble dont beaucoup sont « ornés ».
Le Sri Lanka a pour codes :