Liban

Le Liban, en forme longue la République libanaise, est un État du Proche-Orient, en grande partie montagneux. Il partage ses frontières avec la Syrie au nord et à l'est sur et Israël au sud sur . Il est bordé à l'ouest par le bassin levantin, la partie orientale de la mer Méditerranée, avec de côtes. Beyrouth en est la capitale.
La langue officielle est l'arabe. Le français ayant perdu ce statut est une langue seconde, employée notamment dans l'enseignement. La monnaie officielle est la livre libanaise.
Du fait de sa composition pluriconfessionnelle, le Liban est doté d'un système politique fondé sur une répartition du pouvoir proportionnelle au poids de chaque communauté religieuse, c'est le confessionnalisme.
Comme entité géopolitique et tel qu'il existe dans ses frontières actuelles, l'État libanais est créé en 1920 sous le nom de Grand Liban par la France (le haut commissaire français au Liban est alors le général Gouraud) par adjonction au territoire du Moutassarrifat du Mont-Liban (entité autonome de l'Empire ottoman) de territoires qui appartenaient aux deux Wilaya ottomans de Beyrouth et de Damas. La France avait été alors, à la suite du démantèlement de l'empire ottoman, mandatée par la Société des Nations pour développer et moderniser certains territoires ex-ottomans.
En 1926, le pays adopte sa première constitution, devient officiellement une République, prend le nom de République libanaise et crée les postes de Président de la République et de Président du Conseil des ministres.
Son histoire, son système politique et la variété de sa culture, de sa démographie religieuse et de sa géographie en font un pays à part et original du Proche-Orient. Le Liban a été occupé au cours des siècles par diverses civilisations. Il est aussi réputé pour sa gastronomie et pour sa musique.
Entre son indépendance et le début de la guerre civile qui le ravage de 1975 à 1990, le pays connait une période de relative prospérité économique et de stabilité politique, permises par la forte croissance des secteurs du tourisme, de l'agriculture ainsi que du secteur des finances et des services (banque, assurances...). Dans cette période, le pays est de ce fait considéré comme le coffre-fort du Levant et comme « La Suisse du Moyen-Orient », en raison de son poids et de sa puissance financière. Le Liban attire alors de nombreux touristes, en grande partie parce que Beyrouth, la capitale, est connue comme le « Paris du Moyen-Orient ». Beyrouth est d'ailleurs classée par le New York Times comme la première ville à visiter pour l'année 2009.
Immédiatement après la fin de la guerre civile, de grands efforts sont faits pour reconstruire les infrastructures du pays et une économie viable, par le biais d'investissements colossaux de l'État, de l'Arabie saoudite, de l'Union européenne et de quelques pays du Golfe Persique. Ainsi, l'IDH du Liban passe de 0,677 en 1990 à 0,803 en 2008.
En outre, au début 2006, le pays atteint un niveau de stabilité relativement élevé et la reconstruction de Beyrouth est entrée dans sa phase intensive. Cette année-là, un nombre toujours croissant de touristes est enregistré. Cependant, la guerre israélo-libanaise de 2006 met un terme à l'afflux touristique et cause des dommages estimés à environ 3 milliards de dollars américains sans compter le ralentissement économique qui s'en est suivi.
Le nom "Liban" vient de la racine sémitique "lubnan" signifiant « blanc » ou « lait », en référence au manteau neigeux qui recouvre les montagnes libanaises en hiver, un paysage plus que singulier dans cette région aride et déficitaire en eau qu'est le Proche-Orient. Le nom du pays est mentionné dans trois des douze tablettes de l'Épopée de Gilgamesh (2900 av. J.-C.), dans des textes de la bibliothèque d'Ebla (2400 av. J.-C.), ainsi que dans la Bible, où il est attesté 71 fois.
Une seconde explication l'associe au nom de l'encens, qui provient de l'arbre à parfum appelé "loubân" par les Sémites. Cet arbre poussait jadis partout sur les montagnes libanaises et produisait au printemps des fleurs blanches qui répandaient un parfum unique en son genre.
Le drapeau du Liban est composé de trois bandes horizontales, deux rouges sur les parties supérieures et inférieures et une blanche au milieu faisant le double d'une rouge. Selon le programme scolaire officiel d'instruction civique, les bandes rouges Le drapeau est frappé en son centre d'un cèdre vert, le cèdre du Liban ("Cedrus libani" Pinacées), qui est l'emblème du pays.
Son bois, imputrescible et très léger, aurait servi à la construction du Temple de Salomon à Jérusalem. Les Phéniciens s'en servaient également pour la construction de leurs navires. Ce drapeau tel qu'il est date de 1943.
L'article "Drapeau du Liban" donne une explication au choix et à la signification des couleurs du drapeau.
En bordure de la mer Méditerranée, le Liban est dès l'époque phénicienne un carrefour culturel et commercial. Sur son territoire, des communautés de confessions diverses coexistent dès les premiers siècles de l'ère chrétienne. Au Proche-Orient, le Liban présente ainsi un visage original d'un État pluriconfessionnel, dont le développement est longtemps assuré par un système bancaire parmi les plus performants au monde, ce qui lui vaut, après la seconde guerre mondiale, le titre de Suisse du Proche-Orient. Néanmoins, le Liban connait plusieurs guerres civiles et régionales, notamment entre 1975 et 1990 où principalement Israël et la Syrie essaient de tirer profit de la situation intercommunautaire désastreuse en s'ingérant dans les affaires internes du pays.
Les premières traces de peuplement du Liban remontent à entre 7000 et 5000 ans av. J.-C. Le territoire est décrit dans la Bible comme « la terre du lait et du miel», et c'est donc en raison de l'abondance de ces richesses que le pays a toujours attiré les conquérants tout au long des siècles. Les archéologues ont découvert à Byblos, qui est considérée comme étant « le plus vieux village du monde », des restes de huttes préhistoriques, des armes primitives, ainsi que plusieurs jarres d'argile, qui semblent dater des époques Néolithique et Chalcolithique, durant lesquelles vivaient, sur les bordures de la Méditerranée, plusieurs communautés de pêcheurs.
Le Liban fut la mère patrie des Phéniciens, ce peuple marin aventureux, rameau du peuple Cananéen, qui a dominé pendant des siècles le commerce méditerranéen et fondé des comptoirs et des cités sur tout le pourtour de la Méditerranée dont Carthage, Palerme, Cadix, Tanger, Chypre, Sardaigne, Sicile, Palma De Majorque, Ibiza, etc. Il s'ensuivit l'avènement de Cyrus II le Grand, un grand empereur perse. Après 200 ans de domination perse, les Grecs, sous l'égide d'Alexandre le Grand, attaquent et assiègent Tyr en 332 av. J.-C., alors la plus grande ville phénicienne, durant sept mois.
Les Croisés qui avaient pris goût au climat du Liban et y avaient fait souche, dès le , apprirent vite que le Coran interdisait le prêt à intérêt. Le christianisme oriental ne s'y opposant pas de son côté, et les besoins de financement existant dans tous les pays du monde, ils développèrent donc des activités de banque et de finance.
Au , le Liban fut pris dans le conflit Turquie-Égypte, auquel se mèlent les puissances occidentales: le 2 octobre 1839 la flotte anglaise anéantit la ville de Beyrouth.
L'Église maronite étant rattachée à Rome depuis ses origines qui remontent au , les maronites ont beaucoup contribué à l'importation de la culture occidentale au Liban. À partir de 1860, ils se sont établis dans les villes où sunnites et grecs orthodoxes cohabitaient déjà. La culture libanaise s'est ainsi enrichie, au gré du rapprochement géographique des communautés religieuses, des apports de l'immigration et des influences françaises et américaines. La clef de voûte de la culture libanaise a longtemps été le développement de villes cosmopolites et tolérantes.
Depuis ce temps, et jusqu'à son indépendance en 1943, le pays fut sous la domination de plusieurs grandes puissances étrangères, qui marquèrent plus ou moins durablement le pays : les Perses, les Assyriens, les Grecs (Macédoniens), les Romains, les arméniens, les Grecs byzantins, les Arabes, les Seljouk, les Mamelouks, les Croisés qui fondèrent le comté de Tripoli et dont le créateur est Raymond IV de Toulouse, l'Empire ottoman, et enfin la France.
Le pays déclare son indépendance le 22 novembre 1943. Dans l'après-guerre, la création d'Israël provoque, dès 1948, l'afflux de . La faiblesse de l'État libanais en fait, par la suite, la proie de tous les communautarismes. Son démembrement devient la norme au profit des communautés et des grandes familles (Gemayel, Joumblatt...). 
La reconnaissance en 1969 du droit à résidence des Palestiniens et de leur droit à s'y organiser militairement pour attaquer Israël allait ouvrir la voie à la guerre civile (1975-1990). Le conflit souvent présenté comme essentiellement politique et religieux intègre toutefois « des logiques maffieuses et féodales, au moins aussi importantes ». Le trafic de drogue et les taxes perçues sur les territoires qu'elles contrôlent permettent aux différentes milices de se financer, le pouvoir de l'État étant de plus en plus restreint. 
La paix, imposée par la Syrie en 1990 avec l'aval des États-Unis (conférence de Taëf d'octobre 1989)., repose sur le système hérité de la guerre civile dans lequel les « seigneurs de la guerre » se sont maintenus au pouvoir et sont garants de celle-ci.
Le Liban est une démocratie parlementaire (confessionnelle), régie par la constitution du 23 mai 1926, qui a été modifiée six fois depuis, la modification la plus importante étant l'accord de Taëf qui réorganise le partage du pouvoir entre les différentes communautés religieuses.
Jusqu'en 1975, FreedomHouse considérait le Liban comme un des deux seuls pays du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (avec Israël) à être un pays libre. Le pays perdit ce statut avec l'épisode de la Guerre Civile et ne l'a jamais regagné depuis. En 2013, le Liban est considéré comme "un pays partiellement libre".
La Constitution énonce que le Président, obligatoirement chrétien maronite, est élu par le Parlement (Majlis Al Nuwab ou Chambre des députés) à la majorité des deux-tiers et pour six ans. Il n'est pas directement rééligible (sauf si l'article 49 de la Constitution venait à être modifié). Par l'accord de Taëf, ses pouvoirs ont été réduits au profit du Conseil des ministres réunis. Le Premier ministre doit être musulman sunnite et il est responsable devant les députés ainsi que le président de l'Assemblée nationale, qui lui doit être musulman chiite. Le vice-premier ministre et le porte-parole du gouvernement sont des chrétiens orthodoxes. L'Assemblée nationale comporte 128 sièges, répartis entre chrétiens et musulmans, qui sont élus au suffrage universel direct selon un système électoral complexe et « segmenté par la religion ». C'est le confessionalisme, que la Constitution prévoit qu'il soit aboli en œuvrant .
Dans ses mémoires, le président français Jacques Chirac a admis avoir proposé à Damas cinq noms pour que la Syrie choisisse l'un d'eux comme chef de l'État libanais : ce fut, en 1998, Émile Lahoud. Ceci illustre la permanence, au travers de la diplomatie, de l'influence des deux puissances tutélaires sur le Liban.
Les composantes de la classe politique libanaise sont étroitement liées aux influences régionales qui profitent de la porosité et des divisions confessionnelles du Liban. Les dirigeants libanais sont issus de grandes familles qui règnent depuis des décennies sur la scène politique libanaise, et qui tiennent plus à leurs alliances à l'extérieur qu'à leurs positionnements programmatiques. La division en deux camps est avant tout celle des élites engagées dans une lutte effrénée pour le pouvoir et les avantages qu'il procure.
La classe politique libanaise est aujourd'hui divisée principalement entre l'Alliance du 14 Mars et la majorité présidée par Najib Mikati. L'Alliance du 14 mars représente la minorité parlementaire appuyée par l'Occident ; elle comprend le Courant du futur, dirigé par le député sunnite Saad Hariri, le parti des Forces libanaises dirigé par Samir Geagea, chrétien maronite, ainsi que les Phalanges libanaises (Kataeb) dirigées par Amine Gemayel, chrétien maronite. La majorité actuelle est regroupée autour du Bloc de la réforme et du changement (10 ministres et 27 députés) présidé par le général chrétien Michel Aoun, du tandem chiite Hezbollah-Amal (6 ministres et 28 députés) et de la coalition Mikati-Sleiman-Joumblatt (12 ministres et autant de députés). Le Bloc aouniste et le tandem chiite constituent, avec quelques autres partis, ce que les médias nationaux appellent communément le « Mouvement du 8 Mars », en référence à une manifestation du Hezbollah en 2005.
Le Liban est composé d'une dizaine de communautés religieuses et les tensions entre les communautés ont marqué l'histoire du Liban contemporain.
Depuis l'indépendance de 1943, le fonctionnement de la vie politique libanaise repose sur le Pacte national de 1943, un compromis communautaire non écrit entre les trois communautés majoritaires : sunnites, chiites et maronites. Les sunnites acceptent l'indépendance du Liban et ne cherchent pas à unifier le pays avec la Syrie. Les maronites reconnaissent le caractère arabe du pays et ne demandent plus l'aide des pays occidentaux. Les plus hautes fonctions de l'État sont réparties entre les communautés : les maronites obtiennent la présidence de la République et de ce fait le commandement de l'Armée, les sunnites obtiennent le poste de premier ministre et les chiites, le poste de président de l'Assemblée nationale.
La question de la naturalisation des réfugiés palestiniens est aussi une source de tensions intercommunautaires. Les réfugiés palestiniens sont regroupés dans une quarantaine de camps. Les réfugiés attendent le droit au retour en Palestine ou une naturalisation, ainsi qu'une amélioration de leurs conditions de vie. La naturalisation des réfugiés créerait un changement démographique très important dans un pays de 4 millions d'habitants. Les réfugiés sont en grande partie sunnites et les chrétiens et musulmans chiites s'opposent à leur naturalisation craignant d'être affaiblis, tandis que les sunnites y sont favorables et défendent la « cause » palestinienne. L'intégration des réfugiés dans l'économie libanaise inquiète aussi les Libanais, le taux de chômage et la dette étant déjà élevés. C’est de cette divergence d’intérêts que naît en 1975 la guerre du Liban qui déchire le pays pendant 17 ans. Pendant la guerre civile, le parti chiite représenté par le mouvement Amal se scinde en deux avec la création du Hezbollah, défendant notamment le droit au retour des Palestiniens.
Le nouvel afflux massif de réfugiés majoritairement sunnites, parfois armés, venus de Syrie depuis l'insurrection de 2011, vient doubler ces tensions, en particulier dans la ville de Tripoli avec des affrontements armés entre sunnites et alaouites libanais.
Dès le début des années 1980, le Sud-Liban est envahi par l’armée israélienne (Opération Litani) dans le but de miner l’assise territoriale de l’Organisation de libération de la Palestine. Les chiites qui sont majoritaires dans cette région, sont les principales victimes de l’occupation et des conflits. Or, l'État libanais les a longtemps laissés en marge du développement et n'a pas cherché à les protéger de cette occupation, l'essentiel du pouvoir étant partagé entre les chrétiens et les sunnites en vertu du pacte national de 1943. L’histoire d’un chiite du Sud est radicalement différente de celle d’un chrétien ou d'un sunnite du Nord du Liban. Israël est un acteur central dans l’histoire de la communauté chiite du Sud-Liban. Ainsi, dès le début des années 1980, les chiites adoptent une conscience politique qui leur est propre : la lutte contre le manque de développement, incarné par le parti Amal, et la lutte pour la résistance à Israël, fer de lance du Hezbollah. , et la guerre de juillet 2006. Aujourd’hui, il n’existe pas, pour la communauté chiite, d’alternative politique à Amal et au Hezbollah pour défendre leurs intérêts, les chiites craignant qu'on les fasse retomber à leur statut social bas. Par ailleurs, le Courant patriotique libre, un parti chrétien, a signé un protocole d'entente mutuelle avec le Hezbollah le 6 février 2006.
Toutefois, l'armement militaire du Hezbollah et celui de plus faible envergure d'Amal suscitent les craintes de l'Alliance du 14 Mars, regroupant une majorité des musulmans sunnites et une partie des druzes et des chrétiens. Ces tensions se sont manifestées pendant les incidents du 7 mai 2008 qui ont opposé d'une part le Hezbollah, Amal et le Parti social nationaliste syrien (PSNS), et d'autre part des milices sunnites de Beyrouth, majoritairement partisanes du Courant du Futur, et la milice druze de Walid Joumblatt. Le Hezbollah justifie son armement par la nécessité de pouvoir riposter aux attaques israéliennes contre le Liban, faire pression pour demander le retrait israélien du secteur des fermes de Chebaa, le retour des Libanais prisonniers en Israël et le droit au retour des réfugiés palestiniens. Les partisans du désarmement du Hezbollah craignent qu'il importe d’Iran au Liban l’idéologie islamique de la révolution iranienne pour former un croissant chiite dans la région, tel que revendiqué par le Hezbollah lors de sa création. Depuis 2009, cette revendication ne figure plus dans la charte politique du Hezbollah. Téhéran ne revendique toutefois qu'une partie de ce soutien et compare ses relations avec le Hezbollah à celles qu'entretiennent les États-Unis avec Israël et les partis pro-occidentaux. Aujourd’hui, le Hezbollah .
Par ailleurs, la composition de la diaspora libanaise dans le monde met en corrélation la destination et la religion : les chrétiens ont majoritairement émigré vers l’Europe, les États-Unis ou le Brésil, les musulmans se regroupant plutôt en Afrique, et notamment en Afrique de l'Ouest. En revanche, tous se retrouvent dans les pays du Golfe. Quant à l’influence politique des émigrés dans leur pays d’accueil, elle est contrastée : au Brésil les descendants de Libanais occupent de nombreux postes politiques très haut placés.
Si les tensions entre communautés prennent des formes extrêmes, c'est en partie parce que les traditions locales n'offrent pas des régulateurs, ou des médiateurs, reconnus par tous. Aussi, nombre de personnalités politiques encouragent le dialogue inter-religieux, en mettant en avant la figure de la Vierge Marie, personnalité majeure chez les chrétiens comme chez les musulmans : "La Vierge est pour tout le monde", dit-on en ces pays. Les factions en présence utilisent cette figure aussi bien dans leur intérêt - en collant des images de la Vierge sur leurs obus, par exemple -, ou pour promouvoir le "dialogue", le "vivre ensemble", thèmes qui deviennent des causes nationales. Cette approche correspond bien à l'effort d'équilibre de gouvernance entre religions, et le gouvernement n'hésite pas à prendre en charge les infrastructures pour développer les pèlerinages, comme vers Béchouate ou vers Harissa pour Notre-Dame du Liban.
Les Forces Armées Libanaises comprennent 72 000 soldats dont 1 100 dans les forces aériennes et 1 100 dans les forces navales.
Les principales missions de l'armée sont la défense du pays et de sa population contre les agressions extérieures, maintenir la stabilité et la sécurité intérieure, se confronter aux menaces visant les intérêts vitaux du pays, s'engager dans des activités sociales et assurer la coordinations entre les institutions humanitaires publiques et privées.
Le Liban est un des principaux bénéficiaires d'aides financières étrangères pour son armée. Depuis 2005, avec 500 millions $, l'armée libanaise est la deuxième armée la plus subventionnée derrière Israël par les États-Unis.
Depuis 2003, le Liban est divisé en huit "mohafazat" (gouvernorats, régions), elles-mêmes constituées de 25 "cada'a" (subdivisions, districts).
Le Liban, pays du Levant (Proche-Orient), est une étroite bande de terre bordée par la mer Méditerranée sur de côtes. Long de et large de 25 à , il s'étend entre la Syrie sur et Israël au Sud sur . Sa superficie est officiellement de , soit l'équivalent du plus grand département français métropolitain, la Gironde. En réalité, les superficies calculées par les systèmes d'information géographiques actuels, et un certain nombre d'autres sources, ne convergent pas vers un chiffre aussi précis et aboutissent à une valeur proche de .
Le relief est très varié : sur les de largeur du pays, le relief va de d'altitude jusqu'au niveau de la mer. La montagne occupe la plus grande partie du territoire. 
On distingue, d'ouest en est, 4 zones successives, orientées parallèlement au rivage :
Étant donnée la diversité topographique du Liban, le climat varie considérablement d'une région à l'autre.
Le climat est de type méditerranéen, plus rude dans les montagnes, doux à chaud et humide sur la côte, semi-aride en montagne, désertique dans l’Anti-Liban et continental dans la plaine de la Békaa. Le Khamsin, vent brûlant et sablonneux du désert, venu de Syrie, souffle en mars, mais son passage est de courte durée. Des névés persistent toute l’année et la neige peut atteindre plusieurs mètres d’épaisseur sur les montagnes libanaises.
Passé la première chaine de montagne, le climat devient sensiblement plus sec et acquiert un caractère steppique voire désertique dans le nord-est du pays.
Les saisons intermédiaires sont douces. Cependant, des écarts de températures importants peuvent apparaître, selon la région et l’altitude. Les hivers sont humides. L’été est chaud et humide sur la côte mais sec en montagne. On peut alors trouver la fraîcheur dans les collines ou dans les contreforts des monts, plantés de cyprès et de cèdres.
Les précipitations sont rares de mai à octobre. La saison des pluies, hivernale, de novembre à mars, atteint son maximum en janvier, avec , sous la forme de violents orages. La moyenne mensuelle des précipitations sur l’ensemble de l’année est de environ.
À Beyrouth, le climat est chaud en été et doux en hiver, alors que le climat du Arez est frais en été et glacial en hiver. Les températures de l'Arez ne dépassent que rarement 20 °C en été et sont proches de -15 en hiver, de 14 au printemps et de 18 en automne.
Les saisons les plus agréables sont d'avril à juin et de septembre à novembre.
La température de la mer varie d'environ 28 °C en été à environ 16 °C en hiver.
La population urbaine au Liban se fait remarquer pour son esprit d'entrepreneuriat commercial. L'émigration a créé un « réseau commercial » libanais à travers le monde. L'envoi de devises des Libanais de l'étranger au pays avoisine les 8,2 milliards $ et compte pour 1/5 dans la richesse de l'économie du pays en 2009. En effet, on utilise aussi le dollar américain comme monnaie dans tout le pays. 
Sur la côte, on cultive les agrumes ; sur les pentes en terrasse des montagnes (Mont Liban...) poussent des arbres fruitiers, de la vigne, des forêts de pins. La Bekaa est le domaine des cultures irriguées. À la suite des coupes excessives, la garrigue et le pâture ont supplanté les forêts de cèdres.
Quinze années de guerre (1975-1990) ont ruiné le pays du cèdre, qui aujourd'hui doit importer 85 % des produits de première nécessité, vit d'une économie souterraine et doit supporter le fardeau d'une dette et d'un déficit budgétaire considérables.
La guerre de juillet 2006 a eu de lourdes conséquences sur l'économie libanaise, dont tous les chiffres ont dû être revus à la baisse. Le coût de la guerre et de la reconstruction a augmenté l'endettement du pays. En 2006, la croissance, qui aurait dû atteindre 6 %, n'a atteint que 0,6 %
Dans une enquête du FMI classant 155 pays en termes d'attractivité, le Liban arrive en position.
De 2006 à 2009, le taux d’endettement du pays est passé de 180 % à 162 %, notamment grâce à des taux de croissance de 8 % et 9 % entre 2008 et 2009. Malgré sa dette publique importante, le Liban a échappé à la crise économique de 2008 principalement grâce aux liquidités considérables et à l'interdiction de la spéculation dans les banques commerciales libanaises. Paradoxalement, la crise aurait eu un effet bénéfique sur l’économie puisqu'un flux important de capitaux a eu lieu. En effet les banques étaient jugées saines, et peu affectées par des produits toxiques. La diaspora libanaise a joué aussi un rôle majeur grâce à l'afflux de ses capitaux rapatriés pour échapper à la crise, et ce après les avoir placés à l'étranger lors de la situation instable au Liban.
En 2009, le Liban a accueilli plus de deux millions de touristes et le "New York Times" a classé le pays destination touristique de l'année. Selon le ministère du Tourisme le secteur représentait environ 20 % du PIB, les visiteurs viendraient majoritairement des pays du Golfe et d'Europe. Toutefois, depuis la fin de la guerre civile, le secteur touristique souffre de l'instabilité régionale, d'un environnement en constante dégradation et d'un manque d'encadrement public et juridique.
Les principaux sites touristiques sont, par ordre alphabétique :
Son emplacement géographique, sa richesse en eau, ses montagnes dominant le Proche-Orient, son ouverture sur la Méditerranée et son climat tempéré, lui donnent une importance stratégique, économique, politique et militaire. C’est pour cela qu’il a été le lieu d’un brassage d’une multitude de civilisations et de cultures.
La population du Liban est estimée à 4,14 millions d'habitants. Les chiffres qui circulent ne sont pas officiels (en effet, il n'y a pas eu de recensement depuis le mandat français en 1932). À l'époque, les maronites (catholiques du Liban) étaient majoritaires. Actuellement, on estime la répartition confessionnelle nationale à 42 % de chrétiens contre 57 % de musulmans. 17 confessions sont reconnues par l'État.
Selon le "World Refugee Survey 2008" publié par le Comité américain pour les réfugiés et les immigrants, le Liban abritait environ réfugiés et demandeurs d'asile en 2007. De ce nombre, étaient palestiniens arrivés après leur expulsion de l'État d'Israël en 1948, étaient irakiens ayant fui la violence en Irak et la situation d'insécurité en Syrie et étaient soudanais pour la plupart non reconnus.
La liberté de culte est reconnue pour toutes les religions. L'État reconnaît officiellement 18 religions.
Il est difficile d'établir des statistiques sur la répartition des religions du fait de l'absence de recensement depuis 1932. Le Liban compterait 54 % de musulmans (dont environ 27 % de chiites et 27 % de sunnites), 5 % de druzes, 41 % de chrétiens (23 % de maronites, 8 % de grecs orthodoxes, 5 % de melkites, 1 % catholiques romains, 1 % de protestants et 2 % d'autres groupes chrétiens) et 1 % d'autres confessions.
Les confessions sont : 
Les maronites ne sont pas ethniquement arabes (aussi vrai pour les autres communautés chrétiennes et musulmans), mais des descendants des peuples autochtones présents avant l'invasion islamique de la Syrie antique: les Phéniciens, les Mardaïtes et les Assyriens. Au Moyen Âge, beaucoup de chrétiens se seraient mélangés avec les croisés. Des historiens ont remis en question ou critiqué ces vues. Cependant, des études génétiques effectuées par en 2006 sous le patronage de la National Geographic Society ont démontré que c'est plus globalement les habitants des côtes (à l'ouest du pays) qui descendent des Phéniciens. Ces recherches se sont basées sur des tests ADN prélevés sur un échantillon de Libanais de toutes confessions et comparés à des prélèvements faits sur des momies phéniciennes. Ces tests ADN prouveraient aussi qu'il y a bien eu un mélange des populations locales avec les croisés, et que les populations côtières descendent majoritairement des phéniciens, qu'ils soient musulmans ou chrétiens, ainsi c'est à Tyr, région côtière majoritairement musulmane que l'on retrouve le plus grand nombre de descendants de phéniciens. Inversement les chrétiens ne résidant pas à l'Ouest du pays possèdent des ADN remontant aux arabes.
Il reste au Liban une petite communauté juive composée d'environ 100 personnes ; la plupart des Libanais juifs ont choisi de quitter le pays en raison de la guerre civile.
Les chiites sont concentrés au Sud et au Nord-Est de la Bekaa, tandis que les plupart des sunnites sont à Beyrouth et au Nord. Les chrétiens sont éparpillés un peu partout au Liban, alors que les Druzes se partagent le Chouf avec les chrétiens, vers Beit-ed-Dine.
L’arabe, langue officielle parlée au Liban appartient à un groupe de dialectes appelé syro-libano-palestinien. Relativement proche de l’arabe standard moderne, il en diffère cependant par certains points, ayant reçu des influences diverses dont des différents dialectes arabes orientaux, du turc et du syriaque mais aussi du français. 
Le français, introduit par les congrégations religieuses au a été déclaré langue officielle au même titre que l'arabe par la Constitution de 1926, avant de perdre ce statut. L'emploi de la langue française est conditionné par l'article 11 de la Constitution du Liban du 9 septembre 1943 : « L'arabe est la langue nationale officielle. Une loi spéciale déterminera les cas où il sera fait usage de la langue française. »
Les influences régionales et les différentes occupations au cours des siècles pourraient expliquer pourquoi tant de langues différentes sont parlées au Liban. De plus, en raison de l’importante communauté libanaise expatriée et de la place du Liban dans le monde des affaires, la maîtrise de langues étrangères autres que l’arabe a toujours été de première importance. C'est pourquoi beaucoup de Libanais parlent couramment le français et/ou l’anglais.
. Les communautés chrétiennes donc majoritairement francophones. Les dernières décennies ont vu par ailleurs un développement significatif de l’anglais.
Les principales langues d’enseignement au primaire sont le français (68 %) et l’anglais (32 %), tandis qu’au secondaire, les pourcentages sont inversés. Dans le cycle supérieur, le français occupe 55% de l’enseignement ; l’anglais et l’arabe se partagent le reste. 
Première langue « étrangère » en usage au Liban, le français est à la fois langue de culture, d'enseignement et de communication. 45 % de la population libanaise est entièrement ou partiellement francophone et 55 % des Libanais ignorent totalement cette langue. Le Liban compte 30 % d’anglophones. À la suite d'accords linguistiques successifs entre la France et le ministère de l'Éducation, deux tiers des élèves de l'enseignement primaire sont scolarisés dans des établissements, publics ou privés, dont la langue d'enseignement des sciences et des mathématiques est le français. La connaissance et le niveau de français au Liban ne sont pas homogènes entre les différentes institutions scolaires, et la scolarisation dans des écoles bilingues ne garantit pas un bilinguisme à l'âge adulte. L’avenir de la langue française au Liban dépend du renforcement de nombreux facteurs, dont le niveau de formation des enseignants, .
La culture libanaise est issue du croisement de nombreuses cultures à travers les milliers d'années que compte son histoire. Influencé à l'origine par les Phéniciens, le Liban est conquis et occupé, par ordre chronologique, par les Assyriens, les Perses, les Grecs, les Romains, les Arabes, les Croisés, les Turcs ottomans et plus récemment par les Français. La culture libanaise a emprunté à travers les millénaires de son histoire des éléments culturels de chaque occupant. La diversité de la population libanaise, composée de différents groupes ethniques et religieux a contribué au développement de festivals, de styles de musique et de littérature aussi bien que la cuisine.
Au-delà des différences liées à l'importance institutionnelle et politique des communautés, il existe un ensemble de traits structurants communs aux Libanais : l’arabité linguistique, l’autonomie politique et, pour nombre d'entre eux, la francophonie.
Ainsi, l’entité libanaise trouve-t-elle toute sa raison d’être à travers l’expérience du dialogue des religions. À l’heure de la mondialisation, elle peut offrir un lieu privilégié de rencontre entre l’Occident et l’Orient et de pluralisme culturel constituant un patrimoine commun. La quête millénaire de l’identité libanaise doit donc transcender des éléments disparates relevant d’un même ensemble cohérent pour assurer cette fonction d’être un espace de communication, d’autonomie, d’ouverture, de rayonnement, de solidarité et de «résistance culturelle».
L’écrivain libanais, Amin Maalouf, a d’ailleurs fait de l'“identité” le thème de prédilection de son essai "Les Identités meurtrières". Il y décrit l’identité comme une panthère qu’il faut apprivoiser par le principe de réciprocité. Enfin, il relate les dangers du “vote identitaire” dans une démocratie, qui ne ferait qu’encourager la ségrégation entre races et communautés, et invite les citoyens et politiciens à faire coexister pacifiquement les identités dans un contexte riche et un patrimoine commun.
Par ailleurs, quelle que soit leur confession, les Libanais de l'étranger ont davantage conscience des liens qui les unissent et de leur identité commune. La diaspora, active et influente, conserve des liens privilégiés avec ses origines en injectant de l’argent et son savoir-faire, et est avide de culture libanaise.
La géographie du Liban se prête à la pratique des sports en été comme en hiver. En automne et printemps, il est possible d'aller skier le matin puis de nager dans la mer Méditerranée l'après-midi. Dans les compétitions domestiques, le basket-ball et le football sont de loin les deux sports les plus populaires. Le Liban a accueilli les Jeux panarabes de 1997, la coupe d'Asie de football en 2000 ou encore les Jeux de la Francophonie 2009.
Le Liban dispose de six stations de sports d'hiver comprenant des pistes de ski alpin, ski de fond, des circuits de raquettes à neige ou de motoneige (le fait de pouvoir y skier à la lumière du coucher de soleil sur la mer est un des éléments lui valant son nom de "pays des contrastes"). En été, il est possible de pratiquer du canoë, du cyclisme, du rafting, de la natation, voile ou spéléologie, tout comme la pratique de sports extrêmes est possible à travers le pays. Enfin, un marathon est organisé chaque année à Beyrouth.
Le basket-ball est le sport le plus populaire où la sélection masculine obtient de bons résultats, capable dans les années 2000 de se défaire du Canada ou de la France et de se qualifier aux championnats du monde en 2002, 2006 et 2010, par ailleurs par trois fois la sélection est vice-championne d'Asie (2001, 2005 et 2007). Le joueur le plus connu est Fady El Khatib. En football, la sélection masculine est parvenue à disputer la dernière phase de qualification pour la coupe du monde 2014.
Concernant les Jeux olympiques, malgré une présence régulière, le Liban totalise quatre médailles (en lutte et en haltérophilie) dont aucune en or.
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