Alaska

LAlaska ( en français et en anglais) est le État des États-Unis, dont la capitale est Juneau et la plus grande ville Anchorage, où habite environ 40 % de la population de l'État. Avec une superficie totale de , il est l'État le plus étendu et le plus septentrional du pays, mais l'un des moins peuplés, ne comptant que en 2012. Comme Hawaï, l'Alaska est séparé du Mainland et se situe au nord-ouest du Canada. Bordé par l'océan Arctique au nord et la mer de Béring et l'océan Pacifique au sud, ce territoire est séparé de l'Asie par le détroit de Béring. En outre, ses divisons administratives ne sont pas des comtés mais des "boroughs".
Alaska signifie « continent » en aléoute. Cette région, que l'on appelait au l'« Amérique russe », tire son nom d'une longue presqu'île, au nord-ouest du continent américain, à environ au sud du détroit de Bering, et qui se lie, vers le sud, aux îles Aléoutiennes. Peuplé par des Aléoutes, Esquimaux (notamment Iñupiak et Yupiks) et peut-être d'autres Amérindiens depuis plusieurs millénaires, le territoire est colonisé par des trappeurs russes à la fin du . L'Alaska vit alors essentiellement du commerce du bois et de la traite des fourrures. En 1867, les États-Unis l'achètent à la Russie pour la somme de de dollars (environ de dollars actuels), et celui-ci adhère à l'Union le 3 janvier 1959. Les domaines économiques prédominants aujourd'hui sont la pêche, le tourisme, et surtout la production d'hydrocarbures (pétrole, gaz) depuis la découverte de gisements à Prudhoe Bay dans les années 1970.
Le Denali ( d'altitude), point culminant des États-Unis, se trouve dans la chaîne d'Alaska et constitue le cœur du Parc national de Denali. Le climat y est de type polaire, et la faune caractéristique des milieux froids (grizzli, caribou, élan, ours blanc). Les territoires limitrophes sont le territoire du Yukon et la province de Colombie-Britannique au Canada. Le Kraï du Kamtchatka et le district autonome de Tchoukotka se trouvent à quelques dizaines de kilomètres, de l'autre côté du détroit de Bering. Bastion du Parti républicain, l'Alaska fut gouverné de 2006 à 2009 par Sarah Palin, candidate à la vice-présidence des États-Unis en 2008 et égérie du mouvement des "Tea Party".
Alaska est la version russe () du mot aléoutien "Alakshak" signifiant « terres » ou « grande péninsule ». Les Aléoutes sont des Esquimaux habitant les îles Aléoutiennes et l'ouest de l'Alaska.
L'Alaska est un ancien territoire russe d'Amérique, vendu aux États-Unis en 1867 pour la somme de de dollars. Ce chiffre est à comparer avec les 15 millions de USD déboursés par les États-Unis pour l'achat de la Louisiane.
Les savoirs et savoir-faire traditionnels font l'objet de recherches et colportage, notamment coordonnés par l"'Alaska Native Science Commission".
Les gens de Denbigh vivaient dans le nord de l'Alaska, il y a . Leur principale ressource était les animaux qu'ils chassaient dans la toundra, pour leur nourriture, leurs vêtements et leurs abris. En 1948, l'archéologue américain Louis Giddings excave, au Cap Denbigh, sur la côte de la mer de Béring, des microlames de chert et d'obsidienne, qui ressemblent à celles trouvées précédemment dans le désert de Gobi (Paléo et mésolithique asiatique). Giddings remarque également que les pointes de projectiles ont des similitudes avec celles des Paléoindiens et des cultures archaïques du Nouveau-Monde. Le nom de cette culture, comme beaucoup d'autres d'ailleurs, nous vient donc de la situation géographique de cette première découverte.
Ces peuplades passaient l'été sur les côtes de la mer de Béring et durant les autres saisons, à l'intérieur des terres à la recherche de caribou et de poissons anadromes.
Ce groupe culturel est connu pour ses outils de pierre taillée, comme les grattoirs, les pointes de projectile, les outils pour le travail de l'os, les lames et les gouges.
Le Denbighien est très proche culturellement des trois autres entités formant ce que l'on appelle les Paléoesquimaux anciens, que nous avons décrits précédemment. Les origines exactes de cette culture ne sont pas très bien connues. La technologie microlithique a sûrement pris racine dans la tradition paléolithique de l'Alaska et plus sûrement dans la culture paléosibérienne. En revanche, les Denbighiens sont les ancêtres de toute une série de cultures alaskaines : baleinières anciennes, Choris et Norton.
Pendant que les Paléoesquimaux développaient leur culture dans le Canada arctique et au Groenland, une évolution fort différente se poursuivait en Alaska dans la région du détroit de Béring. De leur côté, les îles Aléoutiennes ont connu un développement graduel qui a débouché sur la culture des Aléoutes d'aujourd'hui. La côte pacifique de l'Alaska, quant à elle, a connu une évolution technologique fondée sur l'ardoise polie, qui a pu être à l'origine des cultures esquimaudes de cette région. Les côtes nord et ouest étaient occupées par des gens de la tradition des outils microlithiques de l'Arctique, la même culture que ceux de l'Arctique canadien. Vers 1000 , l'activité humaine en Alaska a connu un arrêt de plusieurs siècles. Après cette pause, apparaît une série de groupes comme les cultures baleinières anciennes, Choris et Norton qui sont un mélange complexe de microlithisme de l'Arctique, de culture de la côte du Pacifique et de groupes du Néolithique de la Sibérie orientale de la même époque.
Nous savons très peu de choses sur les cultures baleinières anciennes. En fait, il n'y a qu'un seul village de cinq maisons qui a été découvert au , au nord du détroit de Béring. Il y avait des os de phoque dans les maisons et des os de baleine étendus sur les plages environnantes. On peut considérer cette culture comme une tentative éphémère de mixité, des Aléoutes peut-être, des Esquimaux ou des Amérindiens.
Les gens de la culture de Choris vivaient dans de grandes maisons semi-souterraines ovales et chassaient le phoque et le caribou. Ils fabriquaient aussi des outils de pierre taillée qui rappellent passablement ceux de la Tradition microlithique de l'Arctique. Comme pour les cultures baleinières anciennes, l'origine des gens de Choris reste nébuleuse pour l'instant. Ces petits groupes de chasseurs étaient peut-être Esquimaux du sud de l'Alaska, ou des Aléoutes qui migrèrent vers le nord, ou des Amérindiens qui avaient adopté des coutumes esquimaudes, voire des immigrants sibériens.
À partir de 1784, les trappeurs russes établissent des comptoirs de traite permanents sur les îles Aléoutiennes et sur la côte américaine du Pacifique, jusqu'à la Californie (fort Ross, à moins de au nord de San Francisco).
Pour commencer, des postes côtiers sont établis à Attu, et Unalaska, dans les îles Aléoutiennes, ainsi que dans l'île de Kodiak, au large de l'embouchure du golfe de Cook. Dix-huit mois plus tard, une colonie est établie sur le continent, en face de l'anse Cook. L'objectif est de chasser la loutre de mer, dont la fourrure se vend à prix d'or sur les marchés chinois. Comme en Sibérie, les Russes embauchent, alcoolisent et cherchent à convertir à l'orthodoxie les populations locales : la communauté orthodoxe alaskane est aléoute ou kodiak. On comptait environ à l'arrivée des Russes, mais seulement en 1885, après de domination russe (au pied du volcan Mont Redoubt, haut de mètres, la présence de l'église russe orthodoxe de Ninilchik rappelle que l'Alaska fut une colonie russe), puis américaine… vodka, bourbon et grippe ont eu ici les mêmes effets qu'ailleurs. Dès la fin du , des marchands et des missionnaires américains et anglais viennent concurrencer les activités russes.
En 1787, Aleksandr Andreïevitch Baranov fonde un poste de traite sur l'île Sitka, où il implante des serfs russes et aléoutes ; de 1799 à 1804, il est le gouverneur et administrateur résidant de l'Amérique russe et décide d'y construire sa capitale. Le fort est détruit par les Tlingits en 1802. Baranov reprend les lieux deux ans plus tard : l'île est rebaptisée de son nom actuel et la capitale prend le nom de "Novo-Arkhangelsk" (actuelle « Sitka »). En 1807, le gouverneur réside au château Baranov. En 1811, c'est lui qui établit le poste de fort Ross en Californie. Au total, on peut compter une quarantaine de forts russes en Amérique, dans la première moitié du . La Russie déclare que l'Amérique russe s'étend jusqu'au détroit de la Reine-Charlotte (actuel Canada) et que les étrangers n'ont pas droit de passage. La Californie étant espagnole, alors que l'Oregon et la Colombie-Britannique (comprenant encore l'actuel État de Washington) sont anglais, l'accès au Pacifique et à ses fourrures semble impossible aux États-Unis. Face à ce blocage, le président américain James Monroe rédige sa célèbre doctrine qui vise à éliminer les influences européennes du continent. Les États-Unis, le Royaume-Uni et la Russie finissent par s'entendre, et un traité est signé en 1824, par le biais duquel la frontière russe est déplacée du sud (Californie) vers le nord (actuel Alaska), tandis que les Anglais renoncent à l'Orégon et au sud de la Colombie-Britannique (désormais territoire de Washington). Par ce traité, l'établissement de nouveaux forts russes hors Alaska est prohibé et, en 1825, le Royaume-Uni obtient un droit de passage le long de l'étroite bande côtière alaskane. Finalement, l'achat de l'Alaska par les Américains, en 1867, met un terme à la présence russe en Amérique.
Territoire d'origine russe, après son achat par les Américains en 1867 pour de dollars. Cet achat fut effectué lors de la création d'une ligne télégraphique devant traverser la Russie et le détroit de Béring, reliant ainsi le territoire des États-Unis à l’Europe. Le transfert de ce territoire de la Russie aux États-Unis entraîna pour les Alaskains le passage du calendrier julien au calendrier grégorien ainsi que le décalage vers l'ouest de la ligne de changement de date ; pour cette double raison, ils virent le vendredi 18 octobre succéder au vendredi 6 octobre. La région fut d'abord dénommée : " et placé sous la juridiction de l'armée jusqu'en 1877, du Trésor jusqu'en 1879 et de la Marine jusqu'en 1884.
En cette fin du , les chercheurs d'or tentèrent par milliers leur chance et y laissèrent parfois leur vie. Mais cette fièvre de l'or, appelée « ruée vers l'or du Klondike », retombe très vite. Les autres activités économiques sont données par la pêche et la conserverie.
En 1884, l'Alaska fut organisé en tant que ". En 1890, l'Alaska compte environ habitants, dont les ¾ sont indigènes.
Le , il devint le "Territoire de l'Alaska". Une seule voie de chemin de fer relie alors la côte à Fairbanks au centre du territoire, elle a été construite par le biais de l'État fédéral entre 1915 et 1923.
Ce territoire entra dans l'Union en tant que État le . Durant la deuxième moitié du , l'Alaska devint une position stratégique dans la guerre froide qui opposait les États-Unis à l'Union soviétique. Vers 1975, la découverte de champs pétrolifères entraîna un afflux massif de travailleurs. Aujourd'hui, l'Alaska attire les touristes à la belle saison, venus admirer les ours et les fjords et pratiquer la pêche sportive (saumon et truite).
En 1971, on recensait et Yupiks, et . Ils obtinrent un statut privilégié et reçurent légalement de réserve ainsi qu'un milliard de dollars d'indemnités.
Le mode de vie traditionnel des autochtones a été profondément bouleversé par l'arrivée des Blancs : désormais, les déplacements se font sur des motoneiges, les jeunes profitent du confort moderne, mais s'éloignent des traditions et ils vivent des revenus du pétrole.
L'Alaska ne possède de frontière commune avec aucun autre État américain. Il partage cette caractéristique avec Hawaï. Il est bordé à l'est par le territoire du Yukon et la Colombie-Britannique, une province du Canada. La frontière entre l'Alaska et le Canada s'étend sur . Ailleurs, trois ensembles maritimes entourent l'Alaska : le golfe d'Alaska, qui se trouve au nord de l'océan Pacifique ; la mer de Béring et la mer des Tchouktches, qui le sépare de l'Asie à l'ouest ; la mer de Beaufort enfin, qui borde les côtes nord et fait partie de l'océan Arctique. Le détroit de Béring sépare naturellement l'Alaska de la Russie.
L'Alaska est le plus vaste État des États-Unis : une superficie de dont de terres, ce qui représente 18,7 % du territoire américain et trois fois la superficie de la France métropolitaine. Il s'étale sur environ 43 ° de longitude (130/173 ° W) et 16 ° de latitude (71/55 ° N) : c'est donc en Alaska que se trouvent le lieu le plus occidental (île Attu) et le lieu le plus septentrional (Barrow) des États-Unis. Le centre géographique de l'État se situe à 63°50' de latitude nord et 152°00' de longitude ouest.
Selon une étude du Bureau de gestion du territoire datant de 1998, environ 65 % du territoire est la propriété du Gouvernement fédéral des États-Unis, qui gère les forêts, les parcs et les réserves naturelles nationales de l'Alaska. Le reste est géré par l'État d'Alaska (25 %) et par les organisations indigènes créées par l’"Alaska Native Claims Settlement Act" de 1971 (10 %).
Le rivage alaskien est découpé et accidenté : les chaînes côtières plongent dans l'océan. La transgression flandrienne a provoqué une remontée du niveau des eaux et formé des fjords impressionnants. La navigation est rendue difficile par la présence d'obstacles permanents (îles, écueils) ou temporaires (icebergs). Le fait que la côte soit fortement découpée a permis l'installation de plusieurs ports.
L'Alaska comprend de très nombreuses îles, en particulier au sud (archipel Alexandre) et à l'ouest (îles Aléoutiennes), ce qui explique la grande longueur du littoral. Les deux plus grandes îles sont l'île Kodiak et l'île du Prince-de-Galles. L'archipel des Aléoutes s'étend sur plusieurs centaines de kilomètres. Le Passage Intérieur est utilisé pour la navigation : il mesure de long et compte glaciers entre les et , le continent et l'archipel Alexandre.
Le nombre de lacs est estimé à plus de , celui des cours d'eau à . Les glaciers couvrent plus de .
Avec ses glaciers qui produisent des icebergs, ses volcans qui sculptent des vallées lunaires, ses montagnes qui continuent de s'élever vers le ciel, l'Alaska, aux paysages en perpétuel devenir, est le contraire d'une terre ferme. Ce coin de la planète, terre d'élection pour les géologues, est le théâtre de vastes mouvements tectoniques : failles, éruptions, séismes sillonnent et secouent ce « bloc fantastique venu d'ailleurs ».
Des d'eau qui sillonnent l'Alaska, le Yukon est le plus célèbre. Il serpente sur , de la frontière canadienne à la mer de Béring, charriant encore les pépites de la ruée vers l'or : une voie légendaire et historique. Le nom d'Alaska vient d'un mot de la langue aléoute qui veut dire la "grande terre" ; pourtant, l'immense réseau fluvial et les (?) de lacs en font plutôt un monde aquatique où l'hydravion est roi.
L'Alaska est une grande zone sismique. Deux des trois plus violents tremblements de terre jamais enregistrés ont touché l'État américain :
La péninsule de l'Alaska compte de nombreux volcans en activité. Sur la partie nord-est de la Ceinture de feu du Pacifique, les volcans Mont Pavlof ( mètres), Augustine (), mont Redoubt (), Mont Spurr (). Le chapelet des îles Aléoutiennes témoignent du choc tectonique : elles ont une forme pointue (exemple : le volcan Mont Shishaldin, () et prolonge la cordillère de la chaîne des Aléoutiennes. En 1912, une violente explosion a décoiffé le mont Katmai de ses mètres. Plusieurs tonnes d'oxyde de soufre ont été projetées dans l'atmosphère, à plus de du sol et ont perturbé la mousson en Asie. Haut-lieu mondial de la volcanologie, la vallée des Dix Mille Fumées a été recouverte par les cendres sur une surface de .
La fosse des Kouriles borde le plateau continental de l'Alaska au sud et atteint une profondeur maximale de .
Principales chaînes de montagne en Alaska :
D'une manière générale, le climat alaskien est marqué par un hiver glacial et long. L'écrivain Jack London a écrit que l'Alaska était . Le sol est gelé en profondeur et empêche le développement de l'agriculture : c'est le pergélisol (ou permafrost) qui varie de quelques dizaines à quelques centaines de mètres en Alaska. La couche superficielle, sur laquelle les Hommes marchent, est le mollisol qui dégèle au printemps. En hiver, les chutes de neige et les avalanches peuvent isoler les villages. Au cours du printemps, le sol dégèle en surface et provoque la formation de marécages, souvent infestés de moustiques. L'Alaska se couvre de centaines de lacs. Les rivières gonflent et charrient des troncs d’arbres. L'été ne dure que peu de temps et autour du solstice, le soleil ne se couche pas au-delà du cercle polaire arctique. La saison est marquée par de grands incendies de forêt provoqués par la foudre.
Les climats sont divers en fonction de la latitude, de l'altitude, de l'éloignement par rapport à l'océan Pacifique ou de la disposition des reliefs comme l'illustrent ci-après les relevés respectifs des villes d'Anchorage, de Fairbanks et de Barrow.
Depuis plusieurs années, l'Alaska enregistre un réchauffement des températures : elles ont augmenté en moyenne de depuis les années 1950. Le littoral de l'État subit les effets de la montée du niveau des mers et océans. Les Inuits de Shishmaref, le village de l'île Sarichef dans le nord-ouest de l'Alaska, ont reçu une aide de de dollars pour faire face à l'érosion des côtes et aux dégâts provoqués par les vagues ; les Yupiks de Newtok vont être déplacés sur une colline. La fonte précoce de la banquise bouleverse les modes de vie des autochtones et menace plusieurs espèces animales telles que l'ours blanc. À moyen terme, la route maritime du nord, reliant les océans Atlantique et Pacifique, pourrait être libre de glace cinq mois par an. Le pergélisol se réduit rapidement, ce qui entraîne la formation de marécages et la déformation des infrastructures de transport. La fonte des glaciers gonfle les torrents qui endommagent les routes et les ponts. Une partie des forêts de la taïga sont détruites par la prolifération des insectes xylophages ( entre 1990 et 2006) ; les incendies sont également devenus plus fréquents. Le réchauffement climatique pourrait cependant permettre la mise en valeur de nouvelles terres agricoles.
Contrairement à la majorité des États de l'Union, l'État de l'Alaska n'est pas divisé en comtés mais en organisés et non organisé.
Le borough non organisé est divisé en à des fins statistiques.
Le Bureau de la gestion et du budget a défini deux aires métropolitaines et deux aires micropolitaines dans l'État de l'Alaska.
En 2010, 73,7 % des Alaskains résidaient dans une zone à caractère urbain, dont 67,4 % dans une aire métropolitaine et 6,3 % dans une aire micropolitaine. L'aire métropolitaine d'Anchorage regroupait à elle seule 53,6 % de la population de l'État.
L'État de l'Alaska compte , dont 11 de plus de .
Le Bureau du recensement des États-Unis estime la population de l'Alaska à au juillet 2013, soit une hausse de 3,5 % depuis le recensement des États-Unis de 2010 qui tablait la population à . Depuis 2010, l'État connaît la croissance démographique la plus soutenue des États-Unis.
Avec en 2010, l'Alaska était le 4 État le moins peuplé des États-Unis après le Wyoming (), le Vermont () et le Dakota du Nord (). Sa population comptait pour 0,23 % de la population du pays. Le centre démographique de l'État était localisé dans le nord de la municipalité d'Anchorage.
Avec 0,48 /km en 2010, l'Alaska était l'État le moins dense des États-Unis.
Le taux d'urbains était de 66,0 % et celui de ruraux de 34,0 %.
En 2010, le taux de natalité s'élevait à ( en 2012) et le taux de mortalité à ( en 2012). L'indice de fécondité était de 2,35 enfants par femme (2,19 en 2012). Le taux de mortalité infantile s'élevait à ( en 2012). La population était composée de 26,38 % de personnes de moins de , 10,54 % de personnes entre 18 et , 27,61 % de personnes entre 25 et , 27,73 % de personnes entre 45 et et 7,74 % de personnes de et plus. L'âge médian était de .
Entre 2010 et 2013, l'accroissement de la population (+ ) était le résultat d'une part d'un solde naturel positif (+ ) avec un excédent des naissances () sur les décès (), et d'autre part d'un solde migratoire positif (+ 387) avec un excédent des flux migratoires internationaux (+ ) et un déficit des flux migratoires intérieurs (- ).
Selon des estimations de 2013, 91,0 % des Alaskains étaient nés dans un État fédéré, dont 42,9 % dans l'État de l'Alaska et 48,0 % dans un autre État (20,8 % dans l'Ouest, 11,7 % dans le Midwest, 10,0 % dans le Sud, 5,6 % dans le Nord-Est), 2,1 % étaient nés dans un territoire non incorporé ou à l'étranger avec au moins un parent américain et 6,9 % étaient nés à l'étranger de parents étrangers (56,4 % en Asie, 17,2 % en Amérique latine, 14,2 % en Europe, 5,7 % en Amérique du Nord, 3,3 % en Océanie, 3,1 % en Afrique). Parmi ces derniers, 56,2 % étaient naturalisés américain et 43,8 % étaient étrangers.
Selon des estimations de 2012 effectuées par le Pew Hispanic Center, l'État comptait illégaux, soit 1,8 % de la population.
Selon le recensement des États-Unis de 2010, la population était composée de 66,68 % de Blancs, 14,77 % d'Amérindiens (3,85 % de Yupiks, 2,95 % d'Iñupiat, 1,73 % d'Athabascans de l'Alaska, 1,20 % de Tlingits-Haidas, 1,08 % d'Aléoutes), 7,30 % de Métis, 5,37 % d'Asiatiques (2,73 % de Philippins, 0,66 % de Coréens, 0,48 % de Hmongs), 3,28 % de Noirs, 1,04 % d'Océaniens (0,66 % de Samoans) et 1,56 % de personnes ne rentrant dans aucune de ces catégories.
Les Métis se décomposaient entre ceux revendiquant deux races (6,66 %), principalement blanche et amérindienne (3,68 %), blanche et asiatique (0,97 %) et blanche et noire (0,66 %), et ceux revendiquant trois races ou plus (0,65 %).
Les non hispaniques représentaient 94,47 % de la population avec 64,11 % de Blancs, 14,44 % d'Amérindiens, 6,39 % de Métis, 5,27 % d'Asiatiques, 3,09 % de Noirs, 1,02 % d'Océaniens et 0,16 % de personnes ne rentrant dans aucune de ces catégories, tandis que les Hispaniques comptaient pour 5,53 % de la population, principalement des personnes originaires du Mexique (3,05 %) et de Porto Rico (0,63 %).
En 2010, l'État de l'Alaska avait la plus forte proportion d'Amérindiens, la forte proportion d'Océaniens après Hawaï (9,96 %) ainsi que la forte proportion d'Asiatiques des États-Unis. A contrario, l'État avait la faible proportion de Blancs des États-Unis.
L'État comptait également le grand nombre d'Amérindiens () des États-Unis.
L'Alaska connaît depuis les années 1970 une baisse continue de la part de la population blanche non hispanique au sein de la population totale, marquée fortement depuis le début des années 1990 en raison notamment d'une immigration importante en provenance de l'Asie et de l'Amérique latine, d’un âge médian plus élevé () que les autres populations ( pour les Hispaniques), d'une plus forte natalité des populations hispanique, océanienne, amérindienne et noire et d'une augmentation substantielle des unions mixtes. En 2010, les Blancs non hispaniques ne représentaient plus que 51,0 % des enfants de moins de (17,6 % pour les Amérindiens, 13,9 % pour les Métis, 8,7 % pour les Hispaniques, 4,2 % pour les Asiatiques, 2,9 % pour les Noirs et 1,5 % pour les Océaniens) et 50,8 % des enfants de moins de (17,2 % pour les Amérindiens, 14,7 % pour les Métis, 8,9 % pour les Hispaniques, 3,8 % pour les Asiatiques, 2,9 % pour les Noirs et 1,5 % pour les Océaniens).
En 2013, le Bureau du recensement des États-Unis estime la part des non hispaniques à 93,4 %, dont 62,5 % de Blancs, 13,9 % d'Amérindiens, 6,9 % de Métis, 5,6 % d'Asiatiques, 3,3 % de Noirs et 1,2 % d'Océaniens, et celle des Hispaniques à 6,6 %.
En 2000, les Alaskains s'identifiaient principalement comme étant d'origine allemande (16,6 %), irlandaise (10,8 %), anglaise (9,6 %), américaine (5,7 %), norvégienne (4,2 %) et française (3,2 %).
L'État avait la forte proportion de personnes d'origine norvégienne.
L'État abrite la juive des États-Unis. Selon le North American Jewish Data Bank, l'État comptait Juifs en 2013 (300 en 1971), soit 0,8 % de la population. Ils se concentraient essentiellement dans l'agglomération d'Anchorage ().
L'État abrite également la arabe des États-Unis. Selon des estimations du Bureau du recensement des États-Unis, l’État comptait Arabes en 2013, soit 0,2 % de la population.
Les Amérindiens s'identifiaient principalement comme étant Yupiks (26,1 %), Iñupiat (20,0 %), Athabascans de l'Alaska (11,7 %), Tlingits-Haidas (8,2 %) et Aléoutes (7,3 %).
L’État abritait en 2013 une population noire assez bigarrée, composée principalement de descendants d’esclaves déportés sur le sol américain entre le début du et le début du mais aussi d’Africains subsahariens (6,4 %), de Caribéens non hispaniques (5,7 %) et d’Hispaniques (2,1 %).
Le Bureau du recensement des États-Unis estimait le nombre d’Africains subsahariens à , soit 0,2 % de la population, et celui de Caribéens non hispaniques à , soit 0,2 % de la population.
Les Hispaniques étaient principalement originaires du Mexique (55,1 %), de Porto Rico (11,5 %), de la République dominicaine (4,9 %) et d'Espagne (3,9 %). Composée à 46,5 % de Blancs, 16,6 % de Métis, 5,9 % d'Amérindiens, 3,3 % de Noirs, 1,7 % d'Asiatiques, 0,5 % d'Océaniens et 25,5 % de personnes ne rentrant dans aucune de ces catégories, la population hispanique représentait 12,5 % des Métis, 5,6 % des Noirs, 3,9 % des Blancs, 2,6 % des Océaniens, 2,2 % des Amérindiens, 1,8 % des Asiatiques et 90,0 % des personnes ne rentrant dans aucune de ces catégories.
L'État avait la forte proportion de personnes originaires de la République dominicaine (0,27 %).
Les Asiatiques s'identifiaient principalement comme étant Philippins (50,9 %), Coréens (12,3 %), Hmongs (9,0 %), Chinois (5,4 %), Laotiens (4,4 %), Japonais (3,9 %) et Indiens (3,2 %).
L'État avait la forte proportion de Laotiens (0,24 %) après Rhode Island (0,27 %), la forte proportion de Hmongs (0,48 %) après le Minnesota (1,20 %) et le Wisconsin (0,83 %), la forte proportion de Philippins (2,73 %) après Hawaï (14,52 %), le Nevada (3,64 %) et la Californie (3,21 %), la forte proportion de Thaïs (0,13 %) après le Nevada (0,20 %), Hawaï (0,15 %) et la Californie (0,14 %) ainsi que les fortes proportions de Coréens (0,66 %) et de Japonais (0,21 %).
L'État comptait également le grand nombre de Hmongs ().
Les Océaniens s'identifiaient principalement comme étant Samoans (62,9 %), Hawaïens (12,8 %), Tongiens (6,7 %) et Chamorros (5,1 %).
Les Métis se décomposaient entre ceux revendiquant deux races (91,2 %), principalement blanche et amérindienne (50,4 %), blanche et asiatique (13,3 %), blanche et noire (9,0 %), blanche et autre (4,3 %) et noire et amérindienne (3,4 %), et ceux revendiquant trois races ou plus (8,8 %).
Les Amérindiens se concentraient principalement dans les agglomérations d’Anchorage (26,1 %), dont 21,5 % dans la seule ville d’Anchorage, Fairbanks (6,5 %) et Juneau (3,4 %), ainsi que dans les subdivisions de Bethel (13,7 %), Nome (7,0 %), Kusilvak (6,9 %), Northwest Arctic (5,9 %), North Slope (4,9 %), la Péninsule de Kenai (3,9 %), Yukon-Koyukuk (3,9 %) et Dillingham (3,3 %). Très implantés sur la côte Ouest et dans le Nord et dans une moindre mesure dans le Sud-Est de l’État, ils étaient majoritaires dans les subdivisions de Kusilvak (94,9 %), Bethel (82,6 %), Northwest Arctic (81,1 %), Nome (75,6 %), Yukon-Koyukuk (71,0 %), Dillingham (70,8 %), Lake and Peninsula (64,0 %) et North Slope (53,5 %) et constituaient une part significative de la population dans les subdivisions de Hoonah-Angoon (39,5 %), Prince of Wales-Hyder (38,9 %), Yakutat (35,5 %) et Bristol Bay (33,1 %).
Les Hispaniques se concentraient principalement dans les agglomérations d’Anchorage (64,6 %), dont 56,2 % dans la seule ville d’Anchorage, Fairbanks (14,4 %) et Juneau (4,0 %), ainsi que dans le borough de la Péninsule de Kenai (4,2 %). Ils constituaient une part significative de la population dans les îles Aléoutiennes, dans la région de recensement des Aléoutiennes occidentales (13,1 %) et le borough des Aléoutiennes orientales (12,3 %), dans le Sud de l'État, dans la municipalité d’Anchorage (7,6 %) et le borough de l’Île Kodiak (7,3 %), dans le centre de l’État dans le borough de Fairbanks North Star (5,8 %), et dans le Sud-Est de l'État dans les villes et boroughs de Juneau (5,1 %) et Sitka (4,9 %).
Les Asiatiques se concentraient principalement dans les agglomérations d’Anchorage (64,8 %), dont 62,0 % dans la seule ville d’Anchorage, Fairbanks (6,7 %) et Juneau (5,0 %), ainsi que dans les subdivisions de l’Île Kodiak (7,0 %), des Aléoutiennes occidentales (4,2 %) et des Aléoutiennes orientales (3,0 %). Très implantés dans le Sud-Ouest et dans une moindre mesure dans le Sud-Est de l’État, ils constituaient une part significative de la population dans les subdivisions des Aléoutiennes orientales (35,4 %), des Aléoutiennes occidentales (28,3 %), de l’Île Kodiak (19,3 %), d’Anchorage (8,0 %), de Ketchikan Gateway (6,9 %), de Juneau (6,0 %), de Sitka (5,7 %), de North Slope (4,4 %), de Yakutat (4,1 %) et de Valdez-Cordova (3,6 %).
Les Noirs se concentraient principalement dans les agglomérations d’Anchorage (73,5 %), dont 69,7 % dans la seule ville d’Anchorage, et Fairbanks (18,9 %), dont 12,1 % dans la seule ville de Fairbanks. Ils constituaient une part significative de la population dans les îles Aléoutiennes, dans le borough des Aléoutiennes orientales (6,7 %) et la région de recensement des Aléoutiennes occidentales (5,7 %), ainsi que dans la municipalité d’Anchorage (5,2 %) et le borough de Fairbanks North Star (4,3 %).
Avec le temps, les langues issues de l'immigration, comme le hmong ou l'allemand, s'éteignent. Le russe, langue parlée avant 1867, ne concerne plus que des personnes issues de l'immigration récente, et est parlé par moins de , bilingues russe/anglais. Le russe reste cependant une langue de culture et historique, car par exemple, les documents administratifs, et titres de propriétés qui datent d'avant 1867, sont en russe. Une grande partie de la population descend de Russes, mais avec la Guerre froide, entre 1950 et le début des années 1990, il n'était pas de bon ton de parler de ses origines russes, et sur les formulaires, une grande partie des habitants n'indiquent pas d'origine en particulier. Nombreux furent les descendants de Russes qui craignaient une expulsion en Russie. On reconnaît les descendants de Russes aux noms de famille, mais avec le temps, il y eut de nombreux brassages, avec des habitants d'autres ethnies. Le russe n'est plus une langue maternelle locale depuis le début des années 1930, et ceux qui parlent russe le sont par l'immigration, et sont arrivés depuis 1945. 
Les langues amérindiennes ont tendance à voir leurs locuteurs diminuer, au bénéfice de l'anglais.
Selon l"'American Community Survey", en 2010 83,92 % de la population de plus de 5 ans déclarent parler anglais à la maison, 4,61 % une langue eskimo-aléoute, 3,49 % l’espagnol, 2,39 % le tagalog, 0,61 % le russe, 0,52 % le samoan, 0,52 % l'allemand, 0,48 % le coréen et 3,46 % une autre langue.
La population est majoritairement chrétienne (catholiques et protestants), mais avec de fortes minorités bouddhistes, confucianistes et animistes (Amérindiens). Il y a environ orthodoxes, héritage de la colonisation russe (avant 1867), mais aussi de l'immigration récente. Depuis 1867, de nombreux descendants de Russes sont devenus protestants, ou catholiques.
Il y a 15 % d'agnostiques, ou athées. Il y a aussi quelque , et environ (il y a deux mosquées à Anchorage et à Juneau).
Selon l'institut de sondage "The Gallup Organization", en 2015, 32 % des habitants de l'Alaska se considèrent comme « très religieux » (40 % au niveau national), 26 % comme « modérément religieux » (29 % au niveau national) et 42 % comme « non religieux » (31 % au niveau national).
La faune et la flore sont protégées dans des parcs et réserves naturels. Il existe sept grands parcs nationaux : Parc national et réserve de Denali, Parc national et réserve Gates of the Arctic, Parc national et réserve de Katmai, Parc national de Kenai Fjords, Parc national de Kobuk Valley, Parc national et réserve nationale de Lake Clark et Parc national de Wrangell - Saint-Élie, inscrit également sur la liste du patrimoine mondial de l'Humanité depuis 1979.
Les spécialistes estiment à un millier le nombre d'espèces animales en Alaska dont 115 de mammifères et 400 d'oiseaux. Les animaux emblématiques de l'État pour les safaris photographiques ou de chasse sont appelés les « Big Five » par les autorités touristiques : cette catégorie comprend le grizzly et aussi l'ours kodiak habitant l'île Kodiak à côté de l'Alaska, le caribou, l'élan, le loup et le mouflon de Dall. De nombreux autres mammifères, adaptés aux conditions naturelles difficiles, vivent aussi en Alaska : lynx, renard roux, lemmings, castor, bœuf musqué, lièvre arctique, martre, loutre, morse. Une partie de ces mammifères hiberne ou migre pendant l'hiver. L'ours blanc chasse au nord de la région : un quart des 20 à polaires du monde vivent en Alaska. Il ne reste plus que à bruns, dont se concentrent dans l'archipel Kodiak.
La baleine à bosse passe l'hiver dans les eaux tropicales d’Hawaii et du Mexique et remonte en Alaska l'été (650 individus).
Les "Big Five" (cliquez sur la vignette pour agrandir) :
Malgré la rigueur du climat en hiver, la flore de l'Alaska est très variée. Le nord et le nord-ouest sont couverts par la toundra. La forêt tempérée très humide couvre les espaces naturels du littoral sud longé par le courant de l'Alaska. L'intérieur des terres, marqué par la continentalité, est le domaine de la forêt boréale ou taïga. Enfin, la végétation dépend de l'altitude.
L'Alaska est le État des États-Unis depuis 1959. Il est dominé par le Parti républicain où les électeurs sont plus libertariens que conservateurs et ne s'identifient pas aux résidents des États du "Midwest" ou de la ceinture religieuse du Sud. Outre le Parti démocrate, un parti indépendantiste proche des idées libertariennes, l"'Alaskan Independence Party", bien que très minoritaire, est assez actif depuis les années 1970 et est présent aux élections locales.
L'Alaska est dirigé par un gouverneur, détenteur du pouvoir exécutif, et par une législature d'État bicamérale, détentrice du pouvoir législatif. Tant l'exécutif que le législatif sont dominés par les républicains.
Du au 26 juillet 2009, le gouverneur est Sarah Palin, une républicaine, première femme élue à ce poste et plus jeune gouverneur, à , de l'histoire de l'Alaska. Elle est choisie le 29 août 2008 par John McCain, candidat républicain à l'élection présidentielle américaine de 2008 pour être sa colistière et candidate à la vice-présidence. C'est la première élue de l'Alaska à être présente sur un "ticket" d'un des grands partis américains pour l'élection présidentielle. Elle démissionne en juillet 2009 et est remplacée par le lieutenant-gouverneur Sean Parnell. Ce dernier, élu en 2010, est battu en 2014 par Bill Walker, un indépendant, ancien républicain.
Lors de la législature locale 2015-2017, le Sénat est composé de républicains et de , alors que la Chambre est composée de républicains, et .
Comme tout État américain, l'Alaska est représenté au Congrès des États-Unis par deux sénateurs, les républicains Lisa Murkowski, depuis 2002, et Dan Sullivan, depuis 2015. Par contre, du fait de sa faible population, il ne dispose que d'un unique représentant (sur 435 au total) à la Chambre des représentants des États-Unis, le républicain Don Young, élu depuis 1973. C'est pourquoi l'État est représenté par 3 grands électeurs lors des élections présidentielles. Depuis 1960, lors de ces élections, l'Alaska a toujours opté pour le candidat républicain, à l'exception de l'année 1964 où c'est Lyndon Johnson qui a été préféré à l'ultra-conservateur Barry Goldwater. En 2004, George W. Bush y a obtenu 61,07 % des suffrages contre 35,52 % à John Kerry. En 2008, John McCain est arrivé en tête avec 59,42 % des voix. En 2012, c'est Mitt Romney qui l'emporte largement avec 54,80 %.
En 2000, le PIB par habitant s'élevait à , plaçant l’Alaska au quinzième rang des américains. En 1976, un amendement à la Constitution de l'État met en place l'Alaska Permanent Fund, qui distribue un dividende citoyen à tous les résidents de l'État, financée par l'investissement financier des revenus du pétrole. Cette allocation a fait de l'Alaska l'État le moins inégalitaire de l'Union.
Les principales activités du secteur primaire sont la pêche, l’exploitation du bois, des matières premières et des hydrocarbures. La plupart des biens manufacturés est importée, ce qui renchérit le coût de la vie des habitants.
En 2003, la flotte de pêche a pêché plus de de livres de poissons et coquillages, pour un montant total de plus d’ de dollars. Les exportations de produits de la mer (total : de dollars en 2006) se font principalement vers le Japon (33 % du total en 2006), vers l’Union européenne (23 %) et la Chine (15 %).
Le milieu naturel ne laisse que peu de terres pour l'agriculture : la , au nord d’Anchorage, est cultivée depuis les années 1930 et donne des récoltes de pommes de terre, salades, tomates, choux.
Le sous-sol de l’Alaska est riche en gaz naturel, charbon, or, zinc et autres minerais. Mais surtout, cet État assure 17 % de la production américaine de pétrole, même si celle-ci est en baisse depuis les années 1970. 90 % du budget de l’Alaska viennent des hydrocarbures.
L'ère de l'or noir bouleverse l'Alaska. Au nord-est de l'État, la découverte d'un énorme gisement de pétrole a entraîné, en 1973, la construction d'un pipe-line reliant Prudhoe Bay à Valdez, d'où était partie la ruée vers l'or en 1904.
En novembre 2005, la Chambre des représentants a renoncé au projet d'exploitation pétrolière dans le territoire protégé de l’Arctic National Wildlife Refuge. Face à la demande grandissante de pétrole, le président Bill Clinton a ouvert exploitation vers l’ouest de la National Petroleum Reserve. L'association écologiste se bat pour empêcher l'extension de l'exploitation, en organisant des campagnes médiatiques retentissantes ("Save the Arctic") et en appelant au boycott d'Exxon. Selon un sondage de Zogby International (décembre 2004), 51 % des Américains sont contre tout nouveau forage dans la zone 1002 de l'Alaska.
Une partie du nord est exploitée par plusieurs compagnies telles que British Petroleum, Exxon et . Il s'agit de la "National Petroleum Reserve". L'or noir est également tiré d'une zone off-shore, malgré les conditions climatiques polaires. À elle seule, la zone de Prudhoe Bay produit la moitié du pétrole de l'Alaska et assure 8 % de la production totale américaine. En mars 2006, la compagnie britannique BP avait découvert une fuite sur un oléoduc de transit de Prudhoe Bay, qui avait laissé s’échapper entre et un million de litres de pétrole. Une nouvelle fuite, début août, entraîne l'arrêt provisoire du forage.
La forêt représente la grande richesse du sud de l'Alaska.
La transformation du bois et les industries agro-alimentaires liées aux produits de la mer fournissent l’essentiel du secteur secondaire. Les conserveries emploient une main d'œuvre saisonnière pour traiter le saumon. L'industrie du bois occupe une partie des effectifs industriels.
Pour le secteur tertiaire, les services, les emplois publics et les métiers du transport occupent une place prépondérante. Le personnel militaire et civil du Pentagone représente une grande partie de la population. Il existe plusieurs bases de l'armée, installées depuis la guerre froide comme celle de Clear.
Enfin, depuis quelques années, l’activité touristique se développe rapidement. En effet, les atouts ne manquent pas : dépaysement, chasse, pêche, randonnées, aurores boréales, etc.
Les transports sont rendus difficiles par les contraintes naturelles et les distances. Autrefois, les Amérindiens et les Inuits utilisaient le traîneau en hiver et le canoë. Aujourd'hui, la motoneige a remplacé largement ces moyens de transports traditionnels. L'avion et l'hydravion permettent de relier les villages aux centres plus importants. Mais en hiver, le ravitaillement est espacé, si bien que plusieurs localités doivent vivre isolées. Il existe deux aéroports internationaux, à Fairbanks et à Anchorage, relayés par des aérodromes de rayonnement local. L'aéroport d'Anchorage est le sixième du monde et le quatrième des États-Unis pour le fret, qui s'élevait en 2003 à 2,07 millions de tonnes.
Le transport maritime tient une place importante : le cabotage se pratique sur toute la côte. Les ferries circulent lentement sur le Passage Intérieur. Ils sont gérés par l’"Alaska Marine Highway System" depuis 1963. Ils partent de Seattle, longent la Colombie-Britannique entre les écueils et les hauts fonds.
Le réseau routier est beaucoup moins dense que dans le reste des États-Unis, mais il n'est pas complètement absent, en particulier le long de la côte. Une route relie le sud au nord, en traversant le centre de l'État. Emprunter les routes alaskiennes peut être dangereux, en fonction des conditions climatiques ou des rencontres avec la faune : chaque année, les orignaux provoquent des accidents de la circulation en traversant les chaussées.
Le transport ferroviaire a été développé au pour acheminer les aventuriers en quête d'or. Les voies ferrées ont été souvent construites pour les pionniers, dans des conditions difficiles. Par exemple, la ligne Fairbanks-Anchorage-Seward a été aménagée en 1917 : un chantier de ouvriers. Il a fallu percer des tunnels et construire des ponts métalliques pour franchir les montagnes et les cols. Le plus long pont d'Alaska est le Mears Memorial Bridge, qui mesure . Aujourd’hui, ces lignes servent au transport du fret et des passagers. La "Denali Star", longue de , a été inaugurée en 1923 : elle permet aux touristes de profiter des merveilles naturelles du Parc de Denali, à vitesse réduite.
Les conduites sont un moyen de transport des hydrocarbures : l'oléoduc trans-Alaska traverse l'État du nord au sud sur km. Il a été aménagé en 1977, franchit 70 cours d'eau et peut résister à des vents de et des températures de .
L'Alaska a pour codes :