Nico Rosberg

Nico Erik Rosberg, né le à Wiesbaden (Allemagne), est un pilote automobile de double nationalité finlandaise et allemande, champion du monde de Formule 1 en 2016, qui a grandi à Monaco et qui court sous licence allemande. Il est le fils du champion du monde de Formule 1 1982 finlandais Keke Rosberg.
Champion GP2 en 2005, il fait ses débuts en Formule 1 l'année suivante, au sein de l'écurie Williams. Après quatre saisons dans l'équipe britannique, il rejoint Mercedes en 2010, où il fait d'abord équipe avec Michael Schumacher, puis avec Lewis Hamilton à partir de 2013. L'année suivante, l'ère des moteurs V6 Turbo hybride ouvre une période de domination totale des Flèches d'Argent. Dès lors, sa collaboration avec l'écurie allemande, lui permet de dépasser les 20 victoires et 30 pole positions. Deux fois vice-champion du monde derrière son coéquipier en 2014 et 2015, Rosberg réussit entre la fin de la saison 2015 et le début de la suivante, une série de sept victoires consécutives qui lui permet de rejoindre Alberto Ascari et Michael Schumacher, à deux succès du record de Sebastian Vettel. Le 27 novembre 2016 à Abou Dabi, au terme d'une saison où il s'est imposé neuf fois, a obtenu seize podiums et totalisé 385 points, Nico Rosberg remporte son premier titre de champion du monde, 34 ans après son père.
Comme beaucoup de pilotes de Formule 1 actuels, Nico Rosberg découvre le sport automobile en pratiquant très jeune le karting. C'est en France (son père vit à Monaco) qu'il s'initie à cette discipline, en 1996, à l'âge de dix ans, au sein de la Ligue Côte d'Azur minimes, puis en 1997 dans le championnat de France minimes. Pour la saison 1998, Nico progresse dans la hiérarchie des compétitions de karting en disputant le Championnat ICA Junior, en Italie, où il finit troisième, mais aussi aux États-Unis, où il est sacré champion cette même année. Lors de la saison 1999, il réalise à nouveau de bonnes performances dans le championnat italien, qu'il termine à la troisième place et dans le Championnat d'Europe, où il se classe quatrième. En 2000, Nico Rosberg est sacré vice-champion d'Europe de "Formula A", derrière Lewis Hamilton.
Une saison très moyenne en 2001 dans le Championnat du monde en "série super A", qu'il termine à une modeste seizième place, ne l'empêche pas d'obtenir, pour ses débuts en monoplace, un volant pour la saison 2002 en championnat d'Allemagne de Formule BMW, au sein de l'écurie familiale Team Rosberg ; il remporte le championnat avec neuf victoires en vingt courses.
En fin d'année, il fait sensation lors d'essais privés en Formule 1 effectués pour le compte de l'écurie Williams, écurie avec laquelle son père était devenu champion du monde 20 ans plus tôt. Seulement âgé de 17 ans, Nico devient le plus jeune pilote à piloter une F1. Il court ensuite en Formule 3 Euroseries en 2003 et 2004, où une trop grande irrégularité l'empêche de s'affirmer comme un prétendant au titre, puis accède en 2005 au premier championnat de GP2 Series (discipline qui a remplacé le championnat de Formule 3000). Intégré à l'écurie française ART Grand Prix, Rosberg connait un début de saison laborieux mais s'affirme comme l'homme fort du championnat à partir de l'été. À l'issue d'un final à suspense, il remporte le titre en battant Heikki Kovalainen.
Le 12 mars 2006, Nico Rosberg réalise des débuts prometteurs en Formule 1 au Grand Prix de Bahreïn, au sein de l’écurie Williams. Qualifié sur la douzième place sur la grille, victime d'un accrochage au premier virage, il termine la course dans les points (septième) et réalise le meilleur tour en course, il ravit du même coup à Fernando Alonso le titre de plus jeune pilote à réaliser le meilleur temps en course (record battu en 2016 par Max Verstappen). , déclarait à l'issue de la course le directeur technique de l’écurie Williams, Sam Michael. Dès sa deuxième course dans la catégorie reine du sport automobile, une semaine plus tard, en Malaisie, Nico surprend encore en obtenant une prometteuse troisième place sur la grille de départ mais la casse de son moteur Cosworth l’empêche de terminer la course. La suite de la saison est plus difficile : non seulement il subit le manque de fiabilité récurrent et la baisse de performance de sa monture, mais il se montre également régulièrement moins rapide que son expérimenté coéquipier Mark Webber. 
En 2007, Williams troque son erratique moteur Cosworth pour le coûteux mais fiable bloc Toyota. Si la Williams FW29 n'est pas au niveau des meilleures créations de l'écurie britannique, elle permet à Rosberg de régulièrement se battre pour les points. Il rentre ainsi à sept reprises dans les points, avec comme meilleur résultat une quatrième place en fin de saison lors du Grand Prix du Brésil non sans être sorti vainqueur d'une lutte acharnée avec les pilotes BMW Sauber. Il termine la saison neuvième du championnat avec 20 points. Régulier et combatif en course, Nico Rosberg marque également les esprits par ses prestations en qualifications où il glisse régulièrement sa monture au niveau de voitures considérées comme plus performantes, éclipsant totalement son équipier Alexander Wurz. 
Après une saison d'apprentissage mitigée en 2006, la saison 2007 est donc pour Rosberg celle de la confirmation. Logiquement, ses performances attisent l'intérêt que lui portent des écuries plus huppées. Le jeune Allemand est d'ailleurs longuement pressenti pour remplacer Fernando Alonso chez McLaren Racing mais l'équipe Williams, s'appuyant sur son contrat, refuse de céder son pilote dont elle a d'ailleurs prolongé l'engagement jusqu'à la fin 2009.
Le 29 octobre 2009, Nico Rosberg annonce qu'il quitte l'équipe Williams et, le 23 novembre, est titularisé par la nouvelle équipe allemande Mercedes Grand Prix qui a racheté l'équipe championne du monde Brawn GP Formula One Team. Il monte à trois reprises sur le podium (Malaisie, Chine, Grande-Bretagne) et entre à quinze reprises dans les points en dix-neuf courses. Il se classe septième du championnat du monde avec 142 points, deux places devant son coéquipier Michael Schumacher avec le double de points.
L'année suivante, lors du premier Grand Prix de la saison en Australie, il abandonne, comme son équipier. Il n'inscrit ses premiers points qu'à l'issue du troisième Grand Prix, en Chine, en terminant cinquième. Il finit à nouveau cinquième en Turquie puis septième en Espagne, onzième à Monaco et au Canada. Après sept épreuves, il n'est entré dans les points qu'à trois reprises et est dixième du classement avec 26 points, autant que son coéquipier Schumacher. À partir du Grand Prix d'Europe, il termine cinq fois consécutivement dans les points, abandonne en Italie (carambolage au premier tour) puis termine les six dernières courses de la saison dans les points. Nico Rosberg termine septième du championnat du monde avec 89 points et devance à nouveau son coéquipier Michael Schumacher.
Il commence la saison 2012 par deux mauvaises performances, se classant douzième en Australie et treizième en Malaisie. En Chine, il réalise la première pole position de sa carrière après cent onze tentatives, seuls Thierry Boutsen, Jarno Trulli, et Mark Webber ont attendu plus longtemps pour obtenir leur première pole position. Le lendemain, Nico Rosberg conserve la tête au premier virage, la garde jusqu'à l'arrivée, remporte ainsi sa première victoire et devient le cent-troisième pilote victorieux en Formule 1. Il devient également le septième pilote allemand à s'imposer et surtout, il remporte la première victoire pour Mercedes en tant qu'écurie en Formule 1 depuis la saison 1955. Une semaine plus tard, à Bahreïn, il termine cinquième. Il se classe septième au Grand Prix d'Espagne à Barcelone puis deuxième à Monaco, dans les roues du vainqueur Mark Webber. La suite de la saison s'avère beaucoup plus difficile et il termine neuvième du championnat, encore une fois devant Michael Schumacher.
En 2013, Nico Rosberg réalise plusieurs pole positions et gagne le Grand Prix de Monaco trente ans après son père Keke Rosberg. Il remporte un Grand Prix de Grande-Bretagne chaotique, marqué par de nombreux déchapages, ce qui lui permet de pointer à la sixième place du championnat du monde. En Allemagne, il s'élance de la onzième place sur la grille puis termine neuvième de son Grand Prix national. Deux semaines plus tard, en Hongrie, quatrième des qualifications, il est percuté dès le premier tour par Felipe Massa et, tandis que son nouvel équipier Lewis Hamilton obtient sa première victoire avec Mercedes, il abandonne sur casse moteur. Après la trêve estivale, l'Allemand, quatrième des qualifications du Grand Prix de Belgique, termine la course à la même place, juste derrière son coéquipier. En Italie, sixième des qualifications, il conserve sa position à l'arrivée de la course.
À Singapour, deuxième sur la grille de départ, il conserve sa place jusqu'à la mi-course où, à cause d'une mauvaise stratégie, il se retrouve en milieu de peloton avant de remonter à la quatrième place finale. Au Grand Prix de Corée du Sud, Rosberg se classe quatrième des qualifications. En course, son aileron avant casse alors qu'il revenait sur son coéquipier, troisième ; malgré un arrêt imprévu pour faire réparer sa monoplace, il se classe septième. Au Japon, sixième des qualifications, il termine huitième après avoir été pénalisé alors que Lewis Hamilton abandonne dès le premier virage. En Inde, il se qualifie en première ligne et, grâce à une stratégie efficace, conserve sa deuxième place à l'arrivée. Il confirme au Grand Prix d'Abou Dabi, où, qualifié troisième, il termine à la même place après avoir résisté à Romain Grosjean en fin de course. Cette série de podium s’arrête au Grand Prix automobile des États-Unis 2013 où il est éliminé dès la deuxième partie des qualifications. Il part douzième après les pénalisations infligées à Esteban Gutiérrez et Jenson Button et se classe neuvième de l'épreuve. Rosberg termine sixième du championnat.
Nico Rosberg, qualifié en deuxième ligne, remporte le Grand Prix inaugural à Melbourne alors que son coéquipier Lewis Hamilton, auteur de la pole position, abandonne dès les premiers tours de course sur panne mécanique. Au Grand Prix de Malaisie, il se qualifie en troisième position et termine la course deuxième, derrière son équipier, ce qui lui permet de conserver la tête du championnat du monde. À Bahreïn, il obtient la cinquième pole position de sa carrière et égale son père. Il finit la course deuxième après une passe d'armes dans les ultimes tours avec son équipier. En Chine et en Espagne, il termine à nouveau deuxième derrière Lewis Hamilton. Il réalise la pole position à Monaco et s'impose pour la deuxième année consécutive sur ce tracé ; cette victoire lui permet de reprendre la tête du championnat. 
Au Grand Prix du Canada, auteur de la pole position, il se détache du reste du peloton mais, après son second changement de pneus, sa monoplace est victime d'un problème d'ERS qui limite la puissance dans les lignes droites. À deux tours de la fin, il est doublé par Daniel Ricciardo et se classe deuxième. Lors du Grand Prix d'Autriche qui fait son retour au calendrier après onze ans d'absence, Nico Rosberg part de la troisième place derrière une première ligne entièrement occupée par les Williams. Le lendemain, il obtient sa sixième victoire en Formule 1 grâce à une meilleure stratégie d'arrêt-changement de pneus que ses rivaux. En Grande-Bretagne, il abandonne pour la première fois de la saison à cause d'un problème de boîte de vitesses ; s'il conserve la tête du championnat du monde, son coéquipier Hamilton, qui remporte la course, revient à quatre points. En remportant son Grand Prix national, qu'il mène de bout en bout après s'être élancé de la pole position, il porte l'écart à quatorze points sur Hamilton, troisième de la course. 
En Hongrie, juste avant la pause estivale, il ne profite pas longtemps de sa pole position, piégé par la sortie de la voiture de sécurité ; son coéquipier, en difficulté avec ses freins, part en tête-à-queue et plonge au classement. Alors que les deux pilotes ont adopté deux stratégies différentes, Mercedes intime à plusieurs reprises à Hamilton de laisser passer Rosberg qui pourtant ne réussit pas à revenir au contact, Hamilton accroissant même son avance. Ricciardo remporte la course devant Alonso et Hamilton, Rosberg se classant quatrième. En Belgique, Rosberg, en pole position, est dépassé par Hamilton, qui l'accompagne en première ligne, dès le premier virage. Au second tour, lors d'une tentative de dépassement, il heurte le Britannique qui, victime d'une crevaison, chute en fond de classement. Rosberg, qui doit changer son aileron avant, termine second, à nouveau derrière Ricciardo. Lors du Grand Prix d'Italie, il profite d'un départ raté de Hamilton, en pole position, pour prendre le commandement de la course. Dans le vingt-neuvième tour, il rate son freinage à la première chicane, ce qui permet à Hamilton de repasser en tête et de gagner ; Rosberg, deuxième, assure un septième doublé à Mercedes.
À Singapour, qualifié en première ligne aux côtés de son coéquipier en pole position, il est victime d'ennuis électroniques qui le forcent à s'élancer depuis la voie des stands. Il abandonne un peu plus tard alors qu'Hamilton remporte la course et prend la tête du championnat du monde avec trois points d'avance. Au Japon, parti de la pole position, il s'incline peu après la mi-course derrière son coéquipier qui remporte une course interrompue après le grave accident de Jules Bianchi ; Rosberg est ainsi repoussé à 10 points au classement du championnat. Il en va de même lors du premier Grand Prix de Russie de Formule 1, où à nouveau second derrière son coéquipier, il perd sept nouveau points sur son rival au championnat du monde. Au Brésil, en pole position devant son coéquipier, il remporte sa cinquième victoire de la saison quand Hamilton termine second et réduit à 17 points l'écart au championnat du monde.
Au Grand prix de clôture, à Abou Dabi, il réalise sa onzième pole position de la saison, devant son coéquipier. Au départ de la course, Hamilton lui ravit le commandement ; il remporte la course et le championnat tandis que Rosberg, victime de problèmes moteur dégringole au classement pour terminer à la quatorzième place, à un tour du vainqueur, son équipe lui proposant même d'abandonner à deux tours du but. Il termine ainsi vice-champion du monde avec 317 points, à 67 points d'Hamilton.
Qualifié en deuxième position derrière son coéquipier lors du Grand Prix inaugural en Australie, Nico Rosberg termine l'épreuve à la même place, toujours derrière Lewis Hamilton. Lors du Grand Prix de Malaisie, il se qualifie en troisième position. En début de course, il rentre au stand en même temps que son coéquipier pendant le régime de voiture de sécurité et, de fait, perd toute chance d'améliorer sa position durant l'épreuve qu'il termine à la troisième place à dix secondes du vainqueur Sebastian Vettel. En Chine, il monte sur son troisième podium consécutif grâce à une seconde place. Une semaine plus tard, au Grand Prix de Bahreïn, alors qu'il évolue en seconde position, il part à la faute sous la pression de Kimi Räikkönen et termine troisième ; il remonte toutefois à la deuxième place du championnat, à 27 points d'Hamilton.
Pour le retour en Europe, lors du Grand Prix d'Espagne, Nico Rosberg obtient sa première pole position de la saison, qu'il convertit en victoire, devant son équipier Hamilton. Deux semaines plus tard, sa victoire au Grand Prix de Monaco (sa troisième consécutive en principauté et sa deuxième consécutive depuis ses débuts en Formule 1) lui permet de revenir à 10 points d'Hamilton au championnat du monde. Au Canada, second derrière son coéquipier durant toute la course, il perd sept points sur son rival au championnat du monde. Au Grand Prix d'Autriche, qualifié en deuxième position sur la grille juste derrière son équipier, il réussit un meilleur envol et pointe en tête dès le premier virage, ce qui lui permet de remporter la onzième victoire de sa carrière et de se rapprocher à 10 points de son rival en tête du championnat. En Hongrie, Rosberg s'élance en première ligne pour la huitième fois de la saison, il est, tout comme son coéquipier en pole position, débordé par les deux Ferrari qui prennent la tête. Il profite de l'abandon de Kimi Räikkönen à la mi-course pour pointer à la deuxième place avant d'être victime d'une crevaison après avoir été touché par Daniel Ricciardo ; il termine huitième de l'épreuve. 
Lors du Grand Prix d'Italie, alors qu'il se bat pour la seconde place face à Vettel, son moteur explose dans les derniers tours ; ce premier abandon de la saison, le repousse à 53 points d'Hamilton qui remporte l'épreuve. À Singapour, il finit quatrième et profite de l'abandon de son équipier pour récurer quelques points au championnat. En Russie, il obtient sa troisième pole position de la saison ; le lendemain en course, il garde la tête au terme du premier virage mais, après sept tours, il abandonne sur panne d'accélérateur. Aux États-Unis, Nico Rosberg décroche de nouveau la pole position, mais là perd dès le premier virage de la course. Toutefois il repasse en tête et mène le Grand Prix pendant la majeur partie de la course, mais il fait une erreur durant les derniers tours offrant la victoire et son troisième titre de champion du monde à Lewis Hamilton. 
Pour le retour de la Formule 1 au Mexique, il réalise sa cinquième pole position de la saison et obtient son premier hat trick en Formule 1. À l'issue de l'épreuve, il reprend la deuxième place du championnat du monde à Vettel qui a abandonné. Lors du Grand Prix du Brésil, il réalise une cinquième pole position consécutive ; le lendemain, en remportant son cinquième succès de la saison, il devient, comme en 2014, vice-champion du monde derrière son coéquipier.
Nico Rosberg, qualifié en première ligne derrière son équipier Lewis Hamilton lors du Grand Prix inaugural en Australie, profite de l'interruption de la course sur drapeau rouge après l'accident de Fernando Alonso pour changer de stratégie et obtenir son premier succès de la saison. À Bahreïn, il remporte sa cinquième victoire consécutive, autant que son père Keke Rosberg dans toute sa carrière. Comme quinze jours plus tôt à Melbourne, qualifié en seconde position derrière son coéquipier qui manque à nouveau son départ, il prend la tête de la course et la conserve jusqu'au drapeau à damier. Au Grand Prix de Chine, il réalise sa première pole position de la saison et obtient une nouvelle victoire. Avec dix-sept victoires, il devient le pilote comptant le plus de succès sans avoir remporté de titre mondial. En Russie, il remporte sa quatrième victoire consécutive de la saison, réalise son second hat trick et son premier chelem dans la discipline. Sa série de sept victoires consécutives (commencée en 2015) en fait l'égal d'Alberto Ascari (à cheval sur 1952 et 1953) et de Michael Schumacher (en 2004), à deux succès du record détenu par Sebastian Vettel en 2013.
Pour le retour en Europe, lors du Grand Prix d'Espagne, Nico Rosberg se hisse sur la première ligne de la grille de départ. Le lendemain, il prend le meilleur sur Lewis Hamilton au premier virage mais les deux pilotes Mercedes se percutent après quelques hectomètres et provoque leur double abandon. Au Canada, il s'élance en première ligne mais, après un contact avec son équipier dans le premier virage, il sort de la piste et se retrouve neuvième. En fin d'épreuve, alors qu'il presse Max Verstappen, il part à la faute et termine cinquième. À l'occasion du nouveau Grand Prix d'Europe, sur le circuit urbain de Bakou, il s'impose une nouvelle fois et porte l'écart à 24 points sur Hamilton, cinquième de la course. À l'issue du Grand Prix de Hongrie, il perd la tête du championnat pilote au bénéfice de son coéquipier. Pour son Grand Prix national, qualifié en pole position devant son coéquipier Hamilton, il manque son départ ce qui lui vaut d'être dépassé instantanément par Hamilton, Max Verstappen et Daniel Ricciardo derrière lesquels il termine la course, pénalisé, de plus de 5 secondes pour avoir emmené Max Verstappen hors-piste. À l'issue de cette course, il compte 19 points de retard sur son coéquipier qui conserve la tête du championnat du monde. 
En Belgique, après la pause estivale, Rosberg, après avoir réalisé la pole position, obtient sa première victoire sur le circuit des Ardennes, ce qui lui permet de revenir à 9 points de la tête du championnat. Une semaine plus tard en Italie, il remporte la vingt-et-unième victoire de sa carrière et passe devant Mika Häkkinen au classement des pilotes de Formule 1 par nombre de victoires. À Singapour, pour son deux-centième Grand Prix, il s'élance en pole positon, remporte la course et reprend la tête du championnat du monde. Dès le premier virage du Grand Prix de Malaisie, Sebastian Vettel l'envoie en tête à queue ; relégué en fond de classement, il remonte au fil des tours et termine troisième quand son équipier, qui caracole en tête, est victime d'une rarissime casse moteur à 15 tours de l'arrivée et voit s'envoler les 25 points de la victoire. C'est le tournant de la fin de saison puisque Rosberg porte son avance sur Hamilton à 23 points. Une semaine plus tard, Rosberg s'impose à Suzuka et possède 33 points d'avance sur son plus proche rival au championnat. Lors des quatre derniers Grands Prix de la saison (Grand Prix des États-Unis, du Mexique, du Brésil et d'Abou Dabi), il finit à chaque fois second derrière son équipier et devient champion du monde de Formule 1 en battant Hamilton de cinq points, trente quatre ans après son père Keke Rosberg. Il est le troisième champion du monde sur Mercedes après Juan Manuel Fangio en 1954 et 1955 et Lewis Hamilton (en 2014 et 2015), le troisième allemand après Michael Schumacher et Sebastian Vettel et le second fils de champion du monde à rejoindre son père au palmarès, vingt ans après Damon Hill.
À l'issue du Grand Prix automobile d'Abou Dabi 2016: