Badminton

Le badminton est un sport de raquette qui oppose soit deux joueurs ou joueuses (simples), soit deux paires (doubles), placés dans deux demi-terrains séparés par un filet. Les joueurs et joueuses, appelés badistes, marquent des points en frappant un volant à l'aide d'une raquette pour le faire tomber dans le terrain adverse. L'échange se termine dès que le volant touche le sol, ou s'il y a faute.
Le volant est un projectile aux propriétés aérodynamiques uniques qui lui donnent une trajectoire très différente des balles utilisées dans la plupart des sports de raquette. En particulier, les plumes créent une traînée bien plus importante, causant une décélération plus rapide. Le vent ayant beaucoup trop d'influence sur cette trajectoire, car la masse d'un volant est généralement de cinq grammes, le badminton est toujours pratiqué en intérieur car avec le vent, en extérieur, le volant peut changer de direction.
Depuis 1992, le badminton est un sport olympique et comporte cinq disciplines : simple hommes, simple dames, double hommes, double dames et double mixte. À haut niveau, il nécessite une excellente condition physique ainsi que de très bonnes qualités techniques et tactiques. 
C'est également le sport de raquette le plus rapide du monde, il n'est pas rare de voir une douzaine d'échanges en double en moins de . De plus, le record de vitesse pour un volant en compétition est détenu par Fu Haifeng, joueur chinois de double hommes, dont le volant a atteint la vitesse de lors d'un smash alors que le Malaisien Tan Boon Heong, également joueur de double hommes, a pour sa part propulsé un volant à en sortie de raquette en conditions optimales, établissant ainsi le record Guinness actuel (en battant l'ancien record de qu'il avait également établi).
Les ancêtres du badminton sont multiples. L'échange de volants frappés avec une partie du corps ou un instrument remonte à plus de deux millénaires en Chine. Au Japon, on pratiquait le vers la fin de l'époque médiévale. En Europe, l’un des ancêtres du badminton est le "battledore and shuttlecock" pratiqué en Angleterre dès le Moyen Âge, l’objectif du jeu étant de maintenir en l’air un "shuttlecock" (volant) à l’aide d’une "battledore" (raquette ou palette). On retrouve des images de jeu du volant au dans les peintures d'artistes célèbres de l'époque (voir par exemple "La Fillette au Volant" de Chardin).
La pratique féminine du jeu de volant, ancêtre du badminton, remonte au moins au , où des peintres comme Fragonard et Chardin ont témoigné de cette activité chez les jeunes filles de bonnes familles. 
Quant aux règles du badminton actuel, elles furent élaborées en 1873 : des officiers anglais revenus des Indes, se trouvant réunis dans le château du Duc de Beaufort à Badminton (ville anglaise du Gloucestershire), en vinrent à évoquer le jeu indien du « poona », qui se pratiquait avec une raquette et une balle légère. Ils se mirent alors en tête d’y jouer. Mais n’ayant pas de balle sous la main, ils décidèrent d’utiliser un bouchon de champagne, auquel ils attachèrent quelques plumes. Amusés et séduits par leur trouvaille, ils décidèrent de faire connaître ce jeu, sous le nom du château où il était né : Badminton. Le nom commun "badminton" est donc un onomastisme. Quatre ans plus tard, les premières règles du jeu étaient publiées.
La première championne du monde officieuse est Elisabeth Thomson en 1900 lors du "All England Championship". Les Internationaux de France sont marqués par C. Radeglia qui remporte l'épreuve à cinq reprises.
En 1934, la fédération internationale de badminton (BWF) est créée. 
À partir de 1957, la meilleure équipe féminine est désignée par l'Uber Cup.
Le comité olympique a décidé d’inscrire cette discipline aux Jeux olympiques de Barcelone en 1992, à la suite d’une démonstration à Séoul, quatre années auparavant. Le simple et double hommes, le simple et double dames ainsi que le double mixte sont les 5 épreuves présentées aux JO. Sa pratique en mixte est particulièrement reconnue au niveau Olympique.
Avant 2006 et le passage aux sets de 21 points, les sets étaient en 11 points pour les femmes alors qu'ils étaient de 15 points pour les hommes
Actuellement, les meilleurs joueurs mondiaux sont originaires de Chine, d’Indonésie, de Corée, ou de Malaisie. En Europe, seulement deux pays rivalisent avec les Asiatiques : le Danemark et l’Angleterre. En 2014, la France fonde ses espoirs sur les épreuves en mixte, catégorie où elle se sent la plus apte à rivaliser à un niveau international.
Le badminton aurait 100 millions de pratiquants sur la planète.
En France les femmes représentent 36,15% du total des licenciés, et même 37,76% des 15-24 ans en 2014. La participation féminine est sensiblement plus élevée en badminton que dans les autres sports de raquette.
Le badminton actuel se joue à deux ou à quatre à l'aide d'un volant que l'on doit faire passer d'un côté à l'autre du filet sans faire de fautes. Les règles du badminton sont établies par la fédération internationale de badminton.
Un match se joue au meilleur de 3 sets de 21 points chacun : le joueur ou l'équipe qui remporte , gagne le match. Celui qui gagne un échange ajoute un point à son score.
À 20-20, le set est prolongé : le camp qui mène avec 2 points d'écart remporte le set (exemple : 22-20, 28-26).
À 29-29, c'est celui qui marque le qui remporte le set.
Le joueur ou l'équipe gagnant un set sert en premier dans le set suivant.
Ce système de comptage est valable pour les 5 disciplines du badminton : simple hommes, simple dames, double hommes, double dames et double mixte.
Les matchs se jouaient jadis en deux sets gagnants de 15 points ou 11 dans le cas du simple dames (SD). Un joueur ne pouvait marquer un point que sur son service. 
Pour les simples hommes et les doubles, à 14-14, le premier joueur/paire à atteindre 14 avait la possibilité de prolonger le set ou non. Le set non prolongé était joué en 15 points, le set prolongé en 17 points.
Les simples dames se jouaient en 11 points avec possibilité de prolonger à 10-égalité jusqu'à 13.
Lors de l’assemblée générale de la Fédération internationale de badminton en mai 2006, il a été décidé de mettre en place un nouveau système de comptage et de le tester pendant deux ans. Ce système a été entériné par l'assemblée générale de la BWF en août 2008. 
Avant le début du match, les joueurs / équipes font un tirage au sort, soit avec une pièce, soit avec un volant. L'équipe gagnante exerce son choix :
L'équipe perdant le tirage au sort exerce son choix sur l'alternative.
Pour tester un volant, le joueur doit effectuer un dégagement en frappe basse, le contact avec le volant se faisant au-dessus de la ligne de fond. Le volant doit être frappé dans une direction montante et parallèle aux lignes de côté. Un volant de vitesse réglementaire doit tomber à au moins et au plus à de l'autre ligne de fond, à l'intérieur du terrain.
La Fédération Internationale de Badminton réglemente toutes les questions pouvant concerner les raquettes, le volant ou l'équipement ou tous prototypes utilisés pour la pratique du Badminton de façon à définir la conformité avec les spécifications. Une telle décision peut être prise à l'initiative de la Fédération ou à la demande d'un tiers ayant un intérêt réel reconnu, y compris un joueur, un officiel technique, un fabricant de matériel, ou une Fédération Nationale ou l'un de ses membres.
Quand le score atteint 11 points la première fois dans le set, les joueurs bénéficient d’un arrêt de jeu de "60 secondes". Si aucun joueur (ou paire) ne souhaite s'interrompre, le jeu continue. Dans les grandes compétitions nationales ou internationales, il arrive que le Juge-Arbitre rende cet arrêt de jeu obligatoire (dans le cas des retransmissions télévisées).
Entre deux sets, cette interruption est de "120 secondes".
Les joueurs changent de demi-terrain à la fin de chaque set, et au troisième set, lorsque le score atteint la première fois 11.
Pendant ces interruptions, les joueurs peuvent s'hydrater, se restaurer et recevoir des conseils de leurs entraîneurs. Entre les échanges, quand le volant n’est pas en jeu et à condition de ne pas ralentir le match, le joueur peut également être conseillé par un coach, assis au bord du terrain au niveau de la ligne de fond de court.
Avec les nouvelles règles, un joueur ne peut plus demander un temps mort de sa propre initiative.
Un volant n'est pas en jeu lorsque : 
Toutes les lignes font partie de la zone qu'elles délimitent.
Le terrain doit être un rectangle (dont les dimensions sont précisées dans la section sur le terrain) tracé avec des lignes d'une largeur de .
En simple, les couloirs latéraux ne font pas partie du terrain. 
La zone de service est délimitée par :
En double, les équipes s’affrontent sur la totalité du terrain, le couloir compte. 
La zone de service est délimitée par :
Dans les catégories MiniBad (moins de 9 ans) et poussin (9-10 ans), les joueurs évoluent sur un terrain adapté, le même que les autres joueurs à la seule différence que le terrain s'arrête à la ligne externe au fond (au service et pendant le jeu en doubles également).
À un score pair, le joueur se place sur le demi-terrain de droite ; si le score est impair, il se place dans le demi-terrain de gauche.
Au début du set et chaque fois que le score du serveur est pair, le serveur sert à droite. Si le score du serveur est impair il sert à gauche.
Le serveur doit toujours servir en croisé. Si le serveur gagne l’échange, il marque le point et sert dans la zone alternative (à gauche s'il a servi à droite ou à droite s'il a servi à gauche). Si le receveur gagne l’échange, il marque un point et prend le service.
Contrairement aux anciennes règles, il n’y a plus qu’une seule main. Cela signifie que lorsqu’une équipe prend le service, il n’y a qu’un joueur qui sert. Si l’échange est perdu, il n'y a pas de second service mais le service revient à l’adversaire. En double les joueurs doivent servir croisé mais ils n'ont pas le droit de servir dans le couloir du fond de court, sinon le volant est alors faute et le point revient à l'équipe adverse.
Au début du set et quand son score est pair, le serveur sert depuis la zone de droite. Quand le score du serveur est impair, il sert depuis la zone de gauche.
Lorsque le camp du serveur gagne l’échange, celui-ci marque un point et le même serveur sert depuis l’autre zone de service.
Si c’est le camp du receveur qui gagne l’échange, c’est lui qui marque un point. Le camp du receveur devient serveur. Les positions (du côté gagnant et du côté perdant) restent alors inchangées.
Au service, le serveur n’a le droit qu’à un seul essai, et doit toujours servir en diagonale.
Il y a faute au service si le serveur manque le volant ou s’il ne respecte pas l'un des points suivants :
Il est à noter que, contrairement au tennis, il n’y a pas de "let" au service : on ne rejoue jamais un service (sauf en cas de litige), même si le volant a touché le filet.
Il y a faute :
Un let est annoncé par l'arbitre ou par un joueur pour stopper le jeu.
Il y a « let » si :
Lorsqu'un « let » se produit, le jeu depuis le dernier service ne compte pas et le joueur qui a servi en dernier, sert à nouveau.
Un joueur est sanctionné d'un avertissement s'il :
Lorsqu'un joueur ou une équipe a déjà été sanctionnée d'un carton jaune, un nouvel avertissement vaut carton rouge. Un point est alors compté à l'adversaire.
En cas d'infraction flagrante, d’infractions persistantes, ou bien d’un manquement aux règles relatives aux arrêts de jeu, l'arbitre compte une faute à l'équipe en infraction et le signale au Juge-Arbitre qui, lui seul, a le pouvoir de disqualifier le joueur ou l'équipe fautive.
Un joueur ou une équipe disqualifiée l'est pour l'ensemble de la compétition.
Pour jouer au badminton, il faut une raquette par joueur, un volant et un terrain équipé d'un filet.
Les raquettes sont légères et mesurent environ de long, la tête (tamis) mesure environ de large. Il existe plusieurs formes de têtes (ovales ou isométriques) et plusieurs flexibilités. Le poids d’une raquette varie de pour les plus légères à plus de pour les raquettes métalliques avec une moyenne qui se situe entre 85 et .
Les raquettes se différencient donc par leur tête, leur flexibilité et leur équilibre, mais aussi par les matériaux utilisés pour leur construction.
L'aluminium est utilisé pour les raquettes loisirs, à bas prix, qui ont l'inconvénient de ne pouvoir être recordées en cas de section.
Le graphite (voire les nanotubes de carbone pour les raquettes de haut de gamme) est utilisé pour les raquettes de niveau supérieur ; ce matériau permet une plus grande flexibilité, et une plus grande légèreté.
Il existe aussi des raquettes de badminton en bois.
La raquette ne doit pas avoir d'accessoires attachés ni de protubérances, autres que ceux utilisés uniquement et exclusivement pour limiter ou éviter l'usure et la détérioration ou bien les vibrations, ou pour répartir les masses, ou pour permettre d'attacher par une corde le manche à la main du joueur ; la taille et l'emplacement de tels accessoires seront raisonnables pour leur utilisation. La raquette ne doit pas avoir d'accessoires permettant au joueur d'en modifier sensiblement la forme.
Il existe trois types de volants :
Le prix de ces volants est fonction de leur qualité. Un volant plastique a une durée de vie nettement plus longue qu’un volant en plume. La durée de vie du volant dépend de la puissance ou de la technique des joueurs : certains sets de très haut niveau utilisent jusqu’à une quarantaine de volants plumes par match.
Depuis l’épizootie de grippe aviaire, le prix des volants avec jupe en plumes d’oie a considérablement augmenté. Pour des volants de qualité, les coûts de production en Chine ont augmenté de 20 à 25 % depuis 2004.
Lors d'un match de haut niveau, si un joueur juge le volant abîmé et veut le changer, il doit demander à l'arbitre et à l'adversaire. L'accord des trois parties est indispensable pour changer le volant. En cas de désaccord entre les joueurs, l'arbitre tranche. De plus, un joueur ne peut changer la vitesse du volant sans l'accord de l'adversaire et de l'arbitre.
Au cours d'un match de haut niveau, une douzaine de volants sont consommés, en moyenne.
Le terrain de badminton fait au total de long ( de part et d'autre du filet, d'une hauteur de aux extrémités et au milieu) et de large. Ce terrain est divisé en couloirs et en zones de service.
Les couloirs latéraux, valables pour les matchs de double font de large.
Les couloirs de fond, non valables au service en double, font de large.
Les zones de service font donc :
Les poteaux doivent avoir une hauteur de 1,55 mètre à partir du sol et doivent rester verticaux lorsque le filet est tendu.
Le bord supérieur du filet doit être compris entre 1,524 mètre du sol, au centre du terrain, et 1,55 mètre, au niveau des lignes latérales extérieures du terrain de double.
Le filet doit avoir une hauteur de 760 mm et une longueur d'au moins .
Le badminton étant un sport pratiqué en salle, il nécessite le port de chaussures adaptées, avec une semelle non-marquante en gomme, afin d'éviter d’abîmer le revêtement des installations sportives.
Les joueurs portent un polo ou un tee-shirt et un short réglementaires.
Chez les femmes, le port obligatoire d'une jupe ou d'une robe a longtemps été très débattu (en 2011). Le nouveau règlement de la BWF en vigueur à partir du rendait le port d'une jupe obligatoire, éventuellement au-dessus d'un short ou d'un pantalon. Contesté notamment au sein des fédérations de plusieurs pays d'Asie, la proposition de règlement n'a finalement pas été retenue.
La Fédération internationale de badminton (), fondée en 1934, a pour but de gérer et de développer le badminton dans le monde ainsi que d'édicter des règles du jeu. Son siège est situé en Malaisie, à Kuala Lumpur. En 2013, elle regroupe 177 associations, pour la plupart nationales, regroupées dans 5 confédérations continentales : Afrique, Asie, Amériques, Europe et Océanie.
Les tournois majeurs sont organisés sous l'égide de la Fédération internationale de badminton :
Bien que non sanctionnés par la BWF, d'autres événements prestigieux viennent s'ajouter à la liste ci-dessus :
Tous ces tournois permettent aux joueurs de gagner des points pour le classement mondial.
Les meilleurs joueurs et joueuses de badminton sont essentiellement asiatiques : Chinois, Sud-coréens, Malaisiens, Japonais. En Europe, seuls les Danois parviennent régulièrement à rivaliser avec les Asiatiques, à l'exception de l'Espagnole Carolina Marín qui a créé une énorme surprise, en simple dames, en devenant deux fois championne du monde (en 2014 et 2015), puis championne olympique (en 2016).
Des joueurs comme Heryanto Arbi ou Peter Rasmussen ont marqué les années 1990, ainsi que, plus récemment, l'Indonésien Taufik Hidayat ou le Danois Peter Gade.
En simple : le Malaisien Lee Chong Wei, les Chinois Lin Dan et Chen Long, les Japonais Kento Momota et Kenichi Tago, les Danois Jan Ø. Jørgensen et Viktor Axelsen, et l'Indien Srikanth Kidambi.
En double hommes ou mixte : les Sud-coréens Park Joo-bong, Kim Dong-moon, Lee Yong-dae et Chung Jae-sung, les Chinois Cai Yun, Fu Haifeng et Zhang Nan, les Indonésiens Hendra Setiawan, Markis Kido et Mohammad Ahsan ou les Danois Mathias Boe et Carsten Mogensen.
En simple : les Chinoises Zhang Ning, Wang Yihan et Li Xuerui, l'Espagnole Carolina Marín et l'Indienne Saina Nehwal.
En double femmes ou mixte : les Chinoises Gao Ling, Ge Fei, Gu Jun, Tian Qing, Zhao Yunlei, Wang Xiaoli et Yu Yang, l'Indonésienne Lilyana Natsir.
- Simple hommes : Chen Long 
- Simple dames : Carolina Marín 
- Double hommes : Fu Haifeng et Zhang Nan 
- Double dames : Misaki Matsutomo et Ayaka Takahashi 
- Double mixte : Tontowi Ahmad et Liliyana Natsir
- Simple hommes : Chen Long (Chine)
- Simple dames : Carolina Marin (Espagne)
- Double hommes : Mohammad Ahsan et Hendra Setiawan (Indonésie)
- Double dames : Tian Qing et Zhao Yunlei (Chine) 
- Double mixte : Zhang Nan et Zhao Yunlei (Chine) 
En Belgique, on distingue quatre classements : A, B, C et D ; le classement A regroupant les joueurs du niveau le plus élevé.
Les classements B et C se subdivisent en B2, B1, C2 et C1.
En tournoi, seuls les joueurs classés de A à C2 ont l’obligation de jouer avec des volants en plumes. Les volants plastique sont utilisés par les joueurs classés D.
Nouveau classement en vigueur depuis le septembre 2015 :
• Niveau N avec les séries N1, N2 et N3 : ce groupe correspond à des joueurs dont la pratique est de niveau National;
• Niveau R avec les séries R4, R5 et R6 : ce groupe correspond à des joueurs dont la pratique est de niveau Régional; 
• Niveau D avec les séries D7, D8 et D9 : ce groupe correspond à des joueurs dont la pratique est de niveau Départemental; 
• Niveau P avec les séries P10, P11 et P12 : ce groupe correspond à des joueurs dont la pratique est de niveau Promotion. 
Dès qu’un licencié atteint les points seuils minimum d’une série, il monte au prochain calcul hebdomadaire dans cette série.
Dès qu’un licencié voit son total de points inférieur au seuil minimum de sa série, il descend dans la série inférieure, sous réserve des limitations exposées ci-dessous.
Le classement d’un joueur dans une discipline ne peut jamais être inférieur de plus d’une série à son meilleur classement, toutes disciplines confondues. Dans le cas contraire, le joueur sera classé, pour ses plus mauvaises disciplines, dans la série inférieure à son meilleur classement. 
Un joueur non compétiteur montant P3 (ou plus) dans une discipline, verra ses classements dans les autres disciplines automatiquement alignés au moins sur P3. 
Quel que soit son nombre de points, un licencié ne peut descendre de plus d’une série par saison, dans une discipline. 
Les joueurs inactifs, c’est-à-dire n’ayant disputé aucun match officiel au cours des douze derniers mois, descendent d’une série et se voient attribuer un nombre de points égal au seuil minimum de leur nouvelle série. 
Un licencié ne peut être classé dans une série inférieure de plus d’une série en dessous de la série de son meilleur classement au cours des cinq dernières années (annexe A4.4) 
Sauf demande motivée, on ne peut pas redescendre « non compétiteur ».
Tous les joueurs disputant au moins un match officiel sont susceptibles d’apparaître au classement.
Il n’y a donc plus de « non classés », seulement des joueurs « non compétiteurs » licenciés à la Fédération. 
Ancien classement :
Le classement national est composé des séries Élite, A, B, C, D et NC (non classé).
Chaque série est composée de quatre classements : par exemple B1, B2, B3, B4 (le meilleur étant B1).
Petite exception, les classements de la série Élite sont T5 (Top 5), T10 (Top 10), T20 (Top 20), T50 (Top 50) - en fonction de leur rang national.
Les joueurs classés Élite sont les meilleurs et les joueurs NC (non classés) sont ceux qui débutent ou qui ne disputent pas de compétition.
Un joueur a un classement propre à chaque discipline (simple hommes/dames, double hommes/dames et double mixte) et ses classements sont souvent exprimés ainsi : S/D/Mx. Par exemple : C1/C4/D1.
Il ne peut y avoir plus d'une série d'écart entre le meilleur et le moins bon classement d'un joueur (un joueur B2 en simple ne pourrait pas être moins bien classé que C2 en double et mixte). Lorsque le cas se produit, le joueur est automatiquement surclassé pour respecter cette contrainte (un joueur B2 en simple qui ne jouerait pas de double mixte ou aurait un nombre de points insuffisant pour être C2 serait tout de même C2). 
De la même manière, lorsqu'un joueur NC (non classé) atteint le niveau D4 dans l'une des disciplines, il passe automatiquement D4 dans les 3 disciplines.
Le classement dépend d’un nombre de points comptabilisés en fonction des victoires ou des défaites. Le calcul est assez complexe et le classement du joueur est réévalué le septembre et le février sur la base des matchs joués lors des 12 derniers mois.
Il existe des commissions reclassement (au niveau régional pour les joueurs B, C, D, NC et national pour les joueurs Élite et A) qui étudient les demandes de reclassement formulées par les présidents de clubs concernant des cas très précis (arrivée en France d'un international étranger ou d'un joueur classé à l'étranger, grave blessure, longue période d'inactivité).
Un nouveau système de classement est actuellement à l'étude au sein de la Fédération Française de Badminton.
Les joueurs qui le souhaitent peuvent, avec un certificat médical, se surclasser pour passer dans la catégorie supérieure (exemple : un minime joue en cadet).
Il existe des surclassements pour les jeunes voulant jouer les compétitions seniors :
Le Luxembourg a quatre classements : A, B, C et D.
Chacun de ces classements est subdivisé en 2 classes qui sont nommées comme suit : A00 (joueurs les plus forts) A05 B10 B15 C20 C25 D30 D35 (classement initial pour un nouveau joueur).
Le classement individuel de chaque joueur est revu après chaque match de championnat national. On fait des points positifs pour chaque match gagné contre un joueur de même ou d'un classement supérieur et des points négatifs pour des matchs perdus contre un classement inférieur ou égal. On monte dans la catégorie supérieure à +12 points et on descend de classement à -6.
Le classement est divisé en 4 catégories : Élite, A, B et C. Il n’y a pas de sous-catégorie. Selon certains critères, des joueurs peuvent être promus à la fin de chaque saison. Cependant, il n’existe aucune rétrogradation sauf si le joueur en fait la demande et que cette demande est acceptée par la fédération.
Le classement national comprend les catégories A, B, C, D et NC (non classé). Les catégories A à D sont subdivisées en degrés 1, 2 et 3 (par ex. B1, C3). Un joueur a un classement propre à chaque discipline (simple, double et mixte), mais le classement entre la meilleure et la moins bonne discipline ne doit pas excéder 2 degrés, afin que le match soit pris en compte pour le classement. La catégorie A est la plus élevée, suivie de la catégorie B, et ainsi de suite.
Depuis la saison 2006/2007, Swiss Badminton conduit un nouveau système de classement. Les deux différents classements (classements statique et dynamique) ont tout d'abord été maintenus en parallèle, le classement dynamique a depuis lors été adopté et reste le seul utilisé. L'avantage du classement dynamique est de refléter au fil des matches le niveau réel du joueur et son évolution au fil de la saison.
Les recherches médicales sur la nature et les conséquences des efforts réalisés par les badistes professionnels aboutissent aux conclusions que le badminton se caractérise par ses nombreux déplacements rapides et brefs (démarrages, sprints, arrêts, changements de direction, demi-tours, sauts, fentes) et que sa pratique développe la vitesse de déplacement, la capacité de récupération cardio-respiratoire (la fréquence cardiaque pendant l'effort et la rapidité de récupération après l'effort des badistes professionnels sont plus élevées que celles des joueurs professionnels de tennis et de squash), mais aussi des compétences de perception, de tactique et de .
Le niveau de sudation des badistes est proche de celui d'autres sportifs pratiquant en intérieur, mais inférieur à celui des sportifs pratiquant en extérieur dans des conditions de température plus élevées parce que moins contrôlées. Le niveau de sudation des badistes est comparable à celui des volleyeurs et des handballeurs, dont les courses de courte distance, sur un terrain de taille réduite, avec de nombreux sauts et changements de direction, sont plus similaires à celles des badistes que les courses plus longues des footballeurs, même en intérieur, qui occasionnent une sudation plus importante.
Le badminton est souvent considéré comme un sport de détente n'exigeant pas un haut niveau de qualités sportives. On compare donc souvent le badminton au tennis, jugé plus difficile.
Une comparaison des deux sports, souvent citée par les défenseurs du badminton mais critiquée pour sa partialité par ses détracteurs, a été publiée sur le site World Badminton, sur la base de certaines informations sur la finale du tournoi de tennis de Wimbledon de 1985, jouée en 4 sets entre Boris Becker et Kevin Curren, et la finale des championnats du monde de badminton 1985 à Calgary entre Han Jian et Morten Frost. À l'époque les matches de badminton se jouaient en 15 points gagnants.
Ce comparatif figure dans le tableau ci-dessous :
Dans le cadre d'une étude de traumatologie menée en 1986 au Danemark, les diagnostics de blessure les plus fréquemment observés ont été des traumatismes légers des tissus des membres inférieurs, en particulier des atteintes ligamentaires à la cheville (entorse, déchirure) ainsi que des ruptures du tendon d'Achille. Les joueurs de plus de 30 ans étaient plus fréquemment atteints de blessures, généralement musculaires. La plupart des blessures ont été observées en période de reprise d'activité, au début de la saison, en septembre, et après les vacances de Noël, en janvier, et pouvaient être liées à un échauffement insuffisant. Le taux de blessure était faible : 2% des badistes de la région observée, et seulement 4% des blessures causées par une pratique sportive alors que le badminton y était un des sports les plus pratiqués.
Ludique à la base, le badminton se décline également dans une gamme de jeux de plein air, de plateaux ou vidéo. Les plus emblématiques sont les jeux en pack pour jouer sur la plage ou à la campagne. Depuis l'avènement du jeu vidéo, le badminton figure parmi les thèmes les plus rares. 
Un essai de portage sur SuperNes (Nintendo) a été réalisé dans les années 1990. Mais avec l’avènement d'internet, un jeu comme World Badminton League a fait son apparition.
Le badminton ayant une place importante dans la culture asiatique, c'est dans le cinéma asiatique qu'on retrouve le plus de références à ce sport, comme dans le film "" du réalisateur hong-kongais .