Timor oriental

Le Timor oriental, en forme longue la République démocratique du Timor oriental, en portugais et , en tétoum et , en indonésien et , est un pays d'Asie du Sud-Est. Il est constitué de la moitié orientale de l'île de Timor — d'où son nom —, et de l'Oecussi-Ambeno, une enclave située dans la partie occidentale de l'île de Timor, entourée par le Timor occidental sous souveraineté indonésienne, ainsi que des îles d'Atauro et Jaco. La capitale du Timor oriental est Dili.
Originellement colonie portugaise durant près de quatre siècles, le Timor oriental fut, après l'invasion indonésienne de décembre 1975, annexé unilatéralement par ce dernier pays en 1976. Cette annexion ne fut jamais reconnue par l'ONU, laquelle organisa un référendum d'autodétermination en août 1999 qui conduisit à la pleine indépendance du Timor oriental en 2002. L'invasion indonésienne et la violence de son contrôle sont responsables de nombreux morts : les estimations les plus crédibles varient entre et .
Le Timor oriental est situé pour sa majeure partie sur la moitié est de l'île de Timor (dont certains pensent que l'étymologie vient du mot malais "timur" qui veut dire « est », ce qui n'est pas démontré), dans l'archipel indonésien, et la plus grande des petites îles de la Sonde. L'île tout entière mesure , le Timor oriental en occupant environ km.
Les détroits d'Ombai et de Wetar séparent le nord de l'île du reste de l'archipel de la Sonde. Au sud, la mer de Timor sépare le Timor de l'Australie. À l'ouest se trouve la province indonésienne des petites îles de la Sonde orientales.
Le pays est assez montagneux. Le point culminant du Timor oriental est le mont Tatamailau ( m).
Le climat du pays est tropical et généralement chaud et humide, caractérisé par une saison sèche et une saison des pluies.
Dili, la capitale du pays, en est également la plus grande ville et le port principal. La deuxième ville est Baucau, à l'est de l'île. Dili possède le seul aéroport international du Timor oriental.
L'usage majoritaire est d'écrire « Timor oriental » comme le font notamment la liste annexée à l'arrêté français du 4 novembre 1993 relatif à la terminologie des noms d'États et de capitales ou la "recommandation concernant les noms d'États, d'habitants, de capitales, de sièges diplomatiques ou consulaires (liste établie par le ministère des affaires étrangères et européennes)" de 2008, le "Robert encyclopédique des noms propres 2010" et le "Dictionnaire Hachette 2010".
"Le Petit Larousse 2010" écrit « Timor-Oriental » tandis que le groupe d'experts des Nations unies pour les noms géographiques (GENUNG) préconise Timor-Leste, non traduit.
Colonie portugaise à partir de 1596, le Timor oriental fut annexé par l'Indonésie en 1975. Plus de 200 000 personnes - le quart de la population - sont tuées par l’armée indonésienne. Le pays fit sécession en 1999 et acquit sa pleine indépendance le 20 mai 2002. Depuis, les relations entre les deux pays se sont largement améliorées. Dans un entretien avec le "The Jakarta Post" le 31 août 2015, le Premier ministre du Timor oriental, Rui Maria de Araujo, qui a passé 9 ans comme étudiant dans différentes universites d'Indonésie, considère que .
Le président de la République démocratique du Timor oriental est élu au suffrage universel pour un mandat de cinq ans. Son rôle est largement symbolique, même s'il lui est possible de mettre un veto à certaines lois. À la suite des élections législatives, le président nomme comme Premier ministre le chef du parti majoritaire de la coalition principale. En tant que chef du gouvernement, le Premier ministre préside le Conseil des ministres.
Le Parlement du Timor oriental ("Parlamento Nacional") est unicaméral, ses membres sont élus pour cinq ans au suffrage universel. Le nombre de députés peut varier entre 52 et 65, bien qu'exceptionnellement il en ait compté jusqu'à 88, comme lors de sa première législature, en 2005.
La Constitution du Timor oriental a été construite sur le modèle de celle du Portugal. Du fait de son indépendance récente de l'Indonésie en 2002, le pays est toujours en train de construire son administration et ses institutions gouvernementales.
Le Timor oriental est subdivisé en 13 municipalités administratives :
Les effets de l'invasion indonésienne de 1975 et des événements de 1999 ayant mené à l'indépendance sont bien visibles sur la courbe d'évolution de la population.
La mortalité reste élevée, avec une pauvreté généralisée, et des maladies toujours très présentes, comme la tuberculose, la malaria, la dengue .
Le Timor oriental est l'un des deux seuls pays à dominante catholique en Asie, avec les Philippines. La province indonésienne voisine des Petites Îles de la Sonde orientales est également à dominante catholique.
La composition religieuse du Timor oriental est la suivante : catholicisme (97 %), islam (1 %), protestantisme (1 %), autres (1 %).
Les langues de Timor appartiennent à 2 familles distinctes :
La lingua franca et langue nationale du Timor oriental est le tétoum, une langue austronésienne avec des influences portugaises. Le tétoum et le portugais ont le statut de langue officielle. Le portugais est surtout parlé par la population âgée de plus de 45 ans, et cette langue fut proscrite de l'enseignement et de tout usage officiel, entre 1976 et 2000. L'anglais et l'indonésien ont le statut constitutionnel de « langues de travail ».
La constitution est-timoraise reconnaît par ailleurs officiellement d'autres langues, dont notamment :
Le Timor oriental est souvent qualifié de « pays le plus pauvre d'Asie », tant en termes de Produit national brut global (environ 400 millions de dollars en 2003) que de PNB par habitant (). Cela dit, ces valeurs correspondent à un PNB non pétrolier. Si l'on inclut les hydrocarbures, le PNB par habitant du Timor oriental est d'environ en 2008. L'économie est encore en phase de reconstruction à la suite des destructions liées à l'occupation et surtout la période d'accession à l'indépendance : environ 70 % des infrastructures du pays furent détruites par les troupes indonésiennes et les milices associées avant leur départ en 1999.
Soixante-dix pour cent des emplois sont concentrés dans l'agriculture, qui produit 43 % de la richesse nationale. L'industrie est faiblement développée (textile, transformation du café), et n'emploie que 5 % des travailleurs, pour 17 % du PNB. Le reste de l'activité se situe dans l'industrie des services, regroupés essentiellement dans et autour de la capitale. Environ 50 % de la population était au chômage en 2002 (cela inclut le sous-emploi), tandis que 42 % des Timorais vivent au-dessous du seuil de pauvreté. Les licences d'exploitation des réserves pétrolières offshore fournissent déjà près de 50 millions de dollars par an et représentent 55 % du PNB du Timor. Un conflit oppose le Timor oriental à l'Australie sur les frontières maritimes (Timor Gap) et l'exploitation des réserves de la mer de Timor.
Les jours fériés du Timor oriental reprennent les principales fêtes catholiques et les principaux événements de la lutte pour l'indépendance.
Le Timor oriental a pour codes :