Conflit israélo-libanais de 2006

Le conflit israélo-libanais de 2006, épisode du conflit israélo-arabe, est un conflit armé qui a opposé Israël au Liban (principalement des forces armées comme le Hezbollah de Hassan Nasrallah, et dans une moindre mesure l'armée libanaise) à compter du . Une trêve correspondant à la résolution 1701 de l'ONU est intervenue le 11 août, au plus fort des combats. Cette guerre est connue en Israël comme la deuxième guerre du Liban, au Liban comme la guerre de juillet et dans le monde arabe comme la sixième guerre israélo-arabe.
Ce conflit a été déclenché à la suite d'un accrochage entre le Hezbollah et l'armée israélienne à la frontière, qui a abouti à la capture de deux soldats israéliens en vue de les échanger, comme ce fut le cas plusieurs fois, avec des prisonniers libanais en Israël, et à la mort de huit autres. Cette attaque intervient au de l'opération Pluie d'été menée par l'armée israélienne contre les activistes du Hamas (faisant suite à l'enlèvement d'un soldat et à des tirs de roquettes artisanales sur Ashkelon), qui a touché essentiellement les infrastructures palestiniennes et la population dans la Bande de Gaza. Une tentative de sauvetage des soldats par un commando de Tsahal échoue et conduit à la mort de cinq autres soldats israéliens. Le , en réponse aux attaques dont il fait l'objet dans l'opinion israélienne par rapport à la gestion du conflit, Olmert déclare devant la commission Winograd qui enquête sur les ratés, que l'éventualité d'une telle guerre avait été préparée 4 mois plus tôt, et non « improvisée » comme cela lui a été reproché, et qu'un plan avait été approuvé dans un cas d'enlèvement de soldat.
À la suite de ces événements, Israël décide de lancer l'opération « "Juste Rétribution" » renommée depuis « "Changement de Direction" », qui s'étend sur tout le Liban hormis le Chouf, fief traditionnel des druzes. Pour Israël, il s'agit d'éradiquer les implantations du Hezbollah au Liban, capables de tirs de missiles, nombreux et de longue portée depuis le retrait israélien de 2000 et qui fait usage de ses roquettes contre le tiers nord du territoire israélien.
Les conséquences de cette opération du côté libanais sont : plus de morts civils dont 30 % d'enfants de moins de 12 ans ; une majorité des infrastructures du pays détruites ; de nombreux quartiers résidentiels rasés ; une marée noire en Méditerranée ; des opérations qualifiées de crimes de guerre par Amnesty International dans les villages du Sud, tel celui de Marwahin. Cet organisme dénonce les dégâts excessifs causés aux civils et à l'infrastructure civile. Israël explique que le Hezbollah a sa part de responsabilité dans ces destructions en se cachant parmi les civils qu'il prend comme bouclier humain.
Du côté israélien, plus de 150 morts (400 selon un rapport de diplomates américains en poste à Beyrouth) ont été recensés et plus de personnes ont fui le nord du pays à cause des tirs de roquettes du Hezbollah. Ces munitions n'étant pas guidées, elles ont été dénoncées par Amnesty international comme étant des armes sans discrimination, ce qui constitue un crime de guerre et ce d'autant plus qu'elles étaient conçues pour maximiser les dégâts infligés à la population.
L'armée israélienne annonce avoir tué 320 combattants du Hezbollah. Le Hezbollah annonce lui la perte de 62 combattants. En , plusieurs mois après la fin du conflit, un représentant important du Hezbollah reconnaitrait la mort de 250 combattants présentés "fièrement" comme des "martyrs" tandis qu'Israël déplore la mort de 159 Israéliens dont 39 civils en 34 jours de combats.
En 1978, Israël envahit le Liban au cours de l'opération Litani et occupe la partie sud du pays en réponse aux raids de l'Organisation de libération de la Palestine, ce qui conduit aux résolutions 425 et 426 de l'ONU, lesquelles appellent au retrait immédiat des forces israéliennes, à la fin des actions militaires au Liban et à la création de la Force intérimaire des Nations unies au Liban pour maintenir la paix dans la région.
Après de nouvelles attaques de l'OLP, Israël envahit à nouveau le Liban lors de l'opération Paix en Galilée en 1982, puis se retire partiellement en conservant une zone tampon dans le Liban-Sud jusqu'en 2000. Le bilan estimé des pertes lors de cette guerre est de militaires libanais et civils, ainsi que 675 soldats israéliens. Les troupes israéliennes se maintiennent au Liban Sud et sont impliquées indirectement lors du massacre de Sabra et Chatila en 1982 conduit par les milices maronites chrétiennes dans la banlieue de Beyrouth.
De nouvelles opérations militaires israéliennes sont menées pendant une semaine en pour répondre à des tirs de roquettes et à des attaques du Hezbollah, commises à cause de l'occupation du sud du Liban, et du Front populaire de libération de la Palestine en juin et juillet, contre les positions de Tsahal. Un cessez-le-feu est obtenu après 7 jours de bombardement d'Israël et de l'armée du Liban Sud. L'accord trouvé n'est respecté que peu de temps et en 1996, Tsahal mène de nouvelles opérations dans le Liban Sud pour mettre fin aux attaques du Hezbollah contre le nord d'Israël après la mort de quelques libanais : l'Opération Raisins de la colère au cours duquel se produit le Bombardement de Cana de 1996. Les affrontements s'arrêtent avec la signature d'un accord écrit informel de cessez-le-feu israélo-libanais obtenu par la diplomatie américaine le . Cet accord interdit toute nouvelle attaque de part et d'autre de la frontière "contre et en provenance de zones habitées par des civils".
En 2000, Israël se retire intégralement du territoire libanais sous l'impulsion du gouvernement de Ehud Barak. L'ONU considère qu'Israël a respecté les résolutions demandant son retrait du Liban-Sud, mais le Liban réclame toujours les fermes de Chebaa occupées par Israël en 1967. L'armée du Liban Sud s'effondre à la suite du retrait de l'armée israélienne.
Entre 2000 et 2006, l'armée israélienne a effectué des milliers de violations du territoire libanais par des incursions terrestres, maritimes et aériennes, (missions de reconnaissances et survol par des drones). Le nombre de violations varie de à selon les sources.
Depuis 2000, la branche militaire du Hezbollah a établi des bases d'opérations à travers le Liban et envoie à plusieurs reprises des missiles sur les villes israéliennes en réponse selon lui aux violations répétées de l'intégrité du territoire libanais par l'armée israélienne. En 2004, une nouvelle résolution du Conseil de Sécurité a été promulguée, la Résolution 1559 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui appelle au démantèlement de toute milice armée en opération dans la région, et qui exige celui du Hezbollah par l'État libanais qui s'est refusé jusqu'ici à la faire appliquer, considérant que le Hezbollah n'était pas une milice mais un mouvement de résistance légitime à une occupation étrangère. À plusieurs reprises, le Hezbollah a lancé des attaques contre les forces israéliennes dans la région des fermes de Chebaa, un territoire disputé, occupé de Syrie, selon ce qu'a décidé le Conseil de sécurité de l'ONU, et non une partie du Liban, mais le gouvernement libanais possède des documents datant de 1948 et prouvant que ce territoire est libanais, documents déjà parvenus aux Nations Unies. Israël a effectué de nombreux raids aériens visant les bases du Hezbollah. Le Hezbollah a tiré à plusieurs reprises des roquettes sur Israël, il n'est pas établi qu'une de ces roquettes lancées entre et le début du conflit 2006 ait tué un civil israélien, mais une roquette peut-être lancée par le Hezbollah le s'est écrasée sur le territoire libanais où elle a tué un enfant.
Lors d'une attaque sur les fermes de Chebaa en , le Hezbollah a fait prisonniers trois soldats de Tsahal, qui ont été tués soit pendant l'opération soit par ses conséquences directes. Le Hezbollah a cherché à obtenir la libération de 14 prisonniers libanais en échange, ainsi que des prisonniers palestiniens. L'échange de prisonniers eut lieu le 29 janvier ; ont été échangés : 30 prisonniers libanais et arabes, les corps de 60 militants et civils libanais, 420 prisonniers palestiniens, et des cartes montrant des mines israéliennes au Liban Sud, contre un homme d'affaires et colonel de l'armée de réserve israélien enlevé en 2001, et les corps des trois soldats évoqués précédemment. Trois Libanais sont toujours retenus dans les prisons israéliennes (parmi eux Samir Kuntar, emprisonné en Israël depuis une attaque sur Nahariya en 1979, pendant laquelle il pénétra dans un appartement et assassina un officier de police israélien et trois membres de sa famille. D'autres sources citent que les membres de cette famille ont succombé aux tirs de la police israélienne).
Les 2000 casques bleus de l'ONU de la FINUL se trouvent à la frontière.
En 2005, Israël prévoit une nouvelle offensive au Sud-Liban où le Hezbollah s'équipe militairement et inquiète le gouvernement d'Ariel Sharon. En mai-, le Hezbollah est intégré au « "gouvernement d'union nationale" » au Liban. À la fin de l'année 2005, après l'assassinat de Rafiq Hariri, les troupes syriennes, sous la pression internationale, se retirent du Liban.
De l'autre côté de la frontière, la coalition menée par Ehud Olmert gagne les élections législatives israéliennes de 2006 sur un programme prévoyant des initiatives unilatérales dans le cas où un dialogue se révélerait impossible avec les Palestiniens (le Hamas gouverne désormais la Palestine).
En , le président palestinien Abbas choisit le 26 juillet pour la mise en place d'un référendum sur la reconnaissance de l'État d'Israël ainsi que sur la fin des attentats. Le Hamas refuse d'abord, puis finit par accepter. Le 8 juin, Tsahal tue Jamal Abou Samhadana, le chef de la sécurité du gouvernement palestinien. Le 9 juin, selon une source palestinienne, un navire israélien bombarde une plage de Gaza et tue des civils. Quelques jours plus tard, l'armée israélienne dément son implication. Le Hamas déclare vouloir répliquer.
La veille de la conclusion d'un accord entre Ismaïl Haniyeh et Mahmoud Abbas, la branche militaire du Hamas enlève un soldat israélien et réclame un échange de prisonniers. Le chef du Hamas en exil à Damas, Khaled Mechaal, est accusé par les Israéliens d'avoir monté l'opération pour faire échouer cette tentative d'accord inter-palestinien. Israël emprisonne prisonniers palestiniens. Le gouvernement israélien lance une opération de grande envergure sur Gaza et bombarde des infrastructures électriques de transport et d'approvisionnement. Ce scénario se répétera quelques jours après au Liban.
Le Hezbollah se déclare solidaire du Hamas et des Palestiniens.
Selon le rapport de l'ONU : Cette attaque à travers la ligne bleue a été condamnée par le Secrétaire Général de l'ONU.
Une polémique oppose le gouvernement israélien pour lequel les soldats ont été « enlevés » en territoire israélien, aux autorités libanaises selon lesquelles les soldats de Tsahal ont poursuivi les commandos du Hezbollah en territoire libanais jusqu'à Ayta ash-Shab où ils sont tombés dans une embuscade.
Selon le gouvernement israélien, les opérations militaires ont trois objectifs : récupérer les soldats enlevés par le Hezbollah, stopper le tir de roquettes sur les villes israéliennes, contraindre le gouvernement libanais à appliquer la résolution de l'ONU, à savoir désarmer les milices et se déployer le long de sa frontière nord.
Au nom d'un principe « d'isolement du théâtre des opérations », un blocus des ports et aéroports, la déconnexion de la route Damas-Beyrouth, le bombardement des ponts et l’attaque des réservoirs d’essence sont décidés par l'état-major de Tsahal, selon lui pour empêcher le passage des soldats capturés vers le Nord du Liban ou l'Iran, la fuite des hommes armés du Hezbollah vers le Nord, l'envoi, au contraire, de réservistes et de renforts vers le Sud et l'approvisionnement de la logistique du Hezbollah. Mais cela a entraîné l'isolement du Liban de son voisin syrien, ce qui a empêché les touristes arabes et les déplacés libanais de quitter le pays. L'acheminement de la nourriture, des médicaments et des aides humanitaires est rendu plus difficile, ce qui a fait plonger certaines régions du pays dans une crise humanitaire. Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah est devenu « l'ennemi numéro un » d'Israël qui l'a placé en priorité sur la liste des « éliminations sélectives ». L'aviation israélienne posséderait plusieurs bombes BLU-109 anti-bunker et cherche à localiser les abris des cadres du Hezbollah. 
Selon "Jane’s Defence Weekly", journal britannique spécialisé dans les questions de défense, le Hezbollah détenait, avant la crise, de à roquettes et une cinquantaine de missiles sol-sol inspirés du Frog-5 soviétique, un chiffre en conformité avec les déclarations du chef du Hezbollah, en , qui affirmait que son mouvement était en possession de Katioucha. Après une semaine de frappes, l'état-major israélien a déclaré avoir détruit la moitié de cet arsenal, information démentie par cette organisation.
Selon le gouvernement libanais, ces mesures sont au contraire des « punitions collectives immorales » vis-à-vis du peuple libanais.
Toutes les forces armées engagées au Sud Liban le furent sous contrôle du Commandement Nord.
La composante d’active de armée israélienne engagée au Liban comprenait :
Liste des états-majors divisionnaires :
La composante d’active engagée au Liban comprenait 7 brigades :
Brigades de réserve :
Le Hezbollah a tiré à peu près roquettes en Israël en 4 semaines de conflit soit autant d'obus abattus sur le Liban le 6 août. Ces tirs sur des villes israéliennes n'ont débuté qu'après l'attaque des installations civiles libanaises dont les pistes de l'aéroport le 13 juillet.
Au total, Israël a dénombré plus de missiles et roquettes lancés par le Hezbollah, ont touché le sol israélien, dont 901 dans des secteurs urbains. Plus de missiles (> 50 %) ont atterri dans des secteurs isolés en campagne, et plus de (> 30 %) n’ont pas passé la frontière. À noter que malgré les menaces, Tel-Aviv n'a pas été touché.
Une trentaine d'écoles et 144 classes ont été touchées dans le nord du pays par les tirs de Katioucha. Les établissements de Kiryat Shmona ont subi le plus de dégâts, avec 45 classes endommagées.
Le , les États-Unis et la France s'accordent pour soutenir un projet de résolution au Conseil des Nations-unies, permettant un cessez-le-feu permanent et une solution à long terme du conflit. Ce projet soutient la mise en œuvre de la résolution 1559 et des accords de Taëf et appelle à l'arrêt de "toute attaque" de la part du Hezbollah et de toutes les "opérations militaires offensives" d'Israël. Il insiste sur la "souveraineté d'Israël et du Liban" et le respect de leurs frontières "y compris dans les fermes de Chebaa". La zone comprise entre le fleuve Litani et la ligne bleue doit devenir une zone démilitarisée où seules pourront se déployer l'armée libanaise et une force internationale empêchant toute reprise des hostilités. Un embargo sur les armes à destination du Liban (exception de celles autorisées par le gouvernement) est également demandé par ce projet de résolution.
Le Liban rejette cette résolution car elle ne prévoit pas le retrait de l'armée israélienne de son territoire. Le gouvernement libanais s'est déclaré prêt à déployer soldats au Liban sud immédiatement après le retrait des forces israéliennes. Pour tenter d'obtenir une modification du projet franco-américain, une délégation de la Ligue arabe est partie lundi pour New York afin d'en débattre mardi avec le conseil de sécurité des Nations unies. Elle est conduite par le secrétaire général de la Ligue, qui est accompagné des chefs de la diplomatie du Qatar et des Émirats arabes unis.
Le 11 août, le Conseil de sécurité de l'ONU à l'unanimité de ses quinze membres une résolution numéro 1701 de 2006, parrainée par le Danemark, les États-Unis, la France, la Grèce, la Slovaquie, et le Royaume-Uni demandant 
Les violences se sont arrêtées au Liban le lundi avec l'application d'une partie des mesures de la résolution 1701 (2006) de l'ONU. Tsahal peut déplorer la perte de 119 soldats et de 43 civils. 231 soldats ont été blessés. Le Hezbollah aurait perdu entre 250 et 600 miliciens. En outre, près de civils libanais ont été tués.
Les hostilités se sont arrêtées tant du côté libanais qu'israélien, le cessez-le-feu reste globalement respecté une semaine après son entrée en vigueur malgré quelques accrochages.
Le 16 août, l'armée libanaise a commencé à franchir le fleuve Litani, le Hezbollah déclare désirer son retour et que les armes « trouvées » leur seront remises.
Des embouteillages se créent sur toutes les routes du Liban menant au Sud, dus aux centaines de milliers de personnes en exode.
Le Hezbollah, aidé de l'armée libanaise et de la population, a dégagé les survivants des gravats et a commencé la reconstruction dès le début du cessez-le-feu.
Au moins 8 personnes ont été tuées et 25 autres blessées dans la semaine qui suit la fin du conflit, par des bombes à sous-munitions n'ayant pas explosé durant les largages. Ces bombes sont réparties sur 170 sites du Sud Liban d'après l'ONU. Une trentaine de nouveaux sites sont découverts chaque jour. Un millier a déjà été désamorcé en une semaine, mais il faudra au moins 12 mois pour toutes les désamorcer. Les membres du Hezbollah, s'activent également à les enfermer dans des boîtes afin d'éviter les accidents.
L'armée israélienne a d'abord annoncé ne rester au Liban qu’une semaine à dix jours, le temps que l'armée libanaise s'installe dans le sud. Puis un de ses hauts gradés a prétendu qu'elle pourrait demeurer sur ses positions pendant un mois. Dans les faits, Tsahal se retire progressivement de ses positions au sud du fleuve Litani pendant le mois d', après la trêve.
Le 19 août, Le Liban accuse Israël d'avoir violé le cessez-le-feu imposé par la communauté internationale, après une attaque israélienne aéroportée contre un bastion du Hezbollah dans la vallée de la Bekaa, au centre du sud Liban. D'après le Hezbollah, au moins sept soldats israéliens ont été tués. Deux jeeps sont arrivées à un barrage du Hezbollah. Après avoir eu une discussion, les membres du Hezbollah se rendent compte de l'accent des soldats de Tsahal et ils ouvrent le feu. Les combattants du Hezbollah sont rejoints plus tard par des habitants de la ville de Bourday qui n'ont aucune formation militaire mais qui savent tirer. Des hélicoptères viennent ensuite pour chercher les militaires israéliens.
Le premier ministre libanais a qualifié l'opération de « violation du cessez-le-feu », et menace d'arrêter le déploiement de l'armée libanaise dans le sud du pays si les Nations unies ne réagissent pas.
À l’instar du premier ministre libanais Fouad Siniora, le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a qualifié l’opération commando menée par Israël de "violation de la cessation des hostilités" définie par la résolution 1701 du Conseil de sécurité.
L'armée israélienne affirme que cette opération visait à mettre un terme à des livraisons d'armes au Hezbollah par l'Iran et la Syrie, et annonce qu'elle n'hésitera pas à envoyer des troupes au Liban pour faire cesser ces livraisons. Selon Israël son opération est dans l'esprit de la résolution qui vise à empêcher le réarmement du Hezbollah.
D'après un article paru le 20 juillet sur le site d'information militaire israélien Debka, l'armée turque a intercepté 5 avions de transport iraniens et un syrien qui pourraient transporter des missiles et des roquettes à destination du Hezbollah le 17 août, ces 6 appareils ont été forcés à atterrir sur une base turque. Le quotidien turc Hürriyet qui avait signalé l'interception de deux autres appareils iraniens le 27 juillet et 8 août dit qu'aucun matériel militaire n'a été trouvé sur ces deux vols. Cette information est confirmée par Namik Tan, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
D'après le gouvernement israélien, les forces israéliennes ont découvert le 10 août des équipements d'origine britannique durant leurs opérations dont une paire de lunettes de vision nocturne. Ce type de lunettes a été vendu, entre autres, à l'Iran qui l'utilise pour traquer les trafiquants de drogues en provenance d'Afghanistan.
Après plusieurs années de négociation entre le Hezbollah et Israël un échange est effectué le 16 juillet 2008 : les deux cadavres de soldats israéliens dont l'enlèvement avait déclenché le conflit contre 200 cadavres de combattants palestiniens et du Hezbollah et quatre combattants du Hezbollah faits prisonniers et le membre du FLP Samir Kuntar.
Les pertes militaires sont difficiles à évaluer, chaque camp tentant de les minimiser. Le Hezbollah affirme néanmoins « signaler tous ses martyrs. » 
L'infrastructure du Liban est partiellement détruite, ce qui pose d'importants problèmes de ravitaillement à la population, ceci surtout mais pas exclusivement dans les zones où les combats ont été les plus violents, dans le sud du pays, où le Hezbollah est présent et envoie des missiles sur les villes israéliennes.
Près d'un million de personnes, soit un quart de la population du Liban, ont été déplacées par le conflit. La distribution de biens de premiers secours et de médicaments fonctionne au ralenti et les projets d'hébergement des déplacés restent difficiles à mettre en place. L'exode a été massif au sud. Selon le CICR, près des trois quarts de la population du district de Tyr sont partis. Il ne reste environ que civils qui n'ont pas les moyens de quitter leurs terres.
La situation de nombreux blessés dans les hôpitaux libanais est désespérée car ceux-ci manquent de tout pour assurer les soins aux patients. D'après le ministre de la santé du Liban, Mohammed Khalifeh, ainsi que l'OMS, les hôpitaux risquent de devoir fermer par manque d'essence pour alimenter les groupes électrogènes qui assurent leur alimentation en électricité.
Un officier de l'armée israélienne déclare que le Liban a été bombardé avec bombes à sous-munitions contenant plus d'un million de sous-munitions. Des bombes au phosphore (armes conventionnelles prohibées dans certains usages par le protocole III, non signé par Israël, additionnel à la Convention sur certaines armes classiques de l'ONU (1983)) ont également été utilisées durant les dix derniers jours des hostilités. Pour cet officier « ce qu'on a fait est insensé et monstrueux, on a couvert des villes entières avec des bombes à sous-munitions ». Cet usage des armes à sous-munition est également dénoncé par un vice-secrétaire général de l'ONU. 
En tout, L'armée israélienne a tiré cet été au Liban des milliers de bombes à sous-munitions, contrairement à un ordre donné par le chef d'état-major, le général Dan Haloutz, affirment les médias israéliens.
Le bilan pourrait donc augmenter après l'« arrêt des hostilités » à cause de l'existence d'environ 285 sites de bombes à fragmentation dans tout le Sud-Liban et le Centre de coordination de l'action contre les mines de l'ONU continue ses recherches. Le Centre rappelle que l'usage des bombes à fragmentation en cas de guerre n'est pas illégal, mais que les conventions de Genève proscrivent leur utilisation sur des zones civiles. D'après l'ONU et des organisations de défense des droits de l'homme, 13 personnes, dont trois enfants, ont été tués depuis le 14 août, tandis que 46 autres ont été blessées.
Les pertes économiques sont évaluées par le gouvernement libanais à 6 milliards de dollars au et une dévaluation de la monnaie libanaise est probable. Les ponts, aéroports, ports, routes, transports en commun, usines électriques, stations services, postes d'essence, dépôts de nourriture, etc. sont détruits méthodiquement, bloquant le pays tout entier alors qu'il vient de passer par une phase de reconstruction de plus de 10 ans. Le Liban a aussi perdu sa saison touristique, alors qu'il attendait 2 millions de touristes pour cet été, ceux qui étaient déjà sur place ont été rapatriés pendant les premiers jours du conflit.
Le 10 août, le bilan matériel comprend la destruction d'approximativement logements, 900 usines, commerces, fermes et marchés, et exactement 630 kilomètres de routes et 29 infrastructures vitales (aéroport de Beyrouth, ports, réservoirs d'eau, stations d'épuration, centrales électriques) ; ainsi qu'un nombre indéterminé de relais de télévision, radio et téléphonie, de sites religieux, de bases militaires et autres équipements.
Hassan Nasrallah a proposé l'aide du Hezbollah pour reconstruire les maisons détruites lors d'une interview : 
Selon le journal israélien Yediot Aharonot, le conflit va coûter 4,4 milliards d'euros.
Cette somme représente 10 % du budget de l'État, et environ la moitié du budget de la défense israélienne. Dans ce chiffre sont comptabilisés, entre autres, le coût des opérations militaires menées par Tsahal (environ 1,8 milliard d'euros), ainsi que celui des dégâts causés par les roquettes du Hezbollah tombées sur Israël (1 milliard d'euros) tandis que la Banque d'Israël évalue les pertes subies par l'activité industrielle et touristique à 1,2 milliard d'euros, soit plus de 1 % sur les prévisions du produit intérieur brut pour l'année 2006 dont 178,7 millions d'euros dans le secteur touristique pour les mois à venir.
Le ministre des finances israélien, Avraham Hirchson, a déclaré, mercredi 16 août, qu'allait être constitué un fonds gouvernemental d'aide aux petites entreprises d'Haïfa et du Nord de 134 millions d'euros, destinés à financer des prêts à taux préférentiels. 
La production du char Merkava a été arrêtée, ses performances jugées inadaptées et non satisfaisantes pendant cette guerre.
Une conséquence écologique s'ajoute aux conséquences humanitaires au Liban. Une marée noire dans la mer Méditerranée), à la suite des bombardements le 14 juillet par l'aviation israélienne des réservoirs de pétrole de la centrale électrique de Jiyé, au sud de Beyrouth. De à tonnes de brut se sont déversées dans la mer, qui serait souillée sur une longueur de . Le ministre libanais de l'Environnement dit que c'est la première fois qu'une marée noire se produit dans une mer fermée. Les autorités estiment qu'il faudra des mois pour nettoyer les côtes, une fois que la situation le permettra. Le ministre de l'Environnement a signifié qu'en raison du blocus maritime israélien, il est actuellement impossible d'envoyer des équipes en mer pour contenir et récupérer le pétrole. La marée noire a même atteint les côtes syriennes, et certaines sources affirment que cette même marée pourrait atteindre les côtes turques et grecques en raison de la direction du vent. Un nuage toxique de plus de de long se dégage de l'incendie du dépôt. Cela pourrait également ajouter des dégâts terrestres à la catastrophe écologique.
Comme le Hezbollah agit à visage découvert au Liban et qu'il siège au gouvernement actuel, Israël tient le gouvernement libanais dans son ensemble comme responsable, aussi prend-il pour cibles des sites stratégiques à travers tout ce pays.
Selon le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères en Israël, Mark Regev, le Hezbollah tente actuellement de transférer les soldats israéliens faits prisonniers en Iran. Regev a gardé confidentielle la source de cette information. Mais un porte-parole des affaires étrangères iraniennes a réfuté cette accusation la qualifiant de « simple absurdité ».
Le 14 juillet, le premier ministre israélien Ehud Olmert a affirmé que les interventions d'Israël prendraient fin à trois conditions :
Le 15 juillet, en réponse à la possibilité d'un ultimatum israélien, un officier des forces armées israéliennes a affirmé : .
Le 18 juillet, Moshe Kaplinsky, chef d'état-major adjoint de Tsahal, interrogé par la radio israélienne, a estimé que les opérations engagées au Liban contre le Hezbollah devraient se poursuivre pendant quelques semaines encore, ajoutant qu'Israël avait besoin d'un peu de temps pour atteindre des « objectifs très clairs ». Il n'a pas voulu exclure l'hypothèse d'une offensive terrestre : .
Le 21 juillet, l'État déclare vouloir se redéployer au Liban Sud jusqu'au fleuve Litani.
Le 30 juillet, Ehud Olmert déclare après le « bombardement de Cana de 2006 » que l'armée israélienne se donne encore une dizaine de jours pour continuer ses opérations au Liban.
Le lundi soir 7 août, Ehud Olmert décide un couvre feu sur le Liban au sud du Litani.
Le 29 août, après avoir annoncé que l'opération visait à éradiquer le Hezbollah, Olmert dit que l'opération n'avait pas pour but de détruire le Hezbollah mais d'aider l'armée libanaise à se déployer dans le sud du Liban et d'appliquer la résolution 1559.
Le gouvernement libanais a annoncé être prêt à envoyer, dès un retrait israélien effectif, soldats au Liban sud, une zone actuellement dominée par le Hezbollah. « Le gouvernement affirme qu'il est prêt à déployer soldats au Liban sud dès le retrait des forces israéliennes et qu'il fera appel à la FINUL (Force intérimaire des Nations unies au Liban) pour faciliter ce déploiement », a déclaré le ministre libanais de l'Information Ghazi Aridi.
« Là où l'armée sera déployée, elle sera la seule force sur le terrain », a précisé Ghazi Aridi.
Le Hezbollah a réagi officiellement par son secrétaire général Hassan Nasrallah lors d'une vidéo dans laquelle il affirme son soutien à ce déploiement de l'armée libanaise.
Sur le plan diplomatique, Fouad Siniora a obtenu des pays arabes, en réunion extraordinaire à Beyrouth, un soutien indéfectible pour tenter d'imposer à New York des modifications au projet franco-américain de résolution visant à faire cesser les combats.
Une délégation de la Ligue arabe est ainsi partie à New York pour tenter d'amender le texte franco-américain, notamment sur la question d'un retrait des troupes israéliennes du Liban. Peu avant, Fouad Siniora avait éclaté en sanglots en implorant l'aide des pays arabes pour obtenir « un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel », ainsi qu'un retrait de l'armée israélienne et le déploiement des soldats libanais.
Pour Michel Aoun, ancien président du gouvernement libanais, qui dit tenter la déconfessionnalisation et l'unification du pays, les prisonniers fait par le Hezbollah sont des prisonniers de guerre répondant à une agression israélienne. Israël a aussi des prisonniers libanais. Israël occupe les fermes de Chebaa. Pour lui, la solution au conflit passe par une juxtaposition des droits. « Nous avons des droits sur Israël que nous revendiquons et si Israël a des droits sur nous, nous les lui accorderons en contrepartie. »
Il dit qu'une force multinationale pour désarmer le Hezbollah transformerait le conflit entre le Hezbollah et Israël en une nouvelle guerre entre les forces multinationales et le Hezbollah. Il ne veut pas d'un désarmement par la force, mais une solution pacifiste.
Il appuie le jugement de tous les responsables de la guerre pour que la vérité et les motifs historiques de la guerre soient élucidés.
Il dit que les armes du Hezbollah sont une conséquence du conflit. 
Il juge inacceptable l'attitude de l'AFP qui a modifié ses paroles, déformation reprise par le Figaro.
Ce même 14 juillet, le dirigeant du Hezbollah Hassan Nasrallah a proclamé, à la suite de l'annonce par Israël du début d'une guerre ouverte contre le Liban, que son mouvement était aussi prêt à une guerre ouverte contre Israël.
Le Hezbollah a fait des réserves de missiles depuis de nombreuses années et est plus armé que l'armée libanaise. Il peut résister longtemps à l'attaque israélienne. Au bout d'une semaine de conflit, il y avait plus de morts dans l'armée israélienne (14) que dans le Hezbollah (9). Lors des batailles son seul armement « lourd » est le mortier.
Dans ce conflit le Hezbollah déclare défendre les Palestiniens des attaques israéliennes.
Le , à la suite de la déclaration de soutien du 2 d'Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, le Hezbollah a souligné qu'il n'a jamais entretenu et n'entretiendra jamais de liens avec Al-Qaïda étant donné que sur tous les plans, surtout religieux et idéologique, il se distingue de cette organisation. Le Hezbollah accuse par ailleurs Al-Qaïda de faire « "le jeu de l'administration américaine" » et ses actions de « "porter préjudice à l'Islam" ».
Hassan Nasrallah a déclaré le à la télévision libanaise sur Newtvsat qu'il n'aurait pas laissé se produire l'évènement considéré déclencheur (accrochage entre le Hezbollah et l'armée israélienne à la frontière aboutissant à la capture de deux soldats israéliens, ni repris ni échangés, et à la mort de huit autres enrôlés de Tsahal) s'il avait su que cela mènerait à une guerre comme celle qui vient de dévaster le Liban.
Mahmoud Ahmadinejad, président iranien, a promis à Israël une « rétorsion immédiate » de sa part en cas d'attaque contre la Syrie.
Toujours ce 14 juillet, le parti au pouvoir en Syrie, le Baath, a déclaré que la Syrie soutenait pleinement moralement le Hezbollah devant ces « agressions barbares israéliennes ».
Le premier ministre Ismaël Haniyeh (du Hamas), a déclaré que pour lui, les attaques du gouvernement israélien ont pour but de paralyser le travail du gouvernement palestinien.
Le Congrès américain vote "oui" pour un projet de loi soutenant l'attaque israélienne sur le Liban.
Le , la secrétaire d'État américaine, Condoleezza Rice, qui s'est rendue sur place, a appelé, pour la première fois depuis le début du conflit libanais, à un cessez-le-feu « urgent » et que l'OTAN était plus efficace que l'ONU pour imposer la neutralisation de la frontière.
Le , Washington et Paris s'entendent au terme de plusieurs jours de négociations, le conseil de sécurité des Nations unies examine un projet de résolution franco-américain appelant à « une cessation complète des hostilités ». Le projet de résolution vise un cessez-le-feu permanent et une solution à long terme. La force de l'ONU se déploierait avec l'armée gouvernementale libanaise dans le sud du pays, permettant ainsi un retrait sécuritaire des troupes israéliennes.
La Russie est alliée de la Syrie, et dispose (toujours en septembre 2016) d'un port dans les eaux syriennes assurant sa présence en Méditerranée.
La grande majorité des réactions internationales face à la crise israélo-libanaise condamne à la fois Israël et le Hezbollah, de nombreuses nations redoutant par ailleurs une extension du conflit avec l'implication de la Syrie et de l'Iran.
Pour un recueilli des réactions dans la presse francophone, visitez Réactions Francophones sur le site CDL.
L'organisation humanitaire Handicap International craint qu'Israël utilise des bombes à sous-munitions. Ces bombes ont à long terme les mêmes effets dévastateurs sur la population civile que les mines anti-personnel.
Amnesty International indique qu'Israël, selon des reportages dans les médias anglais, a reçu des bombes à guidées laser GBU-28 à l'uranium appauvri des États-Unis. Le même communiqué mentionne l'usage par Israël (constaté par Human Rights Watch) de bombes à fragmentation M483A1 de même que des bombes au phosphore blanc, bombes qu'Israël avait déjà utilisé pendant le siège de Beyrouth en 1982 et par l'armée américaine à Falluja. L'ONG rappelle que l'utilisation offensive du phosphore blanc est susceptible d'être qualifiée de « crime de guerre » en vertu du protocole III de la Convention sur certaines armes classiques, protocole qu'Israël n'a pas signé. 
De son côté, Human Rights Watch dénonce des tirs de roquettes du Hezbollah délibérément faits pour tuer un maximum de civils. Certaines des roquettes lancées depuis le Liban sur la ville d'Haïfa contenaient des charges avec des centaines de billes métalliques. Ces billes n'auraient qu'« une utilité limitée contre des cibles militaires » tandis qu'elles infligent de « graves dommages » pour les victimes alentour ainsi que les bâtiments publics.
Contrastant avec l'opinion répandue selon laquelle l'issue de la guerre constituerait une défaite israélienne, l'historien militaire israélien Martin van Creveld considère ce conflit comme une victoire stratégique pour Israël, et une défaite du Hezbollah. En ce sens, il a aussi beaucoup critiqué le rapport de la Commission Winograd qui, selon lui, ne mentionnait pas les nombreux succès apporté par la campagne militaire israélienne, van Creveld estimant que le Hezbollah avait perdu des centaines de ses membres, et s’était trouvé « jeté dehors du Liban-sud », remplacé par une « force des Nations Unies assez robuste ». Ces résultats ont, selon lui, permis à Israël d'obtenir à sa frontière libanaise « un niveau de calme inédit depuis les années 60». Dans un article publié en 2011, l'historien réaffirme que malgré des opérations au sol dénoncés comme « lentes et maladroites », la deuxième guerre du Liban est « une grande victoire pour Israël », notant qu'à l'issue de la guerre, « depuis la mi-août 2006, on n’a pas entendu un coup de feu tiré au Liban-sud ».
L'aide arrive au Liban, mais à la suite de la destruction des infrastructures par Tsahal, sa distribution est difficile.
La situation se complique par la présence de milliers de ressortissants étrangers qui parcourent le pays. Bien qu'au moins touristes et citoyens libanais aient fui par la route vers la Syrie le 13 juillet, l'entrée et la sortie du pays ont été rendues plus difficiles par le bombardement des autoroutes et postes frontière, lors des raids israéliens sur cet axe de communication.