Catastrophe nucléaire de Tchernobyl

La catastrophe nucléaire de Tchernobyl est un accident nucléaire qui a commencé le dans la centrale Lénine, située à l'époque en République socialiste soviétique d'Ukraine en URSS. Il s'agit de la plus grave catastrophe nucléaire du , classée au niveau 7, le plus élevé sur l'échelle internationale des événements nucléaires (INES).
L'accident a été provoqué par l'augmentation incontrôlée de la puissance du réacteur conduisant à la fusion du cœur. Cela a entraîné le craquage de l'eau des circuits de refroidissement conduisant par la suite à une explosion et la libération d'importantes quantités d’éléments radioactifs dans l’atmosphère, provoquant une très large contamination de l'environnement, et de nombreux décès et maladies survenus immédiatement ou à long terme du fait des irradiations ou contaminations.
Il s'agit du premier accident classé au niveau 7 sur l'échelle internationale des événements nucléaires (INES) (le second étant la catastrophe de Fukushima du 11 mars 2011), et il est considéré comme le plus grave accident nucléaire jamais répertorié.
La centrale nucléaire est située sur un affluent du Dniepr à environ de Tchernobyl (Ukraine), et à de la capitale Kiev, près de la frontière avec la Biélorussie.
L'accident de Tchernobyl est la conséquence de dysfonctionnements importants et multiples :
Les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl, controversées, sont importantes aussi bien au plan sanitaire, écologique, économique que politique. Plus de ont été définitivement évacuées.
Le rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) établi en 2005 recense près de par syndrome d'irradiation aiguë directement attribuables à l'accident et estime que 5 % des décès de liquidateurs seraient liés à la catastrophe. Dans les populations locales, de la thyroïde ont été officiellement diagnostiqués entre la catastrophe et 2002, dont la grande majorité est attribuée à la catastrophe. De plus, ce rapport estime que le nombre de morts supplémentaires par cancer dans ces populations (estimé à d'après les modèles de radioprotection) est trop faible par rapport à la mortalité naturelle (, soit 4 % d'accroissement) pour être détectable par les outils épidémiologiques disponibles.
Le nombre de décès directement imputables à la radioactivité varie entre 9 000, selon le rapport élaboré en 2006 par plusieurs agences de l'ONU sous la houlette de l’AIEA, et selon Greenpeace.
L'accident s'est produit lors d'un exercice qui avait pour but de prouver que la centrale pouvait être relancée d'elle-même à la suite d'une perte totale du réseau électrique. La centrale était pourvue de générateurs diesel, mais ceux-ci mettaient pour démarrer et de 60 à pour arriver à leur puissance maximale. Ce laps de temps étant considéré comme trop élevé, l'objectif était d'utiliser l'énergie cinétique du turbo-alternateur pour relancer les pompes de recirculation primaires pendant cette période. Les réacteurs RBMK sont instables à faible puissance avec du combustible peu enrichi comme c'était le cas. Cet exercice a été conduit à une puissance trop faible et en plein pic Xénon et Iode : ce phénomène est qualifié d'« empoisonnement du réacteur ». La conduite à tenir à ce stade aurait été d'arrêter le réacteur pendant un à deux jours en maintenant un refroidissement permanent le temps que l'iode et le xénon se désintègrent naturellement.
Le réactif de l'explosion est le liquide caloporteur, en l'espèce de l'eau légère. La chaleur aurait provoqué la radiolyse de l'eau, puis la recombinaison de l'hydrogène et de l'oxygène libérés aurait provoqué l'explosion qui a soulevé la dalle de béton recouvrant le réacteur. Selon d'autres experts, l'explosion serait une explosion de vapeur, conduisant aux mêmes conséquences. Le graphite incandescent après l'explosion a fait fondre la gaine des crayons d'uranium, en zirconium et s'en est suivie la fusion de l'uranium lui-même qui dégagea des gaz et particules hautement radioactifs qui ont contribué à la contamination des nuages. L'incendie a été entretenu par la suite par la combustion du graphite. Il n'y a donc pas eu d'explosion nucléaire : si le point de départ est bien une réaction nucléaire en chaîne, c'est bien une réaction chimique ou une surpression de vapeur, et non une réaction nucléaire qui a provoqué la catastrophe.
À la suite de l'accident, de grandes quantités de radioisotopes, radioactifs (et pour certains, extrêmement toxiques de surcroît), ont été libérées dans l'atmosphère. L'accident qui s'est produit à la centrale nucléaire de Tchernobyl dans le réacteur est ainsi classé au niveau le plus élevé (le niveau 7) dans l’échelle INES qui mesure la gravité des accidents nucléaires.
Le réacteur de la tranche est de type RBMK 1000 (réacteur de grande puissance à tubes de force). Par sa conception, ce type de réacteur présente plusieurs points faibles :
Outre ces problèmes de conception, la construction de la centrale a été réalisée sans respecter les normes en vigueur. Un rapport confidentiel de 1979, signé par le directeur du KGB Iouri Andropov et cité par Nicolas Werth, souligne que « divers chantiers de construction réalisant le bloc de la centrale atomique de Tchernobyl mènent leurs travaux sans aucun respect des normes, des technologies de montage et de construction définies dans le cahier des charges ».
En 1983, l'« acte de mise en exploitation expérimentale » du réacteur de la centrale de Tchernobyl est signé alors que « toutes les vérifications n'avaient pas été achevées ».
Un essai d'îlotage était prévu sur le réacteur , pour tester l'alimentation électrique de secours qui permet au réacteur de fonctionner en toute sécurité pendant une panne de courant. La puissance thermique du réacteur avait été réduite de à dans le cadre de ce test dans la nuit du 25 au 26 avril. L'expérience était initialement prévue dans la journée du 25 avril, mais une autre centrale électrique tomba en panne et le centre de régulation de Kiev demanda de retarder l'expérience car son énergie était nécessaire pour satisfaire la consommation électrique de la soirée. À 23 h 04, le centre de régulation de Kiev donna l'autorisation de reprendre l'expérience.
L'accident s'est alors produit à la suite d'une série d'erreurs commises par les techniciens de la centrale en supprimant sous les ordres de leur supérieur, Anatoli Diátlov, plusieurs sécurités. Les opérateurs ont notamment violé des procédures garantissant la sécurité du réacteur et donc de la centrale. Enfin, depuis sa mise en service en 1977, la centrale est dirigée par Viktor Petrovitch Brioukhanov, un ingénieur en thermodynamique et non un spécialiste du nucléaire. Il fait partie d'une génération d'hommes promus grâce à « leur volontarisme militant, qui consistait d'abord et avant tout à remplir et dépasser le plan de production, nonobstant le respect des normes de construction ou de sécurité ».
Le test prévoyait que la puissance du réacteur soit située entre 700 et . La puissance de est atteinte le 26 avril 1986 à 00 h 05 mais continue à baisser. Lorsqu'elle atteint environ , le responsable du régime du réacteur, Leonid Toptunov, commet une erreur en insérant les barres de commande trop loin. Ceci conduit à la chute de la puissance de sortie qui tombe à , provoquant un empoisonnement du réacteur au xénon. Les opérateurs essaient alors de rétablir la puissance, mais le xénon 135 accumulé absorbe les neutrons et limite la puissance à . Pour débloquer la situation, les opérateurs retirent les barres de carbure de bore, qui servent à piloter la température du réacteur, au-delà des limites de sécurité autorisées.
Plus de cent versions alternatives de l'accident ont été proposées par des sources diverses. Aucune de ces versions n'a jamais été reprise dans un rapport national ou international, ni dans une revue publiée sous évaluation par les pairs.
L'une d'elles attribue la cause de l'accident à un tremblement de terre qui aurait eu lieu quelques secondes avant dans la zone de Tchernobyl. Des enregistrements sismiques effectués par trois stations militaires auraient mis évidence un séisme de magnitude 2,6 sur l'échelle de Richter à (moment du pic des courbes), tandis que selon plusieurs rapports l'explosion aurait eu lieu entre et . Cet enchaînement des événements est contesté, et la secousse enregistrée pourrait simplement correspondre à l'onde de choc provoquée par l'explosion du bloc . Plusieurs scientifiques qui se sont penchés sur l'hypothèse du tremblement de terre ont ainsi refait les calculs de temps en prenant en compte différentes incertitudes et ont montré qu'il était possible de faire coïncider le moment de l'explosion avec celui de la secousse, ce qui les a cependant amenés à modifier la chronologie « officielle » des événements telle qu'elle a été décrite dans la section précédente.
D'autres versions supposent une foudre en boule artificielle, la formation d'un monopôle magnétique, ou divers actes de sabotage ou de terrorisme.
Le réalisateur ukrainien Fiodor Alexandrovitch a réalisé en 2015 un film-enquête intitulé en français "Le Pic-vert russe", dans lequel il développe l'hypothèse que la catastrophe de Tchernobyl ait permis de masquer l'échec technologique du système Duga, dont deux antennes étaient installées à proximité du site. Il met en cause Vassily Chamchine (1926-2009), apparatchik soviétique devenu Ministre des télécommunications de l'URSS, fonction qu'il a assurée d'octobre 1980 à juin 1989.
Afin d'éteindre l'incendie, Brioukhanov appelle simplement les pompiers. Ceux-ci, venus de Pripyat, située à de la centrale, interviennent sur les lieux sans équipement particulier. Cependant, les matières nucléaires ne peuvent être éteintes avec de l'eau. Les pompiers, gravement irradiés, sont évacués et mourront pour la plupart. Les témoignages sur leur souffrance et les conditions de leur mort ont été recueillis par la journaliste biélorusse Svetlana Aleksievitch.
Le principal danger de l'incendie est que les dégâts qu'il occasionne à la structure risquent de provoquer l'effondrement de la matière en fusion (corium) dans les parties souterraines qui sont noyées. Un contact entre l'eau et le réacteur en fusion provoquerait une explosion qui disperserait d'immenses quantités de matière radioactive. Des plongeurs sont envoyés afin de fermer les vannes et installer un système de pompage pour vider les salles noyées. L'incendie finira par être éteint par projection dans le brasier de sacs de sable et de plomb depuis des hélicoptères.
Les photos des pompiers de Tchernobyl sont exposées au musée de Tchernobyl de Kiev. On y découvre des héros tels que Vladimir Pravik, Victor Kibenok, Vassili Ignatenko, Micolas Titenok, Micolas Vachtchouk et Tichtchoura.
L'incendie éteint, les techniciens de la centrale prennent conscience de l'étendue des dégâts provoqués par la retombée du toit sur le réacteur, qui est désormais fissuré. Le graphite toujours en combustion, mélangé au magma de combustible qui continue de réagir, dégage un nuage de fumée saturée de particules radioactives.
Il faut donc au plus vite maîtriser le feu de graphite et faire face à la présence de débris hautement radioactifs projetés aux environs par l'explosion. Ce n'est qu'ensuite que le réacteur pourra être isolé par un sarcophage. 
La première opération est réalisée grâce à un ballet d'hélicoptères militaires de transport mené par plus de mille pilotes. Il s'agit de larguer dans le trou béant de sable, d'argile, de plomb, de bore, de borax et de dolomite, un mélange qui permettra de stopper la réaction nucléaire et d'étouffer l'incendie du graphite afin de limiter les rejets radioactifs. La mission est difficile, car elle consiste à larguer les sacs à une hauteur de dans un trou de de diamètre environ, et ceci le plus vite possible, car malgré l'altitude les personnes reçoivent , soit , en , avec un débit dose de plus de . Une telle dose augmente significativement la probabilité de développer un cancer. Dans la seule journée du 30 avril, de sable et d'argile sont ainsi déversées sur le réacteur. 
D'autre part, sur le toit et aux alentours immédiats de la centrale, une cinquantaine d'opérateurs sont chargés dans les premiers jours suivant la catastrophe de collecter les débris très radioactifs. Chaque opérateur ne dispose que de pour effectuer sa tâche. Il est exposé à cette occasion à des niveaux de radiations extrêmement élevés dont ne le protègent guère des équipements de protection dérisoires, principalement destinés à l’empêcher d’inhaler des poussières radioactives. Un grand nombre de ces travailleurs en première ligne ont développé par la suite des cancers et sont morts dans les années qui ont suivi. Ces travailleurs ont été surnommés les liquidateurs. Il a aussi été fait appel à des robots télécommandés français, suisses et allemands mais ceux-ci sont tous tombés en panne à cause des niveaux de radiation exceptionnellement élevés. 
Cependant, le réacteur est toujours actif et la dalle de béton qui le soutient menace de se fissurer. 
Plus grave, l'eau déversée par les pompiers pour éteindre l'incendie a noyé les sous-structures, menaçant ainsi l'intégrité et le pilotage des trois autres réacteurs de la centrale. Le professeur Vassili Nesterenko diagnostique que si le cœur en fusion atteint la nappe d'eau accumulée par l'intervention des pompiers, une explosion de vapeur est susceptible de se produire et de disséminer des éléments radioactifs à une très grande distance. En effet, la fusion du combustible et des structures métalliques a formé un corium sur le plancher situé sous le réacteur. L'eau pouvait être drainée en ouvrant des vannes d'évacuation. Cependant, les soupapes qui la contrôlaient étaient sous l'eau, situées dans un couloir inondé dans le sous-sol. Ainsi, des volontaires en combinaison de plongée, avec des respirateurs (pour la protection contre les aérosols radioactifs) et équipés de dosimètres, plongent dans l'eau radioactive pour ouvrir les vannes.. Ces hommes sont les ingénieurs Alexei Ananenko et Valeri Bezpalov (qui savaient où se trouvaient les vannes), accompagnés du superviseur de quart Boris Baranov . Les trois hommes savaient que c'était une mission suicide, ils ont subit une forte irradiation et sont morts peu de temps après, selon de nombreux articles en langue anglaise, des livres et le docudrama de la BBC Surviving Disaster - Chernobyl Nuclear. Certaines sources ont également affirmé à tort qu'elles étaient mortes dans l'usine. Cependant les recherches de Andrew Leatherbarrow, auteur du livre 2016 Tchernobyl 01:23:40, ont déterminés que l'histoire fréquemment racontée était une exagération grossière ː Alexei Ananenko continue de travailler dans l'industrie de l'énergie nucléaire et rejette la croissance du sensationnalisme médiatique de Tchernobyl qui l'entoure . Bien que Valeri Bezpalov ait été retrouvé encore vivant par Leatherbarrow, Baranov âgé de 65 ans avait vécu jusqu'en 2005 et est mort d'une insuffisance cardiaque .
Sous le cœur du réacteur en fusion, la dalle de béton menace de fondre. Au cours de la seconde quinzaine de mai, environ des mines des environs de Moscou et du bassin houiller du Donbass sont appelés pour creuser un tunnel de de long menant sous le réacteur afin d'y construire une salle. Un serpentin de refroidissement à l'azote doit y être installé pour refroidir la dalle de béton du réacteur. Les mineurs se relaient sur 24 dans des conditions très difficiles dues à la température élevée et au niveau très important de radiation, le débit de dose à la sortie du tunnel est d’environ par heure. La radioactivité dans le tunnel lui-même est élevée quoique non fatale à court terme, mais la chaleur rend le travail difficile. Le circuit de refroidissement ne fut jamais installé et finalement remplacé par du béton pour ralentir et arrêter la descente du cœur fondu.
Grâce à ces travaux, le niveau de radiation baissera momentanément avant de s'élever à nouveau. Ce n'est que le 6 mai que la radiation absorbée en huit secondes chute enfin à par heure. Après cette date, ce sont encore de mélanges qui seront déversées. 
Deux ans après la catastrophe, Valeri Legassov, scientifique (directeur de l'Institut Kurchatof de physique nucléaire) et haut fonctionnaire soviétique chargé des questions nucléaires, et qui a co-écrit et présenté le rapport de la première "commission gouvernementale chargée de la gestion de Tchernobyl" se pend, en raison de la manière dont l'accident a été géré par les autorités, et publie à titre posthume un article dans la "Pravda".
Le 6 mai, l'émission du réacteur tombe en moins de vingt minutes à 1/50 de sa valeur précédente, puis à quelques curies par jour. L'explication n'en sera connue qu'en 1988, à la suite des forages horizontaux faits à cette date à travers le bloc 4 par l'Institut Kourtchatov : le fond du réacteur avait cédé d’un coup, et le cœur fondu en lave liquide s’était écoulé puis définitivement solidifié plus bas dans les infrastructures, dans la piscine de suppression de pression qui avait heureusement été vidée.
Dans les mois qui ont suivi, plusieurs centaines de milliers d'ouvriers ( environ), les « liquidateurs » venus d'Ukraine, de Biélorussie, de Lettonie, de Lituanie et de Russie arrivent sur le site pour procéder à des nettoyages du terrain environnant. Leur protection individuelle contre les rayonnements était très faible, voire nulle. La décontamination était illusoire dans la mesure où personne ne savait où transférer les gravats déblayés. Beaucoup de villages en Ukraine mais surtout en Biélorussie ont été évacués, détruits et enterrés en raison d'une radioactivité trop élevée.
Dans la zone interdite, les liquidateurs étaient chargés de tuer les animaux car la poussière radioactive présente dans leur pelage risquait de contaminer les autres liquidateurs. D'autres unités de liquidateurs procédaient à la décontamination des villages et des camions revenant de la centrale à l'aide de simples jets d'eau, la poussière radioactive recouvrant presque tout.
En août 1986, la décontamination de la centrale et l'isolation du réacteur commençaient. C'est dans ce périmètre que les niveaux de radioactivité étaient les plus élevés. Les véhicules étaient recouverts de plaques de plomb pour protéger leur équipage. Les liquidateurs travaillaient dans une radioactivité si élevée qu'ils ne pouvaient rester sur place que quelques minutes voire secondes. De plus, des morceaux de graphite qui entouraient les barres de combustible du réacteur en avaient été expulsés lors de l'explosion et étaient éparpillés sur le toit de la centrale et dans ses environs. Ces gravats hautement radioactifs ne pouvaient être récupérés par des êtres humains sans sacrifier leur santé. Dans de telles conditions, des robots téléguidés ont été choisis pour procéder au nettoyage, mais la radioactivité était si élevée qu'ils tombaient en panne après quelques missions. La dernière solution était donc d'envoyer des hommes pour effectuer ce travail. Ces liquidateurs, par la suite appelés « bio-robots », se relayaient à peu près toutes les 30 secondes. Leur mission était de jeter les gravats radioactifs dans des bennes ou dans le réacteur détruit à l'aide de pelles ou, quand il n'y en avait plus, à main nues. Une fois cette lourde tâche effectuée, les travaux d'isolement du réacteur pouvaient commencer. On estime qu'il y avait sur le toit de à röntgen par heure ; sachant que la dose mortelle est d'à peu près en une année, il n'est pas difficile de deviner la cause des différents problèmes de santé que ces hommes ont endurés une fois rentrés chez eux.
La solution retenue pour isoler le réacteur détruit est une immense structure d'acier recouvrant les ruines du bâtiment du réacteur. Du fait de la radioactivité, les liquidateurs chargés de sa construction ne pouvaient pas rester longtemps sur place. La construction du désormais célèbre sarcophage de Tchernobyl s'est terminée en octobre 1986. Pour célébrer la victoire de l'Union soviétique sur la radioactivité, un drapeau rouge a été hissé au-dessus de la tour de refroidissement. Les liquidateurs, heureux d'assister à la fin de ce terrible chantier, écrivaient leur nom sur la dernière pièce métallique fixée au sarcophage. Une seule personne repose désormais sous ce monstre d'acier, Valeri Kodemtchouk, un employé de la centrale mort à son poste dans la salle de pompage, son corps n'a jamais été retrouvé.
Un hélicoptère Mil Mi-8 s'est écrasé pendant l'édification du sarcophage, entraînant la mort de son équipage. Les pales ont percuté le câble d'une grue. La scène a été filmée par le cinéaste Vladimir Chevtchenko.
Selon Viatcheslav Grichine, membre de l'Union Tchernobyl, principale organisation des liquidateurs, sur , « sont morts et restés handicapés en Russie, en Ukraine les chiffres sont proches et en Biélorussie sont morts et ».
Le , la population locale n’est pas prévenue de l'accident et poursuit ses activités habituelles sans prendre de précautions particulières, les autorités soviétiques considérant que la panique est bien plus dangereuse que la radioactivité. Les habitants de Pripyat, petite ville située à de Tchernobyl, ne sont pas immédiatement informés sur la gravité de la situation. Ils vivront une journée comme les autres, envoyant leurs enfants à l'école, les emmenant jouer au square. Ils ne seront évacués que 30 heures après l'accident. À Pripyat toujours, âgés de 10 à participent à un « marathon de la paix » qui fait le tour de la centrale.
L'évacuation débute le 27 avril à et les de Pripyat sont les premiers concernés. Ils n'ont été informés que quelques heures auparavant par la radio locale, qui leur demandait de n'emporter que le strict minimum et leur promettait qu'ils seraient de retour sous 2 ou . Emmenés par l'armée, ils sont hébergés dans des conditions précaires dans la région de Polesskoie, elle-même gravement touchée par les radiations. 
Au début du mois de mai, les habitant dans un rayon de autour du site sont évacuées, opération qui se poursuit jusqu'à la fin du mois d'août. Chaque évacué reçoit une indemnité de par adulte et par enfant. Les évacuations touchent au total environ de Biélorussie, de Russie et d’Ukraine. Slavoutytch, une ville comptant plus de à la fin de l'année 1987, est créée "ex nihilo". 
Quatre « zones de contamination radioactive » décroissantes sont définies. Deux d'entre elles ne sont pas évacuées, mais les habitants disposent d'un suivi médical et de primes de risque.
Dans les premières heures qui suivent la catastrophe, l'opacité créée par les différents échelons administratifs est totale. Mikhaïl Gorbatchev n'est informé officiellement que le 27 avril. Avec l'accord du Politburo, il est forcé de faire appel au KGB pour obtenir des informations fiables. Le rapport qui lui est transmis parle d'une explosion, de la mort de deux hommes, de l'arrêt des tranches 1,2 et 3. Les rapports faits au dirigeant soviétique sont entourées d'« un luxe de précautions oratoires ».
Le 28 avril au matin, un niveau de radioactivité anormal est constaté dans la centrale nucléaire de Forsmark en Suède, qui entraîne l'évacuation immédiate de l'ensemble du site par crainte d'une fuite radioactive interne. Mais les premières analyses montrent que l'origine de la contamination est extérieure à la centrale et vient de l'est. L'après-midi du même jour, l'Agence France-Presse rapporte l'incident. 
À partir de ce moment, toutes les hypothèses sont formulées par les médias occidentaux. Les informations arrivent au compte-goutte (interview à Kiev de personnes évacuées de la zone, etc.). L'agence de presse TASS parle le 29 avril d'un accident « de gravité moyenne survenu à la centrale nucléaire de Tchernobyl » tandis que les photos satellites du site de la centrale fournissent les premières images de la catastrophe.
Pour Gorbatchev, la catastrophe constitue la première mise en œuvre de la politique de glasnost (« transparence ») présentée au cours du congrès du PCUS (25 février – ), et qui a rencontré de fortes oppositions. Dans son esprit, l'accident constitue « un nouvel argument fort en faveur de réformes profondes. »
Le 14 mai, Gorbatchev prononce une allocution télévisée dans laquelle il reconnaît l'ampleur de la catastrophe et admet que des dysfonctionnements profonds ont eu pour conséquence que « ni les politiques ni même les scientifiques n'étaient préparés à saisir la portée de cet événement. » Cette volonté de transparence ne va pas sans une très importante propagande autour des travaux réalisés, destinée à mettre en valeur la « bataille contre l'atome ». Une banderole apposée sur le réacteur éventré proclame que « le peuple soviétique est plus fort que l'atome » tandis qu'un drapeau rouge est fixé au sommet de la tour d'aération de la centrale à l'issue des travaux de déblaiement.
Pendant 15 ans, seuls les 56 premiers décès seront reconnus par les autorités.
Internationalement, une crise de crédibilité affectant globalement l'énergie nucléaire fut déclenchée par l'accident de Tchernobyl. Un tel accident n'étant pas supposé se produire, un contrat tacite fut rompu, et plusieurs distances se trouvèrent abolies : géographiques et nationales, politiques, sociales et personnelles.
Une grande quantité de déchets radioactifs a été produite à la suite de l'accident. Une partie de ces déchets a été conservée sous le "sarcophage" ; une autre a été stockée en surface, ou enfouie dans de nombreux dépôts et tranchées (au nombre de 1000 rien qu'en Ukraine où le volume de déchets a été évalué à environ . Avec l'aide de la France et de l'Allemagne, une base de données a été créée (de 1999 à mi-2000) pour décrire et localiser ces déchets et permettre leur suivi, pour les trois États principalement concernés à partir des informations qu'ils ont pu ou voulu fournir ; avant d'être complétée au fur et à mesure des données nouvelles (via 426 enregistrements, la base contenait (en 2000) l'équivalent de 45 % environ des dépôts estimés dans les zones contaminées). Des incohérences de données ont été détectées entre les versions russes et anglaises, et "" précisent les gestionnaires de la base.
L'IRSN a publié en 2007 un rapport sur qui consacre cinq pages à une synthèse des conséquences de la catastrophe de Tchernobyl. 
En référence à l'état de peur et d'anxiété éprouvé par les populations à la suite de la catastrophe (IRSN (2007), ), et aux conséquences médicales de ce stress, les auteurs considèrent que : 
Le rapport de 2007 de l'IRSN rapporte que dans la semaine qui a suivi l’accident, les autorités soviétiques ont procédé à l’évacuation des habitants des localités des environs, soit plus de , qui ont dû être relogées ultérieurement. Comme le note Philippe Coumarianos : « entre le 27 avril et le 7 mai, deux villes et soixante-dix localités, situées dans un rayon de autour de la centrale, furent vidées de leurs habitants. Cette zone d'exclusion couvre une superficie de près de , à cheval sur les territoires ukrainien et biélorusse. (…) Au total, environ quittèrent leurs foyers ».
Le déplacement des populations vivant dans les zones d’exclusion a également engendré un coût, et encore de nombreuses personnes vivent en territoire contaminé (en Biélorussie, le pays le plus touché, 1,6 million de personnes) et connaissent donc des difficultés. Il a également fallu créer de nouveaux établissements de santé et prendre des mesures sanitaires.
Ces personnes évacuées ont ainsi été confrontées à des facteurs de stress aigu, d’où peuvent découler le stress psychologique à long terme, le syndrome de stress post-traumatique et une diminution du bien-être, encore aujourd’hui.
L’accident nucléaire a eu un énorme impact économique dans les trois pays. La plus grande conséquence économique est due aux pertes de terrains agricoles et de forêts ( ha de terrains agricoles et ha de forêts ont du être abandonnés) et d’établissements ruraux. La situation économique problématique consécutive à la chute de l’URSS a également été aggravée par la perte des sources de revenus secondaires qu’étaient la chasse, la pêche…
Passant outre les ordres d'évacuation de la zone d'exclusion nucléaire, environ un millier de (« colons individuels ») sont revenus y habiter, vivant en autarcie de leur lopin de terre ; en 2007, ils seraient environ 300, dont la moitié à Tchernobyl. D'autre part, un trafic s'est développé : il concerne des objets et mobiliers laissés à l'abandon (parfois fortement contaminés), le bois de chauffage abattu illégalement et le braconnage des animaux qui ont proliféré depuis l'évacuation de la zone. Enfin, des agences de tourisme spécialisées dans la visite du site attirent des « touristes nucléaires » venus du monde entier.
En 2000, la plus grande partie des zones contaminées ne présente plus de danger particulier d'irradiation. La dose causée par les retombées radioactives de l'accident ne dépasse encore par an que dans les zones qui avaient été fortement contaminées (zones de contrôle permanent), ce qui concerne . C'est l'ordre de grandeur du niveau d'exposition dû à la radioactivité naturelle ( en moyenne, jusqu'à dix fois plus dans certaines régions, sans effets détectables sur les populations). Le 5 septembre 2005, un rapport de a été produit à l'occasion du "Forum Tchernobyl" organisé à Vienne réunissant une centaine d'experts sous l'égide notamment de l'AIEA, de l'OMS et du PNUD : Élisabeth Cardis, chef du groupe rayonnement et cancer au Circ de Lyon, estime que, si l'on prend en compte l'ensemble des habitants de la zone la plus touchée par les retombées radioactives et l'ensemble des , soit environ de personnes, . Une portant sur toute la population européenne, soit près de de personnes, estime que .
Au cours des années 2000, le réacteur détruit sous le sarcophage reste une menace permanente. Ce sarcophage se détériore de jour en jour et n'est plus étanche. Il laisse filtrer les eaux de pluie qui risquent par écoulement et infiltration naturelle de contaminer la nappe phréatique qui se situe à l’aplomb.
En 2016, un rapport de l'OMS confirme les évaluations précédentes et affirme que le premier impact sur la santé publique de l'accident de Tchernobyl aura été le stress éprouvé par les populations concernées.
L'IRSN (2007, ) rapporte que L'effet sanitaire des radiations a été l'objet d'une polémique durable, les estimations du nombre de victimes allant d'une cinquantaine jusqu'à ou plus.
Les plus fortes doses de radiation ont été reçues par le millier de personnes qui sont intervenues sur le site les premiers jours, et ont été exposées à des doses allant de 2 à 20 gray. Selon l'IAEA et l'IRSN 134 présentèrent un syndrome d'irradiation aiguë et 28 décédèrent. L'effet stochastique de la contamination radioactive sur les populations exposées moins fortement n'apparaît que statistiquement, et est plus difficile à mettre en évidence, d'où son caractère très polémique. La distribution dans les premières heures (6-30) de l'accident de tablettes d'iode à la population de Pripiat (la plus grande ville à proximité de la centrale, dont la population a été évacuée moins de 48 heures après l'accident) a permis en moyenne de diminuer la dose sur la thyroïde d'un facteur six. Selon d'autres experts, allant du Comité scientifique des Nations Unies pour l'étude des effets des rayonnements ionisants à la Commission européenne en passant par le professeur Aurengo, la distribution de d'iode a été trop partielle et/ou tardive. Finalement, une très nette épidémie de cancers de la thyroïde (au lieu des 50 statistiquement attendus) a été constatée chez les jeunes enfants de la région, directement attribuable à une contamination à l'Iode-131, et conduisant à neuf décès. Cela correspond à une multiplication du taux naturel de ce cancer, très rare chez l’enfant, par un facteur entre 10 et 100. Cet excès de cancers de la thyroïde chez les enfants aurait été évité si toute la population avait bénéficié en temps voulu d’une distribution prophylactique d’iode stable.
Selon l'IAEA les quelque « liquidateurs » qui étaient intervenus sur le site reçurent en moyenne une dose de l'ordre de (de 10 à ) ; et le taux de mortalité de ce groupe semble avoir augmenté de quelque 5 %, conduisant à une estimation de quatre mille morts supplémentaires. Cependant, si la mortalité a été anormalement élevée, le risque de cancer à proprement parler semble avoir diminué dans ce groupe selon une étude pratiquée sur de ces liquidateurs ayant reçu une moyenne de , qui montre une sous-incidence significative de 12 % de l’ensemble des cancers par rapport la population générale russe, et n’a pas permis de mettre en évidence de relation dose-effet significative. L’analyse chez ces liquidateurs a montré une augmentation (doublement voire triplement) de l’incidence des leucémies mais sans relation dose effet significative, ce qui pouvait indiquer que cette augmentation apparente n'est qu'un biais de dépistage. L'IRSN ("op.cit.", ) indique que « indépendamment des incertitudes sur les doses reçues par les « liquidateurs », souvent surévaluées en raison des avantages sociaux et des compensations liées au statut de « liquidateur », les données issues du suivi de ces travailleurs sont d’interprétation difficile, notamment à cause de l’éclatement de l’URSS, qui a rendu nombre de « liquidateurs » à leurs pays d’origine ». En reconstruisant les doses des sujets plutôt que d'utiliser les chiffres officiels donnés par les registres, une étude récente a cependant observé une augmentation significative du nombre de leucémies chez des liquidateurs ukrainiens, ce résultat étant conforté par l'existence d'une relation dose-effet linéaire. 
Selon l'IAEA il n'a pas été constaté d'effet statistiquement observable sur le taux de leucémie ou de cancer (autre que de la thyroïde) des populations les plus exposées : évacuées des zones hautement contaminées (exposition moyenne estimée à , avec des expositions maximales de l'ordre de quelques centaines de mSv), habitant les zones strictement contrôlées (exposition cumulée de l'ordre de entre 1986 et 2005), et les 5 millions d'habitants des zones faiblement contaminées (de 10 à ). Ces zones contaminées (à plus de en Cs-137, soit un curie/km) représentent un total de .
Une contamination de 15 Ci par km2 occasionne une dose externe d’environ , auxquels il faut ajouter la part de contamination interne provenant des produits utilisés dans la chaîne alimentaire, doublant en moyenne cette valeur.
En dehors de ces zones, dans le reste de l'Europe, le passage des « nuages radioactifs » multiples (même si l'on a souvent parlé du « nuage de Tchernobyl ») a conduit à une hausse détectable de la radioactivité, mais la population a été exposée à moins de (c'est-à-dire deux ou trois fois la dose moyenne reçue par la radioactivité naturelle). En France, la radioactivité maximale enregistrée a été de l'ordre de , cinq à six fois plus faible que la limite des « zones faiblement contaminées » (zones où les populations n'ont pas été évacuées). « L'explosion est restée très concentrée près de l'installation, et les retombées ont été dispersées par de grands panaches de fumée, qui sont montés très haut dans l'atmosphère et ont traversé l'Europe, diluant leur concentration… ça aurait pu être bien pire ».
Si l'on suppose que le taux de cancers varie en fonction de l'exposition suivant une loi « linéaire sans seuil », hypothèse sujette à caution, alors chaque sievert statistiquement constaté au-dessus de prolonge le taux de 5 % de cancers. Le nombre total de cancers supplémentaires induits dans ces zones contaminées serait à long terme de l'ordre de , soit un pour mille de la population exposée (et une extrapolation sur le reste de l'Europe conduirait à supplémentaires). Mais de tels chiffres ne peuvent être validés scientifiquement, et sont donc très polémiques : une sur-mortalité de ce niveau n'est pas détectable par des moyens statistiques. À noter toutefois que nombre de rapports météorologiques de l'époque ont été ignorés alors même qu'en 1986 l'Europe de la Météorologie existait depuis plus d'un siècle contrairement à l'Europe de le Radioprotection.
IRSN (2007, ) précise que 
Les conséquences radiologiques de l’accident de Tchernobyl sur la santé des populations doivent être dissociées des effets qui ont été causés ou amplifiés par les changements radicaux […] qui ont eu lieu en Union Soviétique au même moment. La période post-accidentelle a coïncidé avec la période de restructuration de la "Perestroïka", qui a entraîné une chute brutale de tous les indices économiques, comparable à celle constatée dans des pays en guerre. […] L’effondrement économique a eu un impact significatif sur les taux de mortalité et de morbidité. En Russie, le taux brut de mortalité est passé de 488 pour en 1990 à 741 pour en 1993, soit une augmentation de 52 %. En 1993, l’espérance de vie des hommes est tombée à cinquante-neuf ans, soit six ans de moins qu’en 1987. […] Si l’on néglige cette augmentation globale de la morbidité et de la mortalité, l’examen isolé des statistiques sur les populations exposées du fait de l’accident peut aboutir à la fausse conclusion que ces effets sont en rapport direct avec l’accident.
Des incendies de forêts et de tourbières tels que ceux qui ont accompagné la canicule de 2010 en Russie sont susceptibles de réinjecter brutalement dans l'atmosphère et les eaux superficielles et souterraines des radionucléides ou du plomb qui étaient restés piégés jusque là dans la biomasse et la nécromasse fongique, lichénique, animale et végétale.
Il faut ajouter au nombre des victimes cent à deux cent mille avortements volontaires entraînés par la peur que les femmes enceintes ont eu des radiations. De nombreux obstétriciens ont jugé plus prudent de mettre un terme à une grossesse, ou ont été incapables de résister à la demande de la future mère, alors que ces avortements n'étaient pas médicalement justifiés, les doses de radiation étant bien en dessous de celles susceptibles de produire un quelconque effet "in utero".
Selon Greenpeace la catastrophe causera de l'ordre de cancers ( mortels) sur 70 ans.
Après l'accident de Tchernobyl, un projet de construction d'une centrale nucléaire en Crimée fut abandonné.
La catastrophe a accéléré la recherche sur les réacteurs RBMK et leur modernisation. Elle a également mis en évidence la nécessité d'une enceinte de confinement autour des installations, dont l'efficacité a été pleinement démontrée lors de l'accident de la centrale nucléaire de Three Mile Island. En 2000, les autres tranches de la centrale ont été arrêtées définitivement, sous la pression de l'Union européenne et en échange d'aides financières.
Depuis des années, l'eau et la neige s'infiltrent dans le « sarcophage » : le béton a souffert de la radioactivité, et la structure a été bâtie sur des fondations préexistantes ou sur des structures instables dont l'état n'est plus connu avec précision et est aujourd'hui invérifiable car non accessible à cause de la radioactivité et des débris. En 1997, la communauté internationale jugeait qu'une intervention sur le site de Tchernobyl était nécessaire. Il s'agissait de stabiliser le sarcophage actuel, préparer le site à la construction d'un nouveau sarcophage pour finalement le construire.
En 1999, une première série de travaux de consolidation du toit a été réalisée par les Ukrainiens, en attendant la décision de la réalisation d'un autre sarcophage. Au début des études (SIP - Shelter Implementation Plan) en 1998, la priorité a été donnée au renforcement du toit qui menaçait de tomber et risquait ainsi de recontaminer le site.
Entre 2003 et 2006, des travaux de construction d'un bâtiment de vestiaire, d'un hôpital, d'un centre d'entraînement, d'une base de construction, des réseaux d'alimentation en eau et énergie(s) ainsi que d'un bâtiment administratif ont été réalisés. 
En 2006, à la suite d'un appel d'offres, une entreprise russe a procédé à la stabilisation des parties instables du sarcophage existant. 
En 2001 le concept « arche de Tchernobyl » fut choisi. Entre 2002 et 2003, un avant-projet a été réalisé. Un appel d'offres international a été lancé le 11 mars 2004 pour la conception, la construction et la mise en service du nouveau confinement. Le consortium Novarka mené par les groupes français Vinci et Bouygues est chargé des travaux. Les travaux de terrassement ont débuté en 2006 et la construction de l'arche a commencé en avril 2012 et devrait être livré en 2017. Ce gigantesque chantier (l'un des plus importants chantiers industriels de l'histoire) devrait se terminer à l'automne 2017. L'arche mesurera de haut, de large, de long pour un poids avoisinant les .
La désormais emblématique tour de refroidissement (qui se trouve être aussi le logo de Novarka) devra être démontée lors des travaux car sa base se trouvera sous le nouveau sarcophage. De plus, cette dernière qui n'est plus entretenue depuis la catastrophe, menace de s'écrouler sur le toit du sarcophage et de le faire s'effondrer. En février 2013, le toit d'un bâtiment proche du sarcophage s'est effondré sous le poids de la neige.
Le coût total de ce projet est estimé à 1,540 milliard d'euros payés en majeure partie par les pays du G7 et l'Ukraine. Son financement est géré par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). L'arche abritera des ateliers destinés à décontaminer, traiter et conditionner les matériaux radioactifs en vue d'un futur stockage.
En novembre 2016, l'opération de mise en place du sarcophage, « un bâtiment mesurant 162 mètres de long pour 108 mètres de haut et un poids total de 36 000 tonnes équipé », est réalisée.
Selon Gorbatchev, l'ensemble de la liquidation a coûté 18 milliards de dollars . 
Avec l'aide d'un financement européen, il a été entrepris de remplacer le sarcophage de béton et de plomb construit à la hâte par les Soviétiques, destiné à durer 30 ans, par une structure métallique prévue pour tenir un siècle. 
Aujourd'hui la construction d'un nouveau sarcophage plus performant dont le chantier est déjà en cours coûterait 2,1 milliards d'euros.
Sur 30 ans, plusieurs rapports cités par l'IAEA estiment le coût de la catastrophe de Tchernobyl à plusieurs centaines de milliards de dollars.
Pour sa part, le directeur de Greenpeace France, Pascal Husting, chiffre le coût total de Tchernobyl à milliards.
Des divergences subsistent sur l'évaluation à long terme des conséquences sur le milieu naturel : la contamination de longue durée de plantes forestières et de gibier, une forte mortalité d'animaux invertébrés ou mammifères, ainsi qu'un impact sur la durée de vie des conifères ont été évoqués. Certains médias évoquent une nouvelle biodiversité consécutive à l'abandon par l'homme des environs de la centrale mais ce point de vue est sujet à débat.
Alors que l'URSS sous la direction de Mikhaïl Gorbatchev a amorcé un certain nombre de transformations, l'accident nucléaire de Tchernobyl montre au grand jour les faiblesses scientifiques, techniques et de sécurité du pays. Il éclaire d'une lumière crue l'incurie du système en place. Ainsi pour Valeri Legassov, l'accident de Tchernobyl fut « le point extrême de tout ce qui n'allait pas dans la gestion de l'économie du pays ».
Alors que, vingt ans après la catastrophe, la vie dans les régions touchées reste marquée par la catastrophe, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a lancé en 2003 un programme spécifique pour le développement des régions touchées par l'accident intitulé : « "Chernobyl Recovery and Development Programme" » (Programme pour le développement et le renouveau de Tchernobyl).
Plusieurs jeux vidéo évoquent la catastrophe de Tchernobyl :