Ubuntu

Ubuntu (prononciation , « ou-boun-tou » en français) est un système d’exploitation open source basé sur la distribution Linux Debian. Son nom provient d'un ancien mot bantou qui signifie « je suis ce que je suis grâce à ce que nous sommes tous ». Dans le même ordre d'esprit, les utilisateurs sont encouragés à étudier son fonctionnement, le modifier, l'améliorer et enfin de le redistribuer. En 2011, une estimation donne plus de 25 millions d'utilisateurs des différentes versions pour ordinateurs.
En 2013, Canonical, la compagnie qui développe Ubuntu, présente Ubuntu Touch et explique dans une vidéo qu'Ubuntu vise à être disponible pour tout un écosystème incluant les télévisions, les smartphones, et les tablettes. Le gestionnaire de bureau Unity, comme son nom l'indique, vise à unifier l’expérience utilisateur sur chacun des supports.
Par défaut, Ubuntu est installé avec une pluralité de logiciels libres tels que LibreOffice, Firefox, Thunderbird et Transmission. Plusieurs autres logiciels libres peuvent être installés, notamment grâce à la Logithèque Ubuntu (par exemple : Blender, GIMP ou VLC). Contrairement aux logithèques des autres systèmes d'exploitation les plus populaires, tel que Mac OS et Windows, les logiciels ne sont pas limités à ceux présélectionnés par le développeur. Les utilisateurs peuvent ajouter des sources non-officielles grâce au gestionnaire de programmes APT. La plupart des applications pour Windows peuvent également être installées grâce à Wine ou à VirtualBox.
La plate-forme Steam comporte plus de jeux vidéo compatibles avec Ubuntu.
L'interface utilisateur est disponible en 146 langues (à fin mars 2016), tant des langues nationales officielles, que des langues régionales, et que l'espéranto.
À l'instar de la distribution GNU qui repose sur le projet GNU, Ubuntu, qui utilise cette base, est organisé autour de buts à atteindre qui ne qualifient pas nécessairement les distributions produites. Par exemple, alors que les principes étaient déjà établis, la première a été nommée « phacochère verruqueux » par ironie vis-à-vis du résultat possible, compte tenu des délais à tenir.
Avec Ubuntu, Canonical a pour ambition de développer un système d'exploitation gratuit et simple d'utilisation, c'est-à-dire utilisable par tous.
Selon la FSF (fondation faisant la promotion du logiciel libre), Ubuntu serait faussement considéré comme un système d'exploitation libre du fait qu'il utilise un noyau linux contenant des micrologiciels non-libres. Cette fondation recommande plutôt Trisquel GNU/Linux, basé sur Ubuntu mais n'incluant que des logiciels libres.
Au fil des ans, la philosophie d'Ubuntu a évolué. Au départ, Canonical qualifiait Ubuntu de système d'exploitation . Quelques années plus tard, Ubuntu était considéré comme un système d'exploitation . Maintenant, Canonical qualifie Ubuntu de système d'exploitation .
En rapport avec ces principes de base, son nom provient d’un ancien mot bantou (famille de langues africaines). Quelqu'un d"'ubuntu" désigne une personne sachant que ce qu'elle est est intimement lié à ce que sont les autres. Il est donc parfois traduit en l'appliquant au « je » : « Je suis ce que je suis grâce à ce que nous sommes tous ». C'est un concept fondamental de la philosophie de la réconciliation développée par Desmond Mpilo Tutu avec l'abolition de l'apartheid. Ce mot signifie aussi en kinyarwanda, la langue rwandaise, et en kirundi, la langue burundaise, « humanité », « générosité » ou « gratuité » ; on dit d'une chose qu'elle est "k'ubuntu" si elle est obtenue gratuitement. L'utilisation en informatique est une récupération de ce sens philosophique et politique tel qu'il se trouve expliqué dans le travail de la Commission de la vérité et de la réconciliation. Les attendus philosophiques pratiques du sens fondamental permettent de mieux saisir par exemple la mission technologique socialement durable de la Fondation Shuttleworth (ci-dessous) et relayée en France dans les travaux de philosophes comme Barbara Cassin et Philippe-Joseph Salazar.
Depuis sa création, l'identité visuelle de la distribution s'est basée sur un thème baptisé « "Human" » (humain), utilisant principalement des teintes brunes et orangées ; ainsi on retrouvait, à chaque sortie de version, un écran de démarrage, un fond d'écran, un écran de connexion, ainsi que le logo de la distribution basés sur ces caractéristiques.
À partir de la version 10.04 ("Lucid Lynx"), une nouvelle étape dans l'identité visuelle d'Ubuntu est franchie. Le thème principal s'appelle désormais « "Light" » (lumière), et bénéficie d'une teinte revue basée essentiellement sur un couple violet-orange. Le logo a également été refondu, avec une nouvelle police de caractère, tout en conservant la couleur orange qui a longtemps caractérisé ce système d'exploitation. La version orange est la version , alors que la version aubergine concerne les documents et applications orientés .
Lors de sa sortie, les pochettes CD de "Warty" (Ubuntu 4.10) représentaient 2 femmes et un homme formant par leur bras, un cercle. La même image était présente lors de l'écran de connexion. Elle renvoie directement au logo original de la firme d'Ubuntu: les 3 points et les 3 tiers du cercle étaient tous de couleurs différentes (orange, jaunes, rouges). C'était une manière graphique de représenter le terme ubuntu ("Je suis ce que je suis grâce à ce que nous sommes tous"). Le logo de la firme d'Ubuntu est d'ailleurs nommé "Circle of Friends".
À chaque nouvelle version, une nouvelle variante sortait, mais représentant toujours un groupe d'au moins 3 personnes, souvent d'ethnies différentes, disposées en cercle, avec parfois un enfant parmi eux. Cela a perduré jusqu'à Ubuntu 9.04 où une nouvelle identité visuelle a été mise en place.
Ubuntu a une police de caractère homonyme, conçues par la fonderie typographique Dalton Maag pour le système d’exploitation, qui est devenue sa police par défaut à partir de la version 10.10.
Ubuntu et ses variantes sont publiées sous licence libre et sont de ce fait utilisables comme polices Web avec des services comme Google Fonts.
Si Ubuntu a été créé sous forme de distribution pour les ordinateurs de bureaux, ordinateurs portables et les serveurs, il est maintenant question d'un écosystème Ubuntu. En effet, diverses nouveautés ont été mises en place :
Les principaux avantages d'Ubuntu par rapport à d'autres systèmes - tels que Windows par exemple - sont les suivants :
Puisqu'on peut le télécharger gratuitement, Ubuntu est proposé par défaut sous forme d'une image disque. Cette image ISO permet de créer un disque Live CD ou Live USB qui permet d'utiliser Ubuntu sans installation et sans modifier le système utilisé, soit pour l'utiliser directement, soit pour tester la compatibilité d'une (nouvelle) version avec un ordinateur avant de l'installer.
L’environnement graphique est Unity par défaut, KDE pour Kubuntu, Xfce pour Xubuntu, LXDE pour Lubuntu et il n'y en a pas pour la version serveur. Beaucoup d'utilisateurs traditionnels d'Ubuntu ayant été déçus par Unity, une nouvelle variante a été créée : Ubuntu-Mate. Elle utilise l'environnement MATE, un "fork" de GNOME 2.
Il est possible de changer d'environnement ou d'en ajouter. Lorsque plusieurs environnements graphiques sont installés sur un même ordinateur, il est possible de choisir celui désiré au moment de la connexion, après la frappe (ou la sélection) de son identifiant et avant celle de son mot de passe.
Les distributions Ubuntu sont basées sur la branche dite « instable » de Debian (surnommée "Sid"). L’architecture générale (dont le système de paquets APT) est donc celle de la distribution Debian.
La différence principale est que la convivialité générale (procédure d’installation, choix de logiciels par défaut…) se fait parfois hors du cadre éthique très strict de Debian. Réciproquement, les versions stables de Debian suivantes intègrent ou adaptent certaines des avancées mises en place pour Ubuntu.
Ubuntu mise sur l'utilisabilité ; le système tient sur un seul Live CD compressé (attention toutefois : depuis la version 12.10, ce cd doit faire et plus seulement ). Avec l'approche "" (une application par tâche), le CD ne contient que les programmes nécessaires pour une utilisation courante (ou du moins au début, car Ubuntu contient plus de 80 programmes, bien que la plupart ne soient que de simples utilitaires). À partir de la version 7.04 (nom de code Feisty Fawn), le système d'installation inclut un assistant de migration depuis le système d'exploitation Windows et transfère les données personnelles (dossier Mes documents) ainsi que les fonds d'écran, les favoris internet, etc.
Dans un souci d'homogénéité et de performance globale du système, seules les applications GTK+ (pour le bureau GNOME) sont proposées par défaut dans Ubuntu. Pour Kubuntu, ce sont des applications Qt, plus adaptées au bureau KDE, qui sont préférées. Ubuntu inclut aussi un système de mise à jour automatique pour corriger les bugs et les failles de sécurité.
Contrairement à la plupart des distributions Linux, le compte "root" ou administrateur est désactivé par défaut, ce qui permet de conserver un certain niveau de sécurité ; c'est donc l'utilisateur qui effectue les tâches administratives temporairement et pour une tâche déterminée avec les droits d'administrateur (voir sudo).
Ubuntu est disponible, officiellement pour les architectures x86 (Intel et compatibles), AMD64 et SPARC, mais non officiellement pour PowerPC (arrêt du support avec la version 6.10), IA-64 (Intel Itanium) et PlayStation 3 (processeur Cell dérivé du PowerPC d'IBM).
Avec la version 9.04 Jaunty Jackalope est venu le support officiel de l'architecture ARM9, grâce au projet Ubuntu Mobile.
Le projet est lancé en 2004 par le sud-africain Mark Shuttleworth. Devenu multimillionnaire après la vente de sa précédente entreprise (Thawte), cet ancien développeur Debian souhaite une version plus facile d'accès pour les novices et se consacre à la réalisation de ce projet.
Pour le mener à bien, il crée parallèlement Canonical, société commanditaire officielle du système d'exploitation, et Ubuntu Foundation, une association à but non lucratif chargée en cas d'échec de l'entreprise de pérenniser le projet communautaire selon ces critères idéologiques de disponibilité pour tous (et dotée de 10 millions de dollars bloqués à cette fin).
Avant sa sortie pour le grand public, le projet très secret avait comme nom de code "no-name-yet", « pas encore de nom ». Dès le début, les noms des nouvelles distributions s'organisent d'une manière précise : [adjectif] [animal].
Il annonce une nouvelle version tous les six mois et des cycles de développement de deux ans (détails dans Versions). Sur le portail (Launchpad) chargé entre autres de lister les bugs d'Ubuntu, le premier bug constaté est resté célèbre : Mark Shuttleworth dénonce le fait que Microsoft ait une part de marché écrasante, et qu'il soit difficilement possible d'acquérir un ordinateur dans un magasin sans Windows préinstallé. Ce bug a été confirmé dans de nombreux pays, notamment en Belgique, au Canada, en France et en Suisse, et c'est un des buts d'Ubuntu de le réparer, selon les termes mêmes de Mark Shuttleworth (pour en savoir plus: vente liée de logiciels avec du matériel informatique).
En 2005, un an après sa création, Ubuntu suscite l'intérêt de nombreux internautes.
En 2006, Ubuntu 6.06 LTS (de nom de code « Dapper Drake ») est la première version issue d'un cycle de développement de deux ans. L'installeur "Ubiquity" apparaît sur le LiveCD et équipe depuis lors l’ensemble des LiveCD. Canonical passe des accords avec Sun Microsystems.
En 2007, la version Ubuntu 7.04 inaugure les effets 3D avec Compiz (désactivés par défaut) et le rapatriement, via une interface graphique, du dossier « Mes documents », des fonds d’écran, des favoris Internet et des contacts (courrier électronique et messagerie instantanée) depuis un ancien système d’exploitation. En France, l'Assemblée nationale s'équipe d'ordinateurs Ubuntu.
Intel passe un contrat avec Canonical pour développer une plate-forme mobile : Ubuntu Mobile. Dell vend des portables et des ordinateurs avec Ubuntu préinstallé depuis le (le support Dell d'Ubuntu est effectué via Canonical). Ces ordinateurs sont également disponibles en France depuis le .
En janvier 2008, en France, la gendarmerie nationale annonce son abandon de Windows et la migration de tous ses postes informatiques vers Ubuntu d'ici 2013 (soit environ ordinateurs). Ce qui représentait sur la période 2004 à mars 2009 une économie de 50 millions d'euros. La version d'Ubuntu adaptée pour être utilisée par la Gendarmerie nationale française se nomme GendBuntu.
En avril sort la deuxième version issue d'un cycle de développement de deux ans, la version Ubuntu 8.04 LTS, nom de code "Hardy Heron" (le héron robuste).
En juin, l’intégration de Gobuntu — version libre d’Ubuntu — à Ubuntu en tant qu’option d’installation est annoncée.
En septembre, en Suisse, les ordinateurs des écoles genevoises auront entièrement abandonné les logiciels Microsoft Office . La Tribune de Genève avait annoncé que Windows serait également abandonné durant la rentrée 2008 pour migrer vers Ubuntu mais avait démenti le lendemain. En effet certains ordinateurs étaient déjà équipés d'Ubuntu en multiboot et la migration progressive était étalée sur plusieurs années : 100 % des ordinateurs des écoles primaires, soit ordinateurs, sont sous Ubuntu en 2015.
Un exemple plus proche est le choix d'Ubuntu en 2008 pour tous les serveurs de Wikipédia (au total 400, qui gèrent au moment de l'annonce 684 millions de visiteurs par an).
Le 9 avril 2010, Chris Kenyon, vice-président de Canonical, annonce que le nombre d'utilisateurs d'Ubuntu, qui était estimé à 8 millions en 2008, est désormais estimé à 12 millions.
Le 5 avril 2011, Canonical met fin à son programme de distribution gratuite d'Ubuntu sur CD via son programme ShipIt (Système de distribution de CD-Rom gratuits). Désormais il sera possible d'utiliser un service "cloud" offert aux utilisateurs pour pouvoir tester Ubuntu sur Internet sans l'installer.
Entre avril et mai 2011, la dernière version d'Ubuntu conduit certains utilisateurs à passer à Linux Mint, Fedora ou Xubuntu rebutés par le choix de l'équipe de développement de proposer Unity comme gestionnaire de fenêtres.
Dans la version 12.10 (octobre 2012), Canonical décide d'introduire des liens publicitaires vers le site commercial Amazon depuis l'interface Unity. Cette décision suscite une vive polémique au sein de la communauté des utilisateurs. Ces publicités étant liées au ciblage comportemental de l'utilisateur, elles posent notamment des problèmes de respect de la vie privée. À la suite des nombreuses protestations, Canonical a introduit la possibilité de désactiver cette fonctionnalité.
Le 4 mars 2013, Canonical annonce le développement de son propre serveur d'affichage : Mir.
Le projet Ubuntu s’appuie sur une communauté internationale et souveraine de développeurs et d'utilisateurs, qui élabore la distribution en sélectionnant les paquets de logiciels, en réalisant des mises à jour de sécurité et en fournissant des outils de support technique.
Le développement du projet s’organise autour d’un portail web mis en place par Canonical : Launchpad. Ce portail inclut les outils suivants, permettant le développement d'Ubuntu :
Launchpad comporte également un grand nombre de wiki permettant aux différents groupes de contributeurs de s’organiser.
Ubuntu divise tous les logiciels en quatre sections, appelées « composants » ou encore « dépôts », en les classant par licences et par niveau de support utilisateur disponible. Par défaut, une sélection de paquets de "main" (principal) sera installée pour couvrir les besoins élémentaires de la majorité des utilisateurs.
Il existe cependant d'autres composants secondaires :
Un autre composant, "medibuntu" (« Multimedia, Entertainment  Distractions In Ubuntu », anciennement PLF) qui comprenait des paquets légaux en France, mais litigieux dans d’autres pays du fait de l'existence dans certains pays de brevets logiciels était installable. Il a été fermé définitivement fin 2013 avec l'arrivée d'Ubuntu 13.10, après ne plus avoir été maintenu depuis plusieurs mois. À l'exception du support de la bibliothèque "libdvdcss" repris par VideoLAN, aucun remplaçant n'a été développé depuis, les logiciels étant soit présent dans les dépôts officiels, soit ayant des équivalents dans ces mêmes dépôts.
Une version stable d’Ubuntu est mise à disposition tous les six mois (comme Fedora). Il existe également un cycle de développement sous-jacent de deux ans avec un objectif de stabilité accrue pour des versions LTS qui peuvent être utilisées exclusivement.
Chaque version a un nom de code et un numéro. La numérotation des versions d’Ubuntu est chronologique (contrairement à la numérotation ordinale de nombreuses autres distributions : 1.0, 1.1, 1.2 ; 2.0, 2.1 ; 3.0…) : le premier nombre correspond à l'unité des années (5 pour 2005, 6 pour 2006, 14 pour 2014…) et le second correspond au mois de la publication de la version stable (04 pour avril et 10 pour octobre).
Les versions stables d'Ubuntu sont synchronisées avec le développement de l’environnement de bureau GNOME. Ce dernier a un cycle de développement de 6 mois, et une version stable de GNOME est publiée chaque mois de mars et de septembre. Ubuntu est publié en version stable environ un mois après la sortie de la nouvelle branche de GNOME, soit aux mois d'avril et d'octobre. Exceptionnellement, un délai de 6 semaines a été ajouté au cycle de développement de "Dapper Drake". Devant originalement sortir en , cette version a été repoussée au dans le but de la stabiliser au maximum (elle est la première à être officiellement proposée en entreprise) et d’y ajouter le support des langues à caractères complexes (en particulier les langues orientales).
Bien qu’officiellement, les différentes versions de la distribution ne soient distinguées que par leur numéro de version, lors du développement, chaque version est identifiée par un nom de code en anglais formé d’un adjectif et d’un nom d’animal (les deux mots ayant la même lettre initiale).
Ainsi, en pratique les utilisateurs avancés et les développeurs utilisent volontiers le nom de code, voire simplement l’adjectif pour désigner telle ou telle version.
Par exemple, la version 5.10, ayant pour nom de code "Breezy Badger", est couramment désignée par le surnom "Breezy". À partir de la version 6.06 "Dapper Drake", première version LTS, les lettres initiales des noms de versions respectent l'ordre alphabétique et leur position chronologique ("D" est la de l'alphabet comme "Dapper" est la d'Ubuntu et ainsi de suite).
Ci-dessous la frise chronologique des versions actuellement supportées et maintenues par Canonical et la communauté Ubuntu.
ShipIt était le service de Canonical qui permettait l'envoi gratuit de CD de la dernière version d'Ubuntu (Desktop ou Serveur, au choix). Ce service était principalement destiné aux personnes ne disposant pas de ligne à haut débit. Les frais de port étaient pris en charge par Canonical, qui recommandait pour cette raison de commander jusqu'à 5 CD dans le même paquet, les frais d'envoi étant quasi identiques (les architectures pouvaient être panachées, 32 ou 64 bits, ainsi que les interfaces utilisateur, à l'époque Gnome ou KDE). Cependant, à la suite de sa popularité croissante, Canonical mit fin au service le 5 avril 2011, laissant dès lors les utilisateurs s'organiser entre eux, puisqu'une masse critique était atteinte. Canonical continue toutefois à vendre des packs de CD à des prix très faibles.
L'attente pour recevoir le CD était théoriquement de 2 à 3 semaines environ, mais pouvait prendre jusqu'à 10 semaines en fonction de l'adresse de livraison. En France, il fallait compter une semaine entre le moment du passage de la commande et la livraison.
Pour les personnes qui souhaitaient une livraison personnalisée (c'est-à-dire, plus d'un CD-ROM par commande), l'attente pouvait atteindre plus de 20 semaines, dans les cas les plus rares.
Une version en permanence instable est développée sous le nom de code Grumpy Groundhog (la marmotte d’Amérique grognonne). Ses sources viennent directement des dernières versions d'applications incluses dans Ubuntu.
Plusieurs projets reconnus ou non par Canonical sont dérivés d'Ubuntu. Ubuntu incluant par défaut l'environnement Unity, d'autres projets sont apparus afin de pouvoir bénéficier d’autres environnements graphiques. De même, d’autres versions ne sont que le résultat d'un ajout de logiciels et dont le but est de convenir pour une utilisation particulière. Ces projets sont des distributions dérivées d'Ubuntu, car ils partagent exactement la même base, les mêmes logiciels, les mêmes dépôts APT, le même nom de code et le même cycle de développement.
Canonical, l’éditeur de la distribution Linux Ubuntu, a officialisé à l'occasion du Consumer Electronics Show 2012 de Las Vegas son entrée sur le marché de la télévision connectée.
Ubuntu pour Android était un projet de Canonical qui visait à lancer le système d'exploitation Ubuntu classique sur les téléphones disposant d'Android. Le système avait pour objectif de fonctionner en parallèle d'Android, pour permettre, lors d'une utilisation en tant que téléphone, d'utiliser Android, et lors d'une utilisation avec l'aide d'un dock, d'un clavier, d'une souris et d'un écran, d'utiliser le système d'exploitation Ubuntu. Les 2 OS fonctionneraient en parallèle, sans redémarrage de la machine. Le projet n'a pas fait d'annonce depuis novembre 2012, mais était maintenu parallèlement à Ubuntu Touch qui, lui, est un système d'exploitation pour smartphone et tablette tactiles. Fin avril 2014, Canonical confirme que le projet est mis en sommeil faute de partenaires, afin de se concentrer sur Ubuntu Touch.
Une version d'Ubuntu destinée aux smartphones a été dévoilée le . Cette version possède une interface pour écrans tactiles qui donne beaucoup d'importance à l'usage des bords de l'écran pour libérer de l'espace, propose une intégration d'applications développées en HTML 5, et permet également l'usage du téléphone comme station de travail à l'image de Ubuntu pour Android. Canonical cherche dès le début de l'année 2013 à attirer des fabricants afin de livrer le nouveau système d'exploitation nativement sur leurs produits vers la fin de l'année. Cependant, en février 2013, l'entreprise a annoncé que les smartphones sous Ubuntu ne seraient réellement disponibles qu'au premier trimestre 2014. Le , Canonical a présenté une version d'Ubuntu destinée aux tablettes tactiles, optimisée pour le multitâches.
Par ailleurs, pendant l'été 2013, la société Canonical a tenté de lancer son propre smartphone, l'Ubuntu Edge, qui aurait utilisé Ubuntu Touch, avec des résultats mitigés : si le téléphone n'a pas réussi à trouver son financement, l'entreprise a pu se faire reconnaître comme un acteur majeur dans les mondes de Linux, d'Android, et des smartphones.
Ubuntu est apprécié par les GUL qui informent, aident techniquement et bénévolement les utilisateurs de logiciels libres. Ubuntu organise des événements mondiaux appelés Ubuntu Partysous forme de conférences, démonstrations, ateliers et stands assurés par les GUL et tous les développeurs d'open source volontaires. L'Ubuntu Party de Paris a lieu semestriellement régulièrement depuis 2006.
Le wiki officiel Ubuntu comporte une section (UbuntuBooks) qui liste des livres.