Atlantide

L'Atlantide (du grec ancien / , sous-entendu / , « île ou presqu'île », c'est-à-dire « île d'Atlas ») est une île qui aurait été engloutie lors de la Protohistoire grecque et d'Europe de l'Est. Elle est évoquée par Platon dans deux dialogues, "Timée" puis le "Critias". Le récit de Platon a peu d'influence durant l'Antiquité mais il suscite un intérêt croissant à partir du Moyen Âge. Le mythe donne naissance à un grand nombre d'interprétations dont certaines cherchent à faire de l'Atlantide un lieu qui aurait réellement existé. Dans le même temps, l'Atlantide inspire de nombreuses interprétations ésotériques. Au début du , les chercheurs eux-mêmes restent partagés entre les tenants d'une Atlantide de pure fiction (les hellénistes et une partie des historiens de l'Antiquité) et les partisans d'une lecture du récit de Platon ancrée à des événements réels (certains historiens de l'Antiquité et certains archéologues). Enfin, l'Atlantide demeure un thème très fertile dans l'art et la littérature en particulier dans les genres liés au merveilleux et au fantastique, comme la "fantasy", le péplum ou la science-fiction. 
Platon évoque l'Atlantide dans le "Timée", au cours d'un récit fait par Critias, riche Athénien disciple de Socrate et parent de Platon. 
Selon Critias, son arrière-grand-père Dropidès s'est vu confier par le législateur Solon () une confidence que lui-même tenait d'un prêtre égyptien du temple de Saïs au cours d'un voyage d'études qu'il entreprit en Égypte en -570 sous domination Perse à cette époque.
Aux dires du prêtre,
Le prêtre entreprend ensuite de narrer la lutte des Hellènes menés par Athènes, puis d'Athènes seule, contre les soldats atlantes venus des îles « du fond de la mer Atlantique », événements qu'il situe 9000 ans avant son époque. Peu après la victoire, des tremblements de terre surviennent à Athènes ainsi que dans l'Atlantide.
Le "Timée" donne ensuite une description générale de la civilisation atlante, de son expansion, de la guerre contre Athènes et de la destruction finale de l'Atlantide.
Le "Critias" entre davantage dans les détails, contant l'origine des habitants (nés de l'union de Poséidon et d'une mortelle, elle-même fille d'un autochtone) et leurs mœurs, la géographie de l'île, son organisation sociale et politique. La fin du "Critias" est perdue. Le récit s'interrompt au moment où Zeus décide de punir les Atlantes décadents.
Si la légende nous semble transmise par Platon, celui-ci ne l'utilise néanmoins qu'accessoirement pour illustrer son propos, qui est le devenir d'Athènes. Un nombre croissant de spécialistes de l'Antiquité et de Platon considère aujourd'hui que le récit de l'Atlantide n'est qu'une fiction entièrement élaborée par Platon à partir de références mythologiques nombreuses et de ses idées politiques et philosophiques (voir "infra").
Platon a décrit de façon précise l'Atlantide, qu'il présente comme un monde idyllique. On peut en résumer les détails comme suit :
Contrairement à une idée reçue, l'Atlantide en tant que telle apparaît peu dans les anciens textes grecs ou latins :
D'autres auteurs antiques mentionnent l'Atlantide, en y ajoutant foi ou pas, tel Strabon et Posidonios.
Deux positions inconciliables s'opposent quant à la compréhension des récits sur l'Atlantide : d'une part celle qui considère les récits de Platon comme une pure fiction, un mythe sans lien avec l'histoire réelle, une fable, d'autre part celle qui pense que le mythe se rapporte à des faits réels, en supposant une déformation plus ou moins grande de ces faits par l'auteur grec, ou par les interprétations de son texte.
Cette position fut soutenue clairement dès le , lignée dans laquelle se situent les travaux de Pierre Vidal-Naquet. Pour cette école il était illusoire de rechercher la trace physique de l'Atlantide, récit métaphorique. Platon était d'ailleurs coutumier du fait dans ses dialogues, ce que souligne Pierre Vidal-Naquet dans un ouvrage dédié à ce sujet ; Platon ferait donc ici appel au mythe comme dans de nombreux autres dialogues sans que cela doive être pris au premier degré.
Mais si Platon précise dans ses dialogues « le fait qu'il ne s'agit pas d'une fiction, mais d'une histoire véritable et d'un intérêt capital » une majorité de livres universitaires s'accordent aujourd'hui à voir le mythe de l'Atlantide comme une fable de Platon. C'est l'opinion qui s'est en effet imposée avec les travaux de Pierre Vidal-Naquet qui n'a pas abordé le mythe de l'Atlantide par les sciences du climat, de la géologie, de l'océanographie mais du point de vue de l'historien et du philologue et de Christopher Gill dans le monde anglo-saxon ou encore de Heinz-Günther Nesselrath en Allemagne. « La narration platonicienne introduit effectivement quelque chose de nouveau : dire le fictif en le présentant comme le réel. Avec une perversité qui lui a valu un immense succès, Platon a fondé le roman historique, c'est-à-dire le roman situé dans l'espace et dans le temps ». Aristote et Ératosthène avaient dès l'Antiquité marqué leur scepticisme face au mythe de Platon. Pour Hervé Duchêne, professeur d'histoire ancienne à l'université de Bourgogne, le procédé rhétorique de Platon, présentant le fictif comme le réel aurait égaré « ceux qui cherchent naïvement dans le "Critias" et le "Timée" une réalité historique ou topographique précise ». 
La construction de cette fiction s'explique pour Kathryn A. Morgan par la nécessité d'élaborer une vision d'Athènes qui corresponde aux idéaux politiques de Platon : l'histoire de l'Atlantide correspond au noble mensonge qui peut servir de récit fondateur à une cité . Pour construire son pastiche historique Platon a donc réutilisé les lieux communs de l'historiographie de son temps. De même, pour Bernard Sergent, chercheur au CNRS, Platon a « fabriqué un mythe » en s'inspirant de motifs puisés dans la mythologie grecque : notamment des mythes de cataclysme et d'engloutissement, la mythologie propre à Poséidon et trois récits de guerre, athénien, béotien et thessalien, enfin il considère la proximité du mythe platonicien et de la trifonctionnalité indo-européenne. Luc Brisson, chercheur au CNRS, traducteur, éditeur et spécialiste des textes de Platon a lui aussi repris l'analyse de Pierre Vidal-Naquet à propos du récit de la guerre entre Athènes et l'Atlantide. Il remarque « beaucoup de lecteurs sont restés insensibles à l'ironie - à la perversité - de Platon, qui ont considéré comme une vérité historique le récit fait par Critias le jeune […] le génie de Platon, dans cette affaire, aura été de montrer à quel point il est difficile, dans la pratique, de distinguer la fiction de la vérité et le sophiste de l'historien et du philosophe ». Selon Guy Kieffer, chargé de recherche au CNRS, géographe et géologue qui s'est penché sur les sources de Platon : « Il est maintenant admis que l'Atlantide n'a jamais existé et qu'il s'agit d'un mythe créé par Platon ». Il conclut : « L'Atlantide n'a jamais existé. Elle correspond à une allégorie imaginée par Platon pour donner une leçon de civisme et de bonne conduite à ses concitoyens d'Athènes et dénoncer leur mercantilisme, leur indiscipline, leurs querelles et l'esprit démagogue de leurs mœurs politiques » mais considère que Platon s'est inspiré des réalités géologiques observables en Sicile, plus particulièrement dans la zone de l'Etna, pour donner à son récit une apparence crédible et une précision forte dans ses descriptions. Selon Gunnar Rudberg l'image de l'Atlantide est formée en correspondance à la cité de Syracuse où Platon a tenté de réaliser ses idéaux politiques
Cependant ces conceptions sur l'origine fictive du mythe ne sont pas toujours partagées en dehors de la communauté des historiens et archéologues. En effet, des érudits de tous genres, des géographes, et des géologues, continuent leurs études et leurs explorations. Ainsi le géologue-préhistorien Jacques Collina-Girard propose de voir l'Atlantide dans un site géologique avéré près du détroit de Gibraltar, mais à une époque où aucune civilisation sédentaire n'existait. Selon lui seul le récit du cataclysme s'inspirerait de faits réels, se trouvant enfoncée d'une quarantaine de mètres sous le niveau de la mer (élévation du niveau de la mer de en ans à la fin de la dernière période glaciaire, engloutissant certaines îles dont la principale, l'île du Cap Spartel et son banc), dont l'existence a été longtemps transmise par la mémoire orale et que la géologie permettrait de retrouver, alors que la description de la civilisation atlante ne serait due qu'à l'imagination de Platon.
L'idée, émise en 1779 par l'Italien Giuseppe Bartoli, que l'Atlantide désignerait en réalité Athènes a été reprise notamment par Pierre Vidal-Naquet. Platon n'est ni un historien ni un géologue, c'est un philosophe qui cherche à définir la société idéale. Dans le "Timée" et le "Critias", il oppose l'Atlantide maritime, technicienne et conquérante, corrompue par la richesse (comme la démocratie athénienne selon Platon), à une Athènes archaïque, rurale, autarcique et conservatrice. Les dieux donnent la victoire à la meilleure société sur la pire. C'est un message qui s'accorde avec ceux des autres dialogues politiques de Platon, "Lois" et "République". À ce titre le récit de Platon doit être placé aux côtés des utopies et anti-utopies plus récentes, et en chercher les traces physiques est un contresens qui conduit à chasser une chimère. Dans ses deux dialogues Platon introduisait une nouveauté : « dire le fictif en le présentant comme le réel » (P. Vidal-Naquet, "L'Atlantide et les nations, La démocratie grecque vue d'ailleurs", Paris, 1990). L'histoire de l'Atlantide est donc d'abord pour Pierre Vidal-Naquet l'histoire de l'imaginaire humain. La récente relecture des textes de Platon par B. Sergent s'inscrit dans la continuité de cette analyse et met en valeur la fabrication du mythe par Platon, son usage de l'allusion, le recyclage de nombreux mythes afin de construire sa fiction.
Un siècle plus tard, en 1888, Héléna Blavatsky développe l'idée que l'Atlantide serait l'une des cinq qui se seraient succédé, dans le cadre d'une vision cyclique du Temps, pour dominer la Terre, plaçant ainsi les Atlantes à égalité avec les Aryens.
Cette position a été celle de nombreuses personnes différentes, du chercheur à l'amateur passionné et a donné lieu à beaucoup d'interprétations et d'innombrables tentatives de localisation un peu partout dans le monde. 
À la suite des travaux de recherche des archéologues grecs Angelos Galanopoulos et Spyridon Marinatos, le Commandant Cousteau mène une expédition qui conclut à l'existence d'un événement historique (le fameux cataclysme) dont parle Platon et de la civilisation qui l'aurait subi et qu'il nomme « Les Atlantes ». 
Il s'agit de la civilisation minoenne, détruite à la suite de l'éruption de l'île de Santorin (qu'on nomme aussi « éruption minoenne ») vers 1650 avant Jesus-Christ. Celle-ci, de type plinienne, généra d'énormes tsunamis qui ont pu atteindre jusqu'à de haut, et donc détruire un port important situé sur l'île de Dia, plus au sud, près de la Crète. Des chiffres plus élevés encore ont été proposés - jusqu'à - tandis que pour D. Dominey-Howes (Kingston University) l'hypothèse d'un tsunami est insuffisamment fondée. 
Les premiers éléments découverts de la cité détruite l'ont été sur le site d'Akrotiri, sur l'île de Santorin.
Une conférence internationale s'est tenue en Grèce à Milos en 2005 avec pour ambition proclamée de trancher sur la question de l'origine du mythe et de faire le point sur les connaissances récentes. Si le professeur Christos Doumas, historien et archéologue grec, y a soutenu l'idée de la non-existence de l'Atlantide, des indépendants et des chercheurs de diverses disciplines ont présenté diverses hypothèses de localisations sans parvenir à aucun accord sur la localisation définitive de l'Atlantide et ont établi une liste de 24 critères nécessaires à l'identification d'un site avec l'Atlantide. Une deuxième conférence fut organisée en 2008 à Athènes, une troisième s'est tenue à Santorin en 2010.
Les 24 critères d'identification sont :
L'orichalque, métal inconnu qui avait fait la richesse des légendaires Atlantes comme l'étain fit celle des Phéniciens. Peut-être s'agissait-il de cuivre ou d'un alliage semblable à celui du bronze nécessitant l'étain.
Les lieux dans lesquels on trouvait en abondance dans l'antiquité les minerais de cuivre, d'argent et d'étain étaient le Sud-Ouest de la Sardaigne, près du mont Sirai couronné d'un nuraghe au pied duquel se trouve un site phénicien, le sud de l'Espagne en amont du Guadalquivir et les îles Sorlingues (îles Britanniques) et l'actuelle Grande-Bretagne mais aussi la Crimée et la Colchide (actuelle "République" d'Abkhazie, province "autonome" séparatiste pro-russe de la République de Géorgie).
D'autres, avant Jacques-Yves Cousteau, ont des hypothèses sur la localisation de l'Atlantide ou sur son hypothétique survie. Ainsi, dans les années 1970, les datations des mégalithes de Bretagne ayant attesté l'antériorité des mégalithes bretons par rapport aux pyramides, certains érudits, dans le cadre d'études pseudo-scientifiques, émettent l'hypothèse de l'origine atlante de ces constructions, et plus généralement de l'hypothétique arc mégalithique atlantique, source de la civilisation européenne selon Jean-Jacques Prado.La diffusion de ces thèses auprès du grand public est assurée par Jean Markale, dans son ouvrage "Carnac et l'énigme de l'Atlantide". 
Aujourd'hui on donne une autre utilité au récit de Platon, il aurait plutôt été écrit comme un avertissement ou un message informatif sur l'incroyable pérennité des connaissances humaines d'une histoire qui se serait transmise sur plus de ans. Ainsi l'avocat et scientifique amateur qui publie en 1882 "" (Atlantide à l'origine de l'humanité moderne, existence d'Atlantes survivants) et le français René Treuil, sont les premiers à remettre en question l'idée préconçue du mythe. Le géologue Jacques Collina-Girard a étudié les possibilités d'une transmission orale de lointains événements historiques et géologiques. Heinz-Günther Nesselrath, lui a cependant objecté que les cas attestés de telles transmissions orales ne correspondent jamais à une situation semblable à celle présentée dans le cas de l'Atlantide, où la mémoire des événements aurait été conservée en un lieu et par un peuple très éloigné de la catastrophe initiale. Dans les "Lectures de vies ", le « prophète dormant » Edgar Cayce prétend quant à lui que beaucoup de ses sujets sont les réincarnations d'âmes atlantéennes.
L'ésotériste Helena Blavatsky, fondatrice de la Société théosophique, a tracé en 1888 une histoire occulte de l'humanité. À propos de l'Atlantide, elle écrit : . L'Atlantide est considérée par cette dernière comme le quatrième continent, car il aurait été précédé par ceux de la Lémurie, de l'Hyperborée et par le continent Polaire. Le théosophe William Scott-Elliot publia en 1896 une "Histoire de l'Atlantide", où il décrit les différents peuples qui se sont succédé sur ce continent ainsi que leur vie spirituelle. À partir de 1904, le spiritualiste Rudolf Steiner complète les descriptions de Scott-Elliot dans son livre "Chronique de l'Akasha" en insistant sur l'évolution intérieure de l'humanité atlante qui a préparé les facultés de notre humanité actuelle. Steiner fait correspondre le déluge atlante avec la fin de la dernière glaciation soit il y a ans.
Au , l'empire transatlantique de Charles Quint est présenté comme une résurrection de l'empire atlante. Au , le Suédois Olof Rudbeck identifie l'Atlantide-Hyperborée à la Suède et, à travers quatre livres, en tire une légitimation de l'impérialisme suédois. 
Aux , de nombreux auteurs présentent l'Atlantide comme le berceau de la race aryenne. En effet, à la suite des écrits de Karl Georg Zschaetzsch dans les années 1920, certains théoriciens du nazisme, Rosenberg et Himmler principalement, développent l'idée que l'hypothétique peuple des Indogermains, peuple originel dont seraient issues les populations germaniques, serait originaire de l'Atlantide, ce qui permet une filiation ininterrompue sur plusieurs dizaines de milliers d'années et autorise pour la race aryenne une domination mondiale. Cependant, si elle suscite l'intérêt de Himmler et de Rosenberg, l'hypothèse atlante est aussi très évoquée en public, que ce soit par les dirigeants ou la presse nazis, même si elle n'est pas appuyée sur une recherche sérieuse.
En 1934, l'archéologue Albert Hermann, proche de Himmler, localise l'Atlantide, foyer des Indogermains, qu'il situe entre la Mer du Nord et l'Afrique du Nord, mais cette hypothèse reste très minoritaire au sein des nazis. Ces spéculations, influencées par les conclusions d'Alfred Rosenberg, retiennent l'attention de Himmler qui ordonne pendant la guerre de préparer des campagnes de fouilles sous-marines dans la Mer du Nord et à proximité des îles d'Helgoland, au large de Hambourg, tandis que Karl Georg Zschaetzsch la localise au niveau des Açores. Himmler, tout à sa quête des origines nordiques de la race indogermanique, applique pour cette civilisation disparue les postulats de l'origine nordique de toute civilisation. 
Après la fin du second conflit mondial, les débats autour de la localisation de la mythique Atlantide et sur l'origine atlante des populations européennes semblent constituer l'apanage de la Nouvelle Droite, reprenant plus ou moins fidèlement les conclusions de Kossinna et de Zschaetzsch.
Le mythe rapporté par Platon ne recouvre qu'un aspect de l'argument ; d'autres légendes ou traditions mythiques à travers le monde parlent de territoires engloutis et de cités perdues, comme Avalon, Ys, l'Hyperborée, Bimini, Mu, la Lémurie, etc. Il en est des mythes de cités ou continents perdus comme de ceux du Déluge : ils appartiennent à toutes les civilisations et à toutes les cultures.
Comme en témoigne par exemple la grotte Cosquer près de Marseille, dont l'entrée est située à au-dessous du niveau de la mer, la géographie du pourtour des continents a bien changé avec la fin de la dernière glaciation. Ainsi, de nombreux territoires autrefois parcourus par l'humain, tel le Doggerland, se trouvent aujourd'hui immergés. Il n'y aurait donc rien d'étonnant à ce que le souvenir en soit resté dans l'inconscient des humains et qu'il soit parvenu jusqu'à nous sous forme de mythes relatifs au Déluge et à des terres ou cités englouties.
Plus que de la science-fiction, qui ne fait que transposer un mythe dans un passé inconnu ou un futur incertain, l'Atlantide, comme les autres continents perdus, relèverait davantage de la préhistoire et de la géologie ainsi que du mythe engendré par ces disciplines.
Pour qui refuse de voir en l'Atlantide une fiction philosophique construite par Platon pour critiquer l'Athènes de son temps, deux certitudes peuvent cependant émerger des données à notre disposition, passées en revue parmi les "traces et hypothèses" : d'une part, du point de vue temporel, tout indique qu'il n'a pu s'agir que d'une civilisation mégalithique de la préhistoire et d'autre part, tout ce qui transparait du mythe platonicien quant à l'organisation de cette civilisation indique qu'il s'agissait d'une thalassocratie.
Le mythe de l'Atlantide a alimenté nombre d'œuvres littéraires et artistiques.
Il se passe peu de décennies sans que quelque équipe de chercheurs découvre ou pense découvrir des vestiges immergés de bâtiments ou de villes. L'Atlantide est alors tout naturellement évoquée.
La dernière annonce en date (2009) présentait l'originalité de s'articuler sur la version 5 de Google Earth, fournissant des photos détaillées des océans. Bien que Google Earth ait en effet permis dans le passé de localiser des vestiges, Google s'inscrit en faux concernant cette annonce, arguant qu'il s'agit d'un artefact créé par le processus de collecte des données d'une campagne océanographique.