Malte

Malte, en forme longue la République de Malte, en maltais (), en anglais (), est un État insulaire d'Europe, situé au milieu de la mer Méditerranée. Il se compose d'un archipel de huit îles, dont quatre sont habitées, situé à au sud de la Sicile. 
Sa localisation stratégique entre Méditerranée occidentale et Méditerranée orientale lui a valu les convoitises et l'occupation de nombreuses puissances au cours des âges. Il a acquis son indépendance du Royaume-Uni, et ce pour la première fois de son histoire, le 21 septembre 1964 et est membre de l’Union européenne depuis le mai 2004, ainsi que de la zone euro depuis le janvier 2008.
Avec ses , c'est le plus petit État de l'Union européenne. Sa densité est la plus élevée de l'Union européenne, comptant , soit au km. 
Malte possède une langue nationale, le maltais et deux langues officielles, le maltais et l'anglais. La capitale du pays est La Valette située sur l'île de Malte.
Le territoire maltais est un archipel situé entre mer Méditerranée orientale et occidentale à de la Sicile et à à l’est de la Tunisie, à environ au nord de la Libye et à l’ouest de la Grèce (ou plus précisément de Céphalonie). Sa localisation stratégique au centre de la mer Méditerranée, à la frontière entre la Méditerranée occidentale et la Méditerranée orientale et entre l’Afrique du Nord (cap Bon) et le sud de l’Europe lui a valu les convoitises de nombreuses civilisations au cours des âges. Le percement du canal de Suez va mettre Malte sur la ligne des "steamers" (« bateaux à vapeur ») pour les colonies du Commonwealth. Après avoir été un centre de maintenance naval avec de vastes chantiers, c'est aujourd'hui le relais méditerranéen pour le trafic international des conteneurs.
L’archipel maltais de se compose de huit îles, dont quatre sont habitées : Malte ("Malta" en maltais et en anglais), Gozo ("Għawdex" en maltais et Gozo en anglais), Comino ("Kemmuna" en maltais et Comino en anglais) et l'île Manoel ; quatre autres sont inhabitées : Cominotto ("Kemmunett" en maltais et Cominotto en anglais), Filfla et les deux îles de Saint-Paul ("Gżzejjer ta’ San Pawl").
L’île principale de l'archipel maltais est l'île de Malte. Elle mesure dans sa plus grande longueur et dans sa plus grande largeur. Son point culminant est le Ta' Dmejrek (). La deuxième île de l'archipel, au nord-ouest, est l'île de Gozo. Elle mesure dans sa plus grande longueur et dans sa plus grande largeur. Son point culminant est le Ta' Dbiegi (). Entre l'île de Malte et de Gozo se trouve la troisième île de l'archipel, l'île de Comino (2600 par ) et son îlot celui de Cominotto.
L’archipel maltais, situé sur la limite nord de la plaque africaine, est constitué de roches sédimentaires peu déformées, globalement inclinées vers le Nord-est. Du point de vue tectonique, malgré la proximité de la zone de rencontre de la plaque africaine et de la plaque eurasienne, le fond marin de l'ensemble du Canal de Sicile est caractérisé par des marqueurs de distension : rift, graben, failles normales. Malte et Lampedusa sont les sommets émergés des bordures d'un rift résultat d'une surrection. Cette extension et cette surrection ont eu lieu entre le Miocène et le Pliocène dans la direction Sud-ouest/Nord-est. Le risque sismique est modéré.
Si le relief maltais est le résultat d'une érosion hydraulique, aujourd'hui les cours d'eau sont réduits à l'état de "wied" (oued). L'eau douce est présente sous forme d'une nappe phréatique flottant sur une nappe d'eau de mer. En surface, l'eau douce est présente toute l'année dans quelques rares étendues d'eau, généralement canalisée dont la plus étendue est les Chadwick Lakes.
L'eau douce, pour la consommation humaine, était au siècle obtenue par des puits, des pompages éoliens et un réseau de galeries souterraines permettant un drainage des eaux de pluie. Le pompage intensif de la nappe phréatique a pour conséquence, petit à petit, au fil du temps, une saumurisation de l'eau douce, commençant à poser des problèmes à l'agriculture avec une salinisation des terres de culture. Depuis la deuxième moitié du siècle, l'eau de consommation est obtenue par dessalement de l'eau de mer par un procédé d'osmose inverse (en anglais "" donnant lieu au jeu de mots le plus connu à Malte : la plus grande rivière de Malte est la "River of Moses" - la rivière de Moïse).
Le climat est de type méditerranéen, avec des hivers doux et pluvieux et des étés chauds et secs. On y compte en moyenne 60 jours de pluie par an.
L'histoire de Malte est dès le Néolithique liée à celle de la Sicile. L'archipel maltais, de par sa position privilégiée entre mer Méditerranée orientale et occidentale, sera toujours occupé par une puissance maritime dominante jusqu'à son indépendance du Royaume-Uni en 1964.
L'archipel maltais n'est peuplée que vers 5400-5200 par des groupes néolithiques d'agriculteurs-éleveurs-pêcheurs venant de Sicile. Ils mettent en place une civilisation préhistorique importante qui est à l'origine des plus anciens monuments, les temples mégalithiques, encore existants, ce sont les plus anciennes constructions monumentales de l'histoire de l'humanité (26 sites de temples cyclopéens).
Par sa position au centre de la mer Méditerranée l'archipel maltais est un relais évident, compte tenu de ses ports naturels. Les Phéniciens, grands navigateurs, utilisent les ports de Malte à partir du Ils installent une colonie dans les îles de l'archipel vers 725 Des Grecs s’installent également du au et partagent apparemment pacifiquement les îles avec les Phéniciens. Avec le déclin de la Phénicie, l’archipel passe sous le contrôle de Carthage en 480 C'est une colonie précieuse dans la lutte que les Carthaginois mènent contre les Grecs et ensuite contre les Romains. À la faveur des guerres puniques, les îles passent sous le contrôle des Romains en 218 jusqu'au démantèlement de l'empire romain en 395.
Probablement vers 455, l'archipel maltais subit l'occupation des Vandales et vers la fin du , celle des Ostrogoths. Il passe ensuite sous le contrôle de l'Empire romain d'Orient également dénommé Empire byzantin. La présence byzantine demeure dans l'archipel jusqu'à la conquête de Malte par les Arabes.
En 870 les Aghlabides s'emparent de l'archipel lors de la conquête de la Sicile. Il est envisagé, dans les dernières études historiques, que l'archipel a été complètement vidé de sa population envoyée en esclavage. Les îles auraient ensuite été repeuplées avec des colons arabes et berbères musulmans et des esclaves chrétiens pour mieux défendre l'archipel.
En 1090, les Normands, maîtres de la Sicile, menés par le comte Roger de Hauteville, s’emparent de Malte. En 1127, l’archipel passe sous domination sicilienne. Finalement, entre 1240 et 1250, Frédéric II du Saint-Empire expulse les musulmans, même si beaucoup se convertissent pour rester dans les îles. Pendant cette période, les Maltais se rechristianisent mais conservent leur langue l'arabe maltais proche de l’arabe ifriqiyen, tout en empruntant massivement une partie de leur vocabulaire au sicilien et à l’italien. L'archipel accueille des familles juives chassées d'Espagne en 1492.
Lorsque Charles Quint se rend une première fois en Italie en 1529 pour se faire couronner empereur par le pape Clément VII, ce dernier intercéda en faveur de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, un ordre hospitalier et militaire consacré en son temps à la défense du Royaume latin de Jérusalem, pour que celui-ci retrouve une souveraineté après avoir été chassé de l'île de Rhodes par les Ottomans. C’est à Bologne, le 24 mars 1530, que Charles Quint signe le diplôme concédant à l’Ordre « en fief perpétuel, noble et franc, les villes, châteaux et îles de Tripoli, Malte et Gozo avec tous leurs territoires et juridictions », ensemble hérité des possessions de Naples et de Sicile.
Délaissant Mdina, ancienne capitale de l’île de Malte, l’Ordre installe son couvent dans le port de Birgu où le grand maître Philippe de Villiers de L'Isle-Adam fit édifier plusieurs fortifications en vue de mettre l’île en état de défense contre une éventuelle attaque des Ottomans.
En 1675 puis de nouveau en 1676, une épidémie de peste frappe les îles, faisant victimes sur une population estimée à habitants.
Le Grand Siège intervient le 19 mai 1565 quand Mustapha Pacha et Uluç Ali Paşa font débarquer à Marsaxlokk un premier contingent de . Le grand maître Jean Parisot de La Valette ne peut opposer qu’environ dont 592 chevaliers. Le grand siège de Malte se termine le 13 septembre, après l’arrivée des renforts siciliens du vice-roi Don Garcia de Tolède, par la défaite des Ottomans qui perdent plus de , dont le corsaire Dragut. Les pertes maltaises s’élèvent à environ dont des femmes, des enfants et des vieillards qui n'avaient pu être évacués en Sicile, et . La victoire est célébrée avec éclat et reste une des plus grandes victoires de la chrétienté sur l'empire ottoman.
La domination de l'Ordre prend fin en 1798 avec la prise de l’archipel par Napoléon Bonaparte lors de sa campagne d’Égypte dont Malte constitue une base. 
En 1800, les Maltais appellent les Britanniques à l’aide sous prétexte du pillage des biens de l’Église par les troupes napoléoniennes, . En 1802, le traité d'Amiens décide le rétablissement de la souveraineté de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem sur l'archipel mais rencontre l'opposition du Congrès national. Les Britanniques refusent alors de rendre l’archipel aux Hospitaliers et l’annexent officiellement à l’Empire britannique en 1816 après la signature du traité de Paris de 1814. Toutefois les Britanniques ne sont pas mieux acceptés que les Français : ils imposent unilatéralement leur langue, en interdisant la langue italienne. Ils s'emparent du pouvoir politique et économique. Cette situation d’exploitation coloniale provoque en retour la montée de revendications nationalistes et les Britanniques doivent concéder une nouvelle constitution augmentant le nombre d’élus maltais au Conseil législatif puis reconnaître la langue maltaise (1934), mais pas l'italien comme les nationalistes le demandaient.
Durant la Seconde Guerre mondiale, Malte joue un rôle important en raison de sa position stratégique qui gêne considérablement le ravitaillement des armées de l’Axe en Afrique du Nord dans leur tentative de s’emparer du canal de Suez. Cela vaut à sa population la George cross pour sa résistance héroïque face au blocus et aux bombardements incessants ( de bombes faisant ), croix qui figure aujourd’hui sur le drapeau national. Pendant la guerre, un certain nombre de jeunes Maltais, généralement des étudiants en Italie avant la déclaration de la guerre, qui se considéraient proches de l'Italie, se battent dans l'armée italienne pour rattacher leurs îles au Royaume ; l'un d'entre eux, Carmelo Borg Pisani, pro-italien, nationaliste maltais et fasciste, après avoir participé à la campagne de Grèce avec l'armée italienne, est envoyé à Malte pour espionner l'archipel. Capturé, condamné par le Conseil de guerre, il est exécuté par les Britanniques pour conspiration le 28 novembre 1942.
L’indépendance du pays est reconnue le 21 septembre 1964, mais Malte conserve la reine Élisabeth II à sa tête comme de nombreux pays du Commonwealth. Ce n’est que 10 ans plus tard, le 13 décembre 1974, sous l’impulsion du premier ministre Dom Mintoff, que Malte proclame la république et élit un président à sa tête. En 1984 se déroulent d'importantes manifestations contre des mesures de restriction de l'enseignement religieux et des biens du clergé. Cette même année, le pays signe des accords avec la Libye et l'URSS. 
Le président de la République est élu pour une durée de cinq ans par la Chambre des députés ("Kamra tar-Deputati") et nomme comme premier ministre le chef du parti vainqueur des élections générales. Le président nomme également, sur recommandation du premier ministre, les différents ministres du gouvernement choisis parmi les députés élus.
La présidente de la République est, depuis le 4 avril 2014, Marie-Louise Coleiro Preca (PL), deuxième femme à occuper ce poste.
La Chambre des députés est composée d'au moins 65 députés élus selon un système proportionnel. Les élections générales ont lieu tous les cinq ans. La dernière a eu lieu en 2013.
Le premier ministre est, depuis le 11 mars 2013, le travailliste Joseph Muscat.
Les deux principaux partis politiques de l'archipel sont le Parti travailliste (LP) et le Parti nationaliste (PN). Ces deux partis se positionnent plutôt au centre gauche (LP) et au centre droit (PN) laissant la place à leur droite, Europeans United for Democracy (EUD) ou Partit Ajkla (PA), ou extrême droite, Imperium Europa (IE), et à leur gauche, Parti communiste maltais (PK), des partis qui peinent à trouver le suffrage des électeurs. Les maltais sont politiquement très conservateurs, le vote familial était très répandu il y a encore une génération, aujourd'hui les enfants se montrent plus indépendant politiquement de leurs parents même si certains continuent encore à voter pour le parti familial. Cette indépendance a quand même permis l’émergence d'un parti écologiste, Alternative démocratique (AD) qui est le troisième parti politique maltais à présenter des candidats dans tous les districts à toutes les élections. Une modification de la loi électorale devrait lui permettre d'obtenir, suivant les résultats des dernières élections générales, son entrée au parlement à la prochaine élection.
Le parti majoritaire au Parlement est le Parti travailliste (LP) depuis le 8 mars 2013.
Après l'indépendance de Malte dans le Commonwealth, le 21 septembre 1964, et sa constitution en république, le 13 décembre 1974, les dirigeants politiques maltais cherchent les moyens de passer d'une économie coloniale à une économie nationale. Le premier ministre travailliste Dom Mintoff affirme la neutralité de Malte et son non-alignement à l'image d'un Nehru mais dans le même temps cherche une collaboration avec les pays staliniens (URSS, RDA, Bulgarie et Roumanie) mais c'est en fait la République populaire de Chine et la Libye qui investissent à Malte. À leur arrivée au pouvoir, les nationalistes choisissent la collaboration avec l'Union européenne. Le premier ministre Giorgio Borg Olivier signe un accord d'association le 5 décembre 1970 avec effet au avril 1971. Le retour au pouvoir des travaillistes en juin 1971 interrompt le processus.
L'alternance politique ramène les nationalistes en 1987, qui, au lieu de relancer l'accord d'association, décide d’ouvrir des négociations pour adhérer à l'Union européenne le 16 juillet 1990. Après une parenthèse travailliste de 1996 à 1998, Borg Olivier décide de consulter les Maltais par référendum le 8 mars 2003, et 53,6 % des Maltais approuvent l'adhésion. Le 14 avril 2003, le Conseil européen décide de l'adhésion de Malte en même temps que neuf autres pays et, le 16 avril 2003, Malte signe le traité d'adhésion avec entrée en vigueur au mai 2004.
Le 21 juin 2007, le Conseil européen autorise l'adoption de l'euro et fixent le taux irrévocable de conversion à = 0,429300 livre maltaise et le janvier 2008, Malte intègre la Zone euro. Le 21 décembre 2007, Malte intègre aussi l'Espace Schengen mettant Malte aux avant-postes de l'émigration africaine avec l'île italienne de Lampedusa.
Depuis 1993, Malte est subdivisée en 68 "Kunsilli Lokali" (conseils locaux) également appelés localités, regroupées depuis 2009 en 5 "Reġjuni" (Région) : il existe 54 localités sur l'île de Malte et 14 sur l'île de Gozo.
Les localités maltaises ont été renommées par la loi sur les "kunsilli lokali" du 6 octobre 2009.
Les atouts économiques de Malte sont le calcaire, un bon emplacement géographique et une main-d’œuvre productive. Cependant, Malte ne produit qu’environ 20 % de ses besoins alimentaires, possède des ressources en eau limitées et n’a pas de sources d’énergie qui lui sont propres. L’économie est dépendante du commerce extérieur (particulièrement en tant que point de transbordement du fret maritime), du tourisme et de l’industrie (notamment électronique et textile). Malte répond aux standards internationaux en matière de transparence et d’échange d’information, et n’a jamais été inscrite sur la liste noire de l'OCDE, liste publiée pour la première fois en juin 2000 (Publication officielle de l’OCDE – Paris, 19 juin 2000) qui recensait les pays refusant la coopération en ces domaines.
À partir du 29 avril 2005, la lire maltaise a fait partie du mécanisme de taux de change européen, dit MCE II, en vue de l’adoption de l’euro, devenu la monnaie légale depuis le janvier 2008.
Une unique ligne de chemin de fer assurait une liaison entre La Valette et L-Imdina de 1883 à 1931.
La république de Malte reconnaît une langue nationale, le maltais, ainsi qu'une deuxième langue officielle, l’anglais. L’administration, les tribunaux emploient normalement le maltais, mais ils peuvent employer l’anglais s’ils le jugent nécessaire.
L'origine de la langue est l'arabe ifriqiyen relexifié à partir de superstrats italien, sicilien, dans une moindre mesure français et plus récemment anglais. En raison de son origine siculo-arabe, le maltais est classé comme langue sémitique. C'est aussi la seule langue vivante représentative de la famille des dialectes siculo-arabes écrite en alphabet latin complété.
La grande majorité des insulaires (95 %) parle le maltais. Cependant, en raison de la longue colonisation britannique, l’anglais joue également un rôle important. Même si seules sont de langue maternelle anglaise, la place de l’anglais est importante sur le plan socio-politique, car il demeure l’une des deux langues officielles de la République de Malte. Le secteur du séjour linguistique, avec plus de à Malte, utilise la présence de cette communauté anglophone et la place de l’anglais comme langue officielle pour proposer des cours d’anglais dans une ambiance très méditerranéenne.
Parmi les langues utilisées à Malte l'italien est pratiqué par environ 2 % de la population (). L'italien, qui était une des langues officielles de Malte jusqu’aux années 1930, est en tout cas compris et parlé par environ à .
Par ailleurs, le droit maltais ne définit pas la notion de minorité nationale : il n’existe donc aucun groupe de population reconnu comme tel. C’est pourquoi aucun instrument juridique n’a été adopté et la nécessité de lois particulières dans le domaine des langues ne s’est pas fait sentir. Il n’existe donc aucune loi visant à assimiler les minorités nationales ou à mettre en œuvre une politique générale d’intégration ou de protection. Le gouvernement de Malte déclare qu’il n’existe sur son territoire aucune minorité nationale au sens de la convention-cadre pour la protection des minorités nationales. Toutefois, Malte considère la ratification (10 février 1998) de la convention-cadre comme un acte de solidarité par rapport aux objectifs de la convention.
La religion d’État est le catholicisme romain mais chacun est libre d’exercer la religion de son choix car la liberté de conscience est garantie par la constitution.
Il y a 97 % de catholiques, 1 % de chrétiens non-catholiques (orthodoxes et protestants), 1 % de musulmans et 1 % sans religion.
Malte est l’un des pays les plus densément peuplés du monde avec une densité de population d’environ par kilomètre carré. En 1569, la population était de seulement . Une forte communauté d’étrangers, principalement des Britanniques, est implantée à Sliema et aux alentours. De plus, une population maghrébine (2250 en 2001) de plus en plus importante s’installe sur l’archipel.
Il existe une importante diaspora maltaise, le dernier recensement, réalisé en 1988, dénombrait .
Selon le Recensement Maltais de 2011
Source : Recensement Maltais de 2011 : https://nso.gov.mt/en/publicatons/Publications_by_Unit/Documents/01_Methodology_and_Research/Census2011_FinalReport.pdf
Selon un article d'un journal Maltais "Malta Independent" du avril 2014
Source : http://www.independent.com.mt/articles/2014-04-01/news/23000-foreign-nationals-from-151-countries-living-in-malta-4459331588/
En 2018, la ville de La Valette sera, aux côtés de la ville hollandaise de Leeuwarden, capitale européenne de la culture.
Malte compte trois sites inscrits au patrimoine mondial culturel de l'UNESCO. Il s'agit de la ville de La Valette, de l'Hypogée de Ħal Saflieni et de Ġgantija. Ce dernier a été étendu sous le nom de Temples mégalithiques de Malte à cinq autres temples préhistoriques, Ħaġar Qim, Mnajdra, Skorba, Ta' Ħaġrat et Tarxien situés dans les iles de Malte et de Gozo.
Le peintre Le Caravage, vécu à Malte de juillet 1607 à août 1608. Il fuyait la justice à la suite de la mort d'un homme qu'il avait tué lors d'un duel à Rome. Il est accueilli avec faste par le grand-maître de l'ordre, Alof de Wignacourt, qui admire le peintre et dont il peindra le portrait. Il peindra aussi plusieurs autres tableaux lors de son séjour, dont "Saint Jérôme écrivant" commandé par le chevalier Malaspina, "Amour endormi" pour le chevalier Dell'Antella, et "la Décollation de saint Jean-Baptiste", monumental tableau réalisé in situ dans la co-cathédrale Saint-Jean de La Valette. Lors de son séjour il sera fait chevalier de Malte de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Il quitte Malte à la suite d'une nouvelle affaire de violence et se rend ensuite en Sicile.
L'auteur britannique Anthony Burgess a résidé de 1968 à 1970 à Malte dans la localité de Lija avec son épouse après avoir quitté le Royaume-Uni pour raisons fiscales. Il quittera Malte après qu'un texte qu'il devait chroniquer a été censuré par les autorités maltaises. L'ouvrage "La Puissance des ténèbres" paru en 1980 évoque en partie cette période et cette expérience. 
Le premier film à avoir été tourné à Malte est le film muet "Sons of the sea" en 1925. Depuis malte sert régulièrement de décor et de lieu de tournage à de nombreux films et séries télévisées. Malte abrite les studios de tournage "Mediterranean Film Studios" qui sont situés à Il-Kalkara. Parmi les films tournés à Malte on peut citer "L’Espion qui m’aimait" dans la série des James Bond, "Gladiator" de Ridley Scott, ou encore "Munich" de Steven Spielberg. Les décors du film "Popeye" de Robert Altman , situés à Il-Mellieħa sont devenus un parc d'attraction. Malte sert aussi de cadre pour de nombreuses scènes de la série américaine "Games of Thrones".
La "Regatta" est une compétition d'aviron qui se court à Malte dans le Grand Harbour depuis la fin du siècle. La "Regatta Jum il-Vittorja" (la régate du jour de la Victoire) se court le 8 septembre de chaque année, depuis 1822 et officiellement depuis 1965 avec la participation de sept clubs d'aviron. La "Regatta Jum il-Ħelsien" (Régate du jour de la Liberté) sert de régate d'entrainement et se court dans les mêmes conditions le 31 mars de chaque année.
Étant l'un des trois États européens membres du Commonwealth des Nations, Malte participe aux Jeux du Commonwealth. À ce jour, le pays y a remporté une médaille d'argent et trois de bronze, trois de ces médailles provenant des épreuves de tir sportif.
La République de Malte a pour code :