Guerre du Kosovo

La guerre du Kosovo a eu lieu du 6 mars 1998 au 10 juin 1999, sur le territoire de la République fédérale de Yougoslavie, opposant l'armée yougoslave à l'armée de libération du Kosovo et l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN).
Les conflits entre les deux principales communautés du Kosovo-et-Métochie (Serbes et Albanais) sont liés à leur conviction mutuelle d’être les seuls occupants légitimes de cette région. Aujourd’hui encore, la composition ethnique du Kosovo du fait l’objet de nombreuses controverses, chaque partie interprétant en sa faveur les documents de l’époque. 
Du côté serbe, le Kosovo est décrit comme le « berceau de la Serbie », car il en était, entre le et le , le centre politique (Pristina), économique (mines de Novo Brdo), et spirituel (monastères de Peć, de Dečani, de Gračanica et bien d’autres, inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco) du pays. Toutefois, le terme de « berceau de la Serbie », utilisé depuis seulement, est abusif, car les Serbes, installés dès le en Bosnie et dans l’ouest de la Serbie actuelle (Rascie), ne s'installèrent au Kosovo-et-Métochie qu’au .
De plus, la Serbie considère que le Kosovo-et-Métochie était complètement slavisé (et donc serbe) avant l’occupation turque (prise de Priština en 1454), qui dura jusqu’en 1912. Selon ce point de vue, les Albanais se seraient alors installés au Kosovo après l’écrasement des insurrections serbes par les Turcs (grandes migrations serbes de 1690 et de 1737-1739), les Serbes restés au Kosovo devant soit se convertir, soit accepter le statut de kmet (serf) auprès des notables albanais. En Serbie, les Albanais sont donc perçus comme des étrangers ayant profité de l’occupation ottomane pour coloniser une partie du territoire serbe.
Les Albanais réfutent cette version, estimant que la population albanaise du Kosovo n’a pas été assimilée par les Serbes au Moyen Âge ; les Albanais seraient donc déjà présents au Kosovo à l’arrivée des Turcs. De plus, les Albanais ont tendance à minimiser, voire à nier, l’existence des grandes migrations serbes, ce qui leur permet d’affirmer que les Serbes étaient déjà minoritaires avant 1690.
Ils se considèrent en effet comme les descendants des peuples illyriens qui occupaient la région comprise entre la Grèce et la Slovénie, avant l’arrivée des Slaves, et incluant l’actuel Kosovo (Dardanie, en illyrien). Les Albanais estiment donc avoir été victimes d’une occupation militaire à partir de l’installation des Serbes au Kosovo.
L’histoire du Kosovo, vue par les Serbes et les Albanais, repose donc sur deux mythes fondateurs opposés qui relèvent en grande partie de la propagande.
Au , la Serbie, nouvellement indépendante, fait de la récupération du Kosovo l’une de ses revendications principales. La première tentative, lors de la guerre russo-turque de 1877-1878 se solde par un échec, et déclenche de nouvelles persécutions contre les Serbes du Kosovo. Entre 1877 et 1912, le peu de Serbes qui vivent au Kosovo () le quittent pour rejoindre la Serbie libre.
Après ce nouveau mouvement de population, les Albanais sont indiscutablement majoritaires dans la région. Le Kosovo (plus étendu que la région actuelle) est alors l'une des quatre divisions administratives ottomanes dont l'autonomie est réclamée par la Ligue de Prizren dès 1877, dans le but de former une grande Albanie, autonome dans le cadre de l’Empire ottoman. Ce projet ne voit pas le jour, mais les Albanais obtiennent la reconnaissance d'une autonomie à l'été 1912, quelques mois avant le début de la Première Guerre balkanique.
Finalement, à la suite de celle-ci, le Kosovo est intégré au royaume de Serbie, malgré l’opposition des Albanais qui se révolteront jusqu’en 1924 sous l’impulsion d’Isa Boletini (guérilla kachak). En 1921, l'élite albanaise du Kosovo se plaint des violences, et mentionne le chiffre de Albanais tués et faits prisonniers depuis 1918. Du côté serbe, la population subit de lourdes pertes pendant la Première Guerre mondiale. Le recensement yougoslave de 1921 (organisé par les Serbes) dénombre Albanophones au Kosovo, sur une population de personnes (63,7 %).
Après la guerre, le Royaume de Serbie y mène une politique de colonisation. 
De nombreuses familles serbes sont implantées au Kosovo, rééquilibrant un peu la balance entre Serbes et Albanais. 
Durant la Seconde Guerre mondiale, le Kosovo est rattaché a l'Albanie fasciste, sous domination italienne. Environ Serbes, Jevreja i Roma sont tués et entre et sont chassés du Kosovo. Les Albanais largement majoritaires.
Après la guerre, le Kosovo est de nouveau rattaché à la Yougoslavie en tant que province autonome de Serbie. L’autonomie de la province est accrue par les constitutions de 1960 et 1974, mais elles ne lui confèrent pas pour autant le statut de République. En effet, la Constitution de 1974 prévoit l'existence de six Républiques et deux régions ou provinces autonomes, le Kosovo et la Voïvodine qui ont une autonomie moins importante. À plusieurs reprises (en 1970 et en 1981), les Albanais ont réclamé le statut de république à part entière. Entre le recensement de 1948 et celui de 1971, la répartition entre Serbes et Albanais reste stable : environ 69 % d'Albanais pour 26 % de Serbes. Les Albanais deviennent encore plus majoritaires par la suite à partir des années 1970, grâce au renforcement de l'autonomie de la province et du statut des Albanais dans tous les secteurs de l'administration, en raison principalement du départ d'une partie des Serbes et des Monténégrins. Devenus très minoritaires, et craignant de voir tout lien avec la Serbie définitivement coupés, les Serbes protestent contre l’autonomie de la province.
En mars 1989, Slobodan Milosevic réduit drastiquement le statut d'autonomie du Kosovo, par l'apport de modifications à la constitution serbe, aboutissant à une reprise de l'administration directe de la province par la Serbie. Les Albanais se révoltent alors contre la suppression de l’autonomie du Kosovo, d’abord pacifiquement sous l’impulsion d’Ibrahim Rugova, puis violemment en raison de l’inefficacité de cette politique de résistance passive. Pendant l’intervention de l’OTAN en 1999, on estime que le Kosovo compte Albanais, contre Serbes.
Il faut observer qu'à la suite de la résolution 1199 du Conseil de Sécurité des Nations unies, c'est l'OTAN qui prend l'initiative malgré les articles 16 et 17 de la résolution 1199. Ces articles expriment la volonté du Conseil de Sécurité de garder le contrôle de la situation. Mais des divergences existent, la partie Russe a annoncé son intention de mettre son veto à une nouvelle résolution validant une intervention contre la partie Serbe. Ce passage en force est présenté comme une victoire des néoconservateurs par Robert Kagan.
Certains analystes ont déclaré que cette guerre avait mis le système de l'ONU « entre parenthèses » vu qu'elle a été déclenchée sans mandat des Nations unies.
Le conflit débute en 1996 avec la création de l'« Armée de libération du Kosovo » (ou UÇK), qui amorce une campagne de révolution en assassinant des dirigeants, des policiers et des gardes-frontières serbes, ainsi que les Albanais collaborant avec le régime. Les Serbes ont alors pris de sévères contre-mesures policières et militaires. Le point tournant est survenu en mars 1997, lorsque le gouvernement de l'Albanie s'est effondré à la suite d'opérations financières pyramidales ratées. Des arsenaux ont été pillés et ces armes se sont invariablement dirigées en grand nombre vers le Kosovo, où l'UÇK naissante livrait aux autorités serbes une véritable guerre d'indépendance.
La communauté internationale a réagi à la crise en 1998, en créant un « groupe de contact » composé de l'Allemagne, des États-Unis, de la France, du Royaume-Uni et de la Russie qui firent d'ultimes efforts diplomatiques en février 1999 lors de la conférence de Rambouillet suite à des allégations de massacres alors que les violences intercommunautaires se multipliaient. 
Human Rights Watch a estimé que les forces serbes avaient expulsé Albanais du Kosovo vers la Macédoine et l'Albanie, et que plusieurs centaines de milliers de plus avaient été déplacés à l'intérieur de leur propre pays ; au total, plus de 80 % de toute la population du Kosovo (ou 90 % des Albanais du Kosovo) avaient été chassée de leurs foyers. Des rumeurs concernant un plan d'épuration ethnique à grande échelle mené au Kosovo (un soi-disant plan Fer-à-cheval conçu par le ministère allemand de la Défense) circulèrent dans les médias occidentaux. Ces rumeurs se révélèrent par la suite infondées, bien qu'étant à l'origine de l'intervention militaire de l'OTAN.
L'échec des négociations à Rambouillet et l'éventuelle catastrophe humanitaire poussa l'OTAN à intervenir en effectuant une campagne aérienne de bombardement appelée "Opération Allied Force". 
Le général Wesley Clark dirigea les opérations depuis le Supreme Headquarters Allied Powers in Europe, qui ont commencé le 24 mars 1999.
Celles-ci auraient dû se limiter à des bombardements symboliques durant 3 ou 4 jours pour ramener Belgrade à la table des négociations comme cela s'était passé pour en terminer avec la guerre de Bosnie mais ces bombardements ont finalement duré 78 jours.
Au sol, plusieurs forces spéciales des nations de l'OTAN opéraient dans la discrétion, un membre du Special Air Service a été tué.
Des unités terrestres de l'OTAN se sont concentrées en Macédoine tandis qu'une brigade de l'US Army s'est déployée - avec difficulté - en Albanie ; n'ayant pas participé aux combats, elles seront l'avant-garde de la future KFOR à la fin de ceux-ci.
Une guerre de l'information eut lieu entre les parties en conflit. Les forces de l'OTAN avaient préservé les infrastructures du réseau Internet en ex-Yougoslavie tout en tentant de neutraliser les médias serbes, car « un accès libre et ouvert à Internet ne [pouvait] qu'aider le peuple serbe à connaître la vérité au sujet des atrocités » du régime de Milosevic.
Ces frappes qui durèrent plus de 70 jours semblent mener à une impasse jusqu’à la conclusion d’un accord entre la République Fédérative de Yougoslavie et les envoyés spéciaux de l’Union européenne, le président finlandais Martti Ahtisaari, et de la Russie, l’ancien premier ministre Viktor Tchernomyrdine, le 3 juin 1999. Ils étaient venus présenter les exigences du G8 pour mettre un terme au conflit du Kosovo à Milosevic. Le cessez-le-feu est accepté par la République Fédérative de Yougoslavie le 9 juin 1999 et met fin à la guerre du Kosovo.
Le 10 juin 1999, les frappes s'arrêtent et les forces serbes commencent à se retirer du Kosovo investi par la force internationale mandatée par les Nations unies, la KFOR dans le cadre de l'opération Joint Guardian et placé depuis sous l'administration de la Mission intérimaire des Nations Unies au Kosovo en vertu de la Résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations unies.
En juin 2000, la croix rouge estima que civils ( Albanais, 400 Serbes et 100 Roms) étaient toujours portés disparus, environ un an après la fin du conflit
En 2008, une étude commune du (Fond za Humanitarno pravo), une ONG de Serbie et Monténégro, la commission internationale des personnes disparues, et la Commission des personnes disparues de Serbie a établi une liste de noms de victimes tuées dans la periode janvier 1998 à décembre 2000. La liste contient le nom et prénoms des victimes, leur date de naissance, la qualification civile ou militaire et le lieu et la date du décès. Il y a victimes albanaises, victimes serbes ainsi que victimes dont la nationalité n'est pas établie.
La République fédérale de Yougoslavie a estimé à à , le nombre de victimes civiles causées par les bombardements de l'OTAN. Le secrétaire général de l'OTAN, Lord Robertson, a écrit après la guerre que le nombre de victimes ne sera jamais précisément connu mais donne les chiffres de l'ONG Human Rights Watch comme une estimation raisonnable. Le rapport de Human Rights Watch compte 488 à 527 victimes civiles serbes dans 90 incidents séparés, le plus important étant la mort de 87 civils lors du bombardement d'une cible militaire à Korisa que les forces serbes auraient fait occuper par des civils.
Le département d'état américain a utilisé le chiffre de victimes pour justifier l'intervention en Yougoslavie.
Des experts en statistique mandatés par le TPIY ont estimé le nombre total de victimes à . Eric Fruits, professeur à l'université de Portland, s'oppose à cette estimation qu'il a jugée être basée sur des données fausses.
En août 2000, le TPIY a annoncé avoir exhumé corps au Kosovo sans se prononcer sur le nombre de victimes de crimes de guerre parmi ces victimes. La KFOR a annoncé que sur les corps découverts jusqu'en 1999, environ 850 seraient des victimes de crimes de guerre.
Selon les rapports officiels, la guerre n'a fait aucune victime au sein des militaires de l'OTAN lors des opérations militaires. Cependant, le crash d'un AH-64 Apache américain en Albanie a causé la mort de 2 soldats de l'OTAN, David Gibbs et Kevin L. Reichert. Un membre du Special Air Service aurait été tué en Yougoslavie.
L'OTAN n'a pas fait d'estimation officielle du nombre de victimes militaires. La Yougoslavie a estimé le nombre de victimes militaires à 462 soldats, ainsi que 299 blessés, lors des bombardements de l'OTAN. 
Certains rapports donnent le nombre de victimes militaires au sein de l'UÇK. Cependant, les pertes militaires de l'Armée de libération du Kosovo sont difficiles à estimer car il est difficile de savoir qui était un combattant de l'UÇK et qui ne l'était pas. L'armée serbe estimait tout Albanais armé comme membre de l'UÇK, donc une victime comptée comme civile par les Albanais pourrait être comptée comme militaire par les Serbes.
L'OTAN a utilisé 15 tonnes de munitions à uranium appauvri lors des bombardements sur la Serbie. Un rapport a établi que l'utilisation de ces munitions a provoqué une augmentation considérable des leucémies au Kosovo et dans les régions voisines. 
En 2010, un rapport d'enquête du Conseil de l'Europe fait par le parlementaire suisse Dick Marty a révélé que durant la guerre, l'UCK avait organisé un trafic d'organes prélevés sur des prisonniers serbes. Les captifs étaient emmenés en Albanie où ils étaient tués avant que leurs organes, principalement des reins, soient retirés et vendus à des cliniques privées étrangères. 
À la fin de la guerre, les guérilleros albanais de l'UCK se sont livrés à des exactions contre les populations serbe et rom du Kosovo, ainsi que contre les membres de l'opposition albanaise qui leur étaient défavorables. L'Union européenne a mis sur pied en 2011 une commission chargée d'enquêter sur la question. En juillet 2014, le procureur Clint Williamson a confirmé à Bruxelles que les minorités serbe et rom du Kosovo avaient été victimes d'une opération de purification ethnique planifiée comprenant des meurtres, des kidnappings, des violences sexuelles et des déportations. 
À la fin du mois d'avril 2001, les crimes de guerre commençaient tout juste à faire l'objet d'une enquête et à cette date, l'Armée populaire yougoslave avait inculpé 183 militaires et mis en examen 62 autres pour ceux-ci, sans toutefois inclure dans ces investigations les forces spéciales de police ou les forces paramilitaires serbes.
Lui reprochant, outre son autoritarisme, une perte de tous les territoires promis dans ses discours nationalistes, la population serbe vote contre Milosevic et lui fait perdre les élections présidentielles en septembre 2000 ; il fut arrêté le 31 mars 2001 pour être jugé devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie, mais il décédera avant la fin du procès en 2006.
Le coût financier des opérations militaires au Kosovo pour (pré et post conflit compris) a été pour les États-Unis de milliards de dollars pour l'année fiscale 1999 et milliard pour l'année fiscale 2000.
Le 17 février 2008, le Kosovo proclame unilatéralement son indépendance de la Serbie. Le Kosovo est reconnu par 76 États dont les États-unis et 22 pays de l'Union européenne (au 18 juin 2011).
L'intervention de l'OTAN ainsi que les réelles motivations de cette guerre font l'objet de nombreuses discussions. En Europe, les souverainistes, l'extrême droite et les communistes rejettent la guerre. 
L'opinion publique des pays de l'OTAN était initialement majoritairement en faveur de cette opération, bien qu'un revirement progressif se soit amorcé suite à la longueur imprévue du conflit et à la multiplication des critiques des bombardements, que ce soit dans les médias yougoslaves ou dans certains rapports d'organisations non gouvernementales (voir par exemple Human Rights Watch).
L'écrivain Vladimir Volkoff dénonce dans "Désinformation, flagrant délit", en tant que spécialiste de ces questions, les mécanismes de désinformation dont il pense voir toutes les caractéristiques dans cette opération militaire. 
Certaines personnalités de gauche s'insurgent contre un retour de la doctrine de la guerre juste, et accusent les médias occidentaux de propagande. Noam Chomsky, par exemple, dans son livre "Dominer le monde ou sauver la planète", argue que les massacres serbes ont été provoqués par les frappes de l'OTAN, la majeure partie des victimes antérieures étant du fait de l'UÇK, accusée d'être un groupe terroriste ayant assassiné plusieurs milliers de Serbes comme d'Albanais. 
Le mensuel "Le Monde diplomatique" a publié en mars 2000 un dossier sur le Kosovo très critique envers l'intervention de l'OTAN, insistant notamment sur le rôle des médias dans la diffusion de rumeurs infondées et sur le refus selon lui des pays occidentaux de toute solution diplomatique. De même, certains experts ont déclaré que les journaux occidentaux avaient abondamment repris le discours de l'OTAN au sujet de cette guerre. 
Dans leur livre "L’opinion, ça se travaille" (2000), Serge Halimi, Dominique Vidal et Henri Maler dénoncent la propagande des médias occidentaux en faveur d'une intervention armée de l'OTAN au Kosovo. Il relèvent notamment les rumeurs non fondées de génocide et d'épuration ethnique affichées en une des médias (ainsi que l'absence quasi générale d'excuses publiques une fois les rumeurs démenties), la bienveillance de ces derniers à l'égard des crimes de guerre commis par l'OTAN, ou encore l'association systématique des personnalité critiquant l'intervention de l'OTAN à des alliés du gouvernement serbe. 
Le projet d'oléoduc AMBO allant de Bourgas en Bulgarie en mer Noire à Vlora en Albanie sur la mer Adriatique en passant par la Macédoine est aussi présenté par eux comme une importante motivation cachée de ce conflit. Celui-ci n'est toujours pas construit en 2016. C'est par exemple la thèse soutenue par Michel Collon dans son livre "Monopoly - l'Otan à la conquête du monde". La construction du camp Bondsteel au Kosovo est parfois avancée pour appuyer cette théorie.
Le journal "Libération" a critiqué l'attitude des soldats occidentaux, qui ont assisté avec indifférence à la destruction de quartiers tziganes de grandes villes du Kosovo par les Albanais kosovars.
La guerre du Kosovo a également été critiquée pour ses conséquences : un Kosovo, qui contrairement aux arguments de Bill Clinton « n'est ni multiethnique ni pacifié », un pays qui voit une épuration ethnique des « Non-Albanais », la violation du droit international et la prise du pouvoir par les « clans mafieux ».