Falun Gong

Le Falun Gong (法轮功 en chinois simplifié, 法輪功 en chinois traditionnel), aussi appelé Falun Dafa (法轮大法 en chinois simplifié, 法輪大法 en chinois traditionnel), est une ancienne discipline de "qigong", transmise au grand public par Li Hongzhi. La particularité de cette méthode est de revenir à la source des enseignements du "qigong" en recherchant simultanément le développement physique et spirituel. Elle vise à garder le corps en bonne santé et éveiller la conscience au maintien d'une bonne moralité. Son enseignement combine la pratique de la méditation, d'exercices aux mouvements lents et souples et le travail sur soi à travers trois principes fondamentaux : Authenticité, Bonté, Tolérance ou "Zhen" (真), "Shan" (善), "Ren" (忍).
La transmission publique du Falun Gong a commencé en 1992 ; il a été rapidement reconnu et soutenu par les autorités chinoises. Sa popularité s'est très vite accrue grâce aux nombreux témoignages de guérisons et d'améliorations de la santé physique et morale, au point que sept ans plus tard, les sources occidentales et les organisations gouvernementales chinoises estimaient à environ soixante-dix millions le nombre de Chinois qui le pratiquait. Face à ce succès fulgurant, les autorités chinoises ont exercé à plusieurs reprises des pressions pour rendre la pratique payante et pour renforcer l'influence du Parti communiste chinois (PCC) sur cette dernière. Ces tentatives de contrôle ont provoqué l'effet inverse, amenant le Falun Gong à s'affirmer progressivement comme une école de "qigong" autonome et indépendante du pouvoir.
Le PCC, dirigé à l'époque par Jiang Zemin, est alors devenu hostile au Falun Gong et a commencé en 1999 la répression de cette pratique sur le territoire de la République populaire de Chine. Le Bureau 610 est créé afin de coordonner cette répression et d'orchestrer une campagne de propagande et de diffamation de la pratique à l'échelle nationale et internationale par les médias d'État chinois. Celle-ci comprend notamment le lavage de cerveaux dans le milieu professionnel, social et éducatif. Les pratiquants sont ensuite dénoncés et arrêtés à travers la Chine. Lors de leur emprisonnement, ils sont sujets à de mauvais traitements, aux tortures, aux meurtres ainsi qu'à des prélèvements forcés d'organes revendus clandestinement. Ces violations massives des droits de l'homme ont été rapportées et dénoncées par le Parlement européen, les rapporteurs spéciaux des Nations unies, de nombreuses organisation de défense des droits de l'homme, des gouvernements, des avocats internationaux et des personnalités dans le monde entier.
Malgré la persécution, le Falun Gong continue à être pratiqué clandestinement en Chine. Il s’est aussi développé en dehors de la Chine en devenant une pratique de "qigong" de plus en plus populaire. À ce jour, le Falun Gong est pratiqué dans de nombreux pays à travers le monde et ses enseignements ont été traduits dans plus de quarante langues.
Le 13 mai 1992, Li Hongzhi, un maître de "qigong" du nord-est de la Chine, donne son premier séminaire public sur le Falun Gong dans la ville de Changchun. Il présente le Falun Gong comme une pratique issue des « traditions ancestrales millénaires de "cultivation" », et cherche à faire revivre les éléments spirituels de la pratique du "qigong" qui ont été rejetées pendant la Révolution culturelle pour s’adapter à la doctrine communiste. Son but est de revenir à la fondation des enseignements du "qigong" c'est-à-dire au développement physique et spirituel.
Dans le contexte culturel de la Chine, le Falun Gong est généralement décrit comme un système de "qigong", nom moderne donné à l’ancien terme « xiulian » (), signifiant cultiver l’esprit et en même temps exercer le corps. Les traditions orientales ne considèrent pas le corps et l’esprit comme indépendants et enseignent à les harmoniser en travaillant sur l’un comme sur l’autre. De multiples variétés de « cultivation-pratique » se retrouvent partout dans l'histoire chinoise ; elles sont issues des traditions bouddhistes, taoïstes et confucéennes et recouvrent également le domaine des arts martiaux internes. Richard Madsen, professeur à l’Université de Californie à San Diego, souligne que la culture traditionnelle chinoise a une « interprétation profonde de la matière et de l'esprit, du corps et de l’âme. » Selon Zhao Yuezhi, analyste principale et professeur à l’Université Simon Fraser au Canada, « le Falun Gong, comme d’autres formes de "qigong", met l’accent sur l'unité de guérison physique et spirituelle, contrairement à la distinction faite en Occident entre médecine et spiritualité. Pour amener à l’amélioration de la santé, les exercices physiques doivent être accompagnés par la cultivation morale et les exercices spirituels permettant de concentrer l'esprit. Dans le cas du Falun Gong, les valeurs à cultiver sont "authenticité" (), "bonté" () et "tolérance" (). » Benjamin Penny, professeur d'histoire chinoise à l'Université nationale australienne, souligne aussi l’importance de ces valeurs dans le Falun Gong et écrit : « la meilleure façon de décrire le Falun Gong est de l’assimiler à un système de cultivation. Les systèmes de cultivation sont une caractéristique de la vie chinoise depuis au moins ans et probablement beaucoup plus longtemps. »
En Occident, vu la difficulté à lui trouver un équivalent, le Falun Gong est généralement vu comme une pratique ou un mouvement spirituel. Aux États-Unis, dans la Résolution 605 votée le 16 mars 2010 par la Chambre des représentants des États-Unis demandant l'arrêt immédiat de la persécution du Falun Gong en Chine, ce dernier est qualifié de « mouvement spirituel » et de « discipline spirituelle traditionnelle chinoise ». En Europe, dans la Résolution du Parlement européen du 12 décembre 2013 sur le prélèvement d'organes en Chine, le Falun Gong est considéré comme une « pratique spirituelle ». Edward McMillan-Scott, vice-président du Parlement européen, parle d'« exercices spirituels » et d'un « mouvement spirituel ». Amnesty International décrit le Falun Gong comme un « mouvement qui pratique une méthode de méditation associée à des exercices respiratoires » ou un « mouvement spirituel ». Human Rights Watch indique que le Falun Gong est « une forme de "qigong", un ancien système chinois d'exercice de respiration profonde, parfois combiné avec de la méditation ».
La méthode du Falun Gong vise le bien-être physique et mental. Elle se compose de deux éléments complémentaires : la pratique des exercices pour travailler sur le corps et la "cultivation" de l’esprit et du cœur, appelée aussi l'élévation du "xinxing" (). 
Le Falun Gong propose quatre exercices simples en position debout et une méditation en position assise. Comme dans beaucoup de méthodes de "qigong", ces exercices utilisent des mouvements lents et souples, voire des postures immobiles et sont destinés à débloquer les méridiens, purifier le corps et accroitre la concentration. Bien que les exercices soient considérés comme secondaires par rapport à l'élévation spirituelle, ils restent une composante essentielle de la pratique du Falun Gong.
Le premier exercice, appelé « Bouddha étend ses mille bras », est destiné à faciliter la libre circulation de l'énergie dans le corps et à ouvrir les méridiens. Le second exercice, « Position debout du Falun », consiste en quatre postures statiques, chacune similaire à la tenue d’une roue invisible, pendant une période de temps prolongée. L'objectif de cet exercice est d’augmenter le niveau d’énergie. Le troisième, « Relier les deux pôles cosmiques », comporte trois séries de mouvements permettant d'expulser la mauvaise énergie du corps (par exemple, l’énergie pathogène ou "qi" noir) et la remplacer par de la bonne énergie. Grâce à la pratique de cet exercice, le pratiquant nettoie et purifie son corps. Le quatrième exercice, « Le circuit céleste du Falun », vise à faire circuler l'énergie librement dans tout le corps. Contrairement aux quatre premiers, le cinquième exercice est effectué assis en position du lotus ou du demi-lotus pour les débutants. Appelé « Renforcer les pouvoirs divins », c'est une méditation destinée à être maintenue aussi longtemps que possible et est considéré par Li Hongzhi comme l'exercice le plus avancé.
Les exercices du Falun Gong peuvent se pratiquer individuellement ou en groupe pendant une durée variable en fonction des besoins et de la disponibilité de chacun. Ils sont enseignés gratuitement par des bénévoles. Les pratiquants de Falun Gong sont invités à lire les livres de Falun Gong et à pratiquer les exercices de façon régulière, de préférence quotidiennement.
L'élévation du "xinxing" est atteinte, d'une part, en harmonisant sa vie avec les trois principes qui constituent la nature fondamentale de l'univers : "authenticité", "bonté" et "tolérance" ou "Zhen-Shan-Ren" et, d'autre part, en abandonnant les pensées et comportements négatifs. Comme le précise Li Hongzhi dans son premier livre des enseignements de Falun Gong, il s’agit d’abandonner « toutes les pensées et les actions mauvaises comme la convoitise, l’âpreté au gain, la luxure, les désirs, le meurtre, la brutalité, le vol, la fourberie, la jalousie, etc. »
Le perfectionnement de soi selon ces trois principes est considéré comme essentiel dans la pratique du Falun Gong. Dans "Zhuan Falun" (), le texte fondateur publié en 1995, Li Hongzhi écrit : 
Le Falun Gong met en avant deux autres principes : la "vertu" () et le "karma" () dans le sens de karma négatif. La première est obtenue en faisant de bonnes actions et en supportant la souffrance, le second s'accumule en commettant de mauvaises actions. La vertu d'une personne détermine sa bonne fortune et sa capacité à s'élever spirituellement. Inversement, un karma important apporte la souffrance, la maladie et la séparation d'avec la nature de l'univers. L’élévation spirituelle est accomplie par l'élimination du karma et l'accumulation de la vertu.
Le Falun Gong enseigne que les êtres humains sont originellement bons, que « l’origine première de l’existence humaine provient de l’univers. Les espaces de l’univers sont originellement bons et ont pour nature Zhen-Shan-Ren ; l’être humain possède à sa naissance la même nature que l’univers. » Toutefois, les êtres humains sont « tombés » dans un monde d’illusion et de souffrance après avoir développé de l'égoïsme et accumulé du karma. Afin de retrouver sa « nature originelle », il faut s'assimiler à la nature de l’univers, abandonner les mauvaises pensées et actions et rembourser le karma. 
Pour éliminer le karma, les pratiquants, dans leur vie quotidienne, doivent être honnêtes, faire de bonnes actions et agir avec patience et bienveillance lorsqu'ils rencontrent des difficultés. Avant d'être surmonté, le stress vécu au quotidien par les pratiquants peut aussi contribuer à la réduction du karma. L'élévation spirituelle est également atteinte en abandonnant les attachements. Avoir des biens matériels n’est pas un problème, par contre être attaché aux choses matérielles en est un. Il est recommandé d’abandonner les addictions telles que le tabagisme ou la consommation d'alcool car elles constituent aussi des attachements. Un intérêt excessif pour la politique pourra aussi devenir un attachement au pouvoir et à l'influence dans le monde. Selon Hu Ping, un intellectuel et rédacteur en chef du plus vieux magazine dissident chinois, « Le Falun Gong ne traite que de la purification de l'individu par l'exercice, et n'aborde pas les préoccupations sociales ou nationales. Il n'y a pas de suggestions ou même de sous-entendu mentionnant un modèle de changement social ».
D'après David Ownby, les principes guidant vers une élévation spirituelle ne constituent pas dans le Falun Gong un ensemble de préceptes et de règles, mais plutôt une base de connaissances que chacun va comprendre et aborder en fonction de son propre vécu et de sa propre situation. Le travail sur soi n'est pas égoïste et vise au contraire à traiter les autres avec compassion et bienveillance. Les enseignements mettent l'accent sur la recherche en soi pour faire face aux problèmes. Li Hongzhi souligne l’importance de penser tout d’abord aux autres en toutes circonstances. Stephen Chan, professeur à l’Université de Londres, dresse un parallèle entre le Falun Gong et le bouddhisme en affirmant que les deux partagent la même doctrine principale de bonté et de compassion inconditionnelles envers les autres.
Le Falun Gong se fait l'écho des traditions chinoises selon lesquelles les êtres humains sont connectés à l'univers par l'esprit et le corps. Li Hongzhi incite à remettre en question « les mentalités conventionnelles » relatives à la nature et la genèse de l'univers, à l'espace-temps et au corps humain. Le Falun Gong s'appuie sur les traditions d’Asie de l'Est et sur la médecine traditionnelle chinoise, critique les limites que s’impose elle-même la science moderne et voit la science traditionnelle chinoise comme un système ontologique totalement différent et tout aussi valable. Cependant, il emprunte des idées scientifiques modernes pour présenter une partie de son enseignement - notamment en faisant des références à la théorie atomique et l'énergie nucléaire. Selon David Ownby, « Li Hongzhi présente sa vision à la fois comme un retour à une tradition spirituelle perdue ou négligée, et comme une contribution majeure à la science moderne », tandis que de nombreux intellectuels chinois qui ont commencé à pratiquer le Falun Gong, affirment qu’en expliquant la relation de la science aux « grandes structures cosmiques et questions existentielles », Li Hongzhi a rendu la science plus importante que jamais. Cet avis est partagé par Richard Madsen.
Le premier recueil des enseignements, "Falun Gong de Chine" ou tout simplement "Falun Gong", a été publié en avril 1993. C’est un texte d'introduction qui traite du "qigong", des principes de la pratique et de la "cultivation" du "xinxing". Le livre fournit également des illustrations et des explications sur les exercices et la méditation. Le corps principal de l'enseignement est décrit dans "Zhuan Falun", publié en janvier 1995. Le livre est divisé en neuf leçons et est basé sur les transcriptions écrites des conférences que Li Hongzhi a données dans toute la Chine au cours des trois années précédentes. Ces deux livres, écrits en chinois, ont depuis été traduits en 38 autres langues.
Le symbole de la pratique est le Falun (Roue du Dharma, ou Dharmachakra en sanskrit). Le titre du recueil principal des enseignements du Falun Gong, "Zhuan Falun", signifie littéralement « Tourner la Roue de la Loi ». Ce symbole est présent dans le bouddhisme depuis au moins ans. Dans le Falun Gong, il est une représentation miniature de l'Univers. Cette « Roue de la Loi » contient à la fois un grand et quatre petits svastikas, qui sont la marque particulière des bouddhas, ainsi que quatre petits Taiji (symboles yin-yang), représentant le Tao.
Les enseignements du Falun Gong incluent un point fondamental : le Falun Gong est destiné à être « sans forme », n’ayant que peu ou pas d’organisation formelle. Il n'existe aucune liste ou registre des pratiquants ; ces derniers sont libres de participer à la pratique et de suivre les enseignements à leur propre rythme. Les pratiquants ne doivent pas imposer aux autres ce qu'il faut croire ou comment se comporter. Le fondateur du Falun Gong, Li Hongzhi, n'intervient pas dans la vie personnelle des pratiquants qui n'ont que peu ou pas de contact avec lui, sauf à travers l'étude de ses enseignements.
Selon Craig Burgdoff, professeur en théologie, il n'existe pas de hiérarchie dans le Falun Gong, et l'accent n'est pas mis sur la discipline dogmatique, la seule chose soulignée étant le besoin d'un comportement moral strict. L’organisation est décentralisée avec des associations régionales, des clubs universitaires et des réseaux d'« assistants » ou « contacts locaux » présents dans plus de soixante-dix pays en dehors de la Chine continentale. Ces « contacts locaux » sont des bénévoles qui ne bénéficient d’aucun privilège, autorité ou titre, quel que soit le moment où ils ont commencé la pratique. 
Dans la plupart des villes de moyenne à grande taille, les pratiquants organisent des séances régulières d'exercices et de méditation de groupe ou des sessions d'étude dans lesquelles ils pratiquent aussi les exercices du Falun Gong. Les séances d’exercices et de méditation sont décrites comme des groupes informels de pratiquants qui se réunissent habituellement dans les parcs pendant une à deux heures. Les séances d'étude en groupe se tiennent généralement le soir dans des résidences privées, dans des salles de classes d’universités et d’établissements du secondaire, où les pratiquants lisent, discutent le contenu des enseignements et échangent leurs expériences. Les individus qui sont trop occupés, isolés ou qui préfèrent tout simplement la solitude peuvent choisir de pratiquer seuls. Bien que la participation dans toutes les activités de Falun Gong est gratuite, quand il y a des dépenses importantes à couvrir - comme pour la location de matériel pour des conférences de grande envergure - les coûts sont défrayés par des bénévoles relativement aisés.
L’absence de structure hiérarchique est remplacée par l'utilisation intensive d'Internet permettant de former une communauté virtuelle des pratiquants. En particulier, et surtout depuis le lancement de la persécution en Chine, des communications électroniques et plusieurs sites de publication et d'information constituent le principal moyen de coordination des activités et de diffusion des enseignements de Li Hongzhi.
"En Chine continentale"
En 1993, la Société de recherche de Falun Dafa ayant son siège à Pékin a été acceptée comme succursale de la Société de recherche scientifique sur le "qigong" de Chine (SRQC) gérée par l'État, qui supervisait l'administration des différentes écoles de "qigong" du pays, et en parrainait les activités et les séminaires. Conformément aux exigences de la SRQC, le Falun Gong a été organisé en un réseau national de centres d'assistance, « stations principales », « branches », « stations d'orientation » et sites de pratique locale, reflétant la structure de la SRQC ou même celle du Parti communiste. Les assistants de Falun Gong étaient sélectionnés parmi les bénévoles qui enseignaient les exercices, organisaient des cours et diffusaient les écrits de Li Hongzhi. La Société de recherche de Falun Dafa donnait des conseils aux étudiants sur les techniques de méditation, fournissait des services de traduction et coordonnait la pratique à l’échelle nationale.
Les tentatives des autorités chinoises de renforcer leur contrôle sur le Falun Gong ont provoqué l’effet inverse. Après son départ de la SRQC en 1996, le Falun Gong reste hors de la règlementation gouvernementale. En se retrouvant sous une surveillance accrue des autorités, il a réagi en adoptant une structure organisationnelle plus décentralisée et souple. En 1997, la Société de recherche de Falun Dafa a été officiellement dissoute, ainsi que les « principales stations » régionales. Cependant, les pratiquants ont continué à s'organiser au niveau local, étant connectés au moyen des communications électroniques, des réseaux interpersonnels et des sites d'exercices de groupe. Les deux sources, que ce soit celle du Falun Gong ou celle du gouvernement chinois, ont affirmé qu'il y avait quelque stations d'orientation et sites locaux d'exercices de Falun Gong dans le pays jusqu’en 1999.
À partir de juillet 1999, en réponse à la répression, le Falun Gong a été forcé à la clandestinité. La structure organisationnelle est devenue encore plus informelle en Chine et Internet est devenu un moyen important de communication entre les pratiquants. Les autorités chinoises ont cherché à dépeindre le Falun Gong sous les traits d'une organisation hiérarchisée et bien financée. James Tong, professeur à l’université du Michigan, écrit qu'il était dans l'intérêt du gouvernement de procéder ainsi afin de justifier sa répression : « Plus on pouvait faire apparaître le Falun Gong comme organisé, plus la répression du régime au nom de l'ordre social était justifiée ». Il conclut que les allégations du Parti manquaient « de preuves substantielles à la fois internes et externes », et qu’en dépit des arrestations et de la surveillance, les autorités n’ont jamais « répondu de manière crédible aux réfutations du Falun Gong ».
On ne peut pas évaluer avec certitude le nombre de pratiquants de Falun Gong car il n'y a pas d'inscription, donc pas de « registres ». En dehors de la Chine, le Falun Gong est pratiqué par des centaines de milliers, voire des millions de personnes à travers le monde. Les plus grandes communautés se trouvent à Taiwan et dans les villes nord-américaines. Les enquêtes démographiques menées par Palmer et Ownby ont mis en évidence que l'âge moyen des pratiquants était d'environ 40 ans. Parmi ceux ayant répondu à l’enquête, 56% étaient des femmes et 44% des hommes. 80% étaient mariés. Les enquêtes ont révélé que les personnes interrogées étaient très instruites : 9% détenaient un doctorat, 34% avaient un diplôme de niveau bac + 5, et 24% avaient un diplôme de niveau bac + 3 à bac + 4.
"En Chine continentale"
Selon les sources occidentales, le gouvernement chinois, avant juillet 1999, estimait le nombre de pratiquants du Falun Gong à près de 60 ou 70 millions dans tout le pays, un chiffre rivalisant avec le nombre d'adhérents au Parti communiste. Au moment de la répression en juillet 1999, la plupart des membres du gouvernement chinois déclarèrent que le nombre de pratiquants se situait aux alentours de 2 ou 3 millions, même si quelques publications fixaient le chiffre à environ 40 millions. La plupart des estimations venant du Falun Gong à la même période évaluaient le nombre total de pratiquants en Chine de 70 à 80 millions. D'autres sources estiment que les effectifs du Falun Gong en Chine avaient atteint un pic se situant entre 10 et 60 millions de pratiquants.
Les enquêtes démographiques menées en Chine en 1998 déterminèrent que les pratiquants étaient en majorité des femmes et des personnes d’âge mûr. Le Falun Gong dépassait les barrières ethniques et sociales et attirait différent types de population, y compris des jeunes étudiants, des bureaucrates, des intellectuels et des responsables du Parti communiste. Les enquêtes en Chine dans les années 1990 révélèrent qu'entre 23% et 40% de pratiquants avaient obtenu un diplôme universitaire ou un autre diplôme de haut niveau d’étude. Ces pourcentages étaient plusieurs fois plus élevés que la moyenne de la population.
À partir de juillet 1999, date qui marque le début de la persécution du Falun Gong par les autorités, le nombre de pratiquants en Chine est difficile à confirmer, bien que certaines sources estiment que des millions peuvent continuer à le pratiquer en privé.
Les enquêtes effectuées parmi les pratiquants de Falun Gong en Amérique du Nord révèlent que les raisons les plus fréquemment évoquées pour avoir commencé la pratique sont les enseignements, les bienfaits pour la santé et les effets relaxants et énergétiques des exercices. Selon une étude menée par David Ownby, l’intérêt porté au Falun Gong s’expliquait tout d’abord par son contenu intellectuel, la possibilité d’élévation spirituelle, les bienfaits pour la santé et les exercices. L'enquête de Scott Lowe a constaté que les enseignements spirituels du Falun Gong et la possibilité d’acquérir une bonne santé étaient les raisons les plus courantes pour commencer la pratique. Plusieurs répondants ont conclu que d'autres formes de "qigong" « manquent de profondeur, sont esotériques et superficielles », tandis qu’ils ont caractérisé le Falun gong comme étant le « système le plus complet, efficace et universel de cultivation spirituelle ».
Le Falun Gong est présenté au public par Li Hongzhi au printemps 1992. C'est alors la fin du « boom du "qigong" », une période pendant laquelle des milliers de disciplines spirituelles ont proliféré à travers la Chine. Entre mai 1992 et décembre 1995, Li Hongzhi organise des conférences et des séminaires d'une durée de huit à dix jours dans toute la Chine à des prix relativement modestes. Le 13 mars 1995, à l'invitation de l'ambassade de Chine en France, Li Hongzhi donne un séminaire de sept jours à Paris, suivi en avril d'une série de conférences en Suède. 
À l'époque, la Société de recherche scientifique sur le qigong de Chine (SRQC), organisme géré par l'État et administré par de hauts fonctionnaires du Parti communiste et du gouvernement, encadre la pratique, la diffusion et la recherche sur les différents "qigong". Ces derniers comptent parfois jusqu'à plusieurs millions de pratiquants. Le 30 juillet 1992, la Société de recherche de Falun Xiulian Dafa est établie comme succursale de la SRQC, et Li Hongzhi est autorisé à enseigner dans toute la Chine. Le mois suivant, la SRQC transmet à Li Hongzhi une lettre émanant d'une organisation rattachée au Ministère de la santé, le remerciant pour les enseignements donnés aux policiers blessés pendant l'exercice de leurs fonctions.
D'après David Ownby, professeur d'histoire et membre du Centre d'études de l'Asie de l'est à l'université de Montréal, Li Hongzhi est rapidement devenu une « star du mouvement de "qigong" » et le gouvernement perçoit dans le Falun Gong un moyen efficace de réduire les frais de dépenses médicales, de promouvoir la culture chinoise et d'améliorer la moralité des Chinois. En 1992, l'organisateur du Salon d'Orient de la santé déclare que le Falun Gong et Li Hongzhi « ont reçu le plus d'éloges [de toutes les écoles de "qigong"] présentes et ont réussi à obtenir de très bons résultats thérapeutiques ».Au Salon d'Orient de la santé de 1993, Li Hongzhi reçoit le titre de « Maître de "qigong" le plus acclamé », et le Falun Gong se voit décerner le « Prix d’or spécial » et le prix pour « Faire avancer les frontières de la science ». En août 1993, la discipline obtient la reconnaissance de la SRQC, et une publication du Ministère de la sécurité publique remercia Li Hongzhi pour « promouvoir les traditions non-violentes du peuple chinois, préserver l'ordre social et la sécurité publique, et promouvoir la moralité dans la société ». Devenue désormais l'une des plus importantes écoles de "qigong" en Chine, le Falun Gong compte fin 1994, selon différentes estimations, entre 2 et 60 millions de pratiquants. Ces derniers sont issus de toutes les couches sociales et beaucoup sont fonctionnaires du Parti communiste chinois. Par la suite, des journaux publieront des reportages sur le succès du Falun Gong et les bienfaits de ses méthodes thérapeutiques.
Le coût des stages, conférences, livres et cassettes d’enseignements du Falun Gong étaient plus bas que d'autres écoles de "qigong", et en 1994, Li Hongzhi introduit la gratuité de l'enseignement de sa méthode.
Des tensions avec la SRQC apparaissent dès 1995 quand les autorités chinoises voulurent accroitre leur influence sur le Falun Gong et intervenir dans son organisation. Le Ministère de la santé publique, la Commission nationale des sports et la SRQC tentèrent d'approcher Li Hongzhi pour créer conjointement une association du Falun Gong, une offre que le fondateur de la pratique déclina. D'après David Palmer, la SRQC établit une nouvelle directive en 1996 tentant d'imposer à toutes les pratiques de "qigong" de créer des branches du Parti communiste au sein de leur organisation; une exigence à nouveau rejetée par Li Hongzhi. En outre, selon Danny Schechter, du fait de la grande popularité du Falun Gong, des coûts très bas puis de la gratuité de son enseignement, certains maîtres de "qigong" accusèrent Li Hongzhi de les priver de leurs revenus ; la SRQC demanda à ce dernier de régler cette situation.
Par la suite, le Falun Gong se retire de la SRQC car cette dernière . Dès lors, le Falun Gong demeure hors du circuit fermé des relations personnelles et du financement établi par la SRQC, à travers lesquels les maîtres de "qigong" peuvent exister en bénéficiant de leurs liens avec les hauts fonctionnaires du Parti et le gouvernement. Les pratiquants de Falun Gong restent hors de la surveillance du Parti et de la réglementation gouvernementale.
Des sources provenant du Falun Gong affirment que des membres de la SRQC ont alors commencé à colporter des rumeurs au sujet de Li Hongzhi et du Falun Gong auprès des autorités, le pressant de prendre des mesures pour limiter son succès grandissant. Des articles affichant un certain scepticisme commencent à apparaitre dans les médias de l'État.
Le 17 juin 1996, le "Guangming Daily", un journal influent de l’État, publie un article polémique contre le Falun Gong dans lequel son livre principal, "Zhuan Falun", est décrit comme un exemple de « superstition féodale ». L'auteur y écrit que l'histoire de l'humanité est une « lutte entre la science et la superstition », et appelle les éditeurs chinois à ne pas imprimer de « livres pseudo-scientifiques ». Jusque-là, le Falun Gong avait négocié avec succès l'espace entre la science et la tradition dans la représentation publique de ses enseignements, en évitant toute suggestion de superstition. L'article est suivi par au moins une vingtaine d’autres dans les journaux d’État à travers tout le pays. Peu après, le 24 juillet, le Département central de la propagande interdit toute publication des livres du Falun Gong (bien que cette interdiction n'ait pas toujours été appliquée). 
Ces événements sont un défi important pour le Falun Gong, et ses pratiquants ne le prennent pas à la légère. Des milliers d'entre eux écrivent au "Guangming Daily" et à la SRQC pour contester ces mesures, affirmant qu'elles violent la directive du « Triple non », émise en 1982 par Hu Yaobang, le Secrétaire général du Parti communiste d'alors, interdisant aux médias « d'encourager ou de critiquer les pratiques de "qigong" ». Entre 1996 et 1999, quelque trois cents manifestations pacifiques ont lieu en protestation contre le traitement injuste des médias à l'égard de la pratique. Ces protestations ne sont ni condamnées ni interdites et la plupart des médias se rétractent et reviennent sur leurs positions.
En mai 1998, le physicien He Zuoxiu, membre de l'Académie chinoise des sciences et délégué de la Conférence consultative du peuple chinois, dénigre le Falun Gong au cours d'un talk-show retransmis à la télévision de Pékin. En réponse, des pratiquants de Falun Gong se rendent à la station de télévision et manifestent silencieusement pour demander une rétractation. Le journaliste responsable du programme fût, semble-t-il, licencié, et un programme favorable au Falun Gong fût diffusé quelques jours plus tard. 
Entre-temps, alors même que la critique du "qigong" et du Falun Gong s’intensifie dans certains milieux, la pratique conserve un grand nombre de soutiens éminents au sein du gouvernement. Qiao Shi, le président récemment retraité du Comité permanent de l’Assemblée nationale populaire, lance sa propre enquête sur le Falun Gong. Après des mois d'investigation, son groupe conclut que « le Falun Gong avait des centaines d'avantages pour les Chinois et la Chine, et pas un seul inconvénient ». Toujours en mai 1998, la Commission nationale des sports de Chine lance sa propre enquête sur le Falun Gong. Se basant sur des entretiens avec plus de pratiquants dans la province du Guangdong, dont 97,9% disent que le Falun Gong a amélioré leur santé, le responsable de l’enquête déclare : « Nous sommes convaincus que les exercices et les effets du Falun Gong sont excellents. Le Falun Gong a remarquablement contribué à améliorer la stabilité et la moralité de la société. Ceci devrait être dûment reconnu ».
Un an plus tard, le 11 avril 1999, He Zuoxiu publie dans la revue éditée par l'université de Tianjin un article qui critique le Falun Gong comme superstitieux et potentiellement dangereux pour les jeunes. Six mille pratiquants se rendent alors à l'université de Tianjin, devant le siège de la revue, pour exiger que celle-ci publie un désaveu de l'article. L'affaire se termine cette fois par l’arrivée de la police anti-émeute, des pratiquants sont battus et quarante-cinq sont interpellés.
Le , à la suite de ces arrestations, dix mille pratiquants protestent calmement devant le Bureau central des pétitions situé à proximité du quartier gouvernemental de Zhongnanhai à Pékin. Pendant 13 heures, sans banderole ni slogan, ils demandent la libération des leurs et le droit de pratiquer librement. Une délégation est reçue par le Premier ministre Zhu Rongji qui lui aurait assuré que les prisonniers seraient libérés et que personne ne serait inquiété. Plus tard, David Ownby verra dans cette manifestation , qui marque un tournant dans la politique du Parti communiste chinois à l'égard du Falun Gong.
Le Secrétaire général du Parti, Jiang Zemin, fut informé de la manifestation par le membre du Politburo Luo Gan, et aurait montré des signes d’irritation devant cette audace. C’était la plus importante manifestation en Chine depuis les manifestations de la place Tian'anmen dix ans plus tôt. Jiang Zemin a appelé à une action résolue pour éradiquer le Falun Gong, et aurait critiqué le Premier ministre Zhu Rongji, « trop mou » dans sa gestion de la situation. Ce soir-là, Jiang Zemin a rédigé une lettre indiquant son désir de voir le Falun Gong « vaincu ». Dans cette lettre, il exprima ses inquiétudes devant l’ampleur et la popularité du Falun Gong, et en particulier du grand nombre de hauts fonctionnaires du Parti communiste pratiquant le Falun Gong. Il a également laissé entendre que la philosophie morale du Falun Gong était en contradiction avec les valeurs du marxisme-léninisme, et constituait donc une forme de concurrence idéologique.
Le , Jiang Zemin, le Secrétaire général du Parti communiste chinois d'alors, décide d'éradiquer le Falun Gong et lance une campagne de répression à l'échelle nationale, affirmant que le Falun Gong menace la stabilité sociale et politique de la Chine. Dans un message transmis aux fonctionnaires de toute la Chine lors d’une conférence téléphonique, Jiang Zemin aurait donné l'ordre de mettre en œuvre son plan : « diffamez-les complètement, ruinez-les financièrement et détruisez le Falun Gong en trois mois », y compris par l’élimination physique des pratiquants. Deux jours plus tard, sous son impulsion, le Ministère des affaires civiles et le Ministère de la sécurité publique ordonnent conjointement la dissolution du Falun Gong et de l'association qui lui est affiliée, la Société de recherche de Falun Dafa, interdisant la propagation du Falun Gong sous toutes ses formes.
Les autorités de la RPCDes centaines de milliers de pratiquants sont arrêtés à leurs domiciles et sont emmenés dans des stades avant d’être envoyés en centres de détentions, camps de travaux forcés ou établissements de « rééducation » par le lavage de cerveau. Dans ces établissements, les autorités carcérales tentent de les « convertir » en les soumettant à des mauvais traitements et divers sévices ; des rapports font état de « tortures systématiques », de travaux forcés, d'emprisonnements illégaux, de prélèvements forcés d'organes et de traitements psychiatriques. Jiang Zemin, auteur de la persécution, a déclaré « qu'aucune mesure n'est trop extrême ». 
D'après le journaliste Ian Johnson, toutes les couches de la société sont mobilisées contre le Falun Gong, y compris l’appareil médiatique de l’État, les forces de police, l’armée, le système éducatif, les entreprises et la famille. Le Bureau 610, l'agence extrajudiciaire créée un mois plus tôt, accroît rapidement son influence dans tout le pays. Il est désormais chargé de coordonner la propagande anti-Falun Gong, de surveiller et de collecter des renseignements, de punir et de « rééduquer » les pratiquants ; il est étroitement associé au tout puissant Comité des affaires politiques et administratives, dirigé par Luo Gan et plus tard par Zhou Yongkang, des fidèles de Jiang Zemin. Des Bureaux 610 locaux sont établis à tous les niveaux (provinces, districts, municipalités ou quartiers). Ce bureau, avec son statut extrajudiciaire, n'est pas sans rappeler le « Comité central de la révolution culturelle ». Puisqu'il contourne dans ses fonctions la législation et la constitution chinoise, les autorités ont longtemps nié jusqu'à son existence.
Les dénonciations à l'intérieur des familles, des quartiers, des entreprises, etc., sont encouragées et récompensées. En une semaine, d'après l'agence de presse Xinhua, deux millions de publications de Falun Gong ont été confisquées et détruites par des rouleaux compresseurs ou brulées publiquement.
Une campagne de propagande est lancée à l'échelle nationale dans le but de tourner l'opinion publique contre la pratique, désormais qualifiée de "xiejiao", terme signifiant « enseignement déviant » en chinois et souvent traduit en anglais par « culte pervers ». Cet ancien terme désignait historiquement les religions non-confucéennes. Dans le contexte de la Chine communiste, il est utilisé par la propagande officielle pour cibler particulièrement toute pratique spirituelle ne se soumettant pas à l'autorité du Parti communiste. D'après les spécialistes de la Chine Daniel Wright et Joseph Fewsmith, l'objectif du gouvernement est « une opération préméditée de diabolisation totale ». Ainsi, le "Beijing Daily" écrit en 2001: « Le Falun Gong peut être comparé à un rat qui traverse la rue. En le voyant, tout le monde crie et veut le voir écrasé. ».
La campagne de propagande s'appuie principalement sur l'allégation que le Falun Gong est un « culte pervers » diffusant des superstitions, qu'il est « anti-science », incompatible avec une éthique sociale marxiste et compromet la stabilité sociale. Cette campagne est soutenue par une communication menée à grande échelle à la télévision, dans la presse, à la radio et sur Internet. Le premier mois de la répression, 300 à 400 articles critiquant le Falun Gong apparaissent dans chacun des principaux journaux gérés par l'État. D'après Elizabeth J. Perry, professeur à l’université de Harvard et directrice de l'Institut Harvard-Yenching, les reportages anti-Falun Gong inondent littéralement les informations télévisées du soir : . Les reportages des médias se focalisaient sur les déclarations des proches des « victimes » du Falun Gong qui parlaient de la « terrible tragédie » qui s’était abattue sur ceux qu’ils aimaient, d’anciens pratiquants qui confessaient , ainsi que et recherchaient alors des comme le badminton, la danse, le bowling, etc. 
Elizabeth Perry souligne que la forme de cette campagne médiatique d’État était très semblable à ce qu’on avait vu pendant des décennies de répressions passées en Chine, de la « campagne anti-droitiste des années 1950 aux campagnes anti-pollution spirituelle des années 1980 ». Dans un mouvement de retour à la Révolution culturelle, le Parti organise des rallyes dans les rues, dans les entreprises et les établissements du système éducatif dans tout le pays, des réunions interrompent le travail pour dénoncer la pratique, des pétitions anti-Falun Gong sont organisées en masse, une propagande anti-Falun Gong est incorporée dans les manuels des lycées, collèges et écoles primaires, les enfants apprenant à l’école des poèmes anti-Falun Gong, etc. L’agence Xinhua publie un éditorial citant des officiers de l’armée populaire de libération et de la police qui déclarent que le Falun Gong est le fruit des , tandis que dans toutes les unités les officiers jurent de faire de leur mieux pour défendre le gouvernement central et .
Le 23 janvier 2001, au moment des fêtes du Nouvel An chinois, survient un incident majeur qui va marquer les esprits. Sept personnes tentent de s'immoler par le feu sur la place Tian'anmen. Les sources du gouvernement chinois annoncent alors que ces personnes étaient pratiquants de Falun Gong. Les sources de Falun Gong contestent cette affirmation en soulignant que leurs enseignements interdisent toute violence ou suicide. Plusieurs journalistes et universitaires occidentaux ont également noté des incohérences dans la version officielle de l'incident qui ont conduit beaucoup parmi eux à croire à une mise en scène du gouvernement chinois pour discréditer le Falun Gong et retourner l’opinion publique contre cette pratique. En particulier, Ian Johnson du "Wall Street Journal", Danny Schechter et David Ownby ont attiré l'attention sur le fait que l'agence Xinhua a diffusé une déclaration déjà traduite en anglais seulement deux heures après l'incident. Ceci est très inhabituel pour ce genre de reportage qui doit être approuvé par plusieurs instances bureaucratiques, ce qui laisse penser que les autorités chinoises étaient prêtes à rapporter l'événement. Philip Pan du "Washington Post" a quant à lui enquêté dans l'entourage de deux des auto-immolées et découvert que personne ne les avait jamais vues pratiquer le Falun Gong. Il a également noté que le gouvernement chinois a toujours refusé que des journalistes étrangers interrogent les survivants de l'incident.
La campagne de propagande d'État qui a suivi l'événement a changé l’opinion plutôt favorable des Chinois envers le Falun Gong. Comme l’a rapporté le magazine Time, de nombreux Chinois trouvaient que le Falun Gong ne représentait pas de menace réelle, et que la répression de l'État était allée trop loin. Des affiches, des tracts et des vidéos détaillant les présumés effets néfastes de Falun Gong ont été émis en quantités innombrables, et des classes régulières anti-Falun Gong ont été introduites dans les programmes scolaires. CNN a comparé cette propagande d’État chinois à des campagnes du passé, telles que celles menées pendant la guerre de Corée ou la Révolution culturelle. Les autorités chinoises ont ensuite commencé à « systématiquement recourir à la violence » pour éliminer le Falun Gong. L'année suivant l'incident, le nombre de cas d’emprisonnement, de torture et de décès de pratiquants de Falun Gong en détention a considérablement augmenté.
Depuis le début de la persécution en 1999, la résistance des pratiquants du Falun Gong est pacifique mais étendue et emploie des moyens de communications modernes. En Chine, au début des années 2000, les pratiquants allaient aussi régulièrement place Tian'anmen pour déployer des banderoles ou distribuer des dépliants dénonçant la répression ou présentant les trois principes du Falun Gong.
En mars 2002, plusieurs chaînes de télévision du câble de la ville de Changchun ont été détournées afin de diffuser des informations sur la répression, notamment le film documentaire "Feu mensonger" analysant les incohérences dans les comptes rendus officiels de l'incident de la place Tian'anmen. Les autorités chinoises ont vite réagi et emprisonnés les auteurs de ce détournement, ainsi que d’autres pratiquants. Ils ont été soumis à la torture, souvent jusqu'à la mort. Les auteurs d’autres détournements de chaines télévisées ont subi le même sort.
Les pratiquants de Falun Gong hors de Chine continentale ont commencé à organiser des manifestations, des rassemblements et des appels pour dénoncer la persécution en Chine. Il s'agit notamment de marches de protestation, de manifestations et de veillées organisées à l'occasion des dates anniversaires importantes. Les pratiquants organisaient également des sit-ins devant les ambassades et consulats chinois. Ainsi, les pratiquants de Vancouver au Canada ont mené la plus longue des protestations ininterrompue contre la persécution. Elle se tenait 24 heures sur 24, sept jours sur sept, à l'entrée du consulat chinois. 
Des pratiquants du Falun Gong dans une dizaine de pays ont porté plainte contre Jiang Zemin, Luo Guan et Li Lanqing (responsables du Bureau 610) pour « génocide et crimes contre l'humanité ». Chen Zhili, ancienne ministre de l’éducation entre 1998 et 2002 et membre du Conseil des affaires de l’État chinois, a été attaquée en justice par des pratiquants du Falun Gong lors de sa visite en Tanzanie en juillet 2004. Elle a été citée à comparaître devant un tribunal de ce pays.
En janvier 2006, Gao Zhisheng, dissident et avocat chinois défenseur des droits de l'homme, publie trois lettres ouvertes successives à Hu Jintao et à son Premier ministre en dénonçant la répression. Les autorités chinoises ont alors fermé son cabinet d'avocat et emprisonné Gao Zhisheng.
Il existe plusieurs réflexions sur les motifs qui ont poussé les autorités à se tourner contre le Falun Gong. Certains observateurs mentionnent l'obsession personnelle de Jiang Zemin; les pratiquants de Falun Gong l'estiment personnellement responsable de la persécution. Dean Peerman soupçonne l'ancien Secrétaire général d'avoir des mobiles plus personnels, comme de la jalousie envers la popularité de Li Hongzhi, et évoque son tempérament colérique et belliqueux. 
Des sources du Washington Post ont rapporté que tous les membres du Comité permanent du Politburo du Parti communiste chinois ne partageaient pas les opinions de Jiang concernant la nécessité d'éradiquer le Falun Gong tandis que certains analystes trouvaient qu'il pour rétablir et solidifier le pouvoir du leadership chinois, surtout après avoir appris que des gens de son entourage pratiquaient le Falun Gong. D'après James Tong, il n'y cependant pas eu de résistance forte de la part du Politburo.
Une autre raison citée est la popularité déclinante de l'ancien Secrétaire général. D'après Tony Saich, professeur à Harvard, le lancement d'une campagne de répression à l'échelle nationale se doublait d'un test de loyauté à l'égard du pouvoir de Jiang Zemin. Une hypothèse confirmée par un vétéran du parti, qui assure qu'« en déclenchant un mouvement de style maoïste [contre le Falun Gong], Jiang force les cadres supérieurs à faire allégeance à sa ligne ». 
La persécution du Falun Gong peut également être liée directement à des peurs idéologiques ainsi qu’à une intolérance générale de la dictature communiste vis-à-vis de tout ce qui ne se conforme pas à son mode de pensée. Selon David Palmer, le Parti communiste a tenté de créer ses branches dans toutes les pratiques de "qigong", ce qui n’a pas été accepté par le Falun Gong qui s'affirmait comme une école de "qigong" autonome et indépendante du pouvoir. Le quotidien canadien The Globe and Mail rapporte que la réaction « hystérique » du régime face à un groupe spirituel inoffensif montre deux aspects du régime assez déplaisant. D’abord que « c’est toujours un régime totalitaire, incapable de tolérer la moindre concurrence, exigeant l’exclusivité de la loyauté [du peuple]… chaque groupe, du club d’échec à l’armée, doit se soumettre au contrôle du parti communiste et le moindre groupe qui ne le fait pas est une menace » et en second lieu, le fait que le Parti souffre d’insécurité, particulièrement depuis les évènements de Tienanmen en 1989 « les dirigeants vivent dans la peur du peuple chinois. Seul un régime pétri par la peur peut avoir une telle réaction de panique face à un groupe de personnes d’âge moyen qui se réunissent dans des parcs pour pratiquer la méditation ». 
Vivienne Shue soutient que les dirigeants chinois ont historiquement tiré leur légitimité en affirmant posséder la « vérité ». Dans la Chine impériale, cette vérité était basée sur la tradition confucéenne et taoïste. Dans la Chine actuelle, elle est basée sur la ligne officielle énoncée par le Parti communiste, qui est ensuite reprise par les médias. L'agence de presse Xinhua, porte-parole du Parti communiste, a ainsi affirmé que « l’authenticité, la bonté et la tolérance, principes prônés par Li Hongzhi, n'ont rien de commun avec le progrès éthique et culturel socialiste que nous nous efforçons d'atteindre » et a fait valoir qu'il était nécessaire d'écraser le Falun Gong afin de préserver la « pureté » et le « rôle d'avant-garde » du Parti communiste. De nombreux articles parus dans les journaux ont repris cette opposition. 
D'autres sources partagent l'avis de Vivienne Shue. D'après Stephen Chan, en évoquant un système qui connecte la vie humaine à l’univers, le Falun Gong présente une philosophie qui, dans un certain sens, contourne l'idéologie communiste athée de l'État chinois. Il pense que cela aurait pu amener à son interdiction et souligne que le Falun Gong ne représente pas de danger politique pour le régime chinois, et qu’il n'a aucun programme politique délibéré dans ses enseignements. Toutefois Stephen Chan conclu que le Falun Gong a été interdit non à cause de ses enseignements, mais simplement parce qu'il ne faisait pas partie de l'appareil communiste.
 Dans un rapport pour les Nations Unies (2006), Manfred Nowak mentionne que les pratiquants du Falun Gong composeraient 66 % des cas de tortures rapportés en Chine. Selon le rapport 2007 du Département d’État américain, ces derniers représenteraient au moins la moitié des détenus soumis à la rééducation par le travail. D’après Amnesty International, en moyenne un tiers de la population des camps des travaux forcés étaient des pratiquants de Falun Gong et dans certains camps ils représentaient 100% des détenus.
Les pratiquants arrêtés subissent très souvent des tortures et sont soumis à un « programme de transformation » édicté par les autorités carcérales. Les pratiquants servent également de main d'œuvres à l'intérieur des Laogai (camps de rééducation par le travail ou de travaux forcés) et d’autres établissements de détention arbitraire pour fabriquer des produits destinés souvent à l'exportation ou bien sont utilisés par le régime en tant que « réserves vivantes d'organes » destinées aux transplantations.
Selon James Tong, le régime chinois vise à la fois la dissolution forcée de la pratique du Falun Gong et la « transformation » des pratiquants. En 2000, le Parti a renforcé sa campagne en condamnant les pratiquants à de longues peines de prison et de « rééducation par le travail », dans un effort visant à les faire renoncer à leurs croyances. En même temps, les pratiquants devaient « transformer » leurs pensées. Les accusations se sont également diversifiées, ainsi certains pratiquants se virent condamnés pour « trouble à l'ordre social », « atteinte à la sécurité nationale » ou « subversion du système socialiste ». Selon Robert Bejesky, professeur à l’université de Michigan, la grande majorité des détenus de Falun Gong condamnés à de longues peines ont été traités dans le cadre du système de rééducation par le travail au lieu du système de justice pénale. À l'issue de leur peine de rééducation dans les camps de travaux forcés, les pratiquants qui refusaient d'abjurer ont ensuite vu leur peine arbitrairement prolongée ou été incarcérés dans des centres de lavage de cerveau, souvent connus comme « centres d'éducation légale », mis en place pour « transformer les esprits ». Après la fermeture officielle des camps de rééducation par le travail en décembre 2013, les détenus ont souvent été simplement acheminés vers une autre forme de détention arbitraire - les centres de lavage de cerveau, les instituts psychiatriques et autres. Selon le rapport d’Amnesty International « Changer la soupe mais pas le médicament ? », la pratique de .
Une grande partie du programme de transformation s'est appuyée sur des techniques employées du temps de Mao, basées sur l'endoctrinement et la « réforme de pensée ». Les pratiquants de Falun Gong sont forcés à visionner des programmes télévisuels anti-Falun Gong, et doivent s'inscrire dans des sessions d'étude du marxisme « traditionnel » et du matérialisme. Par ailleurs, des rapports émis par des pratiquants de Falun Gong décrivent des procédés de coercition « troublants et sinistres » (selon les sources du Falun Gong, à la mi-juin 2007, les défenseurs des droits de l’homme ont répertorié plus de cas individuels de torture de différentes natures à l’égard de ces pratiquants). Parmi eux se trouvent des cas de sévices corporels graves, l'infliction de tourments psychologiques, les châtiments corporels, des travaux lourds intenses et le maintien de positions douloureuses. On rapporte également l'isolement dans des conditions sordides ; des « traitements thermiques », comprenant la combustion et le gel ; des chocs électriques délivrés à des parties sensibles du corps, des convulsions ou des évanouissements.Il y a encore l'alimentation forcée à travers des tuyaux enfoncés dans le nez ou la bouche ; des baguettes de bambou plantées sous les ongles, la privation de nourriture, de sommeil et d'utilisation des toilettes ; le viol et le viol collectif, l'asphyxie et la menace, l'extorsion, la cessation d'emploi et la privation du statut d'étudiant.
Les cas décrits dans ces rapports semblent vérifiables et ont été en majorité identifiés (1) le nom du pratiquant, souvent avec son âge, profession et domicile ; (2) l'heure et l'endroit où l'agression présumée a eu lieu, jusqu'au niveau du district, canton, village et souvent l'établissement pénitentiaire précis, et (3) les noms et grades des auteurs présumés d’agression. Beaucoup de ces rapports comprennent des listes de noms de témoins et des descriptions de blessures, souligne James Tong.
En raison de la difficulté à corroborer les rapports de décès à la suite de la torture en Chine, les estimations sur le nombre de pratiquants de Falun Gong ayant trouvé la mort durant la persécution varient considérablement. En 2009, le "New York Times" a rapporté que, selon des groupes de défense des droits de l'homme, les répressions avaient coûté la vie à « au moins personnes ». Amnesty International a signalé le décès présumé d'au moins 100 pratiquants de Falun Gong au cours de l'année 2008, que ce soit en détention ou peu après leur libération. Des sources du Falun Gong ont rapporté au milieu de l’année 2007 plus de morts documentés à la suite de la torture et mauvais traitements des policiers, en suggérant que le nombre réel devrait atteindre des dizaines de milliers. Le journaliste Ethan Gutmann de la Fondation pour la défense des démocraties a suggéré un nombre de morts avoisinant , fondé sur le témoignage des réfugiés, alors que David Kilgour et David Matas estimaient que les pratiquants de Falun Gong étaient la source principale d’organes pour les transplantations non expliquées effectuées entre 2000 et 2005 en Chine.
Les autorités chinoises ne publient pas de statistiques sur les pratiquants de Falun Gong ayant été tués à la suite de la répression. Dans certains cas, cependant, les autorités ont nié que les décès en détention étaient dus à la torture.
Des rapports sur des prélèvements forcés d'organes sur des pratiquants du Falun Gong en Chine ont été publiés à plusieurs reprises.
En mai 2006, le vice-président du Parlement européen, Edward McMillan-Scott s'est rendu en Chine et a recueilli un témoignage attestant de prélèvements d'organes forcés sur des prisonniers pratiquants de Falun Gong. À partir de 2006, une investigation a été menée par l'avocat international des droits de l'homme David Matas et l'ancien Secrétaire d'État du Canada (région Asie Pacifique) et avocat de la Couronne David Kilgour. Ils ont publié deux rapports accusant Pékin de prélever les organes sur des pratiquants de Falun Gong contre leur volonté. Ils estiment qu'il y aurait eu transplantations d'organes non expliquées entre 2000 et 2005. Malgré les démentis du gouvernement chinois et l'enquête de Harry Wu qui n’a pas pu obtenir de preuves en 2006, d'autres investigations indépendantes ont suivi et ont confirmé ces dires. En décembre 2013, le Parlement européen a adopté une résolution condamnant les prélèvements d’organes forcés, systématiques et cautionnés par l'État chinois, une pratique touchant en particulier les pratiquants de Falun Gong. En juillet 2014, les médias d’État chinois ont rapporté des « abus de transplantations d’organes » en mentionnant notamment le nom d’un haut responsable du domaine médical, connu pour être impliqué dans les prélèvements forcés d’organes sur les pratiquants de Falun Gong. En juin 2016, la Chambre des représentants des États-Unis a adopté à l'unanimité la résolution 343 demandant au régime communiste chinois de cesser immédiatement les prélèvements forcés d'organes sur des pratiquants de Falun Gong et d'autres prisonniers de conscience.
Selon le Falun Gong, des corps de pratiquants ont été utilisés dans des expositions de cadavres comme pour .
Depuis 1999, les violations massives des droits de l'homme dans la répression du Falun Gong sont dénoncées par le Parlement européen, les rapporteurs spécialisés des Nations Unies, des organisations de défense des droits de l'homme comme Amnesty International, Human Rights Watch, Reporters sans frontières, le MRAP, la Fondation pour la recherche sur le laogaï, d’autres ONG ainsi que des gouvernements et personnalités dans le monde entier.
Le Congrès des États-Unis a adopté plusieurs résolutions appelant à un arrêt immédiat de la campagne de persécution contre les pratiquants de Falun Gong en Chine ainsi qu’à l'étranger. La première de ces résolutions a été adoptée en novembre 1999. En juillet 2002, dans le cadre de la « House Concurrent Resolution 188 », la Chambre des représentants des États-Unis a dénoncé le « tristement célèbre » Bureau 610 qui régente la persécution à l’aide de « lavages de cerveau organisés, torture et meurtre » et a déclaré que la propagande des médias contrôlé par l’État « inondait le public dans une tentative d’incitation à la haine et à la discrimination ». La résolution, votée par 420 votes contre 0, appelait la Chine à « cesser la persécution du Falun Gong et le harcèlement des pratiquants de Falun Gong aux États-Unis ; de libérer tous les pratiquants de Falun Gong et de mettre fin aux tortures et autres traitements cruels et inhumains utilisés contre eux, d’appliquer le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et la Déclaration universelle des droits de l'homme ».
Le 16 mars 2010, la Chambre des représentants vote la résolution 605 demandant « l’arrêt immédiat de la campagne de persécution, d'intimidation, d'emprisonnement et de torture envers les pratiquants de Falun Gong », condamnant les efforts des autorités chinoises pour répandre à l’échelle mondiale une « propagande mensongère » sur la pratique, et exprimant le soutien aux pratiquants de Falun Gong persécutés et à leurs familles.
Le Département d'État des États-Unis affirme dans son Rapport sur les Droits de l’homme de 2011 que des « médias nationaux et étrangers et des groupes de défense des droits de l’homme continuaient à signaler des cas de prélèvements d’organes, en particulier sur les pratiquants de Falun Gong et sur les Ouïghours ».
En mai 2013, les maires de St. Charles, de St. Peters, d’O’Fallon et de Wentzville proclament le 13 mai 2013 la « Journée de Falun Dafa » ("Falun Dafa Day").
Le 13 juin 2016, la Chambre des représentants des États-Unis a adopté à l'unanimité la résolution 343 demandant au régime communiste chinois de cesser immédiatement les prélèvements forcés d'organes sur des pratiquants de Falun Gong et d'autres prisonniers de conscience. La résolution demande aussi la fin immédiate de la persécution du Falun Gong, qui se perpétue depuis dix-sept ans. Elle demande également la libération de tous les pratiquants de Falun Gong et autres prisonniers de conscience emprisonnés et l'ouverture d'une enquête crédible, transparente et indépendante sur le système de transplantation d'organes en Chine.
En 2009, au Canada, l'association « Les parlementaires amis du Falun Gong » est créée à Ottawa par un groupe tous partis confondus de sénateurs et de membres du Parlement concernés par le sort des pratiquants de Falun Gong.
Le 7 septembre 2006, le Parlement européen adopte une résolution parlementaire sur les relations UE-Chine, où il « condamne vivement la détention et les tortures infligées aux pratiquants de Falun Gong dans les prisons, les camps de rééducation par le travail, les hôpitaux psychiatriques et les « établissements légaux d'éducation » ; s'inquiète des informations selon lesquelles des organes des pratiquants de Falun Gong ont été prélevés et vendus à des hôpitaux ».
Le 19 mai 2010, le Parlement européen adopte une résolution sur la communication de la Commission intitulée « Plan d'action sur le don et la transplantation d'organes (2009-2015) » en mentionnant la répression du Falun Gong : « prend acte du rapport de David Matas et David Kilgour sur l'assassinat des Falun Gong pour leurs organes, et demande à la Commission de présenter au Parlement européen et au Conseil un rapport sur ces allégations et sur d'autres affaires du même ordre ».
Le 16 décembre 2010, le Parlement européen publie son rapport annuel 2009 sur les droits de l'homme dans le monde et la politique de l'UE en la matière. Dans la section « Liberté de religion ou de croyance », il condamne les autorités chinoises pour leur « persécution » du Falun Gong.
Le 12 décembre 2013, le Parlement européen adopte une résolution condamnant les prélèvements d'organes forcés, systématiques et cautionnés par l'État chinois, une pratique qui touche en particulier les pratiquants du Falun Gong. La résolution appelle également à la libération immédiate de tous les prisonniers d'opinion en Chine, dont les pratiquants du Falun Gong.
Les rapporteurs spéciaux des Nations unies sur la torture, sur les exécutions extrajudiciaires, sur la violence contre les femmes et sur la liberté de religion et de conviction ont publié plusieurs rapports condamnant la persécution de Falun Gong en Chine et ont transmis aux autorités chinoises les informations sur des centaines de cas préoccupants. Par exemple, en 2003, le Rapporteur spécial sur les exécutions extrajudiciaires a écrit que les rapports en provenance de Chine « décrivent des scènes épouvantables dans lesquelles les détenus, dont beaucoup sont des disciples du mouvement de Falun Gong, meurent à la suite des mauvais traitements, de négligence ou de soins médicaux. La cruauté et la brutalité de ces cas de torture rapportés défient toute description. » 
Le 20 mars 2007, Manfred Nowak, Rapporteur spécial des Nations unies, présente un rapport reprenant les allégations antérieures de 2006, sur la « persécution, les mauvais traitements et la torture » des citoyens chinois, notamment les pratiquants de Falun Gong, à l'occasion de la quatrième session du Conseil des droits de l’homme.
En novembre 2008, le Comité des Nations Unies contre la torture a souligné dans son rapport sur la Chine qu’il « est extrêmement préoccupé par les allégations de tortures ciblées, de mauvais traitements et de disparitions parmi les minorités nationales, ethniques, religieuses et autres groupes vulnérables en Chine, y compris les Tibétains, les Ouïgours et les pratiquants de Falun Gong ».
En 2010, le Rapporteur spécial sur la liberté de religion et de conviction a condamné la diffamation contre des groupes religieux minoritaires, en attirant en particulier l’attention sur les gouvernements de l'Iran et de la Chine pour leur attitude envers respectivement le Bahaïsme et le Falun Gong.
Pour l'Assemblée générale des Nations unies du 19 mai 2011, Gabriela Knaul, rapporteur spécial sur l’indépendance des juges et des avocats, a rédigé un rapport remettant en cause l’indépendance de ceux-ci en Chine. Selon ce rapport, MM. Tang Jitian et Lui Wei, qui cherchaient à défendre un pratiquant de Falun Gong, ont subi pressions, harcèlements et menaces de perdre définitivement l'autorisation d’exercer leur métier.
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