M1 Abrams

Le char M1 Abrams est la troisième génération de char de combat principal américain, numéroté M1.
En , une équipe de travail fut constituée, à Fort Knox, pour concevoir le nouveau char de combat MBT (en , char de combat principal). Les objectifs fixés pour ce nouveau char étaient, entre autres et par ordre d'importance, la sécurité de l'équipage, la possibilité de coup au but dès le premier tir, la rapidité pour acquérir et frapper l'objectif, la mobilité tout terrain, l'intégration d'un armement secondaire, la sécurité du matériel, le potentiel de développements ultérieurs et la facilité de transport. L'armée des États-Unis demanda des prototypes à General Motors et à Chrysler. Cette compétition devait permettre d'obtenir les meilleures solutions pour des coûts moindres. Le nouveau char de combat fut initialement nommé XM 815. En eut lieu la guerre du Kippour au Proche-Orient. Il fut alors indispensable d'inclure dans le projet XM 815 toutes les leçons tirées de ce conflit. Une des nouveautés majeures dans cette guerre fut le large usage fait de missiles antichar AT-3 et de lance-roquettes antichar RPG-7 d'origine soviétique. Cependant, l'enseignement le plus important tiré de cette guerre est que le char de combat restait l'arme dominante sur le champ de bataille. On relança le projet du nouveau char américain, rebaptisé XM-1.
General Motors et Chrysler continuèrent à travailler sur leur prototype, y incorporant le blindage "Burlington". Les premiers exemplaires pour la phase de validation apparurent entre janvier et . Finalement, le , Chrysler fut déclaré titulaire pour le développement du projet. Les premiers prototypes "(XM-1)" roulèrent en et la production en petites quantités du XM 1 débuta le . Le premier char de série fut produit en à . En , sa production à grande échelle fut acceptée et on lui donna le nom de char de combat à canon de « M1 Abrams », en honneur du chef de bataillon de la blindée durant la Seconde Guerre mondiale puis chef d'état-major de l'US Army en 1972, Creighton Abrams, un des fervents partisans du projet XM 1. En 1982, le entama également la production de ce char.
La première phase dans l'évolution du M1 fut l'apport du canon de 105 amélioré. La seconde fut l'installation d'une version simplifiée du canon Rheinmetall de 120 mm allemand, qui aboutit à la version M1A1 en . En , apparût une nouvelle version, le M1A1 HA (de l', armure lourde), qui incorporait au blindage une couche spéciale de mailles d'uranium appauvri pour doubler la protection contre les obus de types SABOT ou APFSDS (pour ). Il commença ensuite à être remplacé sur les chaînes de montage du et du dès 1985 par des versions améliorées. Entre 1986 et 1990, 840 chars furent produits annuellement pour l"'United States Army" et, entre 1991 et 1992 il fut produit 691 exemplaires pour le corps des Marines.
En 2012, le de General Dynamics, connu auparavant sous le nom de était la seule usine d'assemblage de ce char en activité, reconditionnant les chars livrés aux forces des États-Unis et livrant des exemplaires neufs seulement pour l'exportation. Employant jusqu'à , son personnel en était de 900 personnes et sa fermeture était alors envisagée pour 2018. La production maximale du site est estimé à 70 unités par mois. Le M1A1 est prévu pour rester en service aux États-Unis jusqu'en 2021, et le M1A2 jusqu'en 2050.
Des mises à jour périodique ont lieu, et dans les années 2010, on pense en autre à tester un moteur diesel plus économe.
Côté armement, depuis 1984 l'armement principal des deux variantes M1A est constitué d'une version dérivée du canon Rheinmetall de 120 mm, appelée M256A1. Les premiers modèles, équipés du canon ont été retirés du service. L'armement secondaire est constitué de deux mitrailleuses de , auxquelles s'ajoute une mitrailleuse de qui peut être opérée depuis l'intérieur du véhicule sur la plupart des versions. L'engin bénéficie également d'un système de protection NBC, d'un télémètre laser, d'une gyro-stabilisation du canon et d'un système de tir commandé par un ordinateur dédié. L'Abrams M1A1 se différencie par son canon "Rheinmetall" de d'origine allemande, qui équipe aussi le char Leopard 2. Le plus récent, l'Abrams M1A2, se voit attribuer un nouveau système de conduite de tir (viseur thermique rotatif, un poste d'armes indépendant pour le chef de char) et un nouvel ordinateur de bord (une interface d'acquisition de données et de transmissions, équipements de navigation et de positionnement). Ce mastodonte d'environ est mené par un équipage de 4 hommes et peut surtout foncer à la vitesse de , et ce, sur une distance de . 
Il existe, en 2015, treize variétés d'obus de pour faire face à diverses situations, dont onze produite par Orbital ATK qui en a fourni à cette date 4 millions (munitions réelles et d'entrainement). Le , entré en service à la fin des années 1980, à une masse de et une longueur de . Il utilise un pénétrateur à uranium appauvri à une vélocité de , pour une portée maximale de , et perce d'acier à une distance de . Le M829A3, entré en service en 2003, peut pénétrer environ de blindage homogène laminé (OTAN) sous une incidence de 60 degrés et à une distance de , la portée usuelle étant de . La de cet obus, le M829A4 doit entrer en production en 2016. 
Un prototype d'obus , tiré par le canon d'un M1 Abrams, a détruit un T-72 à en décembre 2008. Cette munition, qui à une portée maximale de , devait rentrer en production en 2013 mais a été abandonnée.
Un nouvel obus multiusage, le XM1069, est développé depuis fin 2006 pour remplacer quatre différents obus explosifs et antipersonnels d'ici la fin des années 2010. Il doit, en outre, être capable de mettre hors de combat une équipe de lanceurs de missiles antichars de 50 à m.
Le M1 Abrams embarquait un total de 55 obus de , tandis que les versions M1A1 et M1A2 embarquent 42 obus de .
Dans le M1, l'arrière de la tourelle abrite trois compartiments blindés (8 + 28 + 8), pour un total de 44 obus. L'équipage est séparé des munitions par deux portes coulissantes blindées à fermeture automatique, dont l'ouverture ne se fait que par l'action d'un bouton (situé à la hauteur du genou droit du chargeur) ne s'activant que par pression. Chacune des trois soutes possède un panneau anti-souffle sur le toit, évacuant la déflagration en cas d'explosion des munitions.
Sur le M1A1 et le M1A2, il n'y a que deux compartiments (et deux panneaux anti-souffle), embarquant chacun 18 obus. Six autres obus supplémentaires (8 de pour le M1) sont stockés dans un compartiment situé à l'arrière droite du châssis, entre le puits de la tourelle et la turbine. Ce compartiment est équipé lui aussi d'un panneau anti-souffle situé dans le plancher.
Pour la visée de jour, le tireur dispose du (GPS, littéralement « Viseur Principal du Canonnier»). Conçu par Hughes, ce viseur possède un grossissement en voie jour de x3 en grand champ et un de x10 en petit champ. La visée de nuit s'effectue à l'aide du viseur (TIS). Cette caméra thermique offre un grossissement ×3 et ×10 en fonction zoom. Le GPS inclut un télémètre fonctionnant avec un laser Nd-YAG fonctionnant sur une longueur d'onde . Ce télémètre est relié à un ordinateur balistique. Sur le M1A2, un nouveau télémètre laser est installé, fonctionnant sur une longueur d'onde de , inoffensive pour les yeux. Le GPS et le TIS sont tous les deux stabilisés sur le plan vertical, et sur le M1A2, ils le sont sur le plan vertical et azimutal (en site et en gisement) sous la désignation GPS-LOS (). ces deux viseurs sont montés côte à côte dans une niche blindée donnant sur le toit, à l'avant à droite de la tourelle. Si le viseur principal est endommagé, le tireur peut toujours compter sur un viseur télescopique d'urgence "Kollmorgen" possédant un agrandissement de ×8. Ce viseur de secours possède plusieurs réticules interchangeables en fonction du type de munition. Sur le M1A2, le chef de char dispose d'un viseur panoramique CITV ( : Vision thermique indépendante du commandant). Conçu par Raytheon, il comprend une caméra thermique et un télémètre laser montés sur un support rotatif stabilisé sur les deux plans (en site et en gisement). 
La conduite de tir comprend un ordinateur balistique numérique relié à un télémètre laser, à un capteur de dévers monté une rampe à pendule statique, à un miroir de volée placé au bout du canon et une sonde anémométrique, qui comprend aussi des capteurs mesurant la température et la pression atmosphérique. La stabilisation du canon est assurée sur les deux plans par un système hydroélectrique, la marge d'erreur est comprise entre 0,15 et pour la stabilisation verticale, et de 0,3 à sur le plan azimutal. Au début des années 1980, l'Abrams était capable, avec son canon de , de porter un coup au but au premier tir, sur une cible distante de tout en se déplaçant à une vitesse de sur un terrain accidenté.
Dès qu'un nouveau cahier des charges fut établi après l'abandon du XM-803, on décida rapidement que le futur char américain devait être équipé du nouveau blindage composite « "Burlington" » mis au point par les Britanniques pour leur futur char Challenger. Ce blindage composite stratifié sera appelé plus tard sous la désignation de blindage Chobham, Chobham étant le nom du village où se trouvaient les laboratoires responsables de sa mise au point.
Avec ce nouveau genre de blindage, le futur char américain devait être en mesure de résister (à l'avant) aux obus soviétiques à sabot détachable de tirés à une distance inférieure à . On lui demandait aussi de résister à l'impact (sur la partie frontale de la tourelle) d'un obus à charge creuse de tiré depuis le canon Rheinmetall L44. Enfin, les zones faiblement blindées, comme le toit ou au niveau de compartiment moteur, devaient résister aux obus perforants de. Le blindage composite est présent dans une cavité installée dans la partie avant du glacis, juste devant le conducteur, ainsi que sur toute la partie avant de la tourelle et sur toute la longueur de ses côtés, le reste du char étant en blindage homogène laminé. Le train de roulement est protégé de chaque côté par sept plaques de blindage rectangulaire faisant office de jupes latérales. Les deux plaques blindées se trouvant à l'avant du train de roulement sont creuses et abritent un matériau composite à base de céramique, la troisième est en alliage tandis que les quatre suivantes sont en acier.
Le blindage composite de type "Burlington", installé sur les tout premiers M1, prit la désignation de BRL-1 (), le blindage anglais fut modifié localement aux États-Unis et prit alors le nom de code « "Starflower" ». La composition du blindage "Starflower" était identique à celle du blindage Burlington, mais l'agencement des matériaux sur le modèle américain était moins sophistiqué, ainsi sur le blindage Burlington , la résistance aux projectiles à énergie cinétique était inférieure. Au milieu des années 1980, la résistance du blindage composite, ainsi que son épaisseur, furent augmentés sur le M1 IP () et le M1 A1, le blindage équipant ces modèles prenant alors la désignation BRL-2. À partir de 1988, des M1A1 reçurent un nouveau blindage composite de fabrication américaine, possédant entre autres des mailles en uranium appauvri insérées profondément dans le blindage composite protégeant les deux faces avant de la tourelle. Cette version sera renommée M1A1 HA, pour . Sur le M1A2 et le M1A1 HC, l'agencement des mailles en uranium appauvri est optimisé, on parle alors de blindage à l'uranium appauvri de (), qui équipera aussi les M1A1 des Marines sous la désignation de M1A1 HC et M1A1 HA+. Le M1A1 FEP, ainsi que la version modernisée du M1A2, le M1A2 SEP, possèdent un blindage à l'uranium appauvri de () renforcé avec du graphite. À noter que les M1A1M et les M1A1SA, qui équipent respectivement les Forces armées irakiennes et l'Armée royale marocaine, ne possèdent pas de blindage à base d'uranium appauvri, bien qu'ils bénéficient tous les deux du même blindage « » de que celui utilisé sur le M1A2 SEP.
Dans le cadre du programme TUSK, les M1 Abrams opérant en milieu urbain peuvent recevoir des cassettes de blindage réactif M19 ARAT-1 montées sur les jupes latérales. Les flancs de la tourelle et les jupes latérales peuvent aussi recevoir le blindage réactif ARAT-2 renforcé avec des tuiles blindées portant la désignation de M32 "Scutum". Éventuellement, une grille anti-RPG peut venir recouvrir les filtres à air de la turbine. Pour améliorer sa résistance aux mines, le char peut recevoir une plaque ventrale en titane, pesant , similaire à celles utilisées sous certains M551 Sheridan au Viêt Nam.
Une rangée de six lance-grenades fumigènes (8 sur le M1A1) est montée de chaque côté de la tourelle. Il est aussi possible d'installer sur le M1A1 un brouilleur infrarouge AN/VLQ-6 "Hardhat" sur l'emplacement réservé au viseur rotatif du chef de char équipant le M1A2.
Le M1 a été le premier blindé américain à avoir été équipé d'une turbine à gaz, moins encombrante et plus facile à réviser et à remplacer, mais dont la forte consommation en carburant pose un problème de logistique. La turbine Honeywell AGT1500 développe une puissance de et un couple de . Dérivé d'un modèle utilisé par les hélicoptères, elle est polycarburant (essence, fioul, kérosène). Elle a été fabriquée jusqu'en 1998 par la . Elle était couplée, pour la première version du M1, à une boîte de vitesses Allison X-1100-3B Hydro-Kinetic à 4 rapports avant et 2 marches arrière. 
La turbine permet de propulser le M1, ayant en ordre de combat une masse de , à sur route et en tout-terrain avec le limiteur présent. Sans ce dernier, Le M1 peut faire des pointes à presque mais cela endommage le train de roulement (en particulier les chenilles). Ses réservoirs de lui donnent une autonomie de . La durée de vie du moteur, jusqu'à ce que des réparations majeures soient nécessaires (en ), est estimée à ou , alors que les moteurs Diesel des autres chars n'ont une durée de vie que de 600 à .
À noter que depuis 2007, l'installation d'une nouvelle turbine est envisagée, dans le cadre du programme TIGER (). Cette nouvelle turbine, la LV100-5, dégagerait moins de chaleur et consommerait de à de kérosène en moins, tout en étant plus compacte, plus légère et plus silencieuse.
La boîte de mécanisme Allison X1100-3B est une version modifiée de la série de transmission X1100, elle est spécialement conçue pour être utilisé avec la turbine à gaz AGT1500 montée sur le M1 "Abrams". Outre le fait de reprendre la fonction de transmission d'une boîte de vitesses, la boîte de mécanisme assure aussi la direction, le freinage ainsi que l'alimentation des ventilateurs assurant le refroidissement. Les ventilateurs installés de part et d'autre de l'échappement de la turbine sont utilisés pour refroidir le lubrifiant de la turbine ainsi que celui de la boîte de mécanisme. En outre, il est possible de générer un écran de fumée à l'aide du ventilateur gauche, en vaporisant du carburant dans l'échangeur de chaleur servant à refroidir l'huile de la boîte de mécanisme. La freinage est assuré par des freins à disque à bain d'huile actionnés hydrauliquement, qui sont aussi utilisés comme frein de stationnement. 
La boîte de mécanisme X1100-3B est une transmission automatique, les positions du sélecteur sont repérées par les initiales des termes anglais correspondants :
Le prix unitaire d'un char M1A1 était évalué à en . En 2012, il a été estimé à . Le reconditionnement de 42 chars pour l'armée de terre des États-Unis, cette année, fut effectué pour un coût de l'unité.
En 2012, plus de M1 étaient mis sous cocon au dans le désert dans le comté de Lassen, en Californie, et l"'US Army" déclarait qu'elle en voulait en service pour la fin 2013.
Son baptême du feu eût lieu en 1991 lors de la guerre du Golfe, où il s'est très bien comporté face à une force mécanisée conventionnelle, en ne subissant qu'une vingtaine de pertes, dont plusieurs tirs fratricides.
À partir de 1995, l'armée américaine et les Marines américains l'employèrent en Bosnie-Herzégovine, puis en 1999 au Kosovo. En 2003, lors de l'invasion de l'Irak, M1A1 furent engagés, causant des ravages dans l'armée régulière irakienne, mais en deux ans d'opérations de guerre dite « asymétrique », 80 chars furent tellement endommagés qu'ils durent être ramenés aux États-Unis, avec 5 membres d'équipage tués à l'intérieur des chars et 10 en partie à l'extérieur. Même si l'énorme majorité des quelque 770 Abrams touchés en Irak n'ont subi que des dommages mineurs, alors qu'ils étaient la cible privilégiée du feu ennemi pour des raisons symboliques, ces chiffres montrent un problème certain. Des modifications sont donc en cours d'application, afin de mieux l'adapter à la guerre urbaine. Il s'agit du programme TUSK (, kit de survie du char en milieu urbain).
Dans le cadre de la guerre civile irakienne, plusieurs engins de l'armée de terre irakienne ont été endommagés ou capturés par les insurgés. L'État islamique a détruit un minimum de sept M1A1 et deux qui ont été capturés intacts ont été dépouillés de leurs mitrailleuses et des munitions associées, avant d'être détruits par le feu.
Dans le jeu vidéo de stratégie "Empire Earth", il est possible de construire des chars M1 dans les usines de chars durant l'ère atomique - Moderne (époque 12), ces chars sont efficaces contre les infanteries. Il est l'amélioration du char Sherman et peut être amélioré en char Gladiator durant l'ère Numérique puis en char Centurion durant le Nano âge (ces 2 chars équipés de laser étant fictifs, inexistant dans la réalité).
Le véhicule est présent dans de nombreux jeux vidéo de guerre. Ainsi, on peut piloter un M1A2 Abrams dans les jeux Battlefield 2, , Battlefield 3 ainsi que dans le mod Desert Combat pour Battlefield 1942. Operation Flashpoint, World in Conflict et offrent aussi cette possibilité. Il apparaît également dans les jeux vidéo , et dans lequel on peut prendre le poste de mitrailleur. La version M104 Wolverine fait également une apprition dans 
Shattered Union permet aux joueurs choisissant la faction américaine d'utiliser un M1. Dans les jeux de la série , qui lui est entièrement consacrée, le joueur pouvait prendre les commandes de chaque char, à choisir parmi les 16 d'un bataillon. Il y était opposé à son équivalent russe, le T-90. Dans les jeux , et , on peut utiliser la variante M1, M1 IP et M1A1 de l'Abrams . Dans le jeu Metal Gear Solid, lors de sa première rencontre avec Vulcan Raven, Solid Snake l'affronte alors que Raven est aux commandes d'un M1 Abrams, finalement, Snake détruira le tank d'une grenade glissé directement dans le canon.
Dans ', un jeu vidéo de stratégie en temps réel développé par le studio français Eugen Systems, le M1 Abrams ainsi que ses versions M1 IP et M1A1 sont des unités des États-Unis. Dans ', la suite de "Wargame: European Escalation", le M1 Abrams ainsi que ses versions M1 IP et M1A1 sont des unités des États-Unis. Dans "", la suite de "Wargame: Airland Battle", le M1 Abrams ainsi que ses versions M1 IP, M1A1, M1A1 HA, M1A1 HC et M1A2 sont des unités des États-Unis.