Nouveau-Mexique

Le Nouveau-Mexique () est un État au sud-ouest des États-Unis, bordé à l'ouest par l'Arizona, au nord par le Colorado, à l'est par le Texas et au sud par les États mexicains de Chihuahua et de Sonora. Faisant partie des quatre États des Four Corners, le Nouveau-Mexique a une superficie de et est peuplé de habitants (2010). Sa forme est proche d'un carré de . La capitale de l’État est Santa Fe.
Le nom Nouveau-Mexique a été donné par les Espagnols aux terres situées au nord de la rivière de Rio Grande (la région supérieure du Rio Grande a été appelée "Nuevo Mexico" dès 1561). Le nom a été anglicisé et donné également aux terres cédées aux États-Unis par le Mexique après la guerre mexico-américaine. Le nom Mexique provient de la langue aztèque et signifie .
La Tradition Folsom date du début du . À cette époque, pensait-on, l'histoire des Amérindiens commençait vers ans, avec l'arrivée des vagues migratoires depuis la Sibérie. Des dizaines de bisons tués au moyen de lances et de pointes retrouvées dans les os des bisons, permettent de dater la découverte dans les années trente d'un campement préhistorique à Lindenmeier (Colorado) qui fut analysé et daté de .
La caverne de Pendejo située à une quinzaine de kilomètres de Sacramento, révèle des dates d'occupations humaines encore plus anciennes remontant jusqu'à ans.
La grotte de Sandia, localisée près d'Albuquerque, au Nouveau-Mexique, a été datée de ans à ans. De nombreux outils, des pointes de lances et des os de mammouths ont permis d'effectuer cette datation.
Le Nouveau-Mexique fait partie en 1846 de territoires qui furent cédés par le Mexique sous le nom de "Cession mexicaine", à la suite de la guerre américano-mexicaine. Par la suite, il est devenu Territoire des États-Unis (sur une très large superficie incluant l'Arizona voisin), ce n'est que depuis le que le Nouveau-Mexique a le statut d'État.
Les premiers Amérindiens ont exploité les ressources de la région et ont développé une culture originale il y a plusieurs millénaires. Les ruines amérindiennes témoignent de cette occupation ancienne dans la région de Santa Fe et dans les grottes-montagnes de Sandia dont le sommet le plus élevé est la crête de Sandia ( d'altitude) près d'Albuquerque. Les Amérindiens Pueblos sont leurs successeurs : ils ont construit des petites villes notamment dans la vallée du río Grande.
Le premier à prendre contact avec les pueblos est Estevanico d'Azemmour envoyé en éclaireur par le vice-roi du Mexique, Antonio de Mendoza. Marcos de Niza assimila les villages pueblos aux légendaires cités d'or. Le conquistador Francisco Vásquez de Coronado mena alors une expédition pour trouver ces cités en 1540-1542. Il établit son camp dans l'actuel Coronado State Monument en 1541. Mais son passage souleva l'hostilité des indigènes qui furent finalement écrasés par les Espagnols. Les trois principaux villages pueblos sont Zuni, Santo Domingo, et Laguna.
Les Espagnols se sont lancés dans l'exploration du Nouveau-Mexique dès le : Francisco Vásquez de Coronado est l'un des premiers à visiter la région. Juan de Oñate part du Mexique en 1598 et fonde un village appelé San Juan, sur le site actuel de Santo Domingo. Il envoie Vicente de Zaldivar écraser les Indiens Acoma ; il massacre 500 hommes et les survivants sont soit réduits en esclavage, soit amputés d'un pied pour les hommes âgés de plus de 21 ans. Lors des expéditions lancées contre les Indiens Tompiros, 800 indigènes sont tués et leurs pueblos sont rasés. Oñate acquiert une réputation sanguinaire et de nombreux Amérindiens quittent leurs villages pour trouver refuge dans les montagnes, où ils meurent de froid et de faim. Oñate doit quitter son poste de gouverneur. En 1609, Pedro de Peralta fonde la ville de Santa Fe à la tête de 250 Espagnols, militaires et colons et 700 indigènes originaires de Tlaxcala. L'avancée espagnole contraint les Indiens Pueblos à se réfugier auprès des Apaches.
L'Espagne prit possession des territoires indiens du Nouveau-Mexique qui fut intégré à la Nouvelle-Espagne. Les Espagnols installèrent des missions (Picuris Pueblo, Pecos Pueblo) et des forts (Santa Fe, El Paso) pour encadrer les indigènes, mais cet encadrement ne fut jamais suffisant. Le Nouveau-Mexique ne fut pas une colonie de peuplement : on comptait 250 Espagnols en 1630. Une société esclavagiste se met en place avec le système de l'encomienda. Entre les années 1630 et 1680, un contexte difficile (sécheresse, famine, épidémie de variole, attaques des Apaches) pousse les Pueblos à se révolter. Ils attaquent les colons ou les franciscains à Taos-Jemez (1639), San Juan et Santa Fe. En 1680, la Grande Révolte est organisée par Popé, un chaman de la tribu des Tewa. Il coordonna la rébellion en envoyant des cordelettes nouées pour annoncer le début de l'insurrection contre les Espagnols. Cette dernière aboutit au massacre de près de 400 Espagnols, à la destruction des églises et à la prise de Santa Fe, avec l'aide des Apaches. Les Pueblos exigeaient alors la fin de la présence espagnole et la libération de tous les esclaves de Nouvelle-Espagne. En 1698, le gouverneur finit par rétablir l'ordre après avoir massacré et réduit en esclavage des centaines d'Amérindiens. Seuls les Hopis demeurent insoumis ; les autres doivent verser un tribut en nature et entretenir le palais du gouverneur.
En 1842, le Nouveau-Mexique compte âmes dont le tiers est composé d'Indiens.
L'exploitation minière et l'élevage de bétail contribuèrent à l'expansion de la population du Nouveau-Mexique à la fin du .
Durant la guerre de Sécession, l'armée confédérée lança sa campagne du Nouveau-Mexique pour tenter d'ouvrir un nouveau front.
L'arrivée des mineurs et des ranchers mena à la création de petites villes typiques du "Wild West". Les hors-la-loi et les shérifs défraient régulièrement les manchettes des journaux dont les célèbres Billy the Kid et Pat Garrett.
L'État du Nouveau-Mexique est le cinquième plus grand État des États-Unis avec une superficie de . Ce vaste État, plus grand que l'Italie, se rapproche par sa forme d'un carré. En effet il mesure de long pour de large et toutes ses frontières suivent des parallèles et des méridiens excepté pour une petite portion située au nord d'El Paso qui utilise le cours du Rio Grande. L'État s'étend entre 31°20’ et 37°00’ de latitude nord, des latitudes comparables à celles du Maroc et entre 103°05’ et 109°03’de longitude ouest. Il a pour États frontaliers le Colorado au nord, l'Arizona à l'ouest, le Texas et l'Oklahoma à l'est et le Texas et les États mexicains de Chihuahua et de Sonora au sud.
L'État du Nouveau-Mexique, avec une altitude moyenne égale à , est un État essentiellement montagneux. Il se classe au quatrième rang des États américains les plus élevés derrière le Colorado, le Wyoming et l'Utah dont les altitudes moyennes respectives sont égales à , et . Son point le plus haut, le pic Wheeler, dans les Sangre de Cristo Mountains (les montagnes du sang du Christ), culmine à et constitue un des plus hauts sommets des Montagnes Rocheuses. C'est l'État américain qui possède la capitale la plus haute. La ville de Santa Fe est en effet située à une altitude de . La plus grande ville de l'État, Albuquerque, est située quant à elle à au-dessus du niveau de la mer.
Le nord de l'État est occupé par les Sangre de Cristo mountains qui constituent l'extrémité méridionale des Rocheuses. L'est est occupé par de grandes étendues plates appartenant au domaine de la Prairie dont l'altitude est comprise entre et . Ces hautes plaines prolongent en fait les hautes plaines texanes situées plus à l'est et forment une vaste mesa dénommée la Llano Estacado dont la vallée de la Canadian River marque la limite nord. Le sud et l'ouest sont occupés par des mesas et des montagnes, notamment les Sacramento Mountains dont le plus haut sommet est le Sierra Blanca Peak () et les montagnes San Andres dont le plus haut sommet est le Salinas Peak (). Le quart nord-ouest est occupé par le plateau du Colorado au relief déchiqueté par l'érosion. La large vallée du Rio Grande sépare l'État en deux moitiés selon un axe nord sud. Cette vallée a la particularité d'être d'origine tectonique. Il s'agit d'un long fossé d'effondrement que bordent des montagnes. Le Rio Grande coule en effet dans un rift continental vieux de 35 millions d'années et certains scientifiques prédisent même qu'une mer pourrait y voir le jour d'ici quelques millions d'années.
Les plus importants cours d'eau du Nouveau-Mexique sont le Río Grande, le Rio Pecos, la Canadian River, le San Juan et la Gila. Le Rio Grande, avec de longueur, est le cinquième plus long fleuve des États-Unis et il traverse entièrement l'État du Nouveau-Mexique depuis la frontière nord jusqu'à la frontière sud. Sa large vallée fertile sépare l'État en deux moitiés selon un axe nord-sud. Elle abrite près de la moitié de la population de l'État qui se concentre notamment dans les villes de Albuquerque et Las Cruces. Le deuxième plus important cours d'eau est le Rio Pecos. Il s'agit du principal affluent du Rio Grande. Celui-ci coule de manière parallèle au Rio Grande à plusieurs dizaines de km à l'est dans les Grandes Plaines. Le réservoir de Red Bluff, construit sur son cours, constitue le point le moins élevé du Nouveau-Mexique avec une altitude de . La Canadian River est un sous-affluent du fleuve Mississippi qui prend sa source dans les Sangre de Cristo Mountains et se dirige vers l'est. Le San Juan et la Gila sont deux affluents du fleuve Colorado. Le San Juan traverse le plateau du Colorado dans le nord-ouest de l'État. La Gila prend sa source dans les Black Range dans le sud-ouest de l'État.
L'État du Nouveau-Mexique est traversé du nord au sud par le Great Divide, une ligne de crêtes qui marque le partage des eaux en Amérique du Nord entre l'océan Pacifique et l'océan Atlantique. En effet tous les cours d'eau situés à l'ouest de cette ligne se dirigent vers l'océan Pacifique. La plupart sont des affluents et des sous-affluents du fleuve Colorado qui se jette dans le golfe de Californie. Tous les cours d'eau situés à l'est de cette ligne se dirigent vers l'océan Atlantique. La plupart sont des affluents ou des sous affluents des fleuves Mississippi et Rio Grande qui se jettent dans le golfe du Mexique.
Les eaux de certains cours d'eau cependant ne parviennent par jusqu'à l'océan. C'est notamment le cas de ceux qui coulent dans le bassin de Tularosa. Il s'agit d'un bassin endoréique d'une surface de ² situé entre les Sacramento Mountains et les San Andres Mounts. Les cours d'eau y alimentent des lacs temporaires appelés localement "playas". Ce bassin est en fait un fossé tectonique d'effondrement et il a la même origine géologique que la vallée voisine du Rio Grande.
L'État du Nouveau-Mexique présente une grande variété de paysages. On y trouve de vastes déserts dont les tonalités de couleurs vont du rose à l'ocre mais aussi de hauts sommets enneigés et de vastes plateaux tabulaires aux rebords érodés appelés mesas qui sont typiques des régions arides. Les montagnes sont recouvertes de forêts, en particulier dans le Nord de l'État.
Dans les plaines semi-désertiques qui couvrent une bonne partie de la moitié sud du Nouveau-Mexique et qui constituent une extension du désert de Chihuahua poussent des plantes adaptées à la sécheresse telles que les créosotiers, les mesquites, les cactus et les yuccas. En altitude poussent des génévriers et des pins ponderosas mais aussi des bouleaux et des épicéas.
Le Nouveau-Mexique a la particularité d'abriter le plus grand désert de gypse au monde. Son nom, les White Sands, c'est-à-dire les Sables blancs en français, fait référence à la couleur blanche de ses dunes. Celui-ci est situé dans le bassin de Tularosa dans le Sud-Est de l'État.
Un autre site remarquable est le Capulin Volcano National Monument. Il abrite un cône de cendres volcaniques vieux d'environ ans aux formes bien préservées. Il appartient au champ volcanique de Raton-Clayton aujourd'hui éteint qui s'étend dans le nord-ouest du Nouveau-Mexique. Ce volcanisme est associé à l'existence d'un point chaud appelé le Raton hotspot.
Le climat du Nouveau-Mexique est globalement aride et l'État ne reçoit en moyenne que de précipitations par an. Celles-ci se concentrent de juillet à septembre et sont dues à la mousson qui affecte le sud-ouest des États-Unis. Les températures sont modérées par l'altitude si bien qu'en hiver le gel est fréquent la nuit et que les précipitations ont lieu sous forme de neige. L'influence maritime est nulle en raison de l'éloignement des côtes et les températures y connaissent de fait de grands écarts saisonniers mais aussi diurnes.
Cependant le climat est loin d'être homogène sur l'ensemble du territoire en raison de son importante extension en latitude et longitude et du relief. Ainsi on n'enregistre que de précipitations annuelles à Farmington, une localité située sur le plateau du Colorado à l'extrême nord-ouest de l'État. Celles-ci sont égales à à Albuquerque et à Socorro, deux localités situées dans la vallée du Rio Grande. Elles atteignent à Roswell et à Clovis, deux localités situées dans les larges plaines de l'est. Cloudcroft, un village situé à une altitude de dans les Sacramento Mountains, avec de précipitations annuelles, est la localité la plus arrosée. Les étés sont très chauds, même à une altitude relativement élevée puisque les maximales atteignent en juillet à Albuquerque, pourtant située à plus de et à Santa Fe située à plus de . Pour trouver des températures plus clémentes il faut se rendre encore plus haut. À Los Alamos, située à , les maximales ne sont plus que de en juillet et à Cloudcroft, située à , elles ne sont plus que de .
L'État du Nouveau-Mexique est divisé en 33 comtés.
Le Bureau de la gestion et du budget a défini quatre aires métropolitaines et quatorze aires micropolitaines dans l'État du Nouveau-Mexique.
En 2010, 95,2 % des Néo-Mexicains résidaient dans une zone à caractère urbain, dont 66,6 % dans une aire métropolitaine et 28,7 % dans une aire micropolitaine. L'aire métropolitaine d'Albuquerque regroupait à elle seule 43,1 % de la population de l'État.
Le Bureau de la gestion et du budget a également défini trois aires métropolitaines combinées dans ou en partie dans l'État du Nouveau-Mexique.
L'État du Nouveau-Mexique compte 103 municipalités, dont 20 de plus de .
La municipalité d'Albuquerque était la la plus peuplée des États-Unis en 2013.
Le Bureau du recensement des États-Unis estime la population du Nouveau-Mexique à au juillet 2013, soit une hausse de 1,3 % depuis le recensement des États-Unis de 2010 qui tablait la population à . Depuis 2010, l'État connaît la croissance démographique la plus soutenue des États-Unis.
Avec en 2010, le Nouveau-Mexique était le 36 État le plus peuplé des États-Unis. Sa population comptait pour 0,67 % de la population du pays. Le centre démographique de l'État était localisé dans l'ouest du comté de Torrance.
Avec 6,55 /km en 2010, le Nouveau-Mexique était le État le moins dense des États-Unis.
Le taux d'urbains était de 77,4 % et celui de ruraux de 22,6 %.
En 2010, le taux de natalité s'élevait à ( en 2012) et le taux de mortalité à ( en 2012). L'indice de fécondité était de 2,06 enfants par femme (1,98 en 2012). Le taux de mortalité infantile s'élevait à ( en 2012). La population était composée de 25,19 % de personnes de moins de 18 ans, 9,88 % de personnes entre 18 et 24 ans, 25,05 % de personnes entre 25 et 44 ans, 26,66 % de personnes entre 45 et 64 ans et 13,22 % de personnes de 65 ans et plus. L'âge médian était de 36,7 ans.
Entre 2010 et 2013, l'accroissement de la population (+ ) était le résultat d'une part d'un solde naturel positif (+ ) avec un excédent des naissances () sur les décès (), et d'autre part d'un solde migratoire négatif (- ) avec un excédent des flux migratoires internationaux (+ ) et un déficit des flux migratoires intérieurs (- ).
Selon des estimations de 2013, 88,7 % des Néo-Mexicains étaient nés dans un État fédéré, dont 52,0 % dans l'État du Nouveau-Mexique et 36,7 % dans un autre État (12,8 % dans le Sud, 12,7 % dans l'Ouest, 7,3 % dans le Midwest, 3,9 % dans le Nord-Est), 1,2 % étaient nés dans un territoire non incorporé ou à l'étranger avec au moins un parent américain et 10,1 % étaient nés à l'étranger de parents étrangers (78,6 % en Amérique latine, 10,6 % en Asie, 8,3 % en Europe, 1,2 % en Amérique du Nord, 1,0 % en Afrique, 0,3 % en Océanie). Parmi ces derniers, 34,4 % étaient naturalisés américain et 65,6 % étaient étrangers.
Selon des estimations de 2012 effectuées par le Pew Hispanic Center, l'État comptait immigrés illégaux, soit 3,4 % de la population.
Selon le recensement des États-Unis de 2010, la population était composée de 68,37 % de Blancs, 9,38 % d'Amérindiens (5,26 % de Navajos, 1,86 % de Pueblos), 3,74 % de Métis, 2,07 % de Noirs, 1,37 % d'Asiatiques, 0,09 % d'Océaniens et 14,98 % de personnes ne rentrant dans aucune de ces catégories.
Les Métis se décomposaient entre ceux revendiquant deux races (3,51 %), principalement blanche et autre (1,37 %) et blanche et amérindienne (0,81 %), et ceux revendiquant trois races ou plus (0,23 %).
Les non hispaniques représentaient 53,70 % de la population avec 40,49 % de Blancs, 8,52 % d'Amérindiens, 1,72 % de Noirs, 1,45 % de Métis, 1,28 % d'Asiatiques, 0,06 % d'Océaniens et 0,18 % de personnes ne rentrant dans aucune de ces catégories, tandis que les Hispaniques comptaient pour 46,30 % de la population, principalement des personnes originaires du Mexique (28,70 %) et d'Espagne (3,16 %).
En 2010, l'État du Nouveau-Mexique avait la plus forte proportion d'Hispaniques et la forte proportion d'Amérindiens après l'Alaska (14,77 %). A contrario, l'État avait la faible proportion de Blancs non hispaniques après Hawaï (22,74 %) et la Californie (40,15 %).
L'État comptait également le grand nombre d'Amérindiens () après la Californie (), l'Oklahoma () et l'Arizona () ainsi que le grand nombre d'Hispaniques () des États-Unis.
À l'instar du Texas (45,33 %), de la Californie (40,15 %) et d'Hawaï (22,74 %), le Nouveau-Mexique est un État à majorité de minorités, concept selon lequel la population blanche non hispanique représente moins de la moitié de la population.
Depuis 2003, le Nouveau-Mexique compte plus d'Hispaniques que de Blancs non hispaniques.
En 2013, le Bureau du recensement des États-Unis estime la part des non hispaniques à 52,7 %, dont 39,3 % de Blancs, 8,5 % d'Amérindiens, 1,8 % de Noirs, 1,8 % de Métis et 1,3 % d'Asiatiques, et celle des Hispaniques à 47,3 %.
En 2000, les Néo-Mexicains s'identifiaient principalement comme étant d'origine mexicaine (18,1 %), allemande (9,9 %), anglaise (7,6 %), irlandaise (7,3 %), américaine (5,1 %) et espagnole (4,1 %).
L'État abrite la juive des États-Unis. Selon le North American Jewish Data Bank, l'État comptait Juifs en 2013 ( en 1971), soit 0,6 % de la population. Ils se concentraient principalement dans les agglomérations d'Albuquerque () et Santa Fe ().
Les Amérindiens s'identifiaient principalement comme étant Navajos (56,1 %), Pueblos (19,8 %) et Apaches (4,0 %).
Les Hispaniques étaient principalement originaires du Mexique (62,0 %) et d'Espagne (6,8 %). Composée à 60,2 % de Blancs, 4,9 % de Métis, 1,9 % d'Amérindiens, 0,7 % de Noirs, 0,2 % d'Asiatiques, 0,1 % d'Océaniens et 32,0 % de personnes ne rentrant dans aucune de ces catégories, la population hispanique représentait 61,3 % des Métis, 40,8 % des Blancs, 31,2 % des Océaniens, 16,7 % des Noirs, 9,2 % des Amérindiens, 6,7 % des Asiatiques et 98,8 % des personnes ne rentrant dans aucune de ces catégories.
Une part non négligeable d'Hispaniques descend des colons espagnols présents dans la région depuis la fin du .
L'État avait la plus forte proportion de personnes originaires d'Espagne (3,16 %), la forte proportion de personnes originaires du Mexique (28,70 %) après le Texas (31,62 %) et la Californie (30,66 %) et la forte proportion de personnes originaires de Cuba (0,21 %).
L'État comptait également le grand nombre de personnes originaires d'Espagne () après la Californie () et le Texas () ainsi que le grand nombre de personnes originaires du Mexique ().
Les Asiatiques s'identifiaient principalement comme étant Chinois (20,3 %), Philippins (17,6 %), Viêts (16,8 %), Indiens (16,1 %), Coréens (8,6 %) et Japonais (7,8 %).
Les Métis se décomposaient entre ceux revendiquant deux races (94,0 %), principalement blanche et autre (36,7 %), blanche et amérindienne (21,7 %), blanche et asiatique (9,9 %), blanche et noire (9,6 %) et amérindienne et autre (5,0 %), et ceux revendiquant trois races ou plus (6,0 %).
Selon l'institut de sondage "The Gallup Organization", en 2015, 42 % des habitants du Nouveau-Mexique se considèrent comme « très religieux » (40 % au niveau national), 26 % comme « modérément religieux » (29 % au niveau national) et 32 % comme « non religieux » (31 % au niveau national).
Le Nouveau-Mexique n'a aucune langue officielle. L'anglais est la langue de l'enseignement et du gouvernement, mais il y a de nombreuses communes « à facilités » pour les hispanophones. De plus, toute loi promulguée par le corps législatif de cet État est rédigée et en anglais et en espagnol. Les bulletins de vote pour les élections sont également en anglais et en espagnol.
Bien que seulement 28 % de la population soit de souche anglo-saxonne, l'anglais reste la langue du quotidien, et c'est la première langue de beaucoup des Hispaniques.
Selon l"'American Community Survey", en 2010 63,96 % de la population âgée de plus de 5 ans déclare parler l'anglais à la maison, 28,45 % déclare parler l'espagnol, 3,45 % le navajo, 0,68 % le keres, 0,48 % le zuñi, 0,47 une autre langue amérindienne et 5,61 % une autre langue.
Le Nouveau-Mexique est, par rapport aux autres États des États-Unis, un État pauvre et conservateur du sud-ouest, avec une grande minorité (42 %) hispanique et de tradition démocrate.
En 2004, 50 % des inscrits sur les listes électorales étaient enregistrés en tant que démocrates contre 33 % de républicains.
Le Nouveau-Mexique est un État pivot avec ses cinq grands électeurs.
Depuis les premières élections présidentielles organisées en 1912 au Nouveau-Mexique, il a toujours été au diapason du vote national à l'exception de l'élection présidentielle de 1976, où le républicain Gerald Ford s'imposa face au démocrate Jimmy Carter, et en 2000 où le démocrate Al Gore l'emporta de 366 voix sur le républicain George W. Bush.
Depuis janvier 2011, le gouverneur de l'État est la républicaine Susana Martinez, première femme à diriger le Nouveau-Mexique. Le lieutenant-gouverneur est le républicain John Sanchez. Le secrétaire d'État, Dianna Duran, est également républicain tandis que l'attorney général et le secrétaire au trésor sont démocrates.
L'assemblée de l'État comprend une chambre des représentants de 70 sièges et un sénat de 42 sièges. Lors de la législature 2011-2013, la chambre est contrôlée par 37 représentants démocrates (face à 33 républicains). Lors de la session 2011-2012, le sénat est pour sa part dominé par 27 sénateurs démocrates (contre 15 républicains).
Les démocrates dominent la région de Santa Fe, l'ouest et le sud de Albuquerque, le nord et l'ouest de l'État ainsi que les réserves indiennes. Les républicains ont leurs places fortes dans l'est et le sud de l'État, dans la région de Rio Rancho et dans la région nord-est de Albuquerque.
Le , le Nouveau-Mexique est devenu le quinzième État américain à avoir renoncé à appliquer la peine de mort (sans effet rétroactif pour les crimes commis avant l'entrée en vigueur de la loi).
Au niveau fédéral, lors du (législature 2015-2017), la délégation du Nouveau-Mexique au Congrès des États-Unis se compose de deux sénateurs démocrates, Martin Heinrich et Tom Udall, de deux représentants démocrates, Michelle Lujan Grisham et Ben R. Luján, et d'un représentant républicain, Steve Pearce.
L'architecture traditionnelle, aux formes géométriques est adaptée aux conditions météorologiques difficiles du désert. Elle inspire encore certains architectes contemporains, du Nouveau-Mexique et d'ailleurs.
Près de Santa Fe, dans le vieux site indien de Tronis, en plein désert, on peut observer un phénomène curieux, très visité depuis sa découverte vers les années 1960, par le professeur West. Dès le solstice d'été, à l'aube, durant une dizaine de minutes, les rayons du soleil passant au travers d'une fissure de la roche éclaire une pierre qui scintille fortement. Les Amérindiens utilisaient peut-être cette pierre comme calendrier. De nombreuses inscriptions y sont gravées, laissant penser à leur vie préhistorique.
Le Nouveau-Mexique est aussi un lieu d'inspiration d'écrivains. Ainsi, Cormac McCarthy, qui vit près de Santa Fe depuis de nombreuses années, s'est très fortement inspiré de la culture des cow-boys, des paysages, et de la vie dans cet État pour écrire ses romans dont les plus célèbres sont l'importante "Trilogie de la frontière" ("De si jolis chevaux" (1992), "Le Grand Passage" (1994), "Des villes dans la plaine" (1998), qui ont tous directement trait au Nouveau-Mexique de la première moitié du ) et plus récemment "Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme" (2005) qui fut adapté au cinéma par les frères Coen dans le film "No Country for Old Men" (2008). La romancière américaine Willa Cather (lauréate du prix Pulitzer en 1923) situe l'action de son roman "La Mort de l'archevêque" au Nouveau-Mexique. Ce roman, cité par le Times comme étant l'un des 100 meilleurs romans en langue anglaise du , s'inspire très librement de la vie de missionnaires français comme Jean-Baptiste Lamy ou Anton Docher. De même l'écrivain français et prix Nobel de littérature 2008 J. M. G. Le Clézio, grand voyageur qui vécut sur les cinq continents, vit depuis plus de quinze ans à Albuquerque où il enseigne et apprécie lui aussi le symbole de la vie à la frontière mexicaine.
Le Nouveau-Mexique est le lieu où se déroule la plupart des scènes de la série "Breaking Bad".
La ville de Roswell est connue pour l'affaire de Roswell et son tourisme autour des extra-terrestres.
Le rodéo est un sport pratiqué au Nouveau-Mexique
Le Nouveau-Mexique a une économie très dépendante des matières premières et de l'agriculture. Le tourisme est également développé.
Le Nouveau-Mexique dispose d'une fiscalité attractive pour les entreprises.
L'État produit, grâce à l'irrigation, du blé, du maïs, du coton, des légumes, des fourrages.
On y élève de manière extensive, des bovins et des moutons.
Cet État intéresse beaucoup les archéologues en raison d'une occupation préhistorique ancienne. 
Il est surtout connu pour le laboratoire de physique nucléaire de Los Alamos, construit près d'Albuquerque pour produire et tester la bombe atomique américaine qui devait mettre fin à la Seconde Guerre mondiale et aux ambitions hégémoniques d'Hitler. C'est le 16 juillet 1945, que la première bombe atomique test a explosé dans le bassin de Tularosa.
Les principales ressources minières sont le fer, le cuivre, le plomb, l'argent, l'or et la potasse.
Les ressources énergétiques consistent en pétrole, gaz naturel, uranium.
L'industrie, modeste, se consacre aux traitement des métaux et à la recherche nucléaire à Los Alamos.