Bataille de la Somme

La bataille de la Somme a opposé les Britanniques et les Français aux Allemands en 1916, dans le nord de la France, lors de la Première Guerre mondiale. Ce fut l'une des batailles les plus sanglantes du conflit. 
Conçue en décembre 1915, par Joffre, commandant en chef des armées françaises, l'offensive de la Somme dut être amendée du fait du déclenchement de la bataille de Verdun, le 21 février 1916. Foch fut chargé par Joffre de sa mise en œuvre. Les Français, qui devaient fournir l'effort principal, durent, en fin de compte, le confier aux Britanniques.
Ce fut la première offensive conjointe franco-anglaise de la Grande Guerre. Les forces britanniques lancèrent là leur première opération d’envergure, et tentèrent avec les troupes françaises de percer à travers les lignes allemandes fortifiées sur une ligne nord-sud de proche de la Somme, dans un triangle entre les villes d'Albert du côté britannique, Péronne et Bapaume du côté allemand.
Il s'agit de l'une des batailles les plus meurtrières de l'histoire (hors victimes civiles), avec parmi les belligérants environ , dont environ ou disparus. La première journée de cette bataille, le , fut, pour l'armée britannique, une véritable catastrophe, avec mis hors de combat dont . 
La bataille prit fin le . Le bilan fut, sur le plan militaire, peu convaincant. Les gains de territoires pour les Alliés furent très modestes, une douzaine de kilomètres vers l'est tout au plus, le front ne fut pas percé. Les combats usèrent les adversaires, sans vainqueurs ni vaincus.
La bataille de la Somme se singularise, cependant, par deux innovations :
Ces événements furent également couverts par des photographes et peintres, comme François Flameng, peintre officiel des armées françaises, dont les nombreux croquis et dessins de ces événements parurent dans la revue "L'Illustration".
La mémoire collective des Français n'a pas gardé un souvenir de la bataille de la Somme aussi important que dans la mémoire collective des Britanniques, des Canadiens, des Australiens et des Néo-Zélandais. Le est une journée de commémoration sur les principaux lieux de mémoire du Commonwealth dans le département de la Somme de même que l'ANZAC Day, le 25 avril.
Le front occidental est stabilisé depuis décembre 1914, à la suite de la course à la mer. Les combats de 1915 d'Artois et de Champagne n'ont pas fait bouger les lignes. Le front de la Somme est un secteur relativement calme au cours de l'année 1915, les Allemands lançant une grande offensive sur Ypres. 
Joffre inquiet des pertes humaines, du manque d'unité de vue et de la dispersion des efforts militaires chez les Alliés souhaite un renforcement de la coopération franco-britannique et préconise une grande offensive pour 1916, à la belle saison.
Côté britannique, le général en chef John French est remplacé en décembre 1915 par Douglas Haig.
La conférence interalliée de l'Entente à Chantilly, les 6 et débouche sur la décision d'attaquer les Empires centraux sur tous les fronts en 1916, en Russie, en Italie et sur le Front de l'Ouest. Seulement aucune date n'est fixée, et il faudrait attendre juin ou juillet pour espérer une participation russe. Joffre, nommé commandant en chef de l'armée française début décembre 1915 obtient lors de négociations bilatérales la mise en œuvre d'une offensive conjointe franco-britannique. Les lignes françaises rejoignent les lignes britanniques sur la Somme, c'est donc ce secteur qui est désigné.
En 1916, l’armée britannique en France manque d’expérience, sa partie professionnelle, six divisions, ayant été décimée en 1914-1915. La plus grande partie de ses effectifs est composée de volontaires des forces territoriales et de la nouvelle armée de Kitchener. Les officiers ont été promus rapidement et manquent à la fois de formation et d’expérience. Haig collabore volontiers avec Joffre, mais il souligne l'indépendance du corps expéditionnaire anglais, le commandement n'est donc pas unifié. Joffre monte donc cette offensive avec l'armée française comme acteur principal au sud de la Somme, qui doit être appuyée par le corps expéditionnaire britannique moins aguerri entre la Somme et Arras. Il nomme Foch, commandant du Groupe d'Armées Nord, responsable de l'opération. Une autre conférence à Chantilly le 14 février 1916 fixe le début de l'offensive au .
Lorsque l'armée allemande lance son offensive sur Verdun, le , le commandant en chef britannique propose de venir aider son allié. Joffre décide que l'armée française peut faire face sans cet appui tout en pressant Haig de mettre en place l'offensive sur la Somme le plus tôt possible. Le printemps voit les plans de la bataille changer, car l'engagement français à Verdun ponctionne les troupes prévues pour l'offensive de la Somme. Fin mai le dispositif français est réduit au point que l'armée britannique est désormais l'élément principal de l'opération. Le front d'attaque prévu sur est finalement réduit à 40. Il ne s'agit plus de réaliser une percée décisive mais d'user l'ennemi. Aux troupes britanniques est confié l'offensive au nord du fleuve de Maricourt à Bapaume, les Français étant chargés de la partie sud entre Maricourt et Lassigny. L'armée française est donc positionnée sur les deux rives du fleuve. Finalement la date du est adoptée pour le début de la préparation d'artillerie, et le pour l'assaut.
Côté allemand, Falkenhayn ne prend pas de dispositions particulières, l'état-major attendant une offensive alliée sur l'Artois ou en Alsace, les préparatifs alliés lui semblent un bluff. Le terrain de la bataille est le plateau picard, terrain crayeux propice au creusement de tranchées. Le maillage des villages, distants de deux à quatre kilomètres, permet une défense en profondeur, ce qu'ont organisé les troupes de von Below depuis 1914.
La bataille eut lieu pour l'essentiel sur le territoire du département de la Somme à l'est d'Amiens entre les villes d'Albert et Roye et leurs environs. La partie nord du front de bataille se situait sur la ligne de partage des eaux entre le bassin versant de la Somme et celui de l'Escaut. Les combats se déroulèrent sur le plateau picard, de part et d'autre de la Somme, au sous-sol crayeux propice au creusement d'abris souterrains. Le climat très souvent humide rendait fréquemment le sol boueux et la progression des troupes difficile.
Les Allemands occupaient presque partout des hauteurs, la ligne de crêtes qui sépare les bassins versants de la Somme et de l'Escaut. Leur front se composait :
À l'arrière immédiat des premières lignes, se trouvaient des bois et des villages « fortifiés » reliés par des boyaux, de façon à former une troisième et même une quatrième ligne de défense, le tout largement bétonné et bénéficiant des qualités de la roche crayeuse qui se coupe facilement et durcit en séchant.
L'arrière avait été transformé, pour les armées alliées, en un gigantesque entrepôt d'approvisionnement dont la ville d'Amiens était le centre névralgique. Des routes, des chemins de fer à voie étroites furent construits, des aérodromes furent aménagés de même que des usines de construction d'aéronefs. Les hôpitaux militaires à l'arrière du front furent installés dans les établissements scolaires…
Des hôpitaux militaires étaient installés dans les localités de l'arrière : Corbie, Amiens qui hébergea en permanence plus de blessés pendant la durée du conflit, Abbeville etc.
Dans les territoires qu'ils occupaient, les Allemands faisaient régner la terreur: déportation de population, réquisitions en argent et en nature, pillage, destructions….
Les Français :
Elles totalisent quatorze divisions en ligne, quatre de réserve et quatre de cavalerie sur un front de . L'artillerie aligne de campagne, lourdes, ALGP (artillerie lourde à grande puissance) et de tranchée (avec un approvisionnement de six millions d'obus de , deux millions de munitions pour l'artillerie lourde et l'artillerie de tranchée).
Les Britanniques :
Le groupe d'armées Haig qui comprend :
Soit un effectif de en ligne et trois de cavalerie sur un front de , avec l'appui de de campagne et lourdes (respectivement approvisionnées à et ).
L'armée britannique, sur le front de la Somme, est composée de troupes anglaises, écossaises, galloises, irlandaises, canadiennes, australiennes, néo-zélandaises et sud-africaines, auxquelles il convient d'ajouter le corps de travailleurs chinois, chargés du chargement, déchargement et entrepôt des matériels et marchandises.
La (Fritz von Below) avec trois groupements (von Stein, von Gossler et von Quast) soit huit divisions en ligne et treize de réserve. Ils disposent de de campagne et , ce qui représente à peine le tiers de la puissance de feu des franco-britanniques. L'aviation allemande disposait quant à elle de face aux des Alliés.
L'artillerie, y compris des canons à longue portée sur voie ferrée de 380 et , atteignit des sommets de puissance destructrice.
Ayant la maîtrise du ciel, les Alliés détruisirent les Drachen allemands. Les Britanniques disposent de chargés de patrouiller et de bombarder, les Français en ont 115 et les Allemands seulement 129.
La préparation d'artillerie, initialement prévue pour cinq jours, débute le par des tirs de réglage et de destruction. Elle s'intensifie à partir par un bombardement général et continu des lignes allemandes. En une semaine, l'artillerie britannique tire . Les tranchées allemandes des premières lignes sont presque totalement détruites, mais les abris souterrains sont intacts.
, l'offensive est reportée de à cause du mauvais temps.
Il tombe les premiers jours une moyenne de cinq obus pour chaque soldat allemand.
Au commencement de la bataille de la Somme en juillet 1916, la plupart des escadrons du "Royal Flying Corps" (RFC) étaient encore équipés de BE.2c qui s'étaient révélés des cibles faciles pour les Eindeckers allemands. Les nouveaux modèles comme le Sopwith 1½ Strutter étaient encore trop peu nombreux et les nouveaux pilotes furent envoyés au front avec seulement quelques heures de vol.
Néanmoins, l'esprit offensif des pilotes du RFC leur donnèrent la supériorité aérienne dans la bataille. La mission des pilotes, outre l'observation des lignes ennemies, consistait dans ce qui s'appelait alors le « mitraillage de tranchée », plus connu aujourd'hui sous le nom d'« appui aérien rapproché ». Les troupes allemandes au sol étaient constamment sous la menace des avions alliés sans réelle possibilité de se défendre, les tirs de riposte depuis le sol étaient peu efficace car les techniques de tir sur cibles mouvantes n'étaient pas encore bien maîtrisées.
Côté français, le groupe d'armées du Nord (G.A.N.), commandé par Foch, disposait d'un groupe de six escadrilles basé sur le terrain d'aviation de Cachy, près de Villers-Bretonneux, et placé sous les ordres du capitaine Brocard qui put choisir ses pilotes : Georges Guynemer — alors titulaire de dix victoires — Alfred Heurtaux, Albert Deullin, René Dorme, Jean d'Harcourt, Victor Ménard... 
L'aviation dont disposa le G.A.N. comprenait huit escadrilles d'armée, vingt escadrilles de corps d'armée, un groupe réservé de chasse — celui de Cachy, avec cinq escadrilles de Nieuport — et deux groupes de bombardement ; plus des compagnies d'aérostiers et des sections photographiques. Une partie des appareils était à la pointe de la technique. Leurs performances s'étaient améliorées grâce à des moteurs plus puissants de 80 à 130 CV. Leur vitesse de croisière se situant autour de à l'heure, et ils atteignaient une altitude de en une vingtaine de minutes. Les Spad 7, qui équipaient l'Escadrille des Cigognes ; les Farman et Caudron bimoteurs G 4, dont furent dotées les escadrilles de corps d'armée ; les Voisin et les Breguet-Michelin des groupes de bombardement permirent à l'aviation française de dominer l'aviation allemande. Elle usa, en outre, d'une nouvelle forme de combat, le bombardement de nuit, pour la première fois au-dessus de Péronne, à la mi-juillet 1916. Les Allemands ayant riposté sur Villers-Bretonneux et sur la gare de Longueau, Foch organisa la défense antiaérienne : barrages de ballons, concentration des batteries antiaériennes croisant leurs feux au-dessus des objectifs à défendre. Il ordonna également la chasse aérienne de nuit. 
La supériorité aérienne alliée fut maintenue durant la bataille et inquiéta le haut-commandement allemand. La réorganisation complète de la "Luftstreitkräfte" fut décidée par le haut commandement par la création d'unités de chasse spécialisées ou "Jagdstaffeln". À la fin de l'année 1916, ces unités équipées du tout nouveau Albatros D.III rétablirent l'équilibre des forces dans les airs.
Le au matin, c'est par un beau temps et clair que commence le bombardement final des alliés. À partir de , les tirs d'artillerie atteignent une cadence de par minute, produisant un bruit si intense qu'il est perçu jusqu'en Angleterre. L'armée anglaise a placée sur 1 canon tous les . À Beaumont-Hamel deux mines de explosent en même temps.
À , au coup de sifflet, l'infanterie britannique franchit les parapets baïonnette au canon et part à l'assaut des tranchées adverses. 66000 soldats sortent des tranchés en même temps. Les hommes sont lourdement chargés avec plus de d'équipement. Ordre avait été donné aux hommes de ne pas courir. En fait, le commandement anglais craignait que les troupes ne perdissent le contact en courant et en se dispersant. Persuadé que les défenses allemandes avaient été anéanties par les tirs d'artillerie, il exigea que les hommes avancent au pas.
Les Allemands les accueillirent avec des tirs de mitrailleuses qui les fauchèrent en masse. Les officiers étaient facilement repérables et furent particulièrement visés. On estime à des victimes (tués et blessés) dans les six premières minutes de la bataille . Les Allemands sont stupéfaits de voir les soldats britanniques venir au pas. 
À midi, l’état-major britannique annula l'ordre de marcher au pas, et retint les vagues d’assaut suivantes. Lorsque les Britanniques parvinrent aux tranchées allemandes, ils furent trop peu nombreux pour résister à une contre-attaque.
De leur côté, les Français atteignirent tous leurs objectifs et ne purent progresser davantage du fait, entre autres, de l'échec britannique.
Le fut le jour le plus meurtrier de toute l'histoire militaire britannique. À l'issue de la première journée de combat, le bilan pour l'armée britannique était très lourd : étaient hors de combat soit près de 18 % de l'effectif engagé (). Certaines unités étaient quasiment anéanties comme le Régiment royal de Terre-Neuve qui eut mis hors de combat sur un effectif de 865, soit 92 % des effectifs. 
Du côté allemand, les pertes sont estimées à .
Après l'échec du , le commandement britannique souhaite arrêter l'attaque, ce que Joffre refuse. Une nouvelle préparation d'artillerie a pour but la prise du saillant de Fricourt. Le , les Britanniques prennent La Boisselle. Le bois de Mametz est pris le , le Bois des Trônes le . Pozières tombe aux mains de la australienne le . De 1 au 10 juillet, l'armée britannique compte 100000 morts et 72000 blessés.
À partir du 14 juillet, débutent les combats pour la conquête du bois Delville ("Delville Wood") à Longueval. L'armée Gough, réserve britannique tente de reprendre Longueval et Guillemont aux Allemands. Une série d’attaques et de contre-attaques fait passer le bois d'un camp à l'autre. Les soldats de la 1re Brigade d'infanterie sud-africaine s'en emparent puis le perdent. Les Allemands en sont définitivement chassés, le 3 septembre. Les Britanniques échouent, par contre, au cours de combats féroces qui durent pendant plus d'une semaine, à prendre Guillemont.
En dix jours, la armée française, sur un front de près de vingt kilomètres, a progressé sur une profondeur qui atteint en certains points dix kilomètres. Elle est entièrement maîtresse du plateau de Flaucourt qui lui avait été assigné comme objectif et qui constitue la principale défense de Péronne. Elle a fait , presque sans pertes, pris , , , un matériel considérable. C'est le plus important succès militaire obtenu depuis la bataille de la Marne.
Mais les Allemands se ressaisissent, leur artillerie domine toujours sur le terrain. Les conditions climatiques exécrables (brouillard et pluie) gênent considérablement la progression des Français au nord et au sud de la Somme. La de Fayolle atteignit Vermandovillers et Misery au sud, Hem-Monacu au nord. Maigres progressions obtenues au prix de lourdes pertes.
L'état-major allemand devant le danger de percement du front de la Somme retire treize divisions du secteur de Verdun et deux du secteur d'Ypres pour renforcer leurs troupes bousculées, en juillet. De ce fait, la pression exercée sur l'armée française à Verdun se réduit. 
Au total, trente-cinq divisions sont retirées du secteur de Verdun pour renforcer le front devant Bapaume. En août, des escadrilles allemandes aguerries sont transférées de Verdun sur la Somme.
L'horreur vécue lors de la bataille de la Somme est perceptible dans le courrier envoyé par les soldats à leurs proches. Dans une lettre à son ami Stefan Zweig, l'écrivain expressionniste allemand Paul Zech s'exprima ainsi : 
La mise en œuvre des opérations militaires est rendue difficile par une pluie incessante qui transforme le champ de bataille en bourbier.
Une série de coups de boutoir permet la prise de plusieurs positions allemandes. Le 3 septembre, les attaques britanniques échouent à Guillemont, Ginchy, Thiepval et au bois des Fourcaux. La Ferme du Mouquet est prise par la australienne mais reprise par les Allemands.
Le 4, au sud, la armée française enlève toutes les premières positions allemandes entre Deniécourt et Vermandovillers. Soyécourt et Chilly sont pris, avec ; Chaulnes est directement menacée à partir de Lihons.
Le 9 septembre, les Britanniques prennent Ginchy. Une nouvelle offensive générale des Britanniques sur l'ensemble du front au nord de la Somme est prévue pour le 15 septembre.
Le 12 septembre, la armée française attaque au nord de la Somme mais ne parvient pas à atteindre ses objectifs. En raison du mauvais temps, Foch suspend l'offensive, le 18 septembre jusqu'au 25.
Le 17 septembre, au sud de la Somme, Vermandovillers, Deniécourt et Berny-en-Santerre tombent aux mains de la armée française qui fait .
Le 15 septembre apparaissent les premiers chars d'assaut britanniques, « les tanks » Mark I, qui interviennent avec un succès limité. Le mesure de long, pèse , dispose d'une autonomie de et avance à la vitesse de ; il est équipé de . Leur utilisation, à l'avant de l'infanterie, permet au royal canadien de prendre Courcelette, à la écossaise de prendre Martinpuich, tandis que la Division s'empare du bois des Fourcaux, la Division néo-zélandaise prend et occupe une position appelée "Switch line" entre le Bois des Fourcaux et Flers après de combat et la britannique s'empare de Flers et fait .
L'offensive anglo-française conjointe débute le 25 septembre. Le 26, Français et Britanniques entrent dans Combles évacué par les Allemands. D'autre part, tout à fait au nord, les Britanniques enlèvent Thiepval après l'utilisation de mines.
Le 28 septembre, l'offensive cesse pour consolider les positions acquises.
Le mois d'octobre voit se multiplier les petites offensives localisées sans grand succès, les Français piétinent au sud de Péronne autour de Chaulnes et de Villers-Carbonnel. Les forces alliées sur le front de la Somme s'essoufflent.
Le 5 novembre, les Français attaquent Sailly-Saillisel mais ne parviennent pas à enlever le bois de Saint-Pierre-Vaast, les Allemands reprennent en partie le contrôle de Sailly-Saillisel. Au sud de la Somme, la Armée française conquiert Ablaincourt-Pressoir mais rencontre une forte résistance allemande ailleurs.
Après quelques succès le 13 novembre : prise de Beaumont-Hamel, Saint-Pierre-Divion et Beaucourt-sur-l'Ancre, les Britanniques contrôlent la vallée de l'Ancre mais ne progressent plus.
À partir du 18 novembre, les conditions climatiques se dégradent considérablement, pluie glaciale, neige et blizzard mettent en échec toutes les offensives. C'est la fin effective de la bataille de la Somme. Le 21 novembre, Haig décide l'arrêt des offensives britanniques. L'offensive de la Armée française prévue en décembre est ajournée par Foch, le 11 décembre. Le 18 décembre, Joffre renonce définitivement à l'offensive mettant ainsi fin officiellement à la bataille de la Somme.
En cinq mois, les Alliés ont progressé de au nord de la Somme entre Maricourt et Sailly-Saillisel et au sud. La percée tant attendue par laquelle Joffre espérait revenir à une guerre de mouvement s'est transformée une fois de plus en une bataille d'usure, comme à Verdun. Aucun des objectifs principaux n'est atteint.
Les Britanniques ont capturé :
Les Français ont fait prisonniers et se sont emparés de : 
Les Allemands ont capturé :
Les chiffres des pertes humaines varient selon les sources. On considère généralement que:
Ainsi, pour des résultats similaires, la tactique des Français s'est avérée moins coûteuse que celle des Britanniques dont les hommes de l'armée Kitchener manquaient d'expérience.
Pour limiter les pertes, Foch demandait aux commandants d'unités de faire courir les hommes d'obstacle en obstacle, .
Les pertes journalières se répartiraient, en moyenne, comme suit :
La durée de la bataille de la Somme fut de .
Malgré les très faibles gains territoriaux, les Allemands ont été très impressionnés par le bombardement de préparation des Alliés. C’est à la suite de la bataille de la Somme que le haut-commandement allemand décide la guerre sous-marine à outrance qui est l'une des causes de l’entrée en guerre des États-Unis, provoquant un basculement du rapport de forces.
Le , l'armée allemande effectue une retraite stratégique, en détruisant tout derrière elle, afin de raccourcir sa ligne de défense sur la ligne Hindenburg.
La bataille de la Somme a été d'une ampleur considérable, par le nombre de nationalités impliquées, de morts, de disparus ou de blessés de part et d'autre, par l'ampleur des destructions et par les traces qu'elle a laissées dans le sol même. Le circuit du Souvenir permet de se recueillir et de découvrir les principaux sites des champs de bataille. 
À ces mémoriaux du Commonwealth, il faut ajouter les très nombreux cimetières militaires britanniques disséminés sur les anciens champs de batailles de la Somme.
La commémoration du centenaire de la bataille de la Somme se déroule tout au long de l'année 2016. C'est autour du juillet, début de la bataille que se sont concentrées les différentes manifestations officielles qui ont débuté dans la soirée du 30 juin à la nécropole nationale de Rancourt, près de Péronne, en présence de Jean-Marc Todeschini, secrétaire d'État aux anciens combattants. Le temps fort de la commémoration ont été les cérémonies du juillet qui ont eu lieu au Trou de mine de La Boisselle, au monument écossais de Contalmaison, au Mémorial de Thiepval, à la Tour de l'Ulster, au Mémorial terre-neuvien de Beaumont-Hamel, au cimetière militaire allemand de Fricourt, entre autres. Les différentes manifestations se sont déroulées en présence de François Hollande, président de la république française, du prince de Galles et de son épouse Camilia, duchesse de Cornouailles, de son fils aîné, le prince William et de son épouse la princesse Kate, de son fils cadet le prince Harry, de David Cameron, premier ministre du Royaume-Uni, de Michael D. Higgins, président de la république d'Irlande, des autorités religieuses du Royaume-Uni et de Horst Kölher, ancien président de la république d'Allemagne. La veille, la reine Elisabeth II avait déposée une couronne de fleurs sur la tombe du soldat inconnu à l'abbaye de Westminster, au cours d'une veillée funèbre.
Dans la basilique Notre-Dame de Brebières d'Albert, la cantatrice américaine Barbara Hendricks a donné un "Concert de la paix" accompagné par l'Orchestre de Picardie, le vendredi juillet 2016 à 22 heures.
Le président sud-africain Jacob Zuma, s'est rendu à Longueval, le 12 juillet accompagné du secrétaire d'État aux anciens combattants français pour inaugurer, au mémorial national sud-africain du bois Delville, un « mur de la mémoire » sur lequel sont inscrits les noms de soldats sud-africains - toutes ethnies confondues - morts au cours des différents conflits du auxquels l'Afrique du Sud participa.
Le 23 juillet 2016, à Pozières, une cérémonie s'est déroulée, dès 8 h 30, sur le site du futur parc-mémorial du moulin à vent où petites croix de bois étaient plantées dans le sol. Une ré-inhumation de trois soldats australiens s'est ensuite déroulée au Cimetière militaire britannique des Colonnes, en présence de Dan Tehan, ministre australien des anciens combattants, de l'ambassadeur d'Australie en France et d'Odile Bureau, sous-préfète de Péronne.
Le prince Charles, le ministre de la Défense néo-zélandais, Gerry Brownlee, et le secrétaire d'État français aux Anciens combattants, Jean-Marc Todeschini, ont participé le jeudi 15 septembre 2016 à 11 h, à une cérémonie commémorative au "Caterpillar Vallet Cementery" de Longueval (Somme), à la mémoire des 8 000 soldats néo-zélandais tués ou blessés au cours de la bataille de la Somme en 1916. La journée de commémoration avait débuté à 6 h 30 une cérémonie sobre devant le mémorial national néo-zélandais de Longueval.
Pierre Loti envoyé à Doullens publia ses premiers articles de « reporter de guerre » pour l'Illustration; il écrivit, le 2 octobre, à propos de ce qu'il vit de la bataille :