Frédéric Chopin

Frédéric François Chopin (en ; au , la graphie "Szopę" a été utilisée en Pologne en concurrence avec la graphie "Chopin") est un compositeur et pianiste virtuose d'ascendance franco-polonaise, né en 1810 à Żelazowa Wola en Pologne et mort en 1849 à Paris.
Issu d'une famille d'origine lorraine, après sa formation au Conservatoire de Varsovie et un début de carrière en Pologne et à Vienne, il choisit d'émigrer en France où il trouve son inspiration dans l'effervescence du monde pianistique parisien et dans le souvenir de sa patrie meurtrie. Il y rencontre George Sand, qui sera sa compagne pendant neuf ans.
Reconnu comme l'un des plus grands compositeurs de musique de la période romantique, Frédéric Chopin est aussi l'un des plus célèbres pianistes du . Sa musique est encore aujourd'hui l'une des plus jouées et demeure un passage indispensable à la compréhension du répertoire pianistique universel. Avec Franz Liszt, il est le père de la technique moderne de son instrument et son influence est à l'origine de toute une lignée de compositeurs tels Gabriel Fauré, Maurice Ravel, Claude Debussy, Sergueï Rachmaninov ou Alexandre Scriabine.
Frédéric Chopin est né le à Żelazowa Wola en Pologne, à l'époque sur le territoire du Duché de Varsovie.
En 1725, le roi de France Louis XV épouse Marie Leszczyńska, fille de Stanislas Leszczynski, ex-roi de Pologne de 1704 à 1709, qui vit chichement en Alsace d'une pension que lui accorde la France. À l'issue de la Guerre de succession de Pologne, Stanislas vaincu reçoit à titre viager les duchés de Lorraine et de Bar que le souverain légitime échange contre la Toscane avant d'être élu empereur. Stanislas meurt en 1766 ; c'est seulement à ce moment que Lorraine et Barrois deviennent français, peu avant qu'y naisse (1771) Nicolas Chopin, le père de Frédéric, qui quitte la France pour la Pologne en 1787, comme précepteur dans une famille noble.
En 1795, le royaume de Pologne disparaît à la suite d'un troisième partage entre la Russie, la Prusse et l'Autriche.
Les guerres napoléoniennes permettent en 1807 le rétablissement d'un État polonais, le Duché de Varsovie, dans lequel naît Frédéric en 1810. Mais la retraite de Russie entraîne son occupation par les Russes en 1813 et sa disparition en 1815, lors du Congrès de Vienne : la Prusse contrôle l'ouest (Grand-duché de Posen) ; la Russie l'est (royaume du Congrès), et le centre, avec Varsovie ; l'Autriche le sud (Tarnopol, Wieliczka) tandis que la République de Cracovie est soumise aux trois puissances de la Sainte Alliance.
Le royaume du Congrès, aussi appelé « royaume de Pologne », a pour souverain l'empereur de Russie (la famille Chopin est désormais ressortissante de ce royaume polonais sous contrôle russe). Le tsar Alexandre lui donne une constitution relativement libérale.
Le royaume vit avec une certaine autonomie jusqu'à l'avènement (1825) du tsar Nicolas, tenant de l'absolutisme. En novembre 1830, débute une insurrection, qui est violemment réprimée et entraîne à la fin de 1831 la mise au pas de la Pologne russe (suppression de la constitution, etc.).
De nombreux membres de l'« armée polonaise » se réfugient à l'étranger ; plusieurs milliers vont jusqu'en France, où ils bénéficient d'une grande sympathie et de secours officiels. C'est dans ces circonstances tragiques que Frédéric Chopin arrive en France, sans être lui-même un réfugié de l'insurrection.
Chopin vit en France essentiellement pendant la Monarchie de Juillet (1830-1848), ainsi qu'au début de la Seconde République (1848-1851).
En Europe, l'année 1848 est importante, puisque des soulèvements ont lieu dans de nombreux pays, en Allemagne, en Italie, en Hongrie, etc.
Le est en effet marqué dans toute l'Europe par le mouvement des nationalités, notamment en Pologne ; durant ces années, Chopin devient une figure importante du mouvement national polonais.
Frédéric Chopin est le fils de Nicolas Chopin (1771-1844), né à Marainville-sur-Madon (actuel département des Vosges) et de la Polonaise Tekla Justyna Chopin, née Krzyżanowska (1782-1861). Venu en Pologne au service de la comtesse Skarbek, Nicolas épouse Tekla Justyna, parente et dame d'honneur de la comtesse, en 1806.
Compte tenu du fait qu'il a un père français et une mère polonaise, la question de la « nationalité » (au sens d'appartenance étatique) de Chopin a fait l'objet d'un débat parfois passionné pour déterminer son statut officiel. Mais la nationalité peut aussi être envisagée de façon moins stricte, au sens d'identité nationale (indépendamment de l'appartenance étatique).
Chopin se considérait, et était considéré par ses contemporains, comme un Polonais. Ses compatriotes parlent de lui comme du "compositeur national polonais" et ses amis font de même : Balzac écrit de Liszt et de Chopin : , Liszt parle de l'« artiste polonais ».
Chopin a passé les vingt premières années de sa vie en Pologne. À son époque, cet élément est suffisant pour lui assurer une identité polonaise : le fait d'avoir quitté la Pologne à l'âge de 20 ans et ne plus jamais y être retourné ne modifie pas cette donnée primordiale. Alfred Cortot accorde une grande importance au rôle éducatif de sa mère : .
Cependant, cette identité n'est pas seulement la conséquence d'une jeunesse polonaise et d'une convention sociale. Non seulement , mais le musicien revendique fréquemment son allégeance à ce pays. L'oppression russe à partir de 1831 est ressentie par le musicien, comme .
Le patriotisme douloureux de Chopin se traduit dans sa musique, comme Liszt l'avait déjà remarqué : . Si cette dimension d'exilé du "musicien sarmate", comme l'appelle Robert Schumann, fréquemment évoquée par les biographes du passé, est reprise par les musicologues contemporains, elle est néanmoins interprétée différemment. Pour Eigeldinger, elle est maintenant comprise comme une nostalgie typiquement slave, une sensibilité culturelle, qui dépasse la contingence politique. Pour Liszt, Chopin .
L'identité polonaise de Chopin n'est jamais niée, et la relation entre la France et Chopin est importante. Même un nationaliste comme Lucien Rebatet, qui lui octroie la nationalité française, écrit ensuite : .
Un premier élément est l'origine française de son père, qui, en vertu des dispositions du Code civil, permet à Frédéric de bénéficier de la nationalité française. La reconnaissance du statut de Français est attestée par un passeport émis le 1 août 1835. Cette solution évitait à Chopin de demander un passeport russe, pays envahisseur de la Pologne, et contournait le statut de réfugié politique, qui aurait interdit tout espoir de retour en Pologne. Néanmoins, les véritables motivations de Chopin restent inconnues.
D'autre part, Chopin s'installe à Paris en 1831 et va y passer près de la moitié de sa vie. La ville est, à cette époque, une des capitales culturelles du monde. Il y noue ses amours et ses amitiés les plus importantes : Sand, Delacroix, Liszt ou Pleyel. Il y rencontre le tout Paris artistique : Balzac, Berlioz, Thalberg, Kalkbrenner, Érard, Heine, et aristocratique. L'univers artistique et culturel dans lequel le compositeur a produit l'essentiel de son œuvre n'est pas la Pologne, mais la France.
Son influence est particulièrement marquée en France. Pour le musicologue Eigeldinger l'allégeance de Debussy vis-à-vis du Maître polonais est patente. Cette influence, aussi présente chez Ravel ou Fauré, ne se limite pas à la musique : . Son impressionnisme musical se retrouve en peinture : .
Si la sensibilité de Chopin est polonaise et se traduit par la reprise de mélodies populaires, sa langue musicale est « savante », elle participe de la « grande musique » pour reprendre une expression de Delacroix. . Sa musique est issue d'une élaboration savante de l'harmonie et du contrepoint. Elle est avant tout aristocratique et est fort loin d'une forme populaire ou folklorique. En ce sens, le langage musical de Chopin est plus universel que polonais. Néanmoins, à part l'influence du folklore du terroir qu'il a su universaliser comme nul autre, le jeune Chopin a sans doute subi celle du prince Michał Kleofas Ogiński (1765-1833), dont les 26 polonaises célèbres dans toute l'Europe de l'époque se distinguaient par l'élégance, le raffinement et la mélancolie presque mozartienne, typiques du préromantisme. À son tour, dans ses Polonaises, Chopin a su exprimer l'essence même de la « polonité » tout en lui donnant un caractère universel. C'est pourquoi Cyprian Norwid (1821-1883), le plus grand poète moderne polonais, les comparait à l'épopée grecque.
Les pères spirituels de Chopin sont nombreux, mais le musicologue Eigeldinger ne les trouve que dans le patrimoine universel et aucun n'est polonais : . Cette universalité des origines et de la musique de Chopin n'est pas reconnue uniquement par Eigeldinger. Cette analyse est aussi celle du poète Heine qui, dès 1837 rejoignait celle faite maintenant par la France et la Pologne : .
La mère de Frédéric Chopin, Tekla Justyna Krzyżanowska (1782–1861), est originaire de la petite noblesse de Dlugie, en Cujavie. Elle a eu une éducation soignée, sait jouer du piano et chanter d'une voix de soprano. Orpheline, elle a été recueille par la comtesse Ludwika Skarbek, qui possède un petit domaine à Żelazowa Wola, dans le Duché de Varsovie. La comtesse est divorcée d'un parent de Justyna. Avant la naissance de Frédéric, la future mère y tient le rôle d'intendante, surveillant les domestiques et les fermiers.
Son père, Nicolas Chopin (1771–1844), est un fils de paysan né en Lorraine, à Marainville-sur-Madon ; son éducation a été assurée par la famille Weydlich, nobles d'origine polonaise qui rentrent dans leur pays en 1787 accompagnés de l'adolescent. Émigré en Pologne dès l'âge de 16 ans et bien intégré dans son pays d'élection, Nicolas Chopin connaît une ascension sociale dans la bourgeoisie intellectuelle. De précepteur des enfants de la comtesse Ludwika Skarbek en 1802, il devient répétiteur de français, puis professeur au lycée de Varsovie, puis vers 1810, à l'école militaire d'application. Leur mariage a lieu à Żelazowa Wola le .
En 1807, naît Ludwika, puis Frédéric (le ). Frédéric est seulement ondoyé à la naissance et n'est baptisé que le 23 avril, par le vicaire de la paroisse Saint-Roch de Brochow, Jozef Morawski, qui établit l'acte de baptême ; le même jour, le curé, Jan Duchnowski, établit l'acte de naissance, en tant que « fonctionnaire de l'état civil de la commune paroissiale de Brochow, département de Varsovie ».
Ils déménagent à Varsovie quelques mois après la naissance de Frédéric. Ils habitent d'abord dans l'ancien palais de Saxe, qui abrite le lycée, et ouvrent un pensionnat pour les fils des riches familles terriennes. Deux autres filles naissent en 1811 et 1812. En 1817, la famille déménage avec la pension au palais Kazimierz, en même temps que le lycée de Varsovie.
Les parents de Frédéric achètent rapidement un piano, instrument en vogue dans la Pologne de cette époque. Sa mère y joue des danses populaires, des chansons ou des œuvres classiques d'auteurs comme le Polonais Ogiński. Les enfants sont initiés très tôt à la musique.
Frédéric se révèle précocement très doué. Il n'a que six ans lorsque ses parents décident de confier sa formation à un musicien tchèque, Wojciech Żywny, violoniste qui gagne sa vie en donnant des leçons de piano chez les riches familles de Varsovie. Il a probablement été formé par un élève de Bach à Leipzig. Ce professeur est original ; il apprécie surtout Bach, alors peu connu, Mozart et Haydn, c'est-à-dire des compositeurs d'une autre époque. Il est sceptique vis-à-vis des courants contemporains comme le « style brillant » d'un Hummel, alors très en vogue. Une spécificité de Żywny est de laisser une grande liberté à l'élève, sans imposer de méthode particulière ou de longues heures d'exercices abrutissants. Que le professeur de piano du musicien ait été un violoniste de métier fait parfois dire que . Si toute sa vie, "Le Clavier bien tempéré" sera considéré par Chopin comme la meilleure introduction à l'étude du piano, ses premières compositions sont plus dans l'air du temps. En 1817, il compose deux polonaises inspirées des œuvres d'Ogiński. Le langage harmonique est encore pauvre, mais la subtilité et l'élégance, qui caractériseront plus tard les œuvres du maître, sont déjà latentes.
Comme le fait remarquer le compositeur André Boucourechliev, ; à l'âge de huit ans, Frédéric a tout de l'enfant prodige. Si les comparaisons avec Mozart ne manquent pas, les situations sont néanmoins différentes car Nicolas Chopin n'a rien d'un Léopold Mozart. Frédéric se produit fréquemment dans les cercles mondains de l'aristocratie de Varsovie, . À huit ans, le musicien joue avec un orchestre et cette prestation est évoquée dans la presse locale. Il joue souvent devant le grand duc Constantin, frère du tsar, une fois devant la célèbre et à partir de 1818 le « petit Mozart » est déjà célèbre à Varsovie. Le musicien gardera toute sa vie un goût prononcé pour la politesse et la sophistication de la vie aristocratique à laquelle il a été initié dès son plus jeune âge.
Le jeune Chopin grandit , dans une atmosphère aimante et chaleureuse où il développe un caractère doux et espiègle, sous le regard affectueux de sa mère qui, au dire de George Sand, .
Si la mère Justyna est une figure clé de la petite enfance de Frédéric, son père joue un rôle majeur durant les années de lycée. Nicolas lui apprend l'allemand, le français et, quand Frédéric le souhaite, il dispose dans cette langue d'un « joli coup de plume » comme en témoigne une lettre à George Sand : . La position sociale du père est devenue celle d'un intellectuel établi et, tous les jeudis, Frédéric voit défiler des figures intellectuelles phares du Varsovie de l'époque comme l'historien Maciejowski, le mathématicien Kolberg, le poète Brodziński et les musiciens Elsner, Jawurek ou Würfel.
En 1822, Żywny n'a plus rien à apprendre au jeune Chopin et le tchèque Václav Würfel devient son professeur d'orgue. À l'opposé de Żywny, ce professeur est un tenant du « style brillant » : . Elsner, directeur du Conservatoire, dans la même mouvance que Würfel, donne de temps en temps à Frédéric des cours d'harmonie et de théorie des formes musicales. Ce style fascine le jeune musicien, qui, en 1823, interprète des concertos de "style brillant" de Field et de Hummel dans le cadre de concerts de bienfaisance. Cette influence est aussi visible dans ses compositions, par exemple les "Variations en mi majeur", composées durant ces années de lycée.
Juste après la première publication du Rondo opus 1 chez Brzezina  Cie au début de 1825, Chopin est mentionné pour la première fois dans la presse internationale, à la suite d'un concert de bienfaisance, le 10 juin. Il joue sur un "aelomelodicon" (ou aelopantaléon), sorte d'harmonium aux tuyaux de cuivre ; d'abord un allegro de concert de Moscheles, puis il improvise :
C'est à l'occasion des vacances, passées dans la campagne polonaise, que Frédéric prend conscience de la richesse du patrimoine de la musique populaire. Il passe plusieurs étés à Szafarnia en Mazovie et participe à une noce et à des fêtes des moissons. Dans ces occasions, il n'hésite pas à prendre un instrument. Il transcrit les chansons et danses populaires avec le soin et la passion d'un ethnologue. Il parcourt les villages et les bourgs des environs à la recherche de cette culture et va jusqu'à payer une paysanne pour obtenir un texte exact. Sa passion ne se limite pas à la Mazovie, puisque sa "Mazurka en si bémol majeur" de 1826 intègre des formules rythmiques de la région d'origine de sa mère, la Cujavie.
Selon André Boucourechliev, à travers à la fois l'intelligentsia à laquelle son père lui donne accès, la campagne populaire et l'amour maternel, . Et, comme le remarque la biographe Marie-Paule Rambeau, .
À l'automne 1826, le musicien amateur quitte le lycée pour le Conservatoire de musique de Varsovie, dirigé par Elsner. Il y fait la rencontre d'Ignacy Feliks Dobrzyński, son condisciple également très doué, et suit à l'université les cours de l'historien Bentkowski ainsi que ceux du poète Brodziński. À cette époque, la querelle littéraire entre les partisans d'une esthétique classique et les romantiques fait rage à Varsovie. Le poète choisi par Frédéric représente la modernité, à l'opposé du professeur Ludwik Osiński. Pour Brodziński, l'artiste . Pour Boucourechliev, . L'influence du cours de littérature ne se limite pas à sa position sur le romantisme. Dans un pays de plus en plus bâillonné par l'autoritarisme russe, la création d'un art national est une préoccupation du poète, partagée par Elsner, ainsi que par de nombreux intellectuels polonais. Brodziński précise : .
Au conservatoire, le jeune musicien apprend la rigueur dans la composition. En 1828 Chopin écrit sa première sonate, "en ut mineur". Cette obsession de maîtriser parfaitement les techniques de son art dans une œuvre monumentale conduit à des faiblesses et . À la même époque, le musicien compose deux polonaises, "en ré mineur" et "en si bémol majeur" qui , mais . C'est néanmoins vers cette époque, que Chopin atteint sa maturité avec des œuvres comme les "Variations en si bémol majeur" sur le thème de "Là ci darem la mano" du "Don Giovanni" de Mozart, à l'origine d'un célèbre article de Schumann qui utilise l'expression . C’est aussi dans cette période que le musicien parvient à intégrer dans des œuvres déjà matures, une sensibilité polonaise, avec par exemple un "Rondeau de concert à la Krakowiak", terminé en 1828.
Certains sentiments affectifs, caractéristiques de la vie d'adulte de Chopin, sont déjà présents durant cette période. Les camaraderies acquises au lycée deviennent de véritables amitiés. Mais on trouve déjà, dans sa correspondance, des traces de solitude et même de nostalgie, comme le montre cette lettre écrite à Tytus Woyciechowski, son « ami par excellence » : . Tytus Woyciechowski et Julian Fontana resteront les confidents de Chopin durant l'essentiel de sa vie.
Une tragédie marque profondément son âme slave. Sa cadette Emilia, atteinte par la tuberculose, meurt en deux mois le . C'est probablement à ce moment que Frédéric contracte la maladie qui ne le quittera jamais.
Cette période est aussi celle des premiers sentiments amoureux. Lorsque le compositeur écrit à Tytus : ; il évoque la cantatrice qui poursuite ses études au conservatoire, Constance Gladkowska, à qui il ne se déclarera jamais. Il se contente d'assister à ses cours, de l'accompagner au piano et d'assister à ses débuts dans "Agnese" (Agnès) de Paër, avec musicalement, quelque lucidité : .
Pour Boucourechliev, . Le musicologue se demande si cet amour sublimé . Il compose pour elle, la valse en "ré-bémol" majeur (op. 70 ), ci-dessous.