Jérusalem

Jérusalem () (ou Salem, également nommée Hiérosolyme ou Solyme en ancien français ; "Yerushaláyim" en hébreu [dénomination israélienne officielle] ; "al Quds" ou "Ûrshalîm" [dénomination israélienne officielle en arabe]) est une ville du Proche-Orient qui tient une place centrale dans les religions juive, chrétienne et musulmane.
La ville tient également une place importante dans les sentiments nationaux israélien et palestinien. L’État d’Israël a fait de Jérusalem-ouest sa capitale en 1949 puis a fait de Jérusalem sa capitale après la conquête de la partie est de la ville en 1967. Depuis, l'ensemble des pays du monde ont retiré leur ambassade de la ville lui contestant ce choix. Pour la communauté internationale, Jérusalem-Est est considérée comme occupée. Jérusalem a été proclamée capitale de la Palestine en 1988, bien que les autorités palestiniennes n'y siègent pas. La communauté internationale défend toutefois le point de vue que le statut de la ville doit faire l'objet de négociations entre Israéliens et Palestiniens.
La ville s’étend sur pour une population de en 2015. La ville, chef-lieu du district de Jérusalem, est très hétérogène : s'y mêlent de nombreuses religions, peuples, groupes socio-économiques. La partie nommée , entourée de remparts, est constituée de deux quartiers à dominante arabe, dits quartier chrétien et quartier musulman, ainsi que d’un quartier à dominante arménienne et d’un quartier à dominante juive. 
Jérusalem est mentionnée pour la première fois dans les textes égyptiens dits (, à la période où l'Égypte a vassalisé Canaan) sous le nom de Rushalimu. La prononciation exacte du nom égyptien ne ressort pas clairement des hiéroglyphes (on trouve aussi Urushalimu ou d'autres variantes). On peut supposer que le nom de la ville reflète le culte du dieu ou Shalimu car il était courant alors d'appeler les cités du nom du dieu local. Le nom de Jérusalem se réfère donc au culte du dieu des Cananéens, Shalem était un dieu populaire dans le panthéon ouest sémitique, divinité de la création, de l'exhaustivité, et du soleil couchant. Comme la première syllabe de Jérusalem vient de "uru", qui signifie ou , le sens du nom primitif est donc , ou .
Une étymologie détaillée était donnée en 1859 par Sander et Trenel, le nom de provient de deux racines chaldéennes : YeRu (, ) et ShLM, qui a donné les mots "salaam" en arabe et "shalom" en hébreu. Cette racine ShLM signifie aujourd'hui , mais le sens initial est celui de la complétude, de l'achèvement, d'où dérive ultérieurement la notion de paix.
La frise chronologique ci-dessous présente les principales périodes historiques de Jérusalem.
Jérusalem, couvrant , est localisée entre la mer Méditerranée et la mer Morte, sur l'extrémité d'un plateau des monts de Judée (dont le mont Sion) à d’altitude moyenne, avec de fortes variations entre monts et vallées (de 700 à environ). Le mont Scopus culmine à et la vallée du Cédron descend sous les . Le point le plus élevé est le mont Herzl avec .
La ville est entourée de toutes parts de plusieurs vallées, parmi lesquelles celles au nord sont moins prononcées que celles situées dans les autres directions. Les deux principales se trouvent au nord-ouest de la ville actuelle.
Jérusalem possède un climat méditerranéen, marqué par une forte chaleur et une forte aridité en été. Seuls quelques mois en hiver sont humides, en particulier février, où tombe plus de la moitié des précipitations totales annuelles. La neige tombe une année sur trois, particulièrement en février ; certaines tempêtes ont fait beaucoup de dégâts, notamment en janvier 1992, avec de neige, et en 1920, avec .
En 1967, les autorités israéliennes recensent 66,000 Palestiniens résidents dans le territoire annexé par Israël, dont 44,000 de Jérusalem-Est, occupée par la Jordanie. Seulement quelques centaines de Juifs vivait à Jérusalem-Est, du fait de l'expulsion en 1948 par l'armée jordanienne. L'ONU a critiqué Israël dans plusieurs résolutions et considère que des mesures adminstratives ou législatives altérant la compostion démographique de la ville n'à aucune validité. Meron Benvisti, remarque qu'il n'y à pas de statistiques officielles et considère que la proportion démographique n'a pas changé. Dan Diker, critique le concept de judaïsation, entre autres, car Jérusalem était à majorité juive jusqu'à l'occupation jordanienne. Selon Diker, la population arabe de la ville passe de 26,6 % en 1967 à 31,7 % en 2000 et le nombre de constructions dans les quartiers arabes est plus important que dans les quartiers juifs. Il existe un débat quant à la volonté politique qu'aurait Israël de modifier l'écart démographique à l’Est, peuplé essentiellement par les Palestiniens en 1967. . En 1980, Israël passe la loi de Jérusalem proclamant Jérusalem « une et indivisible » et avec des frontières municipales étendues. . Le politologue Frédéric Encel le comprend comme une façon de . Il faut ajouter à cela les colonies juives relativement proches de la ville: au nord (Giv'at Ze'ev), au sud (Goush Etzion) et à 7km à l’est (Ma'ale Adoumim), ce qui augmente le nombre de Juifs dans la région aux alentours de Jérusalem, d'un périmètre de . , qui est relié administrativement et par structure de conurbation des infrastructures (transports, autoroutes). Ainsi, l'unification des deux parties de Jérusalem et la barrière de séparation ont eu pour effet d'édifier une ceinture urbaine disjoignant les quartiers de Jérusalem-Est de la Cisjordanie. Les limites municipales de la ville ne reposent pas totalement sur des territoires accordés par le droit international à l’État d’Israël et la construction de la barrière de séparation impose de fait des frontières non reconnues à l’est de Jérusalem. Les quartiers arabes seraient selon certains , victime d'une politique d'encerclement par les limites municipales de 1967. Jérusalem-Est faisait en 1967, sous l'occupation jordanienne. Et par l'effet de cette limite de municipalité, par la construction de quartiers juifs. Cet état de fait est accentué par le tracer du projet de barrière de séparation qui pourrait encercler Maale Adoumim à à l'est de Jérusalem. La barrière est destinée, selon Israël, principalement à réduire le nombre d'attentats terroristes palestiniens. Selon l'ONG palestinienne "LAW" (affilée à la Commission internationale de juristes): « Israël continue à appliquer des mesures arbitraires et incompatibles avec le droit international pour chasser les Palestiniens de Jérusalem et les remplacer par des colons juifs, de façon à cimenter son autorité sur la ville. Cette politique revêt des formes diverses : confiscation des cartes d'identité, retrait des permis de résidence, système fiscal injuste, refus du permis de construire, destruction d'habitations ».
On appelle hiérosolymitain(e)s les habitants de Jérusalem.
En 1947, il y avait habitants dont Juifs (49 %) et Arabes et autres (51 %) dans le territoire incluant Jérusalem et les villes et villages proches dont Ein Kerem, Abu Dis, Bethléem et .
En 1967, il y avait habitants dont Juifs (74 %) et Arabes (21 %).
En 2004, on comptait habitants dont Juifs (65 %) (dont à l’Est) et Arabes (32 %).
En 2015, 61,2 % des habitants de Jérusalem sont juifs, 35,8 % musulmans et 1,4 % chrétiens.
En raison d'un taux de natalité plus élevé, la population arabe a augmenté en proportion depuis 1967, passant de 20 % en 1967 à 32 % en 2004 pour l'ensemble de Jérusalem. Toutefois le Sénat français a constaté que .
En 2005, le taux de fécondité des populations juives et arabes de Jérusalem est identique pour la première fois avec 3,9 enfants par femme — conséquence de la baisse significative de la natalité arabe enregistrée depuis quelques années.
Depuis cette date, la fécondité des populations juives (4,4 enfants par femme en 2015) a même largement dépassé celle des populations musulmanes (3,3 enfants par femme en 2015).
Un autre aspect démographique est le déficit migratoire de la ville, puisque chaque année, les habitants quittant la ville sont de ou plus nombreux que ceux qui viennent s'y installer. La majorité part habiter dans la proche banlieue de Jérusalem où les coûts du logement sont nettement inférieurs. La politique de permis de construire, que le Conseil économique et social des Nations unies et Amnesty International jugent discriminatoire envers les Palestiniens, et la destruction de maisons appartenant à des Palestiniens affectent également la population arabe de Jérusalem-Est.
La ville de Jérusalem est considérée comme « trois fois sainte » car elle contient les lieux les plus sacrés des religions juive et chrétienne et le troisième lieu saint de l'islam :
Jérusalem est un site privilégié :
Le statut de la ville, intégralement sous administration civile israélienne depuis la guerre des Six Jours, est contesté. La « ligne verte » séparait auparavant Jérusalem-Ouest (Israël) et Jérusalem-Est (territoire occupé par la Jordanie) depuis les Accords d'armistice israélo-arabes de 1949. Ces accords indiquent explicitement que la ligne d'armistice ne préjuge pas des revendications territoriales ultérieures. En particulier l'accord israélo-jordanien stipule dans son article VI.9: « Ces lignes de démarcation sont agréées par les parties sans préjudice d'accords ultérieurs ou d'accords frontaliers ultérieurs ou de revendication ultérieures des parties ». La tentative de confirmation de ces lignes d'armistice en frontières a échoué à la conférence de Lausanne de 1949 (27 avril-12 septembre). Elle avait été convoquée par la commission de conciliation des Nations unies. Finalement les accords d'armistice n'ont pas été enregistrés par les Nations unies qui ont néanmoins contribué à leur surveillance. Ils ont fait l'objet d'une garantie par les membres occidentaux du Conseil de sécurité des Nations unies (États-Unis, France, Royaume-Uni). C'est la déclaration tripartite du 29 mai 1950. Entre-temps, la chambre des députés Jordanienne et la chambre des notables a voté le 24 avril 1950 l'annexion de Jérusalem-Est et de la Cisjordanie. La loi fondamentale israélienne de 1980 entérine le statut de la ville en capitale « éternelle et indivisible ». La résolution 476 et La résolution 478 du Conseil de sécurité de l'ONU sont relatives à cette décision. Elles réaffirment que « l'acquisition de territoire par la force est inadmissible », qu'il doit être mis fin à l'occupation de Jérusalem et que « les dispositions législatives et administratives prises par Israël... n'ont aucune validité en droit et constituent une violation flagrante de la convention de Genève... ».
Le Conseil de sécurité mentionne dans ses attendus « la ville sainte de Jérusalem », en effet, la délimitation de la vieille ville est la seule internationalement établie. Le nom de Jérusalem représente des réalités différentes pour Israël, la Jordanie, les pays de la ligue arabe et les Palestiniens. Le droit sur le nom sera probablement une question à trancher indépendamment des délimitations géographiques. Selon le Plan de partage de la Palestine, il aurait dû y avoir trois entités distinctes : une sous contrôle israélien, une sous contrôle palestinien et une comprenant Jérusalem et ses faubourgs (dont Bethléem) sous contrôle international.
En 1988 (31 juillet), le Roi Hussein de Jordanie déclare à la télévision qu'il abandonne ses revendications de souveraineté sur la Cisjordanie et Jérusalem-Est à l'Organisation de libération de la Palestine. Cette déclaration n'a pas de valeur en droit international. Le le Traité de paix israélo-jordanien est signé. Les frontières internationales entre Israël et la Jordanie sont fixées. Mais, le statut des territoires «…sous contrôle militaire israélien depuis 1967 », c'est-à-dire notamment Jérusalem-Est, est réservé. Il est néanmoins précisé que « le rôle spécial » du Royaume de Jordanie sur les lieux de pèlerinage musulmans de Jérusalem est reconnu. Une priorité sera accordé à ce rôle historique lors des négociations sur le futur statut permanent de la ville, ceci conformément à la "Déclaration de Washington" du 25 juillet 1994. En 2000, l'Autorité palestinienne vote une loi établissant Jérusalem capitale d'un futur État, cette loi est ratifiée en 2002. Pour les parties en présence, le statut de Jérusalem reste une question clé de la résolution du conflit israélo-palestinien.
En décembre 2003, l'Initiative de Genève, plan de paix alternatif établi par les anciens partenaires des négociations de Taba, prévoit, dans le cadre d'un règlement global du conflit israélo-palestinien, le partage de la souveraineté sur Jérusalem qui serait la capitale des deux États, les quartiers arabes et l'Esplanade des mosquées étant sous souveraineté palestinienne.
La question de la légitimité de chacune des deux parties sur Jérusalem entraîne également des débats d'ordre archéologique. Les Israéliens ont entamé depuis 1967 des recherches pour apporter les preuves de l'existence du Temple de Jérusalem. Palestiniens et Israéliens s'accusent réciproquement de mener des travaux les uns pour détruire de nouvelles preuves de cette existence, les autres pour fragiliser les fondations des mosquées de la vieille ville. (D'après les experts israéliens, les fondations des mosquées ont été fragilisées par plusieurs tremblements de terre au cours des derniers siècles.) La discussion sur l'utilisation des expressions mont du Temple/esplanade des mosquées est significative par rapport aux soucis des deux parties de gagner la bataille de la légitimité sur Jérusalem.
Après la Déclaration d'Indépendance de l'État d'Israël en 1948 et la guerre qui s'ensuivit, la ville se retrouve divisée entre une partie occidentale annexée par Israël et une partie orientale (comprenant toute la vieille ville) annexée par la Jordanie, séparées par un "no man's land". En 1949, Jérusalem-Ouest est proclamée capitale d'Israël.
En 1967, lors de la guerre des Six Jours, Tsahal conquiert Jérusalem-Est et Israël déclare Jérusalem « réunifiée », sa capitale « éternelle et indivisible ». Toutefois, en 1996, aucun État n'a reconnu cette annexion et aucun n'y a encore d'ambassade car le droit international a jugé nulle et non avenue cette modification du statut de la ville. Les Juifs ont alors accès à leurs lieux saints, tandis que l'accès à l'Esplanade des Mosquées et aux lieux saints musulmans est règlementé. La gestion de l'esplanade restait sous la juridiction d'un organisme musulman, le Waqf.
En 1980, dans une loi fondamentale israélienne, la Knesset déclare Jérusalem capitale « éternelle et indivisible » : c'est la Loi de Jérusalem. Les différents pouvoirs israéliens, législatif, exécutif, judiciaire et administratif, sont regroupés à Jérusalem.
En 2000 au sommet de Camp David II, Ehoud Barak propose de donner la souveraineté palestinienne sur certains quartiers de Jérusalem comme Abou Dis (où se situe l'Université Al-Qods) ainsi qu'une « gestion autonome » des quartiers palestiniens. L'échec de ce sommet met fin à ces négociations. En 2005, la question du statut et de l'éventuel partage de Jérusalem reste au cœur du futur processus de paix mais aucune tentative de négociations n'a plus été entamée sur ce point depuis le sommet de Taba.
Dès le début du Mandat britannique et tout au long de leur combat nationaliste, les Palestiniens ont revendiqué le contrôle de l'ensemble de la Palestine, avec Jérusalem pour capitale mais sans pouvoir concrétiser ses revendications.
Lors de la proclamation d'un État palestinien par l'OLP en 1988, Jérusalem est choisie comme capitale. L'OLP de Yasser Arafat s'est souvent positionnée dans le sens de ces revendications refusant d'avoir une autre capitale que Jérusalem. L'OLP possédait à Jérusalem un siège officieux, la « Maison d'Orient », dirigée par Fayçal Husseini ; en 2001, cette institution a été fermée de force. Jérusalem est par ailleurs la ville d'origine de réfugiés palestiniens qui souhaitent revenir y vivre. La question du statut final de la ville est ainsi intimement liée à la question des réfugiés palestiniens.
Le Saint-Siège n'accepte pas l'annexion de Jérusalem par Israël. Il préconise « un statut spécial, internationalement garanti et déclare moralement et juridiquement inacceptable toute décision et action unilatérale qui modifie son caractère spécifique et son statut ».
La position de l'ONU concernant Jérusalem est liée à la résolution 181 de l'Assemblée générale ainsi que les résolutions de l'Assemblée générale et du Conseil de sécurité qui en découlent.
Le Conseil de sécurité, dans ses résolutions 476 et 478, déclare que la loi israélienne établissant Jérusalem capitale « éternelle et indivisible » est nulle et non avenue, et constitue une violation du droit international. La résolution invite les États membres à retirer leur mission diplomatique de la ville.
À l'expiration du mandat britannique, le plan de partage de la Palestine de 1947 prévoyait que Jérusalem et Bethléem deviennent un "Corpus Separatum sous contrôle international" et indépendant de ce qui devaient devenir un État arabe et un État juif. Cette séparation devait ainsi garantir à tous les cultes le libre accès à tous les lieux saints en sécurité.
Le "Comité spécial sur la Palestine" avait prévu qu'après un délai de dix ans de "", le statut définitif de Jérusalem serait fixé par la population consultée par référendum.
Les résolutions suivantes ont été adoptées par le conseil de sécurité des Nations unies. Elles concernent Jérusalem de manière tacite (résolution 252) ou explicite pour toutes les résolutions ultérieures :
Historiquement, l'économie de Jérusalem était centrée principalement sur les pèlerinages religieux et maintenant plus généralement sur le tourisme, et les entreprises publiques de l'État d'Israël.
Depuis la création de l’État d’Israël, le gouvernement est demeuré un acteur majeur dans l'économie de la ville. Il ne génère pas seulement un grand nombre d'emplois mais œuvre à offrir les conditions propices à la création d'entreprises.
Bien que Tel Aviv reste le centre financier d'Israël, un nombre grandissant de sociétés "high tech" quittent Tel Aviv pour Jérusalem. La zone industrielle Har Hatzvin située au nord de la ville accueille plusieurs grandes sociétés comme Intel, Teva Pharmaceutical Industries, et ECI Telecom.
Parmi les principales industries de Jérusalem, citons les fabriques de chaussures, le textile, l'industrie pharmaceutique, les produits de métaux, et les articles imprimés. Les usines sont situées surtout dans la zone industrielle d'Atarot au nord, le long de la route de Ramallah.
On trouve à Jérusalem un grand nombre de monuments religieux et historiques, comme le Mur occidental — appelé aussi Mur des lamentations — la mosquée Al-Aqsa et le dôme du Rocher, l'église du Saint-Sépulcre. La Vieille Ville est complètement ceinturée de murailles qui datent du .
C'est également le siège de plusieurs institutions gouvernementales israéliennes, comme la Knesset (l'assemblée nationale), la Cour suprême, ou d'institutions comme l'Université hébraïque, le Yad Vashem (le mémorial de la Shoah), le Yad Ben-Zvi ou l'École biblique et archéologique française.
De nombreux sites archéologiques existent à Jérusalem, notamment les "Étables de Salomon", la "Cité de David".
Le parc Rabinovitch également désigné sous le nom de "Mifletzet" (Monster) Park, contient une sculpture monumentale de Niki de Saint Phalle : Le Golem commandée à l'artiste par Teddy Kollek, maire de Jérusalem en 1971, inaugurée en 1972.
Ce même parc contient aussi un "stabile" de Alexander Calder, réalisé en 1976/1977 sous le titre "Hommage à Jérusalem", comparable à l'araignée rouge du même artiste. Le Monstre et le "stabile" sont tous deux situés sur le Mont Herzl, à l'ouest de Jérusalem.
Un autre parc intitulé le "Zoo biblique de Jérusalem", contient un grand nombre de sculptures monumentales d'animaux, réalisées par Niki de Saint Phalle en 1994 que l'artiste a réunis sous le titre "L'Arche de Noé (Niki)"
Jérusalem accueille de nombreuses universités prestigieuses offrant des cours en hébreu, arabe et en anglais. L'université hébraïque de Jérusalem a été fondée en 1925, elle fait depuis partie des 100 meilleures universités du monde. Albert Einstein ou Sigmund Freud ont fait partie du conseil de ses gouverneurs. L'université compte parmi ces anciens élèves quelques lauréats du prix Nobel dont les universitaires Avram Hershko, David Gross et Daniel Kahneman .
Le travail des étudiants et chercheurs est facilité par la bibliothèque nationale d'Israël, qui dispose de près de 5 millions de volumes. La bibliothèque a ouvert ses portes en 1892, près de trente ans avant la première université. C'est le site avec le plus de livres à thème hébraïque. Aujourd'hui, elle réunit la bibliothèque nationale et la bibliothèque universitaire. L'université hébraïque de Jérusalem est composée de trois campus, l'un au mont Scopus, l'autre à Givat Ram, et le campus de médecine au centre médical Hadassah.
L'Université al-Qods a été fondée en 1984, elle accueille les universitaires palestiniens et ceux des pays arabes. L'université al-Qods est située au sud-est de la ville sur près de 19 hectares. D'autres instituts d'études supérieures dans Jérusalem sont l’Académie de musique et de danse de Jérusalem et l’École des Beaux-Arts de Bezalel dont les bâtiments sont situés sur le campus de l'université hébraïque de Jérusalem.
La "faculté des Technologies de Jérusalem" a été fondée en 1969, offrant un enseignement d'ingénierie et de hautes technologies industrielles.
L'enseignement pour les Arabes de Jérusalem et d'Israël est critiqué pour sa qualité inférieure à celle de l'enseignement pour les Juifs. De nombreuses écoles de l'est de Jérusalem sont remplies à leur capacité maximum, au point qu'on enregistre des plaintes contre la surpopulation. Cependant, la municipalité de Jérusalem est en train de construire plus d'une douzaine de nouvelles écoles dans les quartiers arabes de la ville. Les écoles dans Ras el-Amud et Umm Lison ont ouvert en 2008 En mars 2007, le gouvernement israélien propose un plan sur 5 ans de construction de nouvelles classes dans la ville, dont 40 % dans le secteur arabe et 28 % dans le secteur Haredi. Un budget de 4,6 milliards de shekels a été accordé pour le projet. En 2008, un philanthrope britannique a fait un don de 3 millions de dollars américains pour la construction d'écoles dans la partie arabe de l'est de Jérusalem. Les lycéens arabes passent le "", comme examen, la majeure partie de leur programme d'études est identique à celui des autres écoles secondaires israéliennes et comprend certains sujets portant sur la culture juive.
Liste des hôpitaux et centres médicaux de Jérusalem :
Les deux sports les plus populaires sont le football et le basket-ball. Le Betar Jérusalem, dans le championnat d'Israël de football, est le plus connu en Israël, ayant été vainqueur cinq fois de la coupe d'Israël de football. Jérusalem compte une autre équipe de football, le Hapoel Katamon F.C., vainqueur une seule fois de la coupe d'Israël de football, qui est en troisième division, la liga Artzit.
En basket-ball, le Hapoel Jérusalem joue dans la première division. Le club a gagné le championnat d'Israël de basket-ball trois fois, et la coupe ULEB en 2004. Inauguré en 1992, le stade "Teddy Kollek" est le plus grand stade de football de Jérusalem avec une capacité de places.
L'aéroport le plus proche est celui d'Atarot, au nord de Jérusalem (), qui a été utilisé pour les vols domestiques israéliens jusqu'en octobre 2000 notamment pour les vols vers Eilat, et est désormais placé sous le contrôle de Tsahal en raison de sa proximité géographique avec les territoires autonomes palestiniens. Depuis lors, les vols ont été transférés vers l'aéroport Ben Gourion, proche de Tel Aviv à une quarantaine de kilomètres au nord-ouest.
La Coopérative d'autobus Egged, deuxième plus grande compagnie d'autobus dans le monde, dessert la plupart des localités autour de Jérusalem et gère les services d'autocars vers le reste du pays depuis la gare routière centrale sur la route de Jaffa, près de l'entrée ouest de Jérusalem.
Jérusalem est relié par le chemin de fer à Tel Aviv depuis 1892. Son service a été interrompu en 1998 en raison du mauvais état des infrastructures qui furent alors rénovées. Elle fut rouverte dans sa totalité en avril 2005, avec l'inauguration de la nouvelle gare de Jérusalem Malha, située dans le sud de la ville.
Une seconde liaison à grande vitesse en provenance de Tel Aviv, au nord de cette première ligne, est en construction. Elle est électrifiée et utilise plusieurs longs tunnels pour permettre le passage à grande vitesse des trains de la côte à la région montagneuse de Jérusalem. Dans un premier temps, elle atteindra une nouvelle gare souterraine de Binyanei HaUma située sous la gare routière centrale. Dans un deuxième temps, elle sera prolongée de façon à être reliée à la ligne historique. Le trajet de Tel Aviv à Jérusalem doit prendre environ 28 minutes.
Le tramway doit être capable de transporter quotidiennement près de deux cent mille personnes selon les estimations. Il est prévu 23 stations. Alstom s'occupe de la construction des rames du tramway, la participation de Veolia Environnement pour l'aménagement a été contestée.
Le lion en posture rampante (dressé sur ses pattes arrière), représente le Lion de Juda, l'arrière-plan représente le Mur occidental et les branches d'olivier représentent la paix. L'inscription du cimier est le mot Jérusalem en hébreu (, "Yerushaláyim").