Windows Vista

Le logiciel Windows Vista est un système d'exploitation propriétaire de la famille Microsoft Windows, et plus précisément de la branche Windows NT (NT 6.0), développé et commercialisé par la société Microsoft. Il a été mis sur le marché en février 2007, soit plus de cinq ans après son prédécesseur, Windows XP. Son successeur est Windows 7, sorti en octobre 2009.
Selon Microsoft, Windows Vista contient des centaines de nouvelles fonctionnalités. Les plus significatives d'entre elles sont probablement le renouveau de l'interface graphique, une fonction de recherche plus développée grâce à l'indexation, de nouveaux outils de création multimédia, comme le créateur de DVD Windows, la configuration réseau en partie réécrite et, enfin, le noyau NT6 assurant une plus grande stabilité et de meilleures performances.
Windows Vista vise à augmenter le niveau de communication entre les machines sur un réseau local en utilisant la technologie du peer-to-peer qui simplifie le partage de fichiers et de médias numériques entre les ordinateurs et les périphériques. Pour les développeurs, Vista introduit la version 3 du Framework .NET qui a pour objectif de faciliter la programmation d'applications par rapport à l'utilisation traditionnelle des API Windows.
Le premier objectif de Microsoft était d'obtenir une meilleure sécurité pour le système. Une des critiques les plus courantes de Windows XP, et de ses prédécesseurs, était que des vulnérabilités permettant aux malwares et aux virus de pénétrer dans l'ordinateur étaient découvertes, et relativement souvent exploitées. À la vue de ceci, Bill Gates a annoncé début 2002 le rachat de Trustworthy Computing pour ajouter de nouvelles fonctions de sécurité dans les prochaines versions de Windows. Microsoft a déclaré avoir donné la priorité à l'amélioration de la sécurité de Windows XP et celle de Windows Server 2003 avant de finir le développement de Vista, ce qui a retardé de manière significative sa version finale.
Le nom "Windows Vista" a été annoncé comme nom définitif le . Auparavant, le nom de code du système était "Longhorn".
Le , Microsoft cessera de supporter Windows Vista, ce qui signifiera, en particulier, l'arrêt de la publication de correctifs de sécurité.
Le développement de Windows Vista a été annoncé en août 2001, comme une version intermédiaire de Windows 7. Ce dernier ayant un retard important, Microsoft a préféré sortir une version intermédiaire intégrant certaines fonctionnalités de Windows 7. Ce dernier, connu au départ sous le nom de code Vienna, est finalement sorti le 22 octobre 2009 sous le nom Windows 7.
De nombreuses versions de test ont été mises en circulation en interne et se sont retrouvées aux mains du public de manière plus ou moins légale. Ces versions, comportant des bugs pour la plupart (il s'agit de versions de développement) ressemblaient encore à Windows XP.
À l'origine, Microsoft a annoncé que plusieurs technologies et améliorations ne seraient disponibles que sous Windows Vista, mais finalement Avalon (nom de code de Windows Presentation Foundation) et Indigo, respectivement sous-système graphique et de communications de Vista, ont été portés sous Windows XP ; mais, par contre, WinFS, le service de recherche associé au système de fichiers, ne fait pas partie du système mais sera livré plus tard en téléchargement.
Ensuite, Microsoft n'a plus communiqué sur Vista jusqu'au WinHEC d'avril 2005. Pendant ce temps, le développement a été gelé, et les méthodes de développement ont été repensées, avant de reprendre celui-ci, sous le code de Windows NT 5.2, soit Windows Server 2003 Service pack 1. Au WinHEC 2005, la version 6.0.5048 est livrée aux développeurs.
La bêta 1 est arrivée ensuite et a apporté les premières améliorations depuis la remise à plat du processus de développement. Dossiers virtuels (se basant sur des requêtes de recherches), nouvelle interface et comptes réellement limités (comme sous UNIX, de manière à limiter les dégâts causés par une application malveillante ou dysfonctionnelle).
La version finale du système d'exploitation est officiellement sortie le 30 janvier 2007 en version boîte pour les particuliers et était disponible dès le 30 novembre 2006 en version RTM pour les entreprises (version Entreprise).
Son développement aura été aussi long car Microsoft a dû corriger certains points noirs des versions antérieures, comme l'instabilité, le problème de la fragmentation et les failles de sécurité, entre autres.
Vista devait intégrer un nouveau système de fichiers (Win FS) qui était censé être une révolution dans la gestion des fichiers sur un PC. Finalement après quelques apparitions dans les premières versions alpha de Vista (Longhorn), Win FS a été abandonné car il était trop lent et trop instable.
Un revirement aussi a été fait au niveau du manageur du projet Vista qui a été remplacé par le manageur des équipes de Microsoft Office. Celui-ci étant connu pour livrer toujours à temps les logiciels dont il était responsable.
Un certain nombre d'éléments qui devaient former un ensemble propre à "Windows Vista", comme "Avalon" (nom de code de Windows Presentation Foundation), le système d’interface utilisateur, "Indigo", le système de gestion des connexions réseau, ainsi qu"'Internet Explorer" 8, "Windows Media Player" 11 ou "Movie Maker" 3 sont disponibles séparément pour les utilisateurs de Windows XP.
Windows Longhorn était à l'origine, le successeur de Windows XP. De par les difficultés de développement et les changements régulier de l'interface du système durant les versions de développement, l'interface Aero a finalement été introduite et le nom de Windows Vista a définitivement été choisi pour représenter cet OS.
Microsoft déclare avoir développé Windows Vista selon les axes "simple", "sûr", et "connecté" :
Parmi les nouveautés :
Windows Vista gère les dernières avancées technologiques. Comme la plupart d'entre elles sont relatives au fonctionnement du système, elles ne sont pas visibles par l'utilisateur final. À titre d'exemple, la totale refonte de l'architecture des sous-systèmes audio, impression, affichage et réseau : les résultats de ces améliorations sont tangibles par les développeurs, mais les utilisateurs finaux n'en perçoivent que les modifications visuelles.
Vista implémente des technologies telles que ReadyBoost et ReadyDrive, basées sur l'utilisation de mémoire Flash (dans des lecteurs USB et embarquées dans des disques durs) pour améliorer les performances du système en mettant en cache les programmes et données couramment utilisés. Ces technologies ont également un impact sur les ordinateurs portables, car elles prolongent la durée d'utilisation des batteries. Une autre technologie, appelée SuperFetch, analyse l'utilisation de l'ordinateur, afin de déterminer quels éléments doivent se trouver en mémoire pour améliorer les performances d'accès.
Concernant le redesign de l'architecture réseau, IPv6 a été entièrement incorporé dans le système et de nombreuses améliorations de performances ont été apportées. Le support était en effet expérimental sous Windows 2000 et présent sous XP mais pas activé par défaut. Ce n'est plus le cas avec Windows Vista, qui supporte IPv6 de façon native et par défaut, avant de revenir à IPv4 si nécessaire.
Concernant l'affichage, Vista introduit une nouvelle architecture unifiée de pilotes, WDDM (Windows Display Driver Model), et une version majeure de Direct3D. Ce nouveau modèle empêche le blocage du Bureau et introduit des effets spéciaux, pierre angulaire de Windows Aero. Direct 3D 10, développé de concert avec les principaux fabricants de cartes graphiques, est une nouvelle architecture qui améliore l'ombrage et permet au processeur graphique de restituer des scènes complexes sans nécessiter l'assistance du processeur. La répartition de charge entre GPU et CPU et le transfert de données entre ces deux composants sont ainsi optimisés.
Au niveau du noyau, de nombreuses améliorations ont été apportées au gestionnaire de mémoire, à la gestion des processus et des entrées/sorties. Le gestionnaire de tas (Heap Manager) implémente de nouvelles fonctionnalités. Par exemple, la vérification d'intégrité qui améliore la robustesse et prévient les erreurs de type buffer overflow. Un gestionnaire de transactions a été implémenté afin d'assurer l'interface entre les applications, le système de fichiers et le Registre.
L'amélioration de la sécurité était un des principaux objectifs de Vista. Diverses nouveautés en ont découlé.
La plus importante et la plus visible de ces nouveautés est certainement l'UAC (User Account Control). Cette technologie permet d'utiliser l'ordinateur avec un nombre de privilèges réduit par défaut. Dans les versions précédentes du système, cette pratique était par trop restrictive et incompatible avec bon nombre d'applications. Dans Windows Vista, lorsqu'une action nécessite des droits d'administrateur, une boîte de dialogue demande à l'utilisateur d'entrer le nom et le mot de passe de l'administrateur. Si l'utilisateur est un administrateur, il doit quand même confirmer cette action. Ces renseignements sont entrés dans un mode sécurisé: l'écran est grisé, temporairement désactivé et seule la boîte de dialogue de saisie est accessible. Ceci afin d'interdire la saisie des informations par un logiciel malveillant, mais aussi pour mettre en évidence l'importance de la demande.
La sécurité d'Internet explorer 7 a également été renforcée : filtre anti-phishing, IDN avec des capacités anti-spoofing, contrôle parental, exécution des contrôles ActiveX désactivée par défaut. Internet Explorer s'exécute en mode protégé, possède des permissions inférieures à celles de l'utilisateur et fonctionne de façon isolée des autres applications. L'anti-espion Windows Defender fait maintenant partie de Windows. Il assure la protection contre les malwares et autres programmes indésirables. Toute modification de configuration du système (telle que le démarrage automatique d'une nouvelle application) est bloquée, sauf autorisation expresse de l'internaute.
Une autre amélioration importante concerne le chiffrement de disque BitLocker. Réservée aux éditions Enterprise et Ultimate de Vista, cette fonctionnalité permet d'encrypter la totalité du disque système. BitLocker peut travailler en accord avec un cryptoprocesseur TPM (Trusted Platform Module version 1.2) embarqué sur la carte mère ou avec une clé USB. Tout comme pour les autres techniques de chiffrement de disques, BitLocker reste vulnérable à une attaque par démarrage à froid, en particulier lorsque la TPM est utilisée sans demande d'identification préalable.
Plusieurs autres restrictions de privilèges sont également implémentées dans Vista. Par exemple, un processus possédant un faible niveau d'intégrité ne peut pas interagir avec un autre possédant un fort niveau d'intégrité. Ou encore, un service n'a pas la possibilité d'interagir avec les parties du système qui ne lui sont pas apparentées.
Le pare-feu filtre désormais les accès entrants et sortants, et il est possible de définir des règles pour valider/dévalider les communications avec certains périphériques..
Quelques nouveautés concernent les caractéristiques relatives au déploiement et à la maintenance.
Windows Vista implémente un grand nombre de nouvelles interfaces de programmation. En particulier, il supporte la version 3.0 du framework .Net (bibliothèque de classes et CLR, Common Language Runtime). La version 3.0 contient quatre composants principaux :
Ces technologies sont également accessibles à Windows XP et Windows Server 2003. Ceci, afin de faciliter leur introduction et leur utilisation tant par les développeurs que par les utilisateurs finaux.
De nouvelles API ont également été ajoutées dans le cœur du système. Notamment aux niveaux suivants : réseau, impression, interface vidéo, infrastructure de sécurité, déploiement, installation des applications, pilotes de périphériques (Windows Driver Foundation), NTFS transactionnel, gestion de l'énergie, support de Tablet PC Ink, SideShow et mises à jour majeures sur plusieurs sous-systèmes du cœur de Windows.
Les jeux ou les programmes qui se basent sur la version DirectX 10, propre à Windows Vista, ne sont pas en mesure de fonctionner sur les versions précédentes de Windows. Il en va de même des applications qui nécessitent l'utilisation de Direct3D9Ex, la mise à jour pour Vista de Direct3D 9. Si l'on se réfère au blog de Microsoft, il existe trois possibilités pour implémenter OpenGL sous Vista. Les applications peuvent utiliser l'implémentation par défaut, qui traduit les appels OpenGL dans l'API Direct3D. Les applications peuvent également utiliser un pilote ICD (Installable Client Driver), proposé en deux versions : hérité et compatible Vista. Le pilote hérité désactive la gestion avancée du Bureau de Vista, alors que le pilote compatible Vista tire parti des nouvelles API et est totalement compatible avec la nouvelle gestion du Bureau. Cependant, le "hardware overlay" n'est pas supporté, car considéré comme obsolète dans Vista). ATI et NVidia recommandent d'utiliser les objets Framebuffer pour parvenir au même résultat.
Vista a subi une refonte totale des éléments du cœur du système d'exploitation afin d'assurer la protection des contenus appelés « contenu de première qualité » (HD-DVD, Super Audio CD, Blu-ray). Cette protection ne s'applique qu'aux contenus du HD explicitement protégés par leur propriétaire.
En pratique plusieurs techniques seront utilisées pour cette protection du contenu HD :
Chacune de ces mesures sera prise à la discrétion de chaque éditeur de contenu HDVP.
Ces mesures font l'objet de nombreuses critiques.
Windows Vista, contrairement à Windows XP, sait s’adapter aux différents composants et exploiter certaines fonctionnalités matérielles. WinSAT peut être aussi utilisé pour savoir si la carte graphique est compatible avec l’interface Aero et donc l’activer. L’outil n'est pas exécuté automatiquement lors d'un changement de matériel. Il est accessible dans les panneaux de configuration où il fournit une note de 1 à 5.9 à votre PC (la valeur maximale pourra être mise à jour si les périphériques dépassent de trop cette valeur). Les jeux sous Vista peuvent profiter de ce système et préciser la note minimum et la note recommandée pour pouvoir jouer. Ce n’est cependant qu’à titre d’informations et rien n’empêche de jouer si les pré-requis ne sont pas présents. Chaque grade correspond selon Microsoft à un type de recommandation matérielle. Certaines recommandations semblent contradictoires, c'est pourquoi le détail ne figure pas dans la liste ci-dessous.
Windows Vista inclut un nouveau système d'installation, basé sur des fichiers images orientés fichiers portant l'extension *.wim, et qui permettra une procédure entièrement graphique et une installation complète en moins de vingt minutes sur un PC neuf (la durée est supérieure en cas de mise à jour).
Toutes les informations nécessaires à l'installation (clé du produit, nom de l'ordinateur, etc.) sont demandées à l'utilisateur au début, de façon à proposer une installation sans interruption. Le système permettra également de faciliter l'intégration de logiciels, pilotes et mises à jour.
Windows Vista nécessite à sa sortie un matériel récent et performant pour fonctionner pleinement. Selon Microsoft, les ordinateurs pouvant faire tourner Windows Vista sont classés sous 2 appellations : "Vista Capable" et "Vista Premium Ready".
Certains composants et caractéristiques de Windows XP ont été supprimés dans Windows Vista : Windows Messenger, HyperTerminal, MSN Explorer, Active Desktop, NetMeeting (remplacé par Windows Meeting Space), ActiveSync (remplacé par Windows Mobile Device Center 6.0, puis WMDC 6.1). D'autre part, le thème visuel "Luna" et les combinaisons de couleurs disponibles depuis Windows 3.X ne sont pas incluses dans Windows Vista. Les profils matériels ont également disparu, ainsi que le support de technologies propres aux cartes mères anciennes (EISA, Advanced Power Management, et port de jeu par exemple). La possibilité de réseau IP "via" FireWire a également été supprimée.
Tout comme Windows XP, Windows Vista est disponible en plusieurs versions suivant le public visé. Le coût de la licence est différent pour chaque version. Microsoft s'oriente vers 6 versions (sans compter les versions "N", sans Windows Media Player, destinées à l'Europe). En plus, elles sont disponibles en deux éditions (32 ou ) :
Cette augmentation du nombre de versions serait, selon les rumeurs, destinée à améliorer la rentabilité des ventes de Windows.
Chacune de ces éditions existent en quatre types de licences commerciales différentes :
Attention : les versions OEM ne supportent pas la mise à jour (tous les fichiers et préférences utilisateurs sont perdus en cas d'installation ou de réinstallation ! Il est indispensable de faire une sauvegarde complète des fichiers et préférences avant l'installation).
Toutes les versions nécessitent l'activation en ligne ou par téléphone de la licence (l'activation peut être effectuée au maximum 30 jours après l'installation et le premier démarrage, après quoi, Windows fonctionnera en mode réduit permettant uniquement de se connecter à Internet pour charger les composants de mise à jour de Microsoft et d'activer la licence). L'activation tient compte du matériel, sauf pour les licences site où les licences activées sont signées par l'organisation et contrôlables à distance.
Si Windows détecte que la clé utilisée pour l'installation n'est pas légale, il tombera dans un mode limité ou seules les fonctions de mise à jour, d'activation et d'achat d'une autre clé sera disponible.
Indépendamment du type de licence commerciale utilisée, il est possible de débloquer les fonctions d'une version de Vista vers celles d'une version supérieure sans réinstallation, en achetant une licence en ligne soit auprès de Microsoft, soit auprès du revendeur. Cependant il n'est pas prévu de passer d'une version 32 bits à une version 64 bits par ce système (il faudra alors acquérir une nouvelle licence complète).
De temps à autre, Microsoft propose des Service Pack pour ses systèmes d'exploitation afin de résoudre des problèmes, corriger des failles et ajouter des fonctionnalités.
Le , après une période de test de cinq mois, Windows Vista Service Pack 1 (dit « SP1 ») a été proposé par Microsoft à ses partenaires OEM, en même temps que Windows Server 2008. La sortie simultanée des deux systèmes d'exploitation s'explique par la fusion des noyaux client et serveur. C'est une première depuis Windows 2000. Les abonnés MSDN sont en mesure de télécharger cette mise à jour depuis le . Ce Service Pack est accessible aux autres utilisateurs "via" Windows Update ou depuis le Centre de téléchargement Microsoft depuis le .
Un livre blanc publié par Microsoft fin août 2007 en avait dévoilé les grandes lignes et ses trois axes majeurs de développement : fiabilité et performance, administration et support de nouveaux matériels et standards.
En ce qui concerne les performances, ont été améliorées les opérations de copie de fichiers, la mise en veille, la connexion/déconnexion de machines basées sur des domaines différents, la vitesse d'interprétation du code JavaScript dans Internet Explorer, le parcours des fichiers partagés en réseau, la manipulation des fichiers compressés ZIP et la défragmentation des disques (une ou plusieurs unités de disque peuvent désormais être défragmentées en une seule opération).
Le Service Pack 1 supporte de nouveaux standards matériels et logiciels. En particulier le système de fichiers exFAT, le standard de réseaux sans fil IEEE 802.11n, le support d'IPv6 sur les connexions VPN, le Secure Socket Tunneling Protocol et le démarrage d'un ordinateur x64 qui utilise UEFI (le successeur de BIOS). Prévue dans la première version de Windows Vista, cette dernière possibilité a finalement été reportée car aucune carte mère compatible avec ce nouveau standard n'était disponible.
Un autre moteur de recherche de bureau (c'est-à-dire local) que celui de Windows Vista peut désormais être utilisé. Ces changements interviennent à la suite d'une plainte émanant de Google, dont la diffusion de l'application Google Desktop Search a été entravée par le moteur de recherche intégré à Windows Vista. En juin 2007, Google a indiqué que les changements apportés à Windows Vista SP1 sont un premier pas dans la bonne direction, mais que cet effort devra être poursuivi pour rendre la démarche de l'utilisateur plus simple et plus accessible.
Un ensemble d'API a été développé pour faciliter la mise à jour du noyau de Windows par les logiciels antivirus.
Une mise à jour de DirectX 10, appelée DirectX 10.1, rend obligatoire plusieurs caractéristiques qui étaient auparavant optionnelles sur les matériels compatibles Direct3D 10. Les cartes graphiques devront désormais supporter ce nouveau standard.
Le Service Pack 1 inclut le noyau version 6001, identique à celui de Windows Server 2008.
Le service pack 2 rassemble tous les et correctifs mis en ligne depuis la publication du Service Pack 1, soit un peu plus d’un an après le début de la mise sur le marché de l’OS. Quant aux nouveautés, on note le support des processeurs 64 bits de VIA Technologies, l’intégration du : support Bluetooth 2.1, configuration Wi-Fi simplifiée sur plusieurs postes "via" une clé USB, le support natif de la gravure Blu-ray, les mises à jour des flux RSS de la pour améliorer la performance et la réactivité.
La version "release candidate" est sortie le . Le Service Pack 2 est disponible officiellement depuis le depuis les serveurs de Microsoft et "via" mise à jour automatique depuis Windows Update.
Au-delà des droits et restrictions rencontrés dans les licences d'utilisation des logiciels sous copyright, la licence d'utilisation de Vista précise les droits et restrictions suivants :
Windows Vista a été très attendu à cause notamment des nouvelles fonctionnalités et de sa nouvelle interface graphique décrite comme quasi "révolutionnaire" par Microsoft. Mais Vista allait souffrir d'une consommation de mémoire et une utilisation du disque dur excessive, entrainant des problèmes de performances. La stabilité fut en revanche au rendez vous à partir du Service Pack 1 et les progrès en termes de sécurité ont été non négligeables. Mais certains particuliers et beaucoup de professionnels se sont donc retournés vers Windows XP.
En juillet 2006, l'équipe de recherche de Symantec, éditeur de logiciels antivirus et de sécurité, a critiqué le fait que Windows Vista contenait un grand nombre de lignes de codes nouvelles et non testées, notamment la pile IP, et que Microsoft avait procédé à la suppression d'une grande partie de code éprouvé pour le remplacer par un nouveau code non vérifié, introduisant au passage de nouvelles failles de sécurité pointées du doigt par Symantec. Microsoft a déclaré avoir corrigé les failles signalées dans la version Beta 2, mais Symantec a précisé que s'il était rassurant que Microsoft ait corrigé ces défauts, il ne faisait aucun doute que d'autres failles allaient être découvertes à l'avenir.
En juin 2007, un membre de la direction de la stratégie sécurité de chez Microsoft, Jeffrey R. Jones, indique dans un rapport qu'une seule faille de sécurité d'un niveau élevé est restée non colmatée six mois après le lancement de Vista. À titre de comparaison, il précise que le nombre de failles de sécurité du même niveau non résolues était supérieur pour les systèmes tel que Windows XP, Red Hat Enterprise Linux 4 ou Linux Ubuntu six mois après leur lancement. La méthodologie de comparaison employée par Jeffrey R. Jones est critiquée par certains acteurs en sécurité informatique.
En 2006, McAfee, un autre éditeur de logiciels antivirus et de sécurité, a déclaré que Windows Vista serait encore moins sécurisé que les versions précédentes de Windows.
En 2007, le site web du magazine "Réseaux  Télécoms" rapporte ce qu'il qualifie de « belle faille », à savoir que le DVD de Windows Vista permet d'accéder à une partition Windows XP en mode administrateur sans avoir à entrer de mot de passe.
L'intégration de la Gestion numérique des droits (DRM) dans le système d'exploitation Windows Vista, et en particulier le "Protected Video Path" (PVP), qui implique des technologies comme le High-bandwidth Digital Content Protection (HDCP) et l' (ICT), est une autre cible de critiques.
Ces fonctionnalités ont été ajoutées à Windows Vista à la suite d'un arrangement entre Microsoft et les principaux studios de cinéma hollywoodiens. Microsoft s'est défendu en déclarant que les studios de cinéma et autres fournisseurs de contenu n'autoriseront la lecture de leurs données sur les ordinateurs que s'ils offrent une protection suffisante. Cela concernera, entre autres choses, la lecture de contenu protégé sur les HD DVD et les disques Blu-ray.
Peter Gutmann, un chercheur néo-zélandais en sécurité informatique, a publié une analyse, et , du coût de la protection de contenu de Windows Vista, basée sur des documents publics de Microsoft, et qui concerne le plan financier, les performances ou encore l'utilisabilité. D'après lui, Microsoft impose aux fabricants certaines contraintes pour que leurs matériels soient reconnus sous Windows Vista, et ces contraintes vont notamment entraîner une augmentation du prix du matériel pour tous les utilisateurs, même ceux n'utilisant pas Windows Vista, des baisses de fiabilité, et une interdiction de publier les spécifications complètes du matériel (ce qui nuit particulièrement à l'interopérabilité), entre autres, entraînant des dommages collatéraux dans toute l'industrie informatique. Robert Cringely a quant à lui produit une contre-analyse des conséquences commerciales décrites par Peter Gutmann, et a eu une conclusion différente.
Steve Gibson, du "Gibson Research Corporation" a déclaré lors de la conférence "Security Now!" être d'accord avec l'analyse de Peter Gutmann, qui est selon lui une description précise et factuelle de ce qui se trouve dans les spécifications de Microsoft.
Un article du site Hardware.fr a regretté le fait que contrairement aux annonces rassurantes de Microsoft et des constructeurs, la protection HDCP avait bel et bien été mise en place, et entraînait de nombreux problèmes de lecture avec du matériel non "HD Ready". L'article a cependant remarqué qu'il était encore possible de contourner la protection dans certains cas et avec du matériel le permettant, en passant par la sortie analogique.
La Fondation pour le logiciel libre ("Free Software Foundation") a mené une campagne appelée « BadVista » contre Windows Vista pour ces mêmes raisons, et à cause d'autres fonctionnalités de Vista considérées comme des atteintes à la vie privées des utilisateurs.
Les nouvelles fonctionnalités de sécurité concernant le contrôle d'accès utilisateur (User Account Control) ont également été le sujet de nombreux débats.
Andrew Jaquith, analyste au "Yankee Group" a déclaré que bien que les nouvelles fonctionnalités de sécurité semblent prometteuses, elles étaient bien trop bavardes et ennuyeuses. Paul Thurrott, un fervent supporter de Microsoft, a qualifié la chose de « très mauvaise plaisanterie », étant donné le nombre de boîtes de dialogue que l'utilisateur doit valider pour seulement effectuer des tâches de base. Plus tard, il a noté que le fonctionnement du contrôle d'accès utilisateur avait été amélioré dans la Beta 2 et était moins ennuyeux, mais il a également déclaré que Microsoft était toujours à la recherche d'un équilibre entre la sécurité et les nuisances. Le contrôle d'accès utilisateur peut cependant être désactivé très simplement dans Windows Vista, mais cela lui retire tout intérêt. De plus, ces boîtes de dialogue n'empêchent pas un utilisateur d'effectuer une action dangereuse : simplement, il aura été mis en garde.
Une autre critique courante concerne le fait que certains considèrent que Windows Vista a copié des fonctionnalités spécifiques du système Mac OS X d'Apple. D'après Scott Spanbauer, journaliste à "PCWorld", les effets visuels d'Aero et le design des icônes et des boutons ressemblent fortement à ceux d'Aqua, sous Mac OS X.
Paul Thurrot, journaliste à "WindowsITPro", a fait des commentaires similaires, et a fait la remarque que .
John Rizzo, journaliste à "eWeek", a remarqué que Windows Vista a incorporé des fonctionnalités implémentées depuis longtemps dans Mac OS X, comme la recherche rapide et les dossiers virtuels. "New York Times" pointe du doigt la forte ressemblance entre les gadgets de Vista et les widgets déjà présents dans Mac OS X 10.4. Tout ceci a amené certains à penser qu'Aero n'était qu'une imitation d'Aqua.
Apple avait d'ailleurs déclaré à la sortie de Mac OS X v10.4 (Tiger) . À la sortie de Vista, 
Microsoft, déjà condamné pour abus de position dominante dans de nombreux pays (États-Unis, Union européenne, Corée du Sud, etc.), a de nouveau attiré l'attention de la Commission européenne avec Windows Vista. Cette dernière a mis en garde Microsoft concernant le non-respect des lois sur la libre concurrence économique.
Le prix auquel est vendu Windows Vista en Europe fait l'objet de critiques. Louis Naugès estime que les prix pratiqués en Europe ont été augmentés d'environ 56 % par rapport à ceux qui sont effectifs aux États-Unis et au Canada. Le site Web Clubic a quant à lui calculé que Windows Vista était comparativement vendu entre 87 % et 91 % plus cher en France qu'aux États-Unis. Microsoft France s'est défendu en évoquant des coûts de traductions, d'intermédiaires et de transports, arguments jugés « hors de propos » en raison du fait que les utilisateurs américains ont accès sans surcoût à la version française.
Des tests menés par plusieurs sites internet ont abouti à la conclusion que l'utilisation de l'interface Aero de Windows Vista entrainait une sur-consommation électrique et réduisait l'autonomie des portables de 10 à 30 %. Microsoft a admis l'impact de son interface sur l'autonomie des ordinateurs portables mais d'une baisse de 1 à 4 % seulement. Aero reste quand même désactivable pour éviter ces désagréments.
Des courriels internes à Microsoft révélés à l'occasion d'une procédure en justice montrent que l’éditeur aurait sous-évalué les besoins de Vista en ressources matérielles. En avril 2007, la société a été mise sous le coup d'une plainte en nom collectif ("class action") concernant le label « Vista Capable » utilisé par les premières machines capables d'accueillir le système d'exploitation. Cette plainte en nom collectif a été rejetée en février 2009. En 2008, la justice américaine avait dévoilé des courriels dans lesquels un responsable indiquait clairement que Microsoft avait sous-estimé volontairement les besoins de Vista pour aider la société Intel à atteindre ses résultats trimestriels, en lui permettant ainsi de continuer à vendre des cartes mères équipées du chipset graphique 915, alors que ce dernier, classé dans la liste des composants "« Vista Capable »", est incapable de faire tourner n'importe quelle fonction visuelle avancée de l'interface, notamment « Aero ».
Alors que Microsoft déclarait que la plupart des PC fonctionneraient sous Windows Vista, les exigences de certaines des caractéristiques de l'édition Premium (l'interface Aero par exemple), ont eu un impact sur la mise à jour vers ce nouveau système. Si l'on se réfère à un article du Times paru en mai 2006, seulement 10 % des ordinateurs du marché anglais seraient en mesure d'exécuter la version la plus aboutie de Vista. Beaucoup d'utilisateurs se sont trouvés en possession d'ordinateurs estampillés "« Vista Capable »", et pourtant dans l'impossibilité d'utiliser le nouveau système d'exploitation.
Lors de la sortie de Windows Vista, les opérations fichiers (copie et suppression par exemple) étaient bien plus lentes que sur les autres systèmes d'exploitation. Le transfert des données lors de la migration d'un ordinateur non-Vista à un ordinateur Vista semblait difficile, voire impossible, à moins d'utiliser des chemins de traverse. Six mois après la commercialisation du nouveau système, Microsoft a confirmé l'existence de ces problèmes en diffusant une mise à jour spéciale « performance et fiabilité ». Par la suite, cette mise à jour a été diffusée "via" Windows Update. Aujourd'hui, elle est intégrée dans Windows Vista SP1.
Avant la sortie de Windows Vista, ses futurs utilisateurs ont mis beaucoup d'espoirs dans ce nouveau système. Soutenus par les promesses des nouvelles fonctionnalités, l'amélioration de la sécurité et de l'interface utilisateur, ces espoirs ont été renforcés par une attente de cinq ans, depuis la sortie de Windows XP. Un grand nombre de professionnels et de particuliers a ainsi prévu de passer à Vista. Cependant, après la sortie du nouveau système, de nombreuses critiques ont fusé concernant la faible compatibilité matérielle, le matériel minimum nécessaire, les « mauvaises » performances. Ces avis ont freiné l'adoption massive du système, aussi bien chez les professionnels que chez les particuliers. Certains sont même allés jusqu'à remplacer Vista par XP, ou un autre système. Il en a découlé un faible taux d'acceptation de Windows Vista et un désintérêt du public, comme l'indiquent les titres de "PC World" "« The biggest tech disppointment of 2007 »" et d'Infoworld "« #2 Tech's all-time 25 flops »". Le pourcentage d'implantation de Windows Vista en janvier 2008 était de 11,96 %.
Étant donné la croissance élevée du marché des PC depuis la sortie de Windows XP, les ventes du nouveau système ont cependant établi un nouveau record. Dans les premiers mois, 20 millions d'exemplaires de Vista ont ainsi été vendus (le double de Windows XP dans la même période, en octobre 2001). Pourtant, à l'échelle du nouveau marché, ces ventes n'ont rien d'exceptionnel. À titre d'exemple, les ventes du système Mac OS X Leopard ont été doublées par rapport aux ventes de Mac OS X Jaguar, cinq ans plus tôt, en août 2002. PC World rapporte que l'adoption de Vista se fait à un rythme bien moins soutenu que Windows XP. Durant la première année, le pourcentage d'utilisateurs de Windows XP visitant le site Web PC World atteint 36 %. Dans le même intervalle, les utilisateurs de Windows Vista ne représentent que 14 %, alors que 71 % des utilisateurs sont toujours sous Windows XP. Electronista rapporte qu'en 2007, les ventes de Vista ont été inférieures à celles de XP. Au Consumer Electronics Show de 2008, Bill Gates a annoncé que 100 millions de copies de Vista avaient été vendues, alors qu'InformationWeek relate que, selon une estimation de Gartner, 250 millions de PC étaient vendus pendant la première année d'existence de Vista. Electronista note également que la croissance de Vista est actuellement inférieure à celle de XP lors de son introduction, et précise que 89 millions de copies de Windows XP avaient été vendues durant la première année de sa commercialisation, et ce, malgré le fait que deux fois moins de PC aient été vendus à cette époque.
Certaines organisations ont dénoncé Vista comme étant à la source de leurs problèmes. Par exemple :
Microsoft a annoncé en février 2008 qu'il baisserait le prix de Vista afin de favoriser son implantation. Ces réductions de prix ne s'appliqueront qu'aux ventes au détail, ce qui représente moins de 10 % des ventes totales du système. Les baisses varieraient entre 20 et 48 %, selon les déclinaisons du système.
En 2007, aux États-Unis, un recours collectif (class action en anglais) est lancé contre Microsoft, concernant le label "« Vista Capable »". Selon les plaignants, ces machines n’étaient pas à même d'exécuter l’OS dans de bonnes conditions. Dans l'un des emails de Microsoft produits en justice, . L'association Framasoft traduit (2008) un article paru dans le "New York Times" qui résume la situation.
Windows 7 (qui possède le même numéro de version majeure que Vista : 6) a comblé les quelques lacunes techniques subsistant dans Windows Vista SP1, notamment sur le plan des performances du système et eu de ce fait un plus grand succès critique.