Homéopathie

L’homéopathie ou homœopathie (du grec / , « similaire » et / , « souffrance » ou « maladie ») est une pseudo-science créée par Samuel Hahnemann en 1796. En raison de son manque total de principes actifs, l'homéopathie ne présente aucune efficacité supérieure à l'effet placebo. 
La pratique homéopathique repose sur trois principes : la similitude, l'individualisation des cas et l'infinitésimal. L'utilisation de l'infinitésimal a été proposée par Hahnemann au début du avec la publication de « "Organon der Heilkunst" » (').
Les composés utilisés ne deviennent "homéopathiques" que s'ils respectent le principe de "similitude", selon lequel un patient devrait être traité au moyen d'une substance produisant expérimentalement chez une personne saine des symptômes semblables à ceux présentés par la personne affectée, l'usage de la substance étant adapté au patient grâce au principe dindividualisation" selon lequel l'homéopathe"' analyse l'intégralité des symptômes de la personne et non uniquement ceux liés à la maladie. Les substances choisies selon cette méthode peuvent être administrées à doses pondérables non toxiques, mais la plupart des prescripteurs les utilisent en dilutions parfois très importantes ayant subi au préalable de très fortes et très nombreuses secousses ("dynamisation").
Les études cliniques à grande échelle ont conclu que les remèdes homéopathiques ne sont pas plus efficaces que le placebo, et ce pour toutes les maladies considérées, ce qui suggère que les effets subjectifs ressentis sont dus à l'effet placebo et à l'évolution naturelle de la maladie. L'homéopathie ne constitue pas un traitement plausible, étant donné que les principes sur lesquels la méthode de traitement repose, que ce soit à propos du fonctionnement des médicaments, des maladies, du corps humain, des fluides et des solutions, sont contredits par un large ensemble de découvertes faites en biologie, psychologie, physique et chimie dans les deux siècles suivant son invention. Bien que certains essais cliniques produisent des résultats positifs, de multiples revues systématiques indiquent que cela est dû au hasard, à des méthodes de recherche discutables, ou encore aux biais de publications.
La persistance de l'utilisation de l'homéopathie en dépit de son manque avéré d'efficacité a été critiquée sur le plan éthique lorsqu'elle se fait au détriment de traitements efficaces, et l'Organisation Mondiale de la Santé met en garde contre son utilisation dans le traitement de maladies graves comme le SIDA ou bien la malaria.
Malgré une certaine popularité, l'efficacité thérapeutique de l'homéopathie n'a pas été démontrée. La grande majorité de la communauté scientifique et médicale considère que l'homéopathie est une pseudo-science entrant en contradiction avec les connaissances actuelles en chimie et en biologie établies après les principes fondamentaux de l'homéopathie eux-mêmes proposés il y a plus de deux siècles. En particulier, ils font remarquer que certaines dilutions homéopathiques sont telles que l'excipient ne contient plus une seule molécule du remède dilué et ne peut donc agir chimiquement. En outre, le fait que des effets soient observés est contesté par des méta-analyses publiées qui concluent que l'homéopathie n'a pas fait la preuve de son efficacité clinique au-delà de l'effet placebo.
Cependant, le principe d'individualisation n'est pas appliqué pour la plupart des traitements homéopathiques qui sont souvent pris en auto-médication.
Le National Health and Medical Council australien a conclu que l'homéopathie était inefficace, et a ainsi déconseillé son utilisation et son remboursement. Une commission parlementaire a demandé en 2010 au ministère de la santé britannique de retirer les produits homéopathiques de la liste des médicaments remboursés, mais malgré les appuis d'un expert fortement opposé à l'homéopathie, Edzard Ernst, le retrait n'était pas effectif en 2012, le ministère de la santé estimant que ces produits répondaient à une demande existante.
En France, l'autorisation de mise sur le marché de produits homéopathiques unitaires n'est pas nécessaire, un enregistrement auprès de l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) étant suffisant. Si le fournisseur du produit homéopathique doit toutefois garantir son innocuité, la preuve de son efficacité thérapeutique n'est en revanche pas requise contrairement aux médicaments classiques.
En 1796, le médecin saxon Samuel Hahnemann pose les bases de l'homéopathie dans un essai, puis c'est en 1810 qu'il parachève sa théorie avec la publication d""' (« »).
Dans les années 1830, l'homéopathie commença à se répandre en France, mais aussi aux États-Unis. Les pharmaciens refusant de confectionner ces produits, les disciples d'Hahnemann durent les fabriquer eux-mêmes. En France, le Docteur Comte Sébastien Des Guidi crée en 1830 la Société Homéopathique Lyonnaise. Ses élèves furent à l'origine du développement de l'homéopathie en France. Il s'agit en particulier des Dr. Dufresne, Petroz, Curie, Mabit…
À la mort d'Hahnemann, en 1843, l'homéopathie déclina légèrement en Europe mais se développa aux États-Unis et ce n'est qu'au début du , avec l'apparition des premiers laboratoires puis l'engouement pour les médecines alternatives, qu'elle commença son histoire industrielle et sa large diffusion auprès des patients.
Par glissement sémantique, le terme « homéopathique » est devenu en langage courant synonyme d'une dose minime d'un produit, par référence à l'une des caractéristiques de l'homéopathie, alors que la signification originelle du terme homéopathie est "traiter selon le principe de similitude" : la substance choisie pour traiter la personne malade est dite « homéopathique du malade ».
L'homéopathie est construite sur un principe et ses corollaires techniques formulés l'un après l'autre par Hahnemann de 1796 à 1810.
L'homéopathie s'oppose à l'allopathie, terme également inventé par Hahnemann et qui désigne tout traitement médicamenteux qui ne s'appuie pas sur la "similitude" lors du choix thérapeutique, mais sur le « principe des contraires », méthode utilisée depuis Hippocrate jusqu'au début du . Ainsi, la phytothérapie est une méthode de soin allopathique. Néanmoins, les notions de « principe des contraires » ou « principe de similitude » n'ont pas été validées expérimentalement selon les critères scientifiques actuels.
L'homéopathie s'est fondée sur le "principe de similitude". Ce principe dispose qu'une personne atteinte d'une affection peut être traitée au moyen d'une substance produisant chez une personne en bonne santé des symptômes semblables à ceux de l'affection considérée. Dans la pratique, les substances choisies peuvent être en fait, de l'une à l'autre, celle qui occasionne le symptôme ou encore celle qui le soigne, comme Hippocrate l'avait observé.
L'homéopathie repose sur le principe de similitude formalisé par Hahnemann à la suite de l'observation suivante : la quinine extraite de l'écorce du quinquina provoque, à forte dose, une intoxication accompagnée de fièvre, comparable aux fièvres que l'absorption de quinquina aide à soigner. Hahnemann inféra de cette observation qu'il existait un lien de causalité entre la fièvre due à l'intoxication et le mécanisme de défense contre la fièvre activé par l'absorption de quinine à des doses thérapeutiques. Il entreprit ensuite de vérifier l'universalité de ce principe en testant sur lui-même les substances (belladone, jusquiame, anhydride arsénieux, soufre…) dont on connaissait les propriétés curatives à son époque. Il proposa alors une généralisation de ce principe à l'ensemble de la thérapeutique : il est possible de connaître le tableau clinique d'une maladie que soigne une substance en observant le tableau clinique complet qu'elle déclenche à divers dosages chez l'individu sain.
Hahnemann et d’autres auteurs rapprochent ce « principe de similitude » de celui des « semblables » énoncé par Hippocrate : 
Les connaissances médicales modernes ont cependant montré l'invalidité de ce principe simpliste : tout au plus, on sait désormais que n'importe quelle substance peut être toxique puis mortelle à haute dose, et parfaitement indifférent à un dosage suffisamment faible (même les plus puissants poisons). Ce principe est connu depuis la Renaissance : le médecin suisse Paracelse établissait déjà au que « Rien n'est poison, tout est poison : seule la dose fait le poison. »
Ce corollaire du principe de similitude énonce qu'il n'y a pas de soin universel d'une maladie, d'un symptôme, et que l'on doit adapter le soin en fonction du patient. Il s'agit là de ce qui est couramment nommé « individualisation ». L'homéopathe analyse les symptômes spécifiques présentés par le patient dans sa globalité et non pas seulement les symptômes classiques de sa maladie. Une pratique ne reposant pas sur cette analyse des symptômes spécifiques du patient n'est pas en droit de se réclamer de l'homéopathie au sens de Hahnemann. Selon les principes de l'homéopathie, les substances vendues librement pour des traitements symptomatiques ne respectent pas cette individualisation, puisqu'elles sont présentées comme pouvant traiter le symptôme quelle que soit la personne. Cette individualisation du traitement se retrouve dans les termes de types sensibles ou types constitutionnels. Puisque le principe d'individualisation implique que toute étude qui pourrait prouver l'inefficacité (ou l’efficacité) à grande échelle n'est pas valide, l'homéopathie ne respecte pas le critère de réfutabilité de Popper. Ceci implique que l'homéopathie ne peut pas être considérée comme une théorie scientifique. Cela ne signifie pas que la théorie soit fausse mais qu'il s'agit d'une théorie pseudo-scientifique relevant dans l'absolu du domaine de la croyance de chacun.
C'est lors de la généralisation de sa théorie à d'autres maladies que les effets néfastes provoqués ont contraint Hahnemann à baisser les doses en pratiquant des dilutions. À son grand regret, la dilution classique, si elle diminuait les effets toxiques, effaçait également les effets pharmacologiques. Il proposa alors la méthode de la « dynamisation », qui, de manière surprenante selon ses propres dires, conserverait et modifierait les effets pharmacologiques de la substance.
En thérapeutique classique, l'effet des substances dépend de la quantité administrée ; Paracelse disait d'ailleurs en substance que « c'est la dose qui fait le poison ». Ce n'est pas la dilution en soi qui produit cet effet, mais bien la dose finale ; la dilution n'est qu'un processus servant à diminuer la dose à administrer.
En revanche, en thérapeutique homéopathique, ce n'est pas la dose finale qui produirait l'effet, mais la présence de la substance et sa présentation (la dilution en étant l'élément principal). Hahnemann a conclu de ses expérimentations que le fait de secouer la solution après chaque dilution permettrait de conserver une certaine efficacité thérapeutique. Il conseille d'administrer les préparations sous forme liquide juste après les avoir préparées et sans les laisser reposer. Cette succussion n'aurait pas pour but de bien mélanger la solution avant de la diluer à nouveau, mais de produire des chocs sans lesquels les qualités thérapeutiques du remède homéopathique n'apparaîtraient pas. Ce procédé, sans lequel les dilutions seraient peu ou pas actives, a été nommé « dynamisation » par Hahnemann.
Le solvant (le plus souvent l'eau et l'alcool), est utilisé pour effectuer des dilutions successives, au dixième (DH) ou le plus souvent au centième () d'une solution de teinture mère. La dilution d'une solution de teinture mère dans 99 volumes de solvant est une dilution d'une "centésimale hahnemannienne" (1 CH, c'est-à-dire un taux de 0,01, ou encore 1 %), la dilution au centième de celle-ci est une dilution de 2 CH (soit au dix millième T = 0,000 1 = 10, ou encore 0,01 %). Une dilution de "n" CH est une dilution de 10 ; 3 CH représentent un millionième, 6 CH un millième de milliardième.
Les dilutions courantes, en France, vont jusqu'à 30 CH, le taux de dilution est donc de 10. Dans de nombreux pays sont utilisées des dynamisations et dilutions allant jusqu'à 200 CH. Pour illustration :
Les substances insolubles sont triturées dans du lactose jusqu'à obtention du seuil de solubilité permettant de préparer la première dilution liquide. Le reste des opérations suit le même procédé que pour les substances solubles.
L'homéopathe russe Semen Korsakov a donné son nom à un autre système de dilution. Celui-ci se contente de vider simplement le flacon utilisé après chaque dynamisation avant de le remplir d'eau. Il considère qu'approximativement un centième du volume initial est resté accroché aux parois. Hahnemann considéra cette méthode comme aussi efficace que la sienne.
On sait aujourd'hui que la quantité résiduelle dépend en fait de l'affinité de chaque molécule avec la paroi de silice.
Les principes de l'homéopathie entrent en contradiction avec les connaissances scientifiques modernes, sur le plan de la physique, de la chimie, de la physiologie ou de la biologie : 
En cette fin de , la science physico-chimique est en pleine ébullition, alimentée par les faiblesses théorique du modèle de l'atomisme mécanistique et corpusculaire de la matière face aux progrès expérimentaux puis théoriques dans la compréhension des réactions chimiques. La médecine et ce qu'on ne nomme pas encore la biologie sont à l'aube de la révolution qui remettra en cause le vitalisme et établira les fondements de la pharmacologie moderne. L'homéopathie de Hahnemann (ainsi que d'autres théories révolutionnaires telle le mesmérisme) surgit donc dans un contexte de bouleversements scientifiques où les outils théoriques peinent à suivre les progrès empiriques et toute une partie de la justification théorique de l'homéopathie reposera sur les lacunes conceptuelles des sciences naturelles de l'époque.
Samuel Hahnemann a entretenu une correspondance avec d'autres scientifiques de son époque, tel le chimiste français Antoine Lavoisier (1743-1794). Leurs questionnements sur les transformations de la matière ont évolué dans deux directions différentes : tandis que Lavoisier allait proposer sa loi de conservation des éléments chimiques fondant les bases de la chimie moderne, Hahnemann allait, pour défendre sa nouvelle théorie, s'appuyer sur les lacunes des connaissances de l'époque. Reprenant l'argument a priori de la divisibilité infinie de la matière, il relativise l'atomisme : 
De plus, comme l'a souligné dès le début du siècle, Isaac Newton dans son traité d'optique (1704), l'atomisme mécanistique est dans l'incapacité à rendre compte de l'ensemble des phénomènes qui relèvent des forces d'interaction comme la lumière dont on a compris depuis qu'elle était une manifestation de la force électromagnétique. Hahnemann justifie alors la possibilité que l'homéopathie puisse agir en invoquant ces phénomènes qui, alors, sont inexplicables par le modèle atomique corpusculaire des physiciens de l'époque :
Hahnemann est resté un opposant farouche aux spéculations, sources de dogmatisme, préférant l'empirisme des observations cliniques. Dans l'extrait précédent, il prend ainsi l'exemple de la magnétothérapie, une technique elle aussi fréquemment qualifiée de pseudo-scientifique, qui a fait la preuve empirique de son efficacité contre les douleurs ostéoarthritiques, mais suscite un intérêt mitigé chez les chercheurs, tandis que la population malade y recourt abondamment. À l'instar de la recherche sur cette technique controversée, en l'absence d'hypothèses théoriques compatibles avec les développements concomitants de la physique et de la chimie puis de la biologie, la recherche sur les mécanismes éventuels de l'homéopathie allait progresser lentement et dans la controverse.
Le médicament homéopathique est obtenu par une succession de dilutions d'une teinture mère. La plus utilisée, la dilution par 100 est notée CH pour "centésimal hahnemannienne". Elle correspond à 100 dilutions successives du composé et se comprend par la formule suivante : n dilutions CH = 100 = 10 dilutions soit une concentration en produit actif divisée par 10. Par exemple : 12 CH = 1/ ou 10 de la concentration initiale.
D'après la théorie moléculaire de la chimie contemporaine dont les bases ont été posées par John Dalton et Amedeo Avogadro dans la première moitié du , le nombre de molécules présentes dans quelques dizaines de grammes d'un composé chimique correspond à l'ordre de grandeur du nombre d'Avogadro soit environ 6,022 x 10 molécules, les valeurs de dilution de 12CH et au-delà aboutissent statistiquement à moins d'une molécule active par dose. Dès lors d'un point de vue chimique il est impossible que le composé supposément actif exerce une action dans le corps du malade puisque par définition, aucune réaction chimique ne peut avoir lieu en l'absence de réactif. L'absence relative de « molécule active » constitue un des arguments fondamentaux des opposants à l'homéopathie pour contester la possibilité même théorique d'un effet autre que celui du placebo.
Cette lacune conceptuelle fut à l'origine de l'hypothèse de la mémoire de l'eau proposée par Jacques Benveniste en 1987 selon laquelle l'eau aurait gardé les propriétés de substances précédemment diluées, même en l'absence de ces substances sous la forme d'une empreinte électromagnétique de la molécule. À défaut d'explications sur le mécanisme physico-chimique sous-jacent, Benveniste tenta à travers une série d'expérimentations de valider son hypothèse. Plusieurs articles de Benveniste et ses collaborateurs furent publiés mais ils suscitèrent immédiatement la critique et la plupart furent réfutés voire dénoncés par les revues qui les avaient publiés, des erreurs méthodologiques ayant été remarquées dans les travaux du Dr Benveniste visant à prouver l'effet des hautes dilutions.
Dans sa très grande majorité, la communauté scientifique considère l'hypothèse de la mémoire de l'eau comme infondée.
Certains critiques de l'homéopathie affirment qu'ils font la preuve de l'inefficacité des produits homéopathiques en absorbant de grandes quantités de ceux-ci. Ainsi, James Randi donne des conférences au cours desquelles il avale plusieurs dizaines de pilules supposées faciliter l'endormissement sans ressentir le moindre effet.
Le "défi 10:23" est un événement d'envergure mondiale pendant lequel des personnes sceptiques de l'homéopathie ingèrent, toutes en même temps, une « surdose » de produits homéopathiques. 10:23 renvoie à la concentration (10 ; voir Nombre d'Avogadro) à laquelle toute trace du produit dilué a, selon les principes de la chimie moderne, toutes chances d'avoir disparu dans un produit homéopathique.
La Société des homéopathes britannique ("Society of Homeopaths") condamne cet événement, le qualifiant de coup de publicité de mauvais goût qui ne fait en rien avancer le débat scientifique sur le mode d'action de l'homéopathie. Comme les participants de la Campagne 10:23, la Société ne s'attend pas non plus à ce que cette « surdose » de groupe ait quelque effet, sauf si, par hasard, une personne dans ce groupe avait des symptômes correspondant au produit avalé, au moment de le prendre.
Ce défi est similaire à la cérémonie de « suicide collectif » organisée par l'Association des sceptiques du Québec le 23 mai 1994, laquelle impliquait toutefois des concentrations de 15 à 30 cH (10 à 10).
La succussion est le fait de « dynamiser » une solution diluée en l'agitant. C'est l'ensemble dilution plus succussion qui donnerait leur efficacité aux remèdes homéopathiques.
Cependant, l'utilité thérapeutique de la succussion n'est pas prouvée. Selon les théories scientifiques actuellement validées en chimie, la succussion n'aboutirait qu'à l'homogénéisation et l'aération de la solution. À noter que la solution hautement diluée peut être contaminée (érosion des parois du récipient, désorption, etc.) et rendre la composition des liquides obtenus imprévisible.
En pratique, la pureté du solvant n'est jamais absolue. Les produits en solution dans ce solvant subissent le même traitement de dynamisation que le principe actif initial.
Depuis que la théorie atomique de la matière a été vérifiée expérimentalement au , la méthode de Hahnemann, antérieure à ces recherches, a été invalidée scientifiquement (toute molécule ayant disparu de la préparation initiale, les propriétés des corps étant dépendantes de leur contenu moléculaire, l'absence de contenu ne plaide pas pour un effet curatif). L'homéopathie a donc cherché à expliquer une efficacité en l'absence des substances initialement introduites dans la préparation, notamment en postulant que l'eau garderait une mémoire des solutés après même que toute trace en aurait disparu. D'autres travaux "in vitro", visant à expliquer l'éventuel mode d'action d'une solution extrêmement diluée, ont été entrepris depuis l'affaire de la mémoire de l'eau, mais sans résultats définitivement acceptés.
La majorité des préparations homéopathiques se présentent sous forme de granules. Elles sont fabriquées à partir de sucre de canne ou d'un mélange de saccharose et de lactose. Elles sont imprégnées par la solution dynamisée, puis séchées. Ce processus a pour but de transmettre la valeur thérapeutique de la solution au sucre, qui ne contient plus d'eau après séchage.
Le poids et la porosité de ces granules sont soigneusement contrôlés.
L'administration se fait par voie buccale et sublinguale (en laissant fondre sous la langue).
Il n'y a pas d'explication permettant de comprendre comment les propriétés de la solution pourraient se transmettre aux molécules de sucre, être stockées dans le sucre sec puis être restituées lors de la dilution dans la salive du patient sous la langue pour pénétrer via les muqueuses de la bouche dans l'organisme.
À ce sujet, Hahnemann lui-même remarquait dans un opuscule sur le traitement homéopathique de la scarlatine, que la prise de la préparation homéopathique avec du sucre la rendait inefficace : 
En général, il est incroyable combien ce médicament, de même que tout autre, perd de sa force lorsqu'on le fait prendre sur du sucre, par exemple, ou qu'après l'avoir instillé dans une liqueur, on ne remue pas celle-ci. Mais il ne faut pas non plus, après avoir remué la dose, la laisser plusieurs heures sans l'administrer : le véhicule, ainsi tranquille, subit toujours quelque peu de décomposition, ce qui affaiblit ou même détruit les médicaments végétaux mêlés avec lui. Il s'agit ici de saccharose alors que le sucre de lait utilisé pour la fabrication des granules est du lactose.
La vaccination est parfois citée en exemple de l'application d'un principe de similitude
(administration d'un agent infectieux pour apprendre au corps à se défendre). Mais la vaccination et le médicament homéopathique diffèrent cependant sur des points notables :
L'homéopathie fut formulée à une époque où l'on ne comprenait pas pourquoi la vaccination avait un effet, et dans ce cadre, les propositions d'Hahnemann avaient un sens qu'elles ont perdu depuis.
Selon une méta-analyse citée par la revue "The Lancet", l'effet des médicaments homéopathiques ne serait autre que celui d'un placebo et pour une équipe de chercheurs australiens, elle est même « inefficace et dangereuse ».
Il se détache deux tendances dans la communauté scientifique : ceux qui, avec le "Lancet", souhaitent que cesse la recherche sur l'homéopathie et ceux qui estiment que les résultats ne justifient pas l'arrêt des recherches.
La controverse de la mémoire de l'eau a été relancée par les travaux du Prix Nobel Luc Montagnier sur les empreintes électromagnétiques laissées par certains microbes dans leur milieu aqueux, résultats compatibles, selon lui, avec l'hypothèse de Benveniste. L'opinion qui prévaut actuellement est cependant que l'homéopathie a été invalidée par la communauté scientifique.
En France, en 2004, l'Académie nationale de médecine a demandé le déremboursement des préparations homéopathiques en présentant l'homéopathie comme une fondée et . Cette demande de déremboursement a été refusée, après avis du ministère de la Santé, au motif que l'usage de l'homéopathie était très répandu en France, et qu'un déremboursement grèverait au bout du compte les finances de la Sécurité sociale, les patients se tournant alors vers des produits plus coûteux et remboursés à 100 %, avec une augmentation des risques d'interactions médicamenteuses. Au Québec, en 2009, le Collège des médecins, par l’intermédiaire de son secrétaire, Yves Robert, indique ne pouvoir scientifiquement approuver l'homéopathie. En 2011, aucune étude clinique n'a encore établi un effet thérapeutique de l'homéopathie différent de l'effet placebo.
Certains homéopathes en soulignant que l'importante part de prise en charge psychologique du patient par le praticien homéopathe rend difficile son évaluation par les essais cliniques habituels.
Son inscription à la fin du dans les diplômes universitaires de médecine alternative a relancé les polémiques sur sa scientificité
Un article publié en 2004 dans "Inflammation Research", la publication officielle de l'International Association of Inflammation Societies et de la European Histamine Research Society a de nouveau attiré l'attention sur les déclarations de Jacques Benveniste :
Dans 3 types d'expériences différents, il a été constaté que de hautes dilutions d'histamine affectaient effectivement l'activité des basophiles. L'activité constatée, observée par la coloration des basophiles avec du bleu alcian, a été confirmée par cytométrie en flux. L'inhibition par l'histamine a été abolie par des anti-H2 et n'a pas été observée avec l'histidine, ces résultats soutenant l'idée que cet effet est spécifique. Nous ne pouvons cependant expliquer ces résultats; nous les transmettons dans l'espoir qu'ils encouragent d'autres chercheurs à étudier le phénomène.
Cette étude faisait suite à une étude parue en 1999 dans la même publication qui concluait que les dilutions d'histamine avaient un effet. Certains des chercheurs n'avaient pas été impliqués dans la recherche sur l'homéopathie jusqu'alors, et d'autres, comme Philippe Belon, était un ex-associé de Benveniste et directeur de recherche chez Boiron. C'est cependant Madeleine Ennis qui attira le plus d'attention : elle déclara qu'elle était sceptique au départ, mais que les résultats l'avaient « incitée à suspendre ses doutes pour commencer à chercher des explications rationnelles à ces résultats ».
Néanmoins Madeleine Ennis, assistée de Jacques Benveniste, n’a pas réussi à reproduire ce résultat en 2003 lors d’une émission de la BBC.
En 2010, il existait 107 études sur des modèles biochimiques, immunologiques, botaniques, cellulaires, biologiques et zoologiques portant sur les hautes dilutions, c'est-à-dire au-delà d'une dilution de 10, qui correspond au nombre d'Avogadro. De ce nombre, 53 ont reproduit des expériences antérieures avec des résultats positifs similaires, 8 ont produit des résultats différents mais cohérents avec l'expérience initiale et 16 études n'ont produit aucun résultat, soit 69 %, 10 % et 21 %, respectivement. Dans le sous-groupe des études reproduites par des groupes indépendants, les proportions étaient de 44, 17 et 38 pour cent, respectivement.
Actuellement, la règlementation de certains pays impose que l'efficacité d'un médicament soit prouvée par des essais cliniques réalisés "en double aveugle" avant sa mise sur le marché : l'effet du médicament est comparé à celui de son placebo ou d'un médicament existant, sans que le médecin ou le patient sachent lequel est prescrit.
Le principe de l'individualisation du remède complique l'application de tests d'efficacité. Pour que les résultats soient statistiquement significatifs sur un panel de traitements variés, il faut disposer au départ d'un grand nombre de patients.
Une étude en double aveugle a été lancée en 1985 sous l'impulsion du ministre des Affaires sociales français Georgina Dufoix ; elle portait sur l'étude de l'opium et du raphanus sur le rétablissement du transit intestinal après une opération intra-abdominale, auprès de six cents personnes. Certains homéopathes participèrent à ce travail (c'est même à la suite des travaux de deux d'entre eux, les professeurs Chevrel et Aulagnier, que fut choisi le modèle d'étude). Les résultats, publiés dans "The Lancet" en 1988, n'ont montré aucune différence avec le placebo. Pour les homéopathes, ces résultats négatifs étaient prévisibles car l'étude ne respectait pas le principe de l'adaptation du traitement au patient qui est le plus important dans la méthode homéopathique.
Dans une étude publiée en janvier 2010 portant sur l'analyse "a posteriori" d'études avec répartition aléatoire en double aveugle de thérapies homéopathiques classiques (individualisées), l'équipe du docteur Tobias Nuhn cherchait à répondre à la question : l'effet placebo en médecine homéopathique est-il significativement supérieur à celui observé en médecine conventionnelle ? Cette hypothèse est généralement avancée pour justifier l'impossibilité d'évaluer l'homéopathie par cette méthode d'essai clinique. L'analyse de vingt-cinq essais cliniques n'a pas montré d'effet placebo plus important en homéopathie classique qu'en médecine conventionnelle.
En 2005, la revue médicale "The Lancet" publie une méta-analyse des études médicales sur l'homéopathie :
Un groupe de huit chercheurs de nationalités suisse et britannique dirigé par le docteur Aijing Shang (département de médecine sociale et préventive, université de Berne) a effectué une analyse des publications médicales de 19 banques électroniques, comparant l'effet placebo à l'homéopathie et l'effet placebo à la médecine conventionnelle. Les résultats de cette étude ont été publiés dans "The Lancet".
Cette analyse a relevé :
Les critères de sélection des études valables ont été critiqués par Ludtke et Rutten dans le "Journal of Clinical Epidemiology". D'après eux, si la méta-analyse de Shang avait incorporé les études portant sur 66 patients et plus (le nombre médian), tel qu'indiqué ci-dessus, un effet significatif en faveur de l'homéopathie aurait été mis en évidence.
Les auteurs de cette critique se référent également à une autre méta-analyse publiée dans le "Lancet", qui avait évalué trois études comme étant de bonne qualité, alors que Shang et al. les ont rejetées comme étant de trop faible qualité. L'analyse du "Journal of Clinical Epidemiology" met en évidence que les critères menant à ce rejet ne sont pas explicités par Shang et al.
Cependant, selon Maurizio Pandolfi qui a publié, dans le "European Journal of Internal Medicine", un article mettant en exergue le peu d'objectivité de Ludtke et Rutten dans leur analyse, la sensibilité aux critères de sélection ne semble pas aussi élevée que ce qui a été donné ci-dessus : selon lui, l'impact d'autres études de non incluses par Shang et al. dans leur méta-analyse ne permet pas de conclure à un effet de l'homéopathie supérieur à celui du placebo. De même, d'autres études dont le protocole expérimental ne permettait pas d'en déduire une qualité irréprochable (tests en double aveugle, groupe témoin, etc.) ont été ajoutées et prises en compte par Ludtke et Rutten : ces études, selon l'auteur, étaient celles qui permettaient de conclure de façon erronée à un effet de l'homéopathie supérieur au placebo.
Deux méta-analyses publiées dans le "Lancet" éclairent le débat sur l’efficacité de la thérapeutique homéopathique : en août 2005, le "Lancet" publie une méta-analyse de Aijing Shang "et coll." dont la conclusion le débat sur l’efficacité des médicaments homéopathiques : . Une précédente méta-analyse publiée dans le "Lancet" en septembre 1997 par Klaus Linde "et coll." concluait, elle : mais ajoutait que, du fait de la faible qualité méthodologique, des études devraient d'abord reproduire les résultats annoncés.
Le "Lancet" publie en novembre 2007 les résultats de 5 méta-analyses concluant qu'il n'y a pas d'effet significativement différent d'un effet placebo quand les études respectent les critères méthodologiques.
Selon les standards médicaux actuels, une étude méthodologiquement correcte doit être randomisée en double-aveugle, et contre un placebo. Les « faiblesses méthodologiques » pointées par les méta-analyses correspondent souvent à l'absence de test en double aveugle. C'est-à-dire que dans ces études soit le médecin soit le patient soit les deux savent quel traitement est réellement pris par le patient.
Il existe un autre biais, appelé biais de publication, par lequel les essais qui ne montrent pas de différence ne sont pas publiés. Ce type de biais, par l'effet tiroir, a faussé plusieurs méta-analyses qui n'en tenaient pas compte.
L’un des paramètres des études randomisées conventionnelles exige que les patients soient répartis en groupes (diagnostiques) bien définis : par exemple asthme, bronchite chronique obstructive, infarctus du myocarde, etc. selon des critères qui relèvent de la médecine conventionnelle. Or, selon certains homéopathes, dont le docteur Bernard Poitevin, un des principes de l'homéopathie est la « singularité » du patient. Il serait donc contraire aux principes de l’homéopathie d’étudier l’efficacité de tel ou tel remède de façon générale et, toujours selon le docteur Poitevin, une « évaluation réellement objective de l'homéopathie » n'a pas encore été réalisée. Ces éléments sont également développés dans un article publié en 2002 : « "Médecine intégrative et recherche systémique sur les effets thérapeutiques : Enjeux de l’émergence d’un nouveau modèle pour les soins primaires »". Pourtant, les méthodes permettant de réaliser des analyses plus objectives ne sont pas connues. Toutefois, les indications de certains complexes homéopathiques en vente libre font souvent référence à la nosologie conventionnelle, comme à un « asthme », ou à un « angor », alors que ces « maladies » devraient être analysées et caractérisées par des modalités propres à un patient déterminé, selon les principes de l'homéopathie.
En 2015, le australien a publié une analyse de 225 études contrôlées et plus de 1800 publications scientifiques portant sur l'efficacité de l'homéopathie. La conclusion de l'étude est qu'. L'agence australienne a donc déconseillé à ses ressortissants d'avoir recours à cette méthode dans le choix de leur traitement, quelle que soit la nature du trouble. L'avis de l'agence a fait l'objet d'une déclaration officielle synthétisant les résultats de l'étude et les recommandations sanitaires et médicales.
Le chercheur responsable de l'étude, le professeur Paul Glasziou, a par la suite expliqué qu'.
D'une manière générale, les organisations de santé de plusieurs pays - le National Health Service britannique, l'American Medical Association, la et la National Health and Medical Research Council - ont chacune publié des rapports concluant qu'. En 2009, un membre de l'Organisation mondiale de la santé, Mario Raviglione, a critiqué l'utilisation de l’homéopathie pour traiter des cas de tuberculose ou de diarrhée.
Les études citées précédemment (mais qui, selon les homéopathes, ne respectent pas le principe d'individualisation) considèrent que l'effet des médicaments homéopathiques est le même que celui du placebo auquel ils étaient comparés. Cela signifie en pratique que dans les cas où une amélioration de l'état du patient est observée celle-ci ne peut être reliée de manière spécifique au traitement en lui-même. Dans cet effet placebo, il y a la confiance du patient et du médecin dans le médicament mais aussi les capacités d'adaptation naturelles du sujet. Un sujet qui n'aurait pas pris de médicament aurait quand même guéri rapidement.
Selon certains homéopathes, et tout en reconnaissant que « la démarche médicale est "a priori" la même pour tous les médecins », la consultation du médecin homéopathe serait plus longue que celle auprès du généraliste et contribuerait à un effet positif sur l'état général du patient dans l'esprit des recherches des groupes Balint.
Dans son ouvrage "La Vraie Nature de l'homéopathie", Thomas Sandoz considère à ce titre que l'homéopathie n'est pas une médecine mais un et un .
Les médicaments homéopathiques étant généralement extrêmement dilués, excluant ainsi la présence significative de substance active dans les remèdes, ils sont donc généralement considérés comme dépourvus d'effets secondaires. Cependant, comme pour tout médicament, les personnes ayant une intolérance à un excipient à effet notoire (tels que lactose, saccharose, alcool, par exemple) doivent prendre des précautions, et éviter les formes qui le contiennent.
Le recours à l'homéopathie peut se révéler dangereux s'il occasionne un retard de soins médicaux indispensables.
Les remèdes homéopathiques peuvent être fabriqués à partir de composés chimiques, de plantes, de champignons, d'animaux ou de minéraux
Les granules et globules sont la forme pharmaceutique la plus utilisée en homéopathie. Ils sont utilisés généralement par voie sublinguale, c'est-à-dire en laissant fondre sous la langue.
En France, en raison de l'absence d'efficacité démontrée et du risque lié à cette voie d'administration, l'AFSSAPS (aujourd'hui ANSM) a émis des réserves sur l'usage des médicaments homéopathiques injectables.
Le médicament a été conçu par Joseph Roy de manière empirique, en secouant des oscillocoques, un microbe que Roy déclara avoir découvert dans divers cas d'infection et en particulier dans des cas de grippe.
L'existence de l'oscillocoque n'a jamais été confirmée depuis et les observations de Roy n'ont jamais été reproduites. De ce fait, Oscillococcinum est simplement une préparation à base d'autolysat filtré de foie et de cœur de canard de Barbarie dynamisé à la K, pour laquelle il n'existe pas de pathogénésie complète.
Selon certains homéopathes, Oscillococcinum n'est donc pas prescrit de façon homéopathique, c'est-à-dire par application du principe de similitude. Son mode de fabrication s'apparente cependant à celui d'autres remèdes homéopathiques et il possède généralement, en France notamment, le statut officiel de médicament homéopathique dans les pays où il est commercialisé.
La pratique de l'homéopathie est inégalement répartie dans le monde. Le taux de recours annuel va de 2 % au Royaume-Uni à 36 % en France. En France, les médicaments homéopathiques représentent 0,3 % des dépenses totales de santé et entre 1,2 et 2 % des remboursements de la CNAM.
L'industrie homéopathique est dominée au niveau mondial par les Laboratoires Boiron.
La popularité de l'homéopathie est surtout remarquable en France. L'emploi de cette méthode en tant que médecine s'est fortement développé au Brésil, en Argentine et au Pakistan et reste presque totalement absente dans 200 autres pays. Selon les laboratoires Boiron (principaux promoteurs et producteurs mondiaux) , au cours des trente dernières années, l’homéopathie s’est également développée en Afrique du Sud, en Tunisie, au Maroc, au Venezuela, en Israël, en Australie. En Grande-Bretagne, cinq hôpitaux sont utilisateurs de traitements homéopathiques. Six universités organisent un enseignement d'homéopathie validé par un diplôme (« "" ») même si cette pratique est contestée par des médecins et des scientifiques, comme ce fut le cas en particulier à l'occasion d'un colloque en 2007 qui évoquait l'efficacité des produits homéopathiques dans la lutte contre le SIDA.
En Inde exercent près de homéopathes. Selon le gouvernement indien, environ 10 % de la population ne dépendent que de l'homéopathie pour se soigner.
L'association humanitaire « Homéopathes sans Frontières » travaille sur la prise en charge de malades dans les pays pauvres, notamment en Afrique, et également pour la formation des soignants locaux. Elle est à ce titre accusée de faire un dangereux prosélytisme pouvant détourner les populations locales de traitements efficaces, par exemple concernant le VIH.
L'homéopathie est couverte par des réglementations assez différentes selon les pays.
L'Espagne et l'Italie considèrent comme la France que l'exercice de l'homéopathie relève de la médecine et exigent donc que les homéopathes possèdent un diplôme de docteur en Médecine.
Au Brésil, l'homéopathie est une spécialité médicale reconnue au même titre que les autres depuis 1992. Tout médecin peut donc se spécialiser en homéopathie.
En Allemagne, certains remèdes homéopathiques peuvent être prescrits, comme d'autres médicaments, par des professionnels de santé non-médecin comme les sages-femmes ou les kinésithérapeutes, voire des personnes sans référence particulière (Heilpraktiker) .
En Grande-Bretagne, la British Medical Association a appelé en juin 2010 au déremboursement total des remèdes homéopathiques. Elle a également réclamé que les produits homéopathiques soient retirés de la vente en pharmacies à moins qu'ils ne soient clairement présentés comme des "placebos".
Dans certains pays, les remèdes homéopathiques sont remboursés par les mécanismes d'assurance maladie, au même titre que les autres médicaments. Dans d'autres pays, comme l'Allemagne (depuis 2003), l'Espagne, la Finlande, l'Irlande, l'Italie, la Norvège et la Suède, l'homéopathie n'est pas prise en charge par les systèmes de santé.
Les préparations homéopathiques sont en général en vente libre sans ordonnance (pour l'automédication). Dans certains pays, leur vente est réservée aux pharmacies, comme pour les médicaments.
En Europe, les remèdes homéopathiques doivent obtenir une autorisation de mise sur le marché, mais sont dispensés d'étude clinique préalable. 
L'homéopathie est décrite à la pharmacopée européenne.
L'exercice de l'homéopathie sous le titre d'homéopathe relève de la médecine. Un homéopathe doit donc nécessairement être un médecin pour pratiquer. Il peut avoir un diplôme universitaire d'homéopathie délivré par les facultés de pharmacie, mais ce n'est pas une obligation légale. L'exercice médical de l'homéopathie, auparavant toléré, est reconnu depuis 1997 par le conseil de l'Ordre des médecins. Toutefois compte tenu de l'absence de validation scientifique, l'exercice de l'homéopathie par des médecins ne semble pas respecter l'article 39 du code de déontologie médicale lequel dispose que : « Les médecins ne peuvent proposer aux malades ou à leur entourage comme salutaire ou sans danger un remède ou un procédé illusoire ou insuffisamment éprouvé. Toute pratique de charlatanerie est interdite. » Le code de déontologie et le code de santé publique impliquent de potentielles sanctions ordinales comme pénales pour la pratique de méthodes insuffisamment éprouvées, là où la pratique de l'homéopathie reste tolérée.
Comme certains autres médicaments, les remèdes homéopathiques peuvent également être prescrits par des professionnels de santé non-médecins comme les sages-femmes ou les kinésithérapeutes. Ils sont de toute façon en vente libre en pharmacie, sans ordonnance.
Dans le cas des médicaments homéopathiques, l’autorisation de mise sur le marché (AMM) applicable à tout nouveau médicament est remplacée par un simple enregistrement auprès de l'ANSM (anciennement AFSSAPS), ce qui constitue une dérogation étonnante.
En 2003, le contexte réglementaire fédéral a changé : l'homéopathie entre dans la catégorie des produits de santé naturels tout en gardant un numéro d’enregistrement (DIN).
Depuis le 15 novembre 2016, la "Federal Trade Commission" a émis un rapport obligeant les médicaments homéopathiques à se soumettre à la loi d'étiquetage des produits médicaux : les médicaments homéopathiques dont l'efficacité n'a pas pu être démontrée par des études scientifiques fiables doivent afficher sur leur notice (.
En 1833, Guillaume Lux introduit l'homéopathie pour soigner les coliques et les problèmes de marche des chevaux. L’homéopathie est utilisée sur les animaux domestiques ou de ferme pour traiter des pathologies courantes : dermatoses, problèmes de lactation, de comportement sexuel, de croissance, de mise bas, pathologies de l’appareil locomoteur, pathologies respiratoires, pathologies digestives.
Les normes de l'agriculture biologique restreignent l'usage de la médecine conventionnelle en dehors du contrôle d'un médecin vétérinaire et conseillent d'utiliser l'homéopathie, ainsi d'autres traitements dits naturels comme la phytothérapie et les oligo-éléments, 
Certains vétérinaires en déconseillent l'utilisation, d'autres sont spécialisés dans ce domaine.
Le film "L'Oiseau d'argile" fait la critique de l'homéopathie en opposition à la médecine conventionnelle.