Ossétie du Sud

LOssétie du Sud, en forme longue la République d'Ossétie du Sud, (en ossète , et , , en russe , et , , en géorgien , , ou , ) est un territoire situé dans le Caucase, en Europe au statut contesté (la Géorgie et la grande majorité de la communauté internationale placent la république dont elles ne reconnaissent pas le statut dans la province de Shida Kartli, tandis que la Russie a reconnu son indépendance en 2008). L'Ossétie du Sud a fait unilatéralement sécession de la Géorgie en 1992.
La République compte habitants pour km². Sa capitale est Tskhinvali. Son président est Leonid Tibilov depuis le 19 avril 2012.
Le peuple ossète, descendant des Alains chassés par les invasions mongoles, s'installe dans le Caucase au . Les Ossètes deviennent chrétiens au Moyen Âge sous l'influence des Géorgiens. Ils forment trois entités territoriales : Digor à l'ouest, Iron au nord, et Tualläg qui devient l'Ossétie du Sud.
L'oblast autonome d'Ossétie du Sud est créé en 1922 au sein de la République socialiste soviétique de Géorgie, qui fait partie de l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS). La République de Géorgie devient indépendante le 9 avril 1991 et révoque l'autonomie de l'Ossétie du Sud.
Les tensions nationalistes entre Ossètes et Géorgiens s'accroissent, et un conflit armé a lieu entre janvier 1991 et juin 1992. Il oppose des milices ossètes qui réclament l'unification de l'Ossétie du Sud avec l'Ossétie du Nord qui fait partie de la Russie, et l'armée géorgienne qui veut garder le contrôle de la région. Un traité de paix est signé entre la Russie et la Géorgie le 26 juin 1992. Des forces de maintien de la paix composées de troupes russes, ossètes et géorgiennes sont introduites en Ossétie du Sud et une commission trilatérale est créée pour décider du statut de cette région.
En 1992, l'Ossétie du Sud proclame son indépendance et fait sécession de la Géorgie sur la base d'un référendum qui n'est pas reconnu par la communauté internationale. Un deuxième référendum sur l'indépendance est organisé par les autorités sud-ossètes qui contrôlent la région en novembre 2006, où le oui est largement majoritaire avec 99 % des votants. Il est reconnu seulement par la Russie, qui ne reconnaît cependant pas l'indépendance de l'Ossétie du Sud.
En août 2008, la Géorgie déclenche une offensive armée pour reprendre le contrôle de l'Ossétie du Sud. Les forces armées de la Fédération de Russie contre-attaquent avec succès, repoussant l'armée géorgienne hors de l'Ossétie du Sud et occupant même une partie du territoire géorgien. La Russie reconnaît l'indépendance de l'Ossétie du Sud. Elle est suivie par le Nicaragua, le Venezuela, et plus tard par les îles Nauru, Vanuatu et Tuvalu. Cependant, après une période de déclarations contradictoires, le Vanuatu a officiellement rétracté cette reconnaissance en juillet 2013, lorsqu’il a établi des relations diplomatiques avec la Géorgie et signé avec elle un protocole reconnaissant son intégrité territoriale. Les Tuvalu ont fait de même en mars 2014, également à l’occasion de l’établissement de relations diplomatiques avec la Géorgie.
L'Ossétie du Sud est un territoire situé dans le Caucase. Le territoire est très montagneux (80 % de sa superficie est située à plus de 500 mètres d'altitude) et très faiblement peuplé.
Sa capitale est Tskhinvali. Les autres villes principales sont Akhalgori, Kvaisi et Kurta.
Le Keli Highland est situé en Ossétie du Sud.
En 2008, la Biélorussie a annoncé qu'elle allait reconnaître prochainement l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, ce qu'elle n'a toujours pas fait en 2014. L'OTSC, l'OCS et l'ALBA ont annoncé leur soutien à la décision de la Russie sans pour autant lui emboîter le pas. Pour la Serbie, qui observe la même attitude, les indépendances de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie sont comparables à celle du Kosovo.
Les puissances occidentales ont immédiatement réagi en annonçant qu'elles ne reconnaissaient pas l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie. La Géorgie a dénoncé « une annexion » par la Russie.
L'indépendance de l'Ossétie du Sud est reconnue par Nauru, qui reçoit en échange 10 millions d'euros de la Russie. Cette dernière tente de convaincre également les îles Fidji. Elle est en compétition avec la Géorgie, qui leur offre une aide au développement en échange de la non-reconnaissance de l'Ossétie du Sud.
Le 25 août 2008, le Parlement de la Fédération de Russie vote une motion invitant Moscou à reconnaître l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie. Le lendemain, le président Medvedev signe les décrets reconnaissant l'indépendance de ces deux régions.
L'Ossétie du Sud est une République dont l'indépendance est contestée.
Le pouvoir exécutif est exercé par le Président de l'Ossétie du Sud et le Premier ministre de l'Ossétie du Sud. 
Le pouvoir législatif est exercé par le Parlement de l'Ossétie du Sud.
Le PIB de l'Ossétie du Sud est estimé à 15 millions de dollars (250$ par habitant) en 2002. Les emplois et les matières premières y sont rares. Par ailleurs, la Géorgie a coupé l'approvisionnement en électricité de la région, ce qui a forcé le gouvernement d'Ossétie du Sud à construire un câble électrique transitant par l'Ossétie du Nord. La majorité de la population survit grâce à l'agriculture de subsistance. Pratiquement le seul atout économique important de l'Ossétie du Sud est le tunnel de Roki qui permet de la relier à la Russie et la Géorgie, sur lequel le gouvernement sud-ossète peut percevoir des droits de douane sur le trafic de fret. Avant la guerre en Ossétie du Sud de 2008, le secteur secondaire sud-ossète était composé de 22 petites usines, avec une production totale de 61,6 millions de roubles en 2006. En 2007, seulement 7 usines fonctionnaient et ont besoin de réparations. Même les usines prospères ont une pénurie de travailleurs, sont endettées et ont un manque de fonds de roulement. Une des plus grandes entreprises sud-ossètes est l'usine Emalprovod, qui emploie 130 personnes. 
Les autorités sud-ossètes ont l'intention d'améliorer les finances en augmentant la production locale de farine et donc en réduisant les besoins d'importation de farine. À cet effet, la superficie de champs de blé a été multiplié par dix en 2008, passant de 130 hectares à hectares. La récolte de blé de 2008 devait être de 2500 tonnes de céréales. Le ministère de l'Agriculture d'Ossétie du Sud a également importé des tracteurs en 2008 et attendait la livraison de plus de machines agricoles en 2009.
Le président Edouard Kokoïty a admis que son pays était dépendant de l'aide économique russe. La Russie a ainsi versé 10 milliards de roubles au gouvernement sud-ossète afin de reconstruire le pays après la guerre d'Ossétie du Sud de 2008.
Avant le conflit géorgiano-ossète, la population de l'Ossétie du Sud était composée d'environ deux-tiers d'Ossètes et 25-30 % de Géorgiens. La composition actuelle de la population est inconnue, certaines estimations parlent de Ossètes et de Géorgiens en Ossétie du Sud en 2007. En août 2008, plus de 70 % des citoyens de l'Ossétie du Sud avaient la citoyenneté russe. 54,5 % de ces 70 % ont la double citoyenneté (géorgienne et russe), du fait des circonstances prises en compte par les ambassades. La population est surtout composée de + de 60 ans, car une grande partie des jeunes travaillent dans le reste de la fédération de Russie .