Yamato (cuirassé)

Le était le navire principal de la classe de cuirassés Yamato de la Marine impériale japonaise lors de la Seconde Guerre Mondiale. Lui et son sister-ship, le , étaient les cuirassés les plus lourds et les plus puissamment armés jamais construits, déplaçant à pleine charge avec neuf canons Type 94 d'un calibre de . Aucun des deux navires n'a survécu à la Seconde Guerre mondiale.
Nommé d'après la province de Yamato, le "Yamato" a été conçu pour contrer les cuirassés présents en plus grand nombre dans la flotte des États-Unis qui est le rival principal du Japon dans le Pacifique.
Sa quille fut posée en et il fut armé une semaine après l'attaque de Pearl Harbor à la fin de l'année . Durant l'année , il a servi en tant que vaisseau amiral de la Flotte combinée et en l'amiral Isoroku Yamamoto a dirigé la flotte de son pont pendant la Bataille de Midway, qui fut une défaite désastreuse pour le Japon. Le "Musashi" a remplacé le "Yamato" comme le vaisseau amiral de Flotte Combiné au début de et le "Yamato" a passé le reste de l'année et une grande partie de 1944 en se déplaçant entre les bases navales japonaises de Truk et Kure en réponse aux menaces américaines. Bien que présent lors de la bataille de la mer des Philippines en , il n'a presque pas joué de rôle dans la bataille.
L'unique fois où le "Yamato" a tiré avec ses canons principaux contre une cible ennemie fut en , quand il fut envoyé pour engager des forces américaines qui envahissaient les Philippines lors de la Bataille du golfe de Leyte. Alors qu'il était proche d'une victoire, le commandement japonais fit faire demi-tour à la flotte japonaise car il croyait être engagé par une flotte entière de porte-avions alors qu'il n'était confronté qu'à un groupe de porte-avions légers qui était tout ce qui s'interposait entre le cuirassé et les vulnérables transports de troupe américains.
Durant l'année , l'équilibre des puissances navales présentes dans le Pacifique se retourna de manière décisive contre le Japon, et au début de 1945, sa flotte était très épuisée et mal ravitaillée en raison des pénuries de carburant qui frappaient le Japon. Dans une tentative désespérée pour ralentir l'avance alliée, le "Yamato" a été envoyé en , pour une mission sans retour, avec l'ordre de s'échouer volontairement sur la plage d'Okinawa et d'y combattre jusqu'à sa destruction afin de protéger l'île. La force opérationnelle a été repérée au sud de Kyūshū par des sous-marins américains et des avions, et le , le "Yamato" fut coulé par des bombardiers et des torpilleurs américains, entraînant la perte de la plupart des membres d'équipage.
Pendant les années 1930, le gouvernement japonais a adopté un militantisme ultranationaliste en vue d'élargir considérablement l'empire japonais. Le Japon se retira de la Société des Nations en 1934, renonça à ses obligations conventionnelles . Après le retrait du Traité naval de Washington, qui limitait la taille et la puissance des navires de guerre, la marine impériale japonaise a commencé la conception de la nouvelle classe des cuirassés lourds "Yamato". Les concepteurs ont reconnu que le Japon serait incapable de rivaliser avec les chantiers navals des États-Unis en cas de guerre, de sorte que des navires de de la "Classe Yamato" furent conçus pour attaquer et detruire plusieurs cuirassés ennemis en même temps .Le Yamato est le premier navire de la classe, dont la quille fut posée à l'arsenal naval de Kure , dans la préfecture d'Hiroshima, le , dans un chantier naval qui a dû être adapté pour recevoir son énorme coque . Le quai fut approfondi d'un mètre, et les portiques capables de soulever jusqu'à ont été installés. Le projet fut gardé secret tout au long de la construction, un auvent fut même érigé sur une partie de la cale pour cacher le navire. Le "Yamato" fut armé le , avec le capitaine Miyazato Shutoku (plus tard devenu vice-amiral) aux commandes , et un grand effort fut déployé au Japon pour s'assurer que ces navires fussent construits dans le plus grand secret dans le but d'empêcher les personnels du renseignement américain d'en connaitre l'existence et les caractéristiques.
La batterie principale du "Yamato" se composait de neuf canons canons de Type 94 d'un calibre de . C'est le plus gros calibre d'artillerie navale jamais monté sur un navire de guerre, bien que ses obus ne sont pas aussi lourds que ceux tirés par les de la Première Guerre Mondiale. Chaque canon mesurait de long, pesait , et fut capable de tirer des obus explosifs ou perforants à une distance de . 
Sa batterie secondaire comprend douze canons de 155 millimètres montés dans quatre tourelles triples (un à la proue, un à la poupe, deux au milieu du navire), et douze montés dans six tourelles double (trois de chaque côté au milieu du bateau). Ces tourelles furent débarquées des croiseurs de classe Mogami lorsque ces navires ont été convertis pour un armement principal composé de . De plus, le "Yamato" transportait vingt-quatre canons anti-aériens de 25 millimètres, montés principalement au centre du bateau. 
Lorsqu'il fut réaménagé, pour des missions navales, en 1944 et 1945, dans le Pacifique Sud, la configuration de la batterie secondaire fut changée pour six canons de en deux tourelles triples, plus vingt-quatre canons de en douze affuts jumelés 127mm/40 Type 89 et un nombre de canons anti-aériens de augmenté à 162.
Le blindage des parois était incliné de 20° vers l'intérieur et devenait interne dans sa partie inférieure où il se raccordait à la contre-carène. La ceinture était constituée de plaques de d'épaisseur dans la partie haute, se réduisant néanmoins à plus bas et enfin à au niveau des tôles du fond. Dans la section des soutes à munitions, le blindage atteignait pour la partie basse et au lieu de descendre vers le fond, se recourbait horizontalement en protégeant ainsi également le bas des soutes, avec dans la partie centrale et pour les bords de raccordement. Les tourelles possédaient un blindage de ce qui les rendaient quasi invulnérable aux tirs à des distances normales. Quant au pont il avait, hors réduit, des plaques de 35 à . Dans le réduit, le pont de protection atteignait au centre et dans les deux parties latérales inclinées.
En octobre ou novembre 1941, le Yamato effectua des essais en mer, pour atteindre sa vitesse maximale de (). Alors que la guerre menaçait, priorité a été donnée à l'accélération de la construction militaire. Le , le cuirassé a été officiellement mis en service à Kure avec un mois d'avance, lors d'une cérémonie plus austère que d'habitude car les Japonais avaient encore l'intention de dissimuler les caractéristiques du navire. Le même jour, sous le commandement du capitaine (devenu plus vice-amiral) Gihachi Takayanagi, le "Yamato" a rejoint les cuirassés Nagato et Mutsu dans la Division de cuirassé.
Le , le "Yamato" est devenu le vaisseau amiral d' Isoroku Yamamoto de la Flotte combinée. Yamamoto, vétéran de la victoire écrasante du Japon sur la Russie lors de la Bataille de Tsushima durant la guerre russo-japonaise de 1904-1905, le vainqueur de l'attaque de Pearl Harbor prévoyait un engagement décisif avec la marine des États-Unis à l'île de Midway. Après avoir participé à des simulations militaires, le "Yamato" quitta la baie de Hiroshima le pour rejoindre le groupe principal de cuirassés.
La bataille de Midway devait tourner au désastre pour les Japonais qui perdirent non seulement quatre porte-avions et plus de trois cents avions, mais aussi un grand nombre de leurs pilotes les plus expérimentés.
Yamamoto dirigeait la bataille depuis la passerelle du "Yamato" et il ne put que constater que son plan de bataille très complexe (comprenant une diversion sur les îles Aléoutiennes) avait abouti à une catastrophique dispersion des forces du Soleil Levant, là où les Américains, bien renseignés par leurs décrypteurs, avaient au contraire su concentrer les leurs. Midway fut une bataille entièrement aéronavale, les deux flottes étant séparées par plus de 100 milles nautiques, et le "Yamato" ne pouvait y jouer aucun rôle.
La mort dans l'âme, Yamamoto annula l'opération et sa flotte de cuirassés se replia sans avoir combattu vers Hashirajima, puis l'arsenal de Kure. 
Il appareilla le 17 août 1942 pour l'île de Truk, non sans avoir été repéré par le sous-marin "USS Flying fish" qui lui décocha une salve de 4 torpilles, qui toutes manquèrent leur but. Arrivé dans le lagon de Truk en fin de soirée, il devait y rester durant toute la campagne de Guadalcanal, quasiment inactif faute d'obus de 460 mm adaptés aux bombardement des côtes. L'état major hésitait à le risquer près des côtes de Guadalcanal à cause de cartes imprécises et de sa consommation prohibitive de mazout.
Yamamoto transféra sa marque de commandement sur le "Musashi", et le "Yamato" resta inactif à Truk jusqu'au 8 mai 1943, plaisamment surnommé "l' Hôtel Yamato" par les équipages des croiseurs et des destroyers.
Retourné à l'arsenal de Kure, puis dans la mer intérieure du Japon, il passa au bassin de radoub et reçut diverses améliorations , notamment une grande quantité de tourelles antiaériennes.
Le 16 août, il était de retour à Truk où il fut incorporé à une vaste force comprenant le cuirassé Nagato et de nombreux autres croiseurs et destroyers. Cette flotte appareilla fin septembre, cherchant le contact avec la Task Force 15 américaine, que les services de renseignement japonais pensaient destinée à l'invasion de l'île de Wake.
L'interception ne s'étant pas produite, la flotte rentra à Truk le 26 octobre. Le "Yamato" et le "Musahi" furent utilisés comme transports de troupes et de matériel entre Truk, le Japon et les îles isolées de Kavieng et l'archipel de l'Amirauté en raison de leur grande capacité et de leur cuirasse protectrice.
La flotte fut repérée par le sous-marin "USS Skate" qui tira une salve de quatre torpilles sur le super-cuirassé.
Une torpille frappa à l'arrière dans le soufflage pare torpilles de la coque, qui ne joua qu'imparfaitement son rôle : un trou de 25 mères était ouvert dans l'enveloppe extérieure et, plus grave, un joint entre deux plaques de blindage fut endommagé, noyant les soutes à munition de la tourelle arrière et laissant entrer plus de 3000 tonnes d'eau dans le navire.
De retour à Truk, des réparations provisoires furent faites par l'équipage du navire-atelier "Akashi", mais il fallut bientôt rentrer à Kure pour des réparations définitives le 16 janvier 1944. Après un passage en cale sèche qui dura jusqu'au 3 février, des tôle de protection installées à 45° dans la zone endommagée furent montées, mais une modification plus ambitieuse, qui aurait impliqué la pose de 5000 tonnes d'armure supplémentaire, fut rejetée par crainte d'augmenter trop le tirant d'eau et le poids.
Nobuei Morishita, ex-commandant du cuirassé "Haruna", remplaça le commandant Matsuda, qui était en fonction depuis décembre 1942. Le Yamato retourna en cale sèche en février et mars pour un nouvel accroissement de sa protection et de son armement anti aérien, ainsi que l'installation de radars de direction de tir.
Après des essais en mer début avril, le Yamato appareilla pour les Philippines, que les américains s'apprêtaient à reconquérir. Arrivé à Manille le 28 avril, il repartit vers la Malaisie pour se joindre à la flotte de l'amiral Jisaburo Ozawa en Malaisie, arrivant à Lingga puis repartant vers Tawi Tawi, aux Philippines.
La flotte d'Ozawa, qui devait initialement débarquer à Biak, est dirigée sur la mer des Philippines fin juin 1944, alors que les américains se préparent à reconquérir les îles que Mac Arthur avait été contraint d'évacuer au début de la guerre.
À cette époque les Américains ont repris l'initiative. Leur industrie de guerre, bien plus importante que celle du Japon, tourne à plein régime. De nouveaux avions plus performants sont entrés en service. Les points faibles des avions japonais sont connus des aviateurs US, mieux entraînés.
Au cours de cette bataille, que les aviateurs américains ont surnommé "le grand Tir aux pigeons des Mariannes" (Marianna Turkey shoot) l'aéronavale japonaise perd 3 porte-avions et plus de 450 appareils avec leurs pilotes expérimentés (pour alléger leurs avions, ceux ci n'ont ni canot gonflable, ni parachute).
Dans cette bataille essentiellement aéronavale, menée à distance, le Yamato ne jouera aucun rôle ou presque, retournant finalement à sa base de Kure pour réapprovisionner ses soutes à munitions et à combustible. Cinq nouveaux affuts antiaériens de 25 mm furent installés, et le navire fut totalement dépouillé de tous les matériaux inflammables. La literies et les matelas sont débarqués, les hommes dorment sur des planches , éventuellement utilisables comme paillets contre les voies d'eau. L'équipement anti incendie fut renforcé et le navire appareilla pour Lingga en Indonésie, une base d'opérations proche des ressources de pétrole et de mazout indonésien, où il arriva le 17 juillet. À ce stade de la guerre, la flotte de pétroliers ravitailleurs d'escadre japonais avait été sévèrement décimée par les sous-marins américains.
La flotte resta stationnée en Indonésie durant trois mois, jusqu'à la série de batailles du Golfe de Leyte.
Quasiment inactif depuis le début 1945, le "Yamato" fut réactivé lorsque les Américains lancèrent l'invasion d'Okinawa, le avril 1945, en prélude à l'invasion du Japon proprement dite.
La mission qui était confiée au "Yamato" était une mission sans retour possible, faute de mazout en quantité suffisante, quasiment une mission suicide : accompagné d'un croiseur léger et de huit destroyers, le "Yamato" devait aller attaquer les navires américains devant Okinawa avant de se saborder par petit fond, de façon à constituer une puissante batterie de défense côtière. La couverture aérienne devait être assurée par des escadrilles de pilotes kamikazes très mal entraînés et qui, dans les faits, ne purent jouer leur rôle pour cause de météo nuageuse. Ce plan irréaliste, mis sur pied pour des raisons d'honneur et pour plaire à l'empereur Hiro-Hito par l'amiral Toyoda Soemu, fut l'objet de vives critiques au sein de l'état-major naval japonais. Le vice-amiral Seiichi Itō, chargé de la flotte, était très réticent, et son subordonné, le commandant Atsushi Oi, chargé des destroyers, alla jusqu'à traiter les concepteurs du plan de « connards » (bakayaro, en japonais).
Les services de renseignement américains avaient connaissance de l'appareillage du cuirassé et de son escorte, et il fut repéré, à peine passé le détroit de Bungo entre la mer intérieure du Japon et le Pacifique, par deux sous marins U.S., le "Hackleback" et le "Threadfin", qui signalèrent sa sortie et sa route, à défaut de pouvoir se placer en position favorable pour le torpiller. L'amiral américain Raymond Spruance, qui commande sur ce théâtre d'opérations, dépêche une force traditionnelle de 6 vieux cuirassés, commandée par le vice-amiral Morton Deyo, pour régler le compte du "Yamato" dans une bataille classique, une sorte de chant du cygne de l'ère des cuirassés. Toutefois l'amiral Marc Mitschler, à la tête de la Task Force 58 qui regroupe les porte-avions prévus pour l'attaque d'Okinawa, ne l'entend pas de cette oreille. Ses ordres lui laissant une certaine liberté d'action, il se rapproche de telle façon que le "Yamato" soit dans le rayon d'action de ses avions embarqués, lance pas moins de 440 avions à l'attaque, puis, ensuite seulement, demande, et obtient, l'accord de Spruance.
Pris en filature par deux hydravions Martin PBM Mariner que ses obus spéciaux San Shiki (anti aériens à sous munitions, tirés par les canons principaux) ne parviennent pas à abattre, dépourvu d'escorte aérienne, le "Yamato" est vulnérable aux attaques de bombardiers et d'avions torpilleurs, qui vont se succéder à partir de , ce .
La première vague d'appareils met plusieurs bombes au but, diminuant l'efficacité des canons anti aériens, ainsi que deux torpilles qui atteignent une chaufferie et réduisent la vitesse du navire à 24 nœuds. À , une seconde attaque coordonnée provoque des voies d'eau supplémentaires, une forte gîte, qui oblige à contre ballaster, rendant inutilisable l'artillerie principale et une nouvelle diminution de la vitesse du navire.
L'attaque la plus dévastatrice a lieu vers : quatre bombes déciment les servants des canons de DCA, et quatre ou cinq impacts de torpilles, qui inondent certaines chaufferies, coupent toute possibilité d'évacuation du personnel machines, et inondent le compartiment du servomoteur de barre principale (la commande auxiliaire ayant été endommagée lors de la précédente attaque). Dès lors, le navire est condamné à tourner en rond (comme le "Bismarck" en 1941) à moins de 10 nœuds. La gîte s'accentue, les incendies sont incontrôlables et menacent les soutes à munitions. L'ordre d'évacuation est donné à .
Alors que le croiseur "Yahagi" vient d'être coulé à proximité, après avoir encaissé pas moins de 7 torpilles, le "Yamato" commence à chavirer, recevant le coup de grâce d'une quatrième vague d'avions dont les torpilles frappent sous la carène , tant la gîte est prononcée. Les soutes à munition explosent au moment du chavirage, créant une colonne de fumée en forme de champignon de plus de de hauteur. L'explosion fut perçue jusque sur l'île de Kyushu à 100 milles de là.
Il n'y eut que 277 survivants sur d'équipage, qui furent rapatriés au Japon par un destroyer, l'amiral Seiichi Ito étant parmi les victimes.
Au moment de son naufrage, le navire avait encaissé pas moins de 11 torpilles et six bombes.
En raison des circonstances confuses et souvent des informations incomplètes concernant leur naufrage, seules quelques épaves de navires capitaux japonais ont été découvertes et identifiées. En se basant sur des document américains établis en temps de guerre, une expédition en Mer de Chine du Sud en 1982 produisit des résultats, mais l'épave découverte n'a pas pu être clairement identifiée.
En 1983 des efforts ont été faits pour déterminer la localisation du "Yamato" grâce aux informations obtenues auprès de six des survivants du naufrage.
Elle a été localisée en 1984 à l'aide d'un sonar à de profondeur à la position . L'année suivante les premières images des restes du "Yamato" ont été obtenues depuis son naufrage, permettant la confirmation de l'épave par l'un des concepteurs du cuirassé, Shigeru Makino. L'épave se compose de deux morceaux : la proue qui comprend les deux tiers du navire, et la poupe correspondant à la section arrière. L'épave repose à au sud-ouest de Kyūshū et à de profondeur.
Dans les années 1990, une équipe de robots submersibles sponsorisée par la chaîne japonaise NHK a réussi à obtenir des images plus claires de l'épave ; en 1999 l'institut français de recherche pour l'exploitation de la mer, en association avec la chaîne de télévision japonaise TV Asahi, a réalisé un examen des restes de l'épave.