Étrusques

Les Étrusques sont un peuple qui a vécu dans le centre de la péninsule italienne depuis la fin de l'âge du bronze jusqu'à la fin de l'âge du fer et dont les Romains ont hérité une part importante de leur culture. Dans un premier temps connus des Grecs sous le nom de Tyrrhéniens ou "Tyrsènes", ils sont ensuite connus des Romains sous les noms de ou .
L'origine des Étrusques, leur langue et leur écriture, longtemps incertaines, ont pu être établies ces dernières années : il s'agit d'un peuple ayant des racines à la fois indo-européennes, essentiellement italiques et des racines non-indo-européennes, notamment méditerranéo-orientales (phéniciennes et lydiennes).
L'histoire de cette civilisation antique se déploie sur "" et sur six époques successives : la période villanovienne, du début , attestée par une archéologie constituée d'habitats rudimentaires et d'éléments funéraires dits ; la période orientalisante, marquée par des échanges culturels et commerciaux avec les Phéniciens, les Carthaginois et les Grecs d'Italie méridionale (ou Eubéens), et datée de ; la période archaïsante, époque attribuée entre , phase de développement culturel, économique et territorial, époque qui voit les Étrusques apposer leur empreinte sur une grande partie du bassin méditerranéen occidental et de l'Italie antique, y compris au sein même de Rome, en lui fournissant trois souverains (Tarquin l'Ancien, Servius Tullius et Tarquin le Superbe, de la lignée dynastique des Tarquins) ; la période classique, datée de , époque au cours de laquelle la prééminence des Étrusques vacille et est marquée par de lourdes défaites militaires sur les terres, comme sur les mers ; la période hellénistique, attribuée de , qui se présente comme une phase de déclin rythmée par de multiples évènements invasifs (notamment celtes), cités assiégées, puis mises sous tutelle municipale romaine (dont l'emblématique ville de ) ; enfin la période de romanisation, de , époque marquée par l'assujettissement des populations étrusques par la République romaine, puis leur accession à la citoyenneté romaine. En , l'ensemble du territoire étrusque, devenu la , est incorporé dans le giron de l'Empire romain. 
La puissance militaire des Étrusques se manifeste notamment sous la forme d'une imposante flotte navale et d'une infanterie composée de guerriers ayant adopté un armement hoplitique et la formation d'unité en phalange grecs. Les cités, bénéficiant d'une architecture de pointe, possèdent pour la plupart de solides enceintes et des positions géostratégiques de castramétation.
Les terres historiques étrusques, l'Étrurie, sont initialement un territoire correspondant à peu près à l'actuelle Toscane, au tiers nord du Latium, et le nord-ouest de l'Ombrie, soit le centre de la péninsule italienne. À son apogée, au cours de l'époque archaïsante, cette zone géographique s'étend à la plaine padane, en région italienne d'Émilie-Romagne, ainsi qu'à de nombreuses colonies, ou comptoirs commerciaux et géostratégiques, tels que Luna en Ligurie, Lattara en Gaule cisalpine et Alalia en Corse. Les villes étrusques, à l'origine au nombre de douze, sous la forme d'une dodécapole, sont adjointes, pendant la phase d'expansion, à douze autres cités : la dodécapole padane et la dodécapole méridionale. Chacune de ces métropoles est dirigée par un , l'équivalent d'un roi. Ces souverains se réunissent en assemblée au sein du bois sacré de Velzna.
Les terres étrusques, riches en minerais métallifères et bénéficiant d'un climat et d'une nature favorables aux cultures, permettent de développer une industrie et une agriculture florissantes. Les objets et denrées alimentaires issus de l'Étrurie, réputés en raison de leur grande qualité, sont exportés dans l'ensemble des territoires italiques, mais également au sein d'aires géographiques celtes, phéniciennes, carthaginoises, et italo-grecques. Ainsi, les Étrusques produisent des biens consommables tels que du blé, des fruits, du vin, mais aussi des artefacts et des outils composés de matériaux métalliques ou minéraux tels que des objets d'orfèvrerie (bulla ), des pelles, des statues, des céramiques en bucchero, des poteries en terracotta, des bas-reliefs et diverses sculptures d'ex-voto, funéraires et votives.
La société du peuple étrusque est empreinte d'une nivellation de type hiérarchique et oligarchique. Celle-ci est structurée en deux classes principales : les maîtres et les esclaves. Certains de ces maîtres, de riches commerçants ou magistrats, comme le originaire de Porsenna, deviennent des s. Au cœur de cette société, la femme étrusque est largement mise en valeur : elle jouit de privilèges et de droits en tout point égaux à l'homme. Globalement, les anciens assimilent le mode de vie étrusque à une culture marquée de langueur et de plaisirs : il s'agit, selon ces derniers, de la .
Les Étrusques, grâce aux contacts commerciaux et culturels effectués auprès des Grecs, des Phéniciens et des Égyptiens, ont développé de nombreuses qualités dans les domaines scientifiques. Ainsi, la médecine étrusque, l'urbanisme et les techniques et procédés d'épuration des métaux sont autant de secteurs au sein desquels la civilisation étrusque a été remarquée de par ses progrès et son savoir-faire.
Quoiqu'absorbée et assimilée au cœur de l'impérialisme romain au début du millénaire , la culture issue de l'ancien peuple toscan n'en demeure pas moins, à postériori présente. L'apport des Étrusques aux Romains est, de manière significative, substantielle et matérielle.
La terminologie ethnonymique du terme "Étrusques" s'inscrit au travers de différents biais tant historiques que culturels, littéraires et politiques. Les Romains les appelaient ou . Dans son "Commentaire sur l'Énéide de Virgile", le grammairien latin du Servius avance l'étymologie suivante : . Les auteurs et historiens Grecs, dont Hérodote (-484 / -420), les désignaient sous le terme de ("Tyrrhēnoi", c’est-à-dire Tyrrhéniens ou Tyrsènes, nom qui a été donné à la mer éponyme des côtes occidentales de l'Italie). On ne sait pas avec certitude comment les Étrusques se nommaient eux-mêmes. Beaucoup d'historiens modernes suivent l'historien grec Denys d'Halicarnasse (-60 / -8) qui rapporte que les Étrusques se désignaient eux-mêmes par le mot , qui était , ou, par syncope, . 
En regard de ces différentes données linguistiques, on peut matérialiser une forme d’agrégation phonique et scripturale qui définit le schéma étymologique du terme "étrusque". Par ailleurs, il est possible d'observer que celui-ci évolue et se supplée au contexte historique et culturel, lequel est en proie à de multiples changements, voire une instabilité patente.
En revanche, il est possible de définir une "genèse" étymologique plus plausible. , par le biais des nombreuses références et évocations littéraires antiques, mais également au travers d'un archéologique notable, l'adjectif "étrusque" relève très probablement d'un substrat simultanément thyrrénien et lydien.
Au cours du l'ethnonyme est réemployé au sein d'un cursus géographique régional, en créant le toponyme "Toscane". Celui-ci procède également d'une forme dérivée et développée du terme , élément culturel et géographique communément acquis dès le de la Rome impériale, et faisant ainsi écho à l’antique dénomination de l'Étrurie, territoire des Étrusques.
Comme dans le cas de beaucoup d'autres peuples, les avis des historiens, antiques et modernes, diffèrent à propos des origines des Étrusques, exogènes (Lydiens) et autochtones (Villanoviens), sans que l'une soit nécessairement exclusive de l'autre. L'origine des Étrusques est évoquée dès l'Antiquité selon différentes traditions se référant très majoritairement à une origine orientale anatolienne mais certains auteurs mentionnent également la possibilité d'une origine autochtone ou septentrionale. Selon Hérodote, l'aristocratie des Étrusques serait d'origine lydienne.
Une autre hypothèse suggère que les Étrusques auraient eu pour foyer d'origine, le nord-est de l'Italie, soit un territoire correspondant approximativement à l'actuelle Vénétie. Ces derniers auraient dominé la quasi-totalité de l'Italie du nord, jusqu'à l'arrivée et l'expansion des tribus italo-celtiques; ils se seraient alors recentrés sur la région de la Toscane et du nord du Latium. Néanmoins, cette hypothèse est soumise à débat.
Selon Jean-Paul Thuillier, , le débat restant donc ouvert et . Massimo Pallottino, fondateur de l'étruscologie moderne et reconnu comme l'un des plus grands étruscologues, considère que l'émergence de la civilisation étrusque ne peut résulter que d'une seule migration, mais est le fruit d'un long processus de formation à partir d'apports multiples (à la fois autochtones villanoviens et exogènes, orientaux ou autres).
Des recherches basées sur l'analyse de l'ADN de 80 individus dont les restes ont été prélevés dans des tombes étrusques ont conclu que cet échantillonnage présente des similitudes avec les populations anatoliennes, mais qu'il diffère de manière surprenante de l'ADN des actuels Toscans (études limitées à de vieilles familles de Volterra, de Casentino et de Murlo). Les éléments analysés provenant de tombes riches, appartenant à l’aristocratie, l'hypothèse retenue serait qu’il s'agit d’une élite dominante et non assimilée avec le reste de la population d’alors, celle-ci étant probablement d'origine villanovienne. Les Toscans actuels en seraient les descendants.
Une autre étude plus récente (2013) comparant l'ADN mitochondrial étrusque à celui d'individus d'époque médiévale et moderne de Toscane et d'Anatolie indique que le lien avec l'Anatolie date d'il y a au moins , et que le modèle le plus probable est celui de la continuité génétique entre les Étrusques et certaines populations actuelles de Toscane, comme celles des régions de Volterra et particulièrement Casentino mais non pas de l'ensemble de la Toscane.
D'autre part, la distribution linguistique au sein de l'espace italien à l'âge du bronze récent à final ( et ) atteste de la prééminence effective d'un substrat dialectique dit "proto-étrusque". Ce dernier se manifeste sur un ensemble spatial comprenant à la fois le littoral tyrrhénien et les terres médio-centrales toscanes. L'abondant catalogue archéologique de la langue étrusque, laquelle présente un déterminant non-indo-européen, nous est fourni par le biais d'environ : des textes généralement de petite taille tels que des dédicaces, ou encore des épigrammes. Ces artéfacts scripturaux tendent à déterminer deux éléments factuels : la non-appartenance des Étrusques au ethnique dit "indo-européen" et l'ethnogenèse géographique circonscrite à une région correspondant peu ou prou à l'actuelle Toscane.
De manière incidente, et en regard du développement indubitable du faciès culturel de type "villanovien" au sein de la même sphère géographique et chronologique, la culture "proto-étrusque" manifeste une racine, voire une symbiose, avec la culture dite de "villanova", et qui apparaît de manière clairement définie.
Par conséquent, la confrontation des différents témoignages et sources, tels que les textes littéraires antiques, les analyses et études provenant d'échantillonnages ADN prélevés sur des individus toscans, et les récents apports d'une documentation archéologique étrusque notable, concrétisent le postulat selon lequel l'ethnogenèse étrusque trouve une origine chrono-bronzéïfère au sein de l'aire géographique villanovienne. On peut donc conclure que les peuples proto-étrusques et villanoviens procèdent d'une seule et même identité ethnique et culturelle.
En outre, au travers des documents littéraires antiques, génétiques et archéologiques, on peut également appréhender un processus d'accrétion et de catalyse inter-ethniques ayant été à l'origine des populations proto-étrusco-villanoviennes. , ces mêmes données archéologiques, littéraires et génétiques, nous fournissent des indices patents d'un effet de synthèse ethnique et culturel entre des peuples autochtones préexistants à l'âge du bronze ancien et moyen dans l'aire géograpphique toscane d'une part, et des peuples de substrat centro-européen et méditerranéo-orientales, d'autre part.
La trame historique de l'Italie préromaine nous révèle que l'émergence de la civilisation étrusque semble intimement liée à l'expansion territoriale et commerciale de la , une langue gréco-archaïsante, et d'autre part à l'empreinte culturelle proto-italiques. Les découvertes archéologiques, corroborés par de nombreux textes antiques, attestent de multiples implantations grecques, lesquelles débutent à la fin du , pour se développer de manière significative au cours de la première moitié du . Ces établissements, à caractère colonial, se manifestent par la présence de sites essentiellement localisés dans le Sud de la péninsule italienne. La documentation archéologique concernant la période préromaine (c'est-à-dire la protohistoire italienne précédant la fondation de Rome) atteste l'existence de complexes urbains chalcidiens, dont notamment ceux de , sur l'île tyrrhénienne d'Ischia, aux environs de -775 et de , sur le littoral nord-campanien, vers -750. De multiples occurrences d'artéfacts à déterminant artisanal proto-étrusque mis au jour au sein de ces sites, mettent en évidence des contacts très probables entre la sphère gréco-chalcidienne d'une part et la sphère étrusque, d'autre part. Concrètement, ces liens seraient sous-tendus par des échanges commerciaux entre les deux peuples antiques. Ce système économique intra-péninsulaire aurait probablement contribué au développement et à l'essor de la civilisation proto-étrusque.
Par ailleurs, certains éléments matérialisent un apport grec indubitable au sein du faciès culturel proto-étrusque. À cet effet, il est manifeste que l' écriture proto-étrusque relève d'un déterminant dérivé du système alphabétique grec. On a ainsi découvert sur le territoire toscan, des vestiges épigraphiques datant de la fin du et première moitié du à un ensemble de caractères empruntés au grec classique archaïsant. Cette donnée induit un processus d'adoption culturelle nécessaire à la genèse des élites intellectuelles et politiques proto-étrusques.
D'autre part, les formes plastiques et stylistiques de l'artisanat proto-étrusque mettent en relief des emprunts indéniables aux canons esthétiques phéniciens. Cette observation sur les œuvres d'art issues de la sphère post-villanovienne, suggère que les populations proto-étrusques du et entretiennent également des relations privilégiées avec les peuples antiques du littoral syrien.
Dans le contexte historique du premier quart de l'âge du fer italien et ne disposant que de rares informations concernant les Étrusques, il est plausible de corréler l'émergence de leur civilisation avec celle des contacts commerciaux et culturels avérés qu'ils ont eu avec les civilisation grecque, phénicienne, et également proto-italiques.
Pour la civilisation étrusque, l'élément chronologique post-villanovien allant de la fin du , jusqu'au début du , on peut envisager la terminologie historiographique et chrono-culturelle de 
Au terme du , la civilisation étrusque procède d'une fédération de peuples et de cités ayant une même identité ethnique et culturelle. Celle-ci se manifeste sous la forme d'une nation totalement constituée. Par ailleurs, au tournant du et du , et en raison des nombreuses implantations au voisinage des littoraux maritimes tyrrhéniens de cités telles que , , ou encore , selon lequel la nation étrusque relève d'abord et avant tout d'une forme d'état "thalassocratique".
Aux environs de -700, le peuple étrusque est marqué par une acquisition historique et culturelle d'importance. Les Étrusques acquièrent un système d'écriture, lequel demeurait jusqu'à cette période totalement absent au sein de leur domaine d'érudition. Les plus anciennes inscriptions en langue étrusque mises au jour témoignent de cette assimilation. L'analyse linguistique de ces dernières, montrent que ces occurrences épigraphiques procèdent d'un déterminant alphabétique alphabet chalcidien.
Au cours de la première moitié du , le cadre historique et événementiel des Étrusques se détermine essentiellement au travers de leur expansion territoriale et politique au sein de la plaine padane, au Nord, et des aires géographiques septentrionales de la Campanie, du Latium, et de l'Ombrie, au Sud. Outre la confédération des cités-états étrusques fondée dans le courant du , la civilisation étrusque s'étend donc à deux nouveaux territoires : la dodécapole padane et la dodécapole méridionale. Les Étrusques fondent ainsi telles que , , , dans la partie étrusco-méridionale et métropoles telles que , Cesena, Felsina, Forcello di Bagnolo San Vito et , dans la partie étrusco-padane. En parallèle de cet élément et au cours de cette même période, le pouvoir politique étrusque semble entretenir et cultiver des relations diplomatiques tempérées, voire sereines avec ses proche voisins romains et italo-grecs, lesquelles sont sous-tendues par des échanges commerciaux et culturels pérennes et intensifs.
En -578, Servius Publius Tullius , fils du commerçant étrusque "Publius" et d'une esclave servante de l'épouse de Tarquin l'Ancien et originaire de , succède à ce dernier pour endosser le plus haut statut hiérarchique de Rome. Celui-ci demeure sur le trône environ , où il mène une politique de grand travaux et de réformes institutionnelles. L'administration de Servius Tullius marque profondément Rome et insuffle à cette dernière une croissance à la fois démographique, économique et urbanistique. Le règne du roi de Rome se conclut en -535 par son assassinat, perpétré par son propre neveu, Tarquin le Superbe
En -534, après avoir fomenté l'assassinat de Servius Tullius /, puis un coup d'état au cœur du sénat romain visant à éloigner, voire éliminer les hiérarques partisans de ce dernier, Tarquin le Superbe accède à la magistrature monarchique suprême de Rome.
Sur la scène internationale (Europe et bassin méditerranéen), l'apogée de la civilisation étrusque se situe probablement entre 600 et 350 av. J-C. La période archaïque étrusque (environ ( - ), en est le point d'orgue. Toutefois, l'Étrurie se trouve, au début de cette époque (le , en proie à de divers conflits territoriaux et géopolitiques. 
Tout d'abord en Italie, et plus particulièrement, dans la région du Latium. La chute des Tarquins, à Rome, provoque une succession de guerres entre certaines des villes étrusques méridionales (Tarquinia, Véiès, Cerveteri) et la cité. Rome est ainsi la première à se libérer de la domination étrusque en chassant Tarquin le Superbe vers -509 ; puis les Latins dans leur ensemble s'en libérèrent avec l'aide d'Aristodème de Cumes à la bataille d'Aricie en -506. À l'orée du , le différent opposant les deux puissances italiennes se conclut, quoique provisoirement, sur un , pour enfin se solder sur une après la bataille du lac Régille, étendue d'eau proche de Tusculum. Cette trêve aboutie à la ratification d'un traité d'alliance, entre Véiès et Rome, le «  », en 493.
Le second front des opérations belligérantes de l'Étrurie, se situe au sein de sa thalassocratie. En effet, en -535, les Étrusques, alliés aux Carthaginois (certains historiens emploient à ce propos l'expression de « Confédération étrusco-carthaginoise »), remportent la bataille navale d'Alalia (Aléria) au large de la Corse, contre les Phocéens de Massalia, soit la colonie grecque de l'antique Marseille, dans la lutte qui les oppose pour le contrôle de la Méditerranée occidentale. L'arrêt de l'expansion étrusque commence à la fin du même siècle, puis vient le déclin durant le .
À l'époque classique, la situation géostratégique et politique des cités étrusques va en s'aggravant : celles-ci doivent faire faire face à différentes.
Le front de conflit imparti aux étrusques se situe au Sud de la péninsule italienne, les têtes de pont étrusques restent ainsi isolées en Campanie, s'affaiblissent après la défaite navale de Cumes en -474, et sont définitivement perdues en -423 lors de la conquête de Capoue par les Samnites. Concernant la chute de la ville capouane en , l'historien et étruscologue Dominique Briquel résume ainsi ce que devint la position géostratégique étrusque en Campanie : 
Le front militaire se déroule ensuite au cœur du conflit les opposant à Rome. En -396, Rome, sous la bannière du dictateur et général en chef des garnisons romaines, Marcus Furius Camillus (), conquiert Véies, étendant ainsi son influence sur toute l'Étrurie méridionale. Durant plus de deux siècles, à l'initiative tantôt de l'une tantôt de l'autre de leurs cités, les Étrusques luttent contre l'expansion romaine. L'auteur livien fait ainsi part de sa propre vision décrivant la scène de la prise de :
Enfin, entre , le front militaire aux marges septentrionales de l'Étrurie. À cette époque, les tribus celtes, unifiées sous la bannière du chef de guerre sénon Brennos, migrent vers le Sud afin d'accroître leur richesse et leur puissance politique au sein de l'Europe du second Âge du fer. Dans les faits, au début du , l'invasion celte, en grande partie formées de troupes boïennes et sénonnes, et prenant la forme d'une véritable expédition militaire, engendre la destruction des cités étrusques de la plaine du Pô, telles que et Forcello. Ce fait invasif, précise le celtologue et historien Venceslas Kruta s'interprètent de la manière suivante :
À la fin du les Étrusques subissent de nouveau de lourdes pertes . Concrètement, sur le front avec Rome, entre , face à des troupes d'élite hoplitiques, les armées étrusques marquent un net retrait. À cet effet, en , pendant la bataille du lac Vadimon, près de Bolsena (à l'endroit précis du site de ), l'ost romain, emmené par le consul, dictateur et général Fabius Maximus (), fait ployer la coalition des cités étrusques du Latium. La chute de la prestigieuse cité volsinienne devient imminente et n'est plus qu'une question d'années : en cela, et concernant ce dernier conflit opposant les deux grandes puissances italiennes antagonistes, l'historien Pierre Gros confirme ainsi la fragilité des positions cités d'Étrurie pour cette fin du : 
À partir de l'époque hellénistique, les peuples d'Étrurie, qui ont déjà connu de multiples revers militaires et géopolitiques lors de la période précédente, sont en proie à un déclin à la fois culturel, économique et géostratégique inexorable. Ce déclin se révèle au travers de de défaites successives et sans équivoque. Ainsi, selon Jean-Marc Irollo :
Au cours de la troisième guerre samnite, en 295, bien que coalisés avec la population d'Ombrie, les Gaulois cisalpins et les Samnites, les Étrusques sont vaincus à la bataille de Sentinum. Lors de ce conflit, qui vit les Ombriens et les Étrusques unis, et malgré la perte de leur général romain, le consul Decius Mus, les légions romaines, alors proches de , lancent une contre-offensive qui se révèle victorieuse. Ces dernières prennent d'assaut la ville toscane et, au terme de cette manœuvre militaire, la cité d'Étrurie est mise sous blocus, puis ravagée. 
L'année qui suit, en , c'est au tour de de tomber aux mains des légions romaines sous les ordres du dictateur Valerius Maximus. Un témoignage, aux travers des écrits de Tite-Live laisse apparaître le déroulement de ce mouvement d'infanterie vers et la mise en déroute des armées étrusques : 
Malgré la débâcle subie par l'armée étrusque, un dernier sursaut survient en , lors d'une offensive des armées romaines commandées, à l'époque, par Lucius Metellus. Ces dernières sont battues sans équivoque au bas de la citadelle fortifiée d'.
Cette période sombre de l'histoire étrusque trouve son épilogue lors de l'expédition de Pyrrhus en Italie, en réponse à l'appel de la cité grecque de Tarente. Le roi d'Épire, sous une politique faite de traités et d'alliances multiples avec les cités d'Étrurie, gréco-italiotes et italiques, vient secourir Tarente. Cette manœuvre éveille l'espoir des populations de et de de se soustraire à la main-mise romaine. Toutefois, le cours des événements ne s'oriente pas dans cette direction : , quoique victorieux des troupes romaines à , en Lucanie, ne parvient pas à relier les deux cités étrusques. Ces dernières, prises en étau, se voient contraintes d'abdiquer face à la puissance romaine et, , valident un traité d'alliance avec le pouvoir romain. De surcroît, cette "paix", est défavorable pour Vulci et Volsinies. En , Pyrrhus et ses hordes opposées aux légions romaines, et après avoir conclues sur une victoire relativement indécise la bataille d'Ausculum, se replient plus aux Sud. Le grand souverain d'Épire, toujours appuyé, entre autres, par les villes étrusques revient à nouveau à la charge en où il est définitivement battu par les Romains. À partir de cet événement, le dernier obstacle venu d'Épire écarté, Rome a désormais les mains libres pour conquérir l'Étrurie. 
Rome poursuivit alors son œuvre de soumission et d'intégration de l'Étrurie dans son empire.
Tour à tour, entre les cités étrusques de Vulci, Cerveteri, Pyrgi, Arezzo, Orvieto et les autres sont colonisées, annexées, puis, , romanisées.
Point d'orgue de ce processus, en 264, un événement sans précédent dans leur histoire, Rome s'empare de la capitale religieuse et politique des peuples étrusques, . Ainsi que le révèle l'étruscologue Jean-Marc Irollo pour cet événement (la chute de Velzna), en ce lieu et à cette date précis et des conséquences qu'il a engendrées : 
En cette même année, , la cité de , avant poste des Étrusques, bascule dans le giron romain. La ville, traditionnelle alliée de l'Étrurie, effectue une tentative de rébellion vis-à-vis de Rome en . Cette ultime tentative de soulèvement avorte face à la pression militaire romaine.
Pendant les quatre décennies suivantes, Rome accélère sa politique de grands travaux visant à mailler l'ensemble des territoires italiens conquis : la globalité des terres étrusques sont dotées, à la fin des , de routes d'acheminement civiles et commerciales construites par les ouvriers (en général également soldats). Ainsi des tracés d'importance tels que la via Flaminia, épousant une ligne qui relie les côtes de l'Adriatique à celles de la mer Tyrrhénienne sur un axe sud-ouest/nord-est, et la via Cassia, se développant sur tracé d'axe nord-sud, et partant approximativement de , pour rejoindre . 
Au cours du printemps de l'an 217, en pleine guerre punique, après avoir traversé le Sud de la Gaule et le massif alpin, les troupes carthaginoises, conduites par Hannibal (), débouchent en Étrurie, où elles se livrent à des ravages pour provoquer l'armée romaine au combat. Après la bataille du lac Trasimène, où les Romains subissent une défaite écrasante, contrairement aux Gaulois, qui se rallient avec enthousiasme à Hannibal, seuls quelques Étrusques rejoignent les forces carthaginoises.
À la fin de la deuxième Guerre punique les populations d'Étrurie, bien que à leurs leurs mœurs et leurs , apparaissent de plus en plus romanisées: en -205, alors que le consul Publius Cornelius Scipio (), après s'être emparé de Locres, prépare et engage son expédition en Afrique, il reçoit l'aide, probablement forcée, des Étrusques, tant en termes de vivres, qu'en terme d'équipements et de navires de guerre. Ces faits tendent par conséquent à confirmer que les Étrusques, quoique encore attachés à splendeur et leur total autonomie passée, subissent une lente et irréversible intégration au sein de la puissance romaine.
La période allant de est empreinte d'un relatif appaisement pour les populations d'Étrurie. Quelques métropoles étrusques, telles que , , affichent même une réelle tant sur le plan économique, que sous l'aspect démographique. Les époques se succédant, la trame historique étrusque était, selon les haruspices, arrivée à une "charnière". Ainsi que l'explique Jean-Marc Irollo :
 
En quelques décennies, entre , alors amputées de leur centre le plus symbolique, les populations étrusques sont totalement assujetties à Rome et incluses, par des traités spécifiques. Néanmoins, la "pacification" des peuples d'Étrurie, mais également ceux de l'Ombrie, du , de la Campanie, ou encore ceux de la Cisalpine, qui ne bénéficiaient pas encore du statut de citoyens romains, et n'était alors que des . Conséquences de l'assassinat du tribun plébéien et partisan de la Marcus Livius Drusus, les tensions dans les territoires sous férule romaine, suscitées par ce droit non-octroyé aux populations d'Italie, annexées et rattachées Rome, sont telles qu'en un conflit social éclate entre celles-ci et le pouvoir romain. Selon Jean-Marc Eychenne : 
Selon plusieurs historiens, dont Jean-Marc Irollo, il s'agit de la . Les Étrusques, parmi les « alliés » de la péninsule italienne, sont en proie à de multipes soulèvements afin d'obtenir cette reconnaissance de Rome, jusqu'à ce que la citoyenneté romaine, c'est-à-dire le statut de leur soit enfin accordée, en . À la fin de cette guerre sociale romaine l'ensemble des peuples d'Italie, dont les Étrusques, sont unifiés sous un seul et même régime juridique 
En , les Étrusques prennent fait et cause pour le consul Caius Marius opposé à la campagne politique menée par Sylla. Le choix de l'Étrurie dans ce conflit entre les deux hauts responsables politique romain entre , eut pour écho, au terme de la victoire de Sylla sur Marius, d'importantes mesures de répression de la part du légat cornélien. À cet effet, en , les populations de cités telles que , , Fiesole et subirent exécutions, confiscations matérielles, blocus économiques et proscriptions multiples. 
L'an est déterminante pour la cité étrusque de . La succession de Jules César, favorable vis-à-vis des Étrusques
, assassiné en , provoque une guerre civile entre Marc Antoine et Octave. Lucius Antonius, frère de Marc Antoine, se réfugie dans l'enceinte de la ville ombrienne. Dès lors, Pérouse subit un long siège militaire par les troupes fidèles à Octave. La ville tombe aux mains de ce dernier. Pérouse est ravagée et sa population massacrée. La ville de l'Ombrie est reconstruite quelques années plus tard, grâce à l'appui de Mécène, proche conseiller d'Octave et descendant de la famille étrusque des Cilnii.
À la fin du , les Étrusques sont totalement romanisés. Certains d'entre eux sont même en possession de postes de haute responsabilité au cœur du sénat romain. En dépit de la perte de leur autonomie politique, les Étrusques continuent à exercer par la suite une grande influence en Italie sur le plan culturel, religieux et artistique.
En , Rome, devenue le centre d'un vaste empire sous Auguste, fait de l'Étrurie la septième région impériale, sous le toponyme de ou . Au terme du règne d'Auguste, en , les haruspices annoncèrent l'achèvement du 
Pour finir, Charles Guittard analyse l'historiographie étrusco-romaine ainsi :
Les terres historiques de l'Étrurie originelle étaient délimitées par les cours des fleuves Arno (rive droite) et Tibre (rive gauche) dont les sources se situent sur les versants respectifs des monts Falterona et Fumaiolo. L'Étrurie comprenait donc la partie occidentale de l'Ombrie, la globalité de la Toscane, et l'extrémité septentrionale du Latium, jusqu'à Rome où la rive droite du Tibre, le "Trastevere" était considérée étrusque comme cela est confirmé par les termes anciens suivants : ' (autrement dit : rivage des étrusque) ou encore ' (littéralement : rive de Véies). L'expansion commerciale et politique étrusque s'étend par la suite en Campanie et dans la plaine du Pô comme le témoignent les restes archéologiques, monuments et objets d'art de tout genre.
Au , dans ses "Lettres, Pline le Jeune, ne tarit pas d'éloges sur le panorama naturel des terres historiques étrusques :
Dans sa partie septentrionale et orientale, le territoire est pourvu de contreforts et de vallées tributaires de la chaîne des Apennins, formée d'une suite d'enceintes montagneuses naturelles du Nord au Sud. Leur altitude, relativement basse, culmine à avec le mont Cimone, dans l'actuelle province de Modène, en Émilie-Romagne. Par ailleurs, le sous-sol géologique de ces massifs montagneux est riche en ressources en [[wikt:minerai|minérales]. Plus à l'ouest, en direction de l'espace central étrusco-toscan, ces derniers s'amenuisent et se révèlent sous la forme d'un prolongement vallonné riche d'une [[terre de sienne|terre siennoise]] de type [[argile|argileuse]], un matériau favorisant l'exploitation agricole et bénéficiant d'une composition essentielle à la production des [[poterie]]s étrusques tels que les buccheros : il s'agit de la région des monts du (littéralement "terre siennoises", en italien) et dont la cité-état de [[Chiusi]] en est le principal centre administratif, politique et économique.
La plaine centrale, manifestant d'une espace restreint au niveau des [[alpes|alpes Apuanes]] (massif d'où est extrait et exploité le [[marbre de Carrare]]), au Nord se développe en largeur vers le Sud-Ouest en allant rejoindre la [[arno (fleuve)|basse-vallée de l'Arno]]. La partie occidentale de cet ensemble topographique s'achemine en collines peu marquées, lesquelles sont pontuées de [[vallée|gorges et de dépression fluviales]] de tailles modestes telles que le [[Val d'Orcia]] et affluentes à l'[[Ombrone (fleuve)|Ombrone]] et à l'[[Arno (fleuve)|Arno]].
À l'extrémité Ouest de l'Étrurie, le panorama se transforme et s'étire en plaines côtières bordées par la [[mer Tyrrhénienne]], dont notamment la [[Maremme|vaste plaine maritime de la Maremme]]. En direction du Sud, les terres étrusques se prolongent en [[volcan|massifs de types volcaniques]], lesquels sont égrainés d'étendues lacustres telle que celle de [[lac de Bolsena|Bolsena]]. Les éléments [[sol (pédologie)|pédologiques rocheux]] corrélés à ces hauts-plateaux et reliefs encaissés, se manifestent essentiellement par la présence de [[tuf volcanique]], une roche qui se caractérise par l'aisance de son extraction et de son exploitation, telles que la construction d'éléments architecturaux, ou encore des ouvrages en [[bas-relief]]s. Toutefois, cette dernière présente des déterminants [[granulométrie|granulométriques]] la rendant significativement fragile et [[wikt:séccable|seccable]]. 
En outre, cette région méridionale aux paysages d'altitude que l'on dénomme la , présente une végétation riche notamment constituée de massifs forestiers de type [[feuillu|feuillus]], tels que des [[chêne|chêneraies]], ou encore des [[Fagus|hêtreraies]], essences largement utilisées et représentées au sein de l'industrie étrusque, tant en termes de matériau de combustion, qu'en termes production de poteaux de bois, de sculptures et, sous forme brute, de biens d'exportations. De cette "mane" naturelle, la métropole étrusque de [[Volsinies]], géographiquement et stratégiquement positionnée au sein de la région boisée, s'en octroie la majeure partie du marché économique.
Globalement, il est possible de visualiser un territoire s'organisant autour de 4 axes majeurs.
Dans un premier temps, on distingue deux [[longitude|lignes longitudinales]] : tout d'abord un ligne occidentale formée par les plaines côtières longeant la mer Tyrrhénienne, dont l'épicentre est approximativement déterminé par [[Roselle (Grosseto)|]] ; et dans un second temps, un vaste espace centrale de faible altitude évoluant du Nord au Sud.
D'autre part, le territoire étrusque observe et s'organise par le biais de deux axes [[latitude|latitudinaux]], lesquels coïncident et correspondent aux cours fluviaux (l'[[Arno (fleuve)|Arno]] et l'[[Ombrone (fleuve)|Ombrone]]), se développant d'Est en Ouest.
L'ensemble de ces éléments topographiques, géologiques, géographiques révèlent que le territoire étrusque historique, sans toutefois ne pas comporter quelques écueils, affiche des avantages notables tant spatiaux, que [[sol (pédologie)|pédologiques]], [[wikt:minerai|minérifères]], et hydrographiques. Les Étrusques bénéficient donc d'un domaine favorable à l'agriculture, à l'essor industriel et économique, ainsi qu'à la navigation et par conséquent commerce de produits manufacturés (en particulier au regard de ses voies fluviales et de son ouverture à un vaste espace maritime).
[[File:Italy-Villanovan-Culture-900BC.png|thumb|upright|Le territoire étrusque au cours de sa genèse.]]
La « nation étrusque » s'est formée à travers un complexe procédé d'échanges commerciaux, flux migratoires et conflits armés. Ainsi au début de , la [[Âge du fer|métallurgie du fer]] se développe dans divers centres de l'Étrurie permettant dès lors de suivre à travers les restes archéologiques son développement. Les premiers habitats se transforment d'abord en cité-états, puis petits états à base monarchique puis aristocratique ( dont l'expansion unitaire reste limitée.
L'expansion débute au , les cités plus puissantes absorbant culturellement soit par la force (Véies) soit politiquement ( Falerii, Capena, Rome (avec l'occupation de Rome au par les Tarquins, Mastarna et Porsenna), en Campanie (Capoue, Pompei et Salerne) et vers le Nord avec l'occupation de Felsina, Mantoue, Adria, Spina et la fondation de [[Marzabotto]].
Globalement, à la fin de cette époque d'expansion territoriale, l'aire géographique de l'[[Étrurie|Étrurie toscane méridionale et padane]] recouvre environ un tiers de l'Italie, soit approximativement . La carte géographique du territoire étrusque s'inscrit au sein d'un vaste ensemble de peuples de substrat ethnique significativement éloignés. Entre les frontières de ses voisins contemporains, bien que légèrement fluctuantes, les possessions territoriales étrusco-italiotes se dessinent d'Ouest en Est et du Nord au Sud entre les [[Ligures]], les [[Celtes d'Italie]], les [[Vénètes]], les [[Rhètes]], les [[Sardes]], les [[Falisques]], les [[Latins]], les [[Ombriens]], les [[Sabins]] et les [[Picéniens]] (essentiellement la tribu des [[Vestins]]).
L’[[île d'Elbe]] avait déjà été occupée au , les côtes de la Corse vers [[-540|540 ]] après la [[bataille d'Alalia]].
La domination sur les territoires au sud du Tibre cesse vers la fin du , avec les défaites d'[[Bataille d'Aricie|Aricie]] contre les Latins alliés d'[[Aristodemos Malakos]] puis de [[Bataille de Cumes|Cumes]] ([[-474|474 ]]).
[[File:Latium -5th Century map-fr.svg|right|thumb|Carte représentant les peuples étrusques et italiques au sein du Latium au cours du .]]
Les conflits avec Rome débutent au . Selon la tradition, les premières luttes concernent Véies et Fidène (guerre de 483-474 av. J.-C.), avec l'assassinat des [[Fabii]] à la [[bataille du Crémère]] ; la guerre de [[-428|428]] - [[-425|425 ]] provoque la chute de Fidène ; la guerre de [[-405|405]] - [[-396|396 ]] celle de Véies, Capena et Faleries qui signent un traité de paix, Nepet et Sutri s'allient à Rome. En [[-356|356]] - [[-356|356 ]] Tarquinia, après un conflit avec Rome, doit céder une partie de ses territoires ; en [[-353|353]] Ceres obtient la citoyenneté romaine sans suffrage.
Au terme de la [[troisième guerre samnite]], les Étrusques, alliés aux Gaulois, Samnites, Sabins et Ombriens, sont une nouvelle fois mis en échec par les Romains à [[Bataille de Sentinum|Sentinum]] ([[-295|295 ]]), obligeant en [[-294|294 ]] Volsinii, Pérouse, Arezzo et Cortona à signer une paix onéreuse.
Le dernier sursaut étrusque a lieu à partir de l'an [[-284|284 ]]. Les cités étrusques de [[Vulci]] et [[Volsinies]] s'opposent à Rome, mais elles sont contraintes d'accepter une paix très dure en [[-280|280 ]]. Après l'annexion d'une partie des terres de Vulci, Volsinies est la dernière cité étrusque encore libre. Cependant, une révolte de la plèbe locale chasse l'aristocratie de la cité, qui appelle Rome pour se rétablir. Les Romains s'emparent de la ville en [[-264|264 ]] et la détruisent. C'est la fin de l'Étrurie indépendante. Toutes les cités étrusques, en dehors de [[Caeré]], [[municipe]] "[[Citoyenneté romaine#La civitas Romana sine suffragio (citoyenneté romaine sans suffrage)|]]", et des [[colonie (Rome)|colonies]], dont [[Colonie romaine de Cosa|Cosa]], reçoivent le statut de [[Fœdus|cités alliées]] (""), les obligeant à fournir autant d'hommes qu’en demande Rome ; une partie de leurs terres est confisquée.
Au , pendant la [[Guerre sociale (Rome)|Guerre sociale]], les Étrusques ne prennent pas part à la lutte entre Rome et certains de ses alliés. Ils en retirent cependant le bénéfice lorsque Rome accorde le droit de cité à tous les Italiens. En revanche, lors de la [[première guerre civile entre Marius et Sylla]], les Étrusques choisissent le mauvais camp. Le vainqueur, [[Sylla]], se montre rancunier et châtie les villes qui avaient pris parti pour [[Caius Marius|Marius]]: En [[-81|81]] et [[-80|80 ]], il les punit en confisquant leurs biens et établit des colonies militaires à Arezzo et Fiesole.
Sous [[Auguste]] l'Étrurie devient la septième région d'Italie, et malgré une forte action de romanisation elle conserve pendant une longue période ses propres caractéristiques culturelles.
[[File:Étrurie.png|thumb|upright|Carte géographique mettant en évidence les douze [[Cité-État|cités-états étrusques]].]]
La société étrusque était en apparence organisée et sa vie politique et sociale structurée. Le [[Lucumon]] est au sommet de la hiérarchie aidé par la classe [[oligarchie|oligarchique]] des maîtres, et enfin les esclaves et les paysans.
L'Étrurie était dirigée par 12 rois dirigeant les 12 villes-états () de la confédération dodécapole de l'Étrurie : [[Véies]], [[Cerveteri|Cisra]] ([[Caere]] des [[Romains]]), [[Tarquinia]], [[Vulci]]a, [[Velzna]] déplacée à [[Volsinies|Volsinii nova]], [[Clusium]], [[Pérouse (Italie)|Perusia]], [[Cortone]], [[Arezzo|Arretium]], [[Volterra|Volaterrae]], [[Vetulonia]], [[Fiesole]]. Les lucumonies étaient unies uniquement par des liens religieux. Les villes étrusques étaient très individualistes, aucune ne dominait et il n'y avait pas de solidarité politique.
Toutefois, au travers de certains éléments archéologiques et de documents bibliographiques antiques, il est possible de matérialiser l'existence factuelle de lieux de réunion appelés [[fanum|]] au sein desquels se tenaient des assemblées démocratiques plénières (également dénommées [[centumvirs|]] à l'[[république romaine|époque républicaine]]) et formées de la totalité des 12 rois de chacune des [[Cité-État|cités-états]], on peut accréditer que les relations entre chaque sont subordonnées à des intérêts communs et stratégiques. Ces derniers manifestaient d'une certaine entente, voire d'une cohésion, à caractère politique, militaire et commercial. En revanche, selon l'historien antique Thierry Piel, 
Concrètement, l'historien romain Tite-Live ([[-59]] - [[7]]), présente l'assemblée des comme étant une organisation à parlementaire et démocratique, laquelle affiche également un caractère d'homogénéité et de cooptation multilatérale. Le propos [[tite-Live|livien]] est d'entériné le (ou ) du "Livre IV" de son œuvre historiographique romaine, le [[Ab Urbe condita libri|]], à l'image des [[forum romanum|]] (assemblées et place publiques romaines), ou encore des [[agora|]] grecques. , l'auteur latin semble apparaître l'unique personnalité littéraire, parmi ses homologues et pairs de l'antiquité grecque et romaine, à matérialiser ces (ou conseils, réunions d'assemblée) de hiérarques et de souverains étrusques tel un concept politique de type démocratique, pérenne et ordononcé.
Les [[historiographie|sources historiographiques]] antiques romaines, confrontées aux données archéologiques [[étruscologie|étruscologiques]], nous permet d'accréditer l'existence probable de . 
Cette donnée permet d'appréhender une vue d'ensemble concrète du territoire de l'Étrurie à l'apogée de son histoire. En termes politique et administratif, ces [[dodécapole étrusque|dodécapoles]] sont également dénommées "[[ligue étrusque|ligues]]" ou encore . 
Chacune d'entre elles se trouvent composées de 12 ou, en [[étrusque|dialecte étrusque]], , comme l'attestent de nombreuses tablatures épigraphiques mises au jour, telles que la [[tabula Hebana|]], par exemple. Ces dernières auraient probablement pour objet de recenser l'ensemble des seigneurs étrusques élus au sein d'un même pôle urbain. En effet, selon Tite-Live et [[Strabon]], au , les Étrusques étendent leur domination dans le nord et dans le sud de l'[[Italie]], particulièrement en [[Émilie (Italie)|Émilie]] et en Campanie, pour former deux autres régions étrusques (de style colonial, à l'époque) qui prirent le nom d'[[Étrurie padane]] et d'[[Étrurie de Campanie]]. Pour chacun de ces domaines d'extension territoriale, voire coloniale, il est possible d'évoquer et de concrétiser le terme sémantique "dodécapole".
Les douze [[Cité-État|pôles urbains étrusques]] d'importance sont présentés par ordre alphabétique selon leur appellation étrusque.
Existant sous la forme de centre proto-urbain dès le , la métropole étrusque d'Aritim ([[Arezzo#La ville étrusque|Arezzo]]) est probablement fondée selon le "rito estruriae", vers la fin du . La cité-état connaît un accroissement politique et économique au cours du et du , pour atteindre son apogée au long du . Le complexe urbain de Toscane orientale d'Aritim, se développe entre les contreforts des montagnes apenninnes médio-centrales, et la large plaine de l'[[Arno (fleuve)|Arno]]. La cité-état étrusque est en outre associée à une vaste [[nécropole]], la "Poggio del Sole" fondée .
À l'instar de ses homologues urbaines toscanes, la cité-état de Cisra ([[Cerveteri#Époque étrusque|Cerveteri]]) est fondée au dans le Latium septentrional. Elle se situe sur un large promontoire surplombant le littoral tyrrhénien. En regard de ce cadre topographique particulier, cette métropole a sans doute bénéficié d'une implantation géostratégique réfléchie dite de "[[castramétation]]". Le ville, d'une surface au sol d'environ , est ceinte d'une [[fortification]] massive de pierre de taille.
La [[lamelles de Pyrgi|lamelle "A" de Pyrgi]], une dédicace à vocation à la fois funéraire et religieuse, témoigne de l'existence probable à Cisra d'un haut personnage, un [[zilath]]
(l'équivalent d'un roi en Étrurie). Ce personnage, connu sous le patronyme de "Thepharie Velanias", ou "Thebarie Velanias" selon la traduction, aurait régné sur Cisra au . La lamelle évoque certains faits et événements historiques associés au zilath de Cisra et également les circonstances relatives à sa mort
. En voici la transcription littérale, établie en langue étrusque :
Fondé au flanc du littoral tyrrhénien par des colons étrusques, le petit site portuaire de [[Gravisca]] devient dès la fin du la fenêtre maritime commerciale dont la cité de ([[Tarquinia]]) attenante est l'unique bénéficiaire, lui permettant d'exporter des marchandises telles que des buccheros, des céramiques, des éléments de vaisselle en terracotta, ou encore des artefacts de type ex-voto décorés et ornés de bas-reliefs.
Les prospections archéologiques du site de Gravisca, localisé au sein de l'actuel hameau toscan de "Porto Clementino", réalisées notamment sous l'égide de l'[[étruscologie|étruscologue]] italien [[Mario Torelli]], ont mis en évidence un vaste sanctuaire constitué d'une [[architecture grecque|infrastructure de type greco]]-[[période archaïque|archaïsante]] sur une assise et des soubassements attribués au milieu du . En outre, les différentes équipes ont relevé des [[épigraphie|inscriptions]] sur des [[cippe]]s utilisant l'[[alphabet eubéen]], prouvant également une présence grecque. Sous cet angle, l'ensemble des données recueillies permet d'appréhender une symbiose culturelle entre les différents acteurs et partenaires commerciaux présents à Gravisca : ceux de l'[[Étrurie maritime]] et ceux de la [[Grande Grèce]].
Le cadre général de la présence étrusque en [[Gaule|Gaule méditerranéenne]] aux et , et plus particulièrement en [[Languedoc]] et [[Provence]], est explicitement appréhendé par l'archéologue spécialiste de la [[gaulois (peuples)|civilisation gauloise méridionale]], [[Michel Py]] : 
[[File:Lattes - Musée Henri-Prades - Vue du site archéologique de Lattara.JPG|thumb|upright|Vue du site archéologique de [[Lattara]].]]
[[fondation (ville)|Fondé]] à l'[[âge du bronze|âge du bronze récent]] par le peuple des , gréco - [[marseille antique|massaliote]], le site antique localisé dans l'actuel [[Hérault (département)|département de l'Hérault]] connaît tour à tour l'hégémonie étrusque au , l'[[emporion]] gréco - massaliote au , l'investissement par les tribus celtes de Gaule méridionale (dont les [[Allobroges]] et les [[Segobriges]]) vers la fin du et le début du et enfin la domination romaine qui l'intègre à la [[province romaine|province]] de [[Gaule narbonnaise]]
[[File:Ibera Skribaĵo.jpg|thumb|upright|Texte épigraphique gravé sur le "plomb de [[Pech Maho]]".]]
La présence étrusque au sein du site de [[Pech Maho]], localisé dans l'actuel [[aude (département)|département de l'Aude]], se concrétise par un témoignage épigraphique sous forme d'un petit objet de métal corrodé et d'aspect cylindrique résultant de l'enroulement d'une [[tablette à écrire|tablette]]. Il s'agit d'un "plomb" dénommé le . Les textes gravés sur l'artefact procèdent simultanément d'un [[ionien (dialecte)| scriptural ionien]] et d'un [[caractère (typographie)|cursus typographique]] [[étrusque|étrusques]].
En outre, les analyses conjuguées de spécialistes en [[philologie classique|linguistique antique]], tels [[Michel Lejeune (linguiste)|Michel Lejeune]], [[Mauro Cristofani]] et Yves Sollier, tendent à confirmer que ledit "plomb" est le résultat d'un accord de type commercial passé entre des marchands étrusques et gréco-italiotes. En voici la transcription :
Celle-ci se traduisant par :
D'autre part, la découverte de vestiges d'habitat, d'assises de [[fortifications étrusques]] et d'un chariot d'attelage révèle que Pech Maho est affecté d'un statut d'emporion subordonné au territoire de la thalassocratie étrusque. Enfin, l'expertise chronologique atteste que le site de Pech Maho fait l'objet , à la fois culturel et politique, au cours du et du ([[période archaïque étrusque|période archaïque]]).
Attestée, mais de manière ponctuelle, la présence étrusque sur le site de [[Luna (Étrurie)|Luna]] en [[Ligurie]] s'avère effective dès la [[période archaïque étrusque|période archaïque]]. Les prospections archéologiques, entreprises notamment sous l'égide de l'École suédoise de Rome, ont mis en évidence d'importantes infrastructures d'habitat à caractère étrusque. Ces mêmes investigations et [[sondage (exploration)|sondages]] ont permis de relever l'existence d'un imposant sanctuaire présentant une architecture typiquement étrusque. 
Les explorations stratigraphiques du [[stratigraphie|sous-sol]] de Luna révèlent que certaines des [[carrière (géologie)|carrières]] pourvoyeuses d'un matériau essentiellement utilisé dans le domaine de la sculpture, le , "marbre de [[Luni]]", sont exploitées par les colons étrusques à partir du .
Les récentes découvertes archéologiques attestent un [[comptoir]] commercial et colonial étrusque au sein de l'actuelle commune d'[[Aléria]], laquelle est localisée dans le département de [[Haute-Corse]] . Il s'agit d'un comptoir conquis par les Étrusques au début du , jusqu'aux environs de [[-540]] - [[535]], période à laquelle fut livrée la [[bataille d'Alalia]] près des [[Haute-Corse|côtes du littoral haut-corse]], confrontation navale opposant les [[flotte étrusque|navires de guerre étrusques]] et la [[flotte carthaginoise]] aux [[Phocée|Phocéens]], qui subirent une lourde défaite. 
Ce conflit sur les flots tyrrhéniens se présente comme étant le point d'orgue de tensions diplomatiques entre les nations étrusques et grecques débutées au cours du . Cette crise résulte probablement d'une volonté sans équivoque venant des [[ligue étrusque|instances politiques étrusques]] de contrôler les îles et littoraux tyrrhéniens, afin de conforter leurs positions économiques au sein de cette zone géographique. 
, la mainmise étrusque en [[mer Tyrrhénienne]] vient concurrencer une [[koinè|]] commerciale grecque préexistente et relativement préétablie sur le pourtour nord-occidental de la [[mer Méditerranée|Méditerranée]]. Les deux peuples se disputent cette zone géographique au travers de l'établissement de [[comptoir]]s coloniaux tels que [[Alalia (Aleria)|]].
La thallassocratie étrusque au sein des terres de l'[[île d'Elbe]] se matérialise notamment au travers de l'exploitation du sous-sol, riche en [[fer|minerai de fer]]. À cet effet, les analyses de terrain produites au , mettent en avant l'existence de [[mine (gisement)|zones d'extractions minérifères]], dont la datation et les différents artefacts découverts en lieu et place, ont permis d'attester une implantation étrusques effective. Il est possible de corréler cette donnée à une aire de production et d'exportation étrusque d'importance au cours de la [[âge du fer| phase de l'âge du fer]].
De surcroît, et relativement à cette même période, la [[géostratégie|physionomie géostratégique]] en mer Méditerranée nord-occidentale, semble indiquer que l'[[île d'Elbe]] a valeur de entre l'[[Étrurie maritime|Étrurie dite "maritime"]] et les principales terres insulaires de cette zone. De fait, la situation géographique de l'[[île d'Elbe]], lui confère un statut de nœud névragique. Les routes commerciales d'importance sillonnant l'espace maritime tyrrhénien, dont les principaux acteurs et bénéficiaires sont Carthage, la [[Grande Grèce]], Rome et la [[Phénicie]], apparaissent toutes sécantes en ce point géographique précis. Par conséquent, au sein de l'[[étrurie maritime|Étrurie tyrrhénienne]], l'île d'Elbe pourrait donc constituer un véritable enjeu géostratégique.
À cet égard, et dans le cadre de la prééminence maritime de l'Étrurie, l'île d'Elbe fait simultanément figure de plaque tournante des exportations étrusques, et d'emporion.
Selon [[Caton l'Ancien]] ([[-234]] - [[-149]]), l'ensemble de la péninsule italienne avait factuellement été soumise à la prééminence militaire des Étrusques. Tite-Live, est venu renforcer ce constat en argumentant au moyen de la thèse historiographique suivante :
Les vestiges des cités-états d'Étrurie témoignent de moyens et de dispositifs techniques élaborés. Les archéologues ont clairement établi que ces ruines sont le fruit d'une [[architecture étrusque|culture architecturale urbanistique]] efficace et novatrice. De manière incidente, les [[construction|procédés d'édification]] étrusques sont mis au service d'une [[poliorcétique|logistique défensive]] solide et efficiente, dont la [[poliorcétique|science tactique]] est reconnue jusque dans les [[celtes|territoires celtiques]] [[alpes|outre-alpins]] dès le .
[[File:Mura etrusche Roselle 2.JPG|thumb|upright=0.6|Ici : Les [[calcaire|blocs en pierre calcaire]] de type [[mur cyclopéen|cyclopéen]].]]
Dans ce cadre, le [[architecture étrusque|fait architectural étrusque]] imprime une "rémanence" significative au sein des [[fortification|infrastructures]] associées au domaine de la [[poliorcétique]].
La tradition guerrière étrusque, à l'appui de découvertes archéologiques, se manifeste dès la période villanovienne. L'exhumation de sépultures, datant de cette époque et de celles qui lui sont ultérieures, ont mis en évidence de nombreuses [[mobilier funéraire|preuves matérielles]] attestant de la culture guerrière des peuples d'Étrurie. Ainsi, les chercheurs ont fréquemment trouvé, dans l'enceinte de ces tombes villanoviennes, des restes incinérés de soldats. Ces cendres sont, dans la plupart des cas, déposées dans des [[urne biconique|urnes biconiques]], elles-mêmes recouvertes d'un casque. Ces [[casque|pièces d'armure]] sont confectionnées en bronze ou en terre cuite. Selon Jean-Marc Irollo, cette [[rite funéraire étrusque|caractéristique funéraire]] apparaît comme un : .
Pour l'époque villanovienne, et en particulier dans les sépultures de [[Véies|]] et de [[Tarquinia|]], les archéologues ont exhumé une grande quantité d'armement défensif et offensif. L'équipement défensif se compose notamment d'un « casque à [[cimier|crète]] » (également dénommé ) et d'un [[bouclier (arme)|bouclier]], de forme ronde, s'apparentant au [[clipeus|]] romain et généralement ouvragé en bois . À ceci, il faut également ajouter un [[cardiophylax|]] (genre de d'origine [[picéniens|picéno]]-grecque), en bronze et maintenu au moyen de lanières en cuir et des [[cnémide]]s, ou [[jambière]]s, complétant ainsi la [[armure (équipement)|panoplie défensive étrusque]].
L'équipement offensif est, quant à lui, constitué d'une épée, plutôt courte et s'apparentant parfois à un "" (sorte de [[glaive]]). Les fantassins étrusques font également usage de lances.
Postérieurement, l'armure étrusque évolue vers un type [[hoplite|hoplitique]]. La [[tombe d'Isis]], exhumée aux alentours de [[vulci|]], est l'un des exemples les plus frappants de cette évolution. Dans [[tombe d'Iside|cette sépulture]], datée de la fin du ([[-520|]]), a été retrouvé un [[hoplite|matériel hoplitique]] quasiment complet. À sa découverte, en [[1852|]], par [[Lucien Bonaparte]], la tombe comporte un bouclier rond, des [[cnémide|]], un casque, une épée, une pointe de lance, un [[ceinturon]] . En outre, sur le territoire recouvrant l'Étrurie, les découvertes d'artefacts, tels que des statuettes en bronze figurant des soldats [[armement antique|en armes]], mettent en évidence, de manière certaine, l'adoption du [[hoplite|chargement hoplitique]] par les troupes d'infanterie étrusques : ces statuettes à caractère votif montrent des guerriers munis d'une [[cuirasse|armure]] , d'un [[linothorax]], d'un casque calotté pourvu de [[paragnathide]]s (sorte d'oreillons ou protèges-oreilles) et d'un [[clipeus|]]. Pour exemple concret, le [[Mars de Todi]] (début du ), ou encore le matériel exhumé à [[Mont Falterona|Falterona]] (près d'[[arezzo|]]), indiquent clairement le recours à ce [[hoplite|type d'équipement guerrier]]. À ce titre, et concernant cette mutation de l'armement étrusque à partir de la [[époque classique étrusque|période classique]] (), Jean-Marc Irollo rappelle que :
Les Étrusques adoptent, dès l'époque archaïque, la [[tactique militaire|formation]] dite « [[phalange (Antiquité)|en phalange]] ». Ce type de formation, héritée des grecs, repose sur un déploiement de fantassins en rangs serrés (les soldats évoluent quasiment bouclier contre bouclier) : 
L'[[orientalisme scientifique|orientaliste]] et membre de l'[[Académie des inscriptions et belles-lettres]] souligne ce phénomène d'appropriation des combattants d'Étrurie : 
D'autre part, les armées étrusques, à l'instar de celles des Romains et de d'autres peuples italiques, possèdent différents types d'unités : les unités dites « lourdes » (généralement celles qui constituent les phalanges), composées d'hoplites (en principe des hommes de rang social élevé) ; et les unités dites « légères », avec pour seule pièce d'armement défensif un [[linothorax]] en cuir. Ces troupes légères, les plus nombreuses, sont, la plupart du temps, formées de paysans , autrement dit des [[pénestes|]].
Les unités de cavalerie, bien qu'ayant subi de profondes transformation au cours de l'[[histoire militaire étrusque]], ont été, dès l'époque villanovienne, un symbole de prestige des élites nobiliaires et ce, en écho à la [[mythologie grecque]]. Ainsi, Jean-Noël Robert rappelle : 
Le [[mobilier funéraire]] des sépultures princières, régulièrement constitué, entre autres, de [[mors (équitation)|mors]], témoigne de la composition des unités de cavalerie. Ces troupes, formées de combattants à cheval, sont des unités d'élite dont les hommes bénéficient du plus haut degré de statut hiérarchique et social : autrement dit, il s'agit de la aristocratique étrusque (tels que les [[zilath|]], par exemple). Hormis la présence, en [[sépulture|contexte funéraire]], de ces [[mors (équitation)|pièces d'harnachement]], d'autres artefacts, généralement des [[objet votif étrusque|]], laissent apparaître des hommes montant des chevaux et encadrant des unités d'infanterie. À cet effet, la découverte d'une [[situle de la Certosa|situle]] en bronze dans une tombe princière à [[Certosa]], ornée de motifs représentant des cavaliers qui mènent des colonnes de fantassins, vient confirmer le rôle des élites aristocratiques au sein des armées étrusques. De même, les décorations peintes qui ornent une [[amphore]], de type « [[giuseppe Micali|Micali]] », ou encore celles d'une [[œnochoé|]] retrouvée à à proximité de [[cerveteri|]], mettent en évidence cette caractéristique propre aux colonnes de cavalerie étrusques.
Peu de [[char|chars de guerre]] ont été mis au jour sur les [[étrurie|terres d'Étrurie]]. Toutefois, le [[char de Monteleone|char dit de ]], découvert en [[1902]], sur le site de , dans la [[province de Pérouse]] en Ombrie, confirme l'emploi de ce type de [[machine de guerre]] au sein de l'[[wikt:ost|ost]] [[histoire militaire étrusque|militaire étrusque]]. D'autre part, l'analyse du véhicule permet de l'attribuer au quart du ([[-575]] / [[-550]]), autrement dit celui-ci appartient à la [[période archaïque étrusque|période archaïque]] de la [[civilisation étrusque]]. Outre sa destination guerrière, l’artefact étrusque aspecte également une [[mobilier funéraire|vocation funéraire]]. De fait, ce dernier était incorporé au sein d'une sépulture, associé à un [[alimentation en Grèce antique|]] composé de différents objets de vaissellerie et d'apparat, dont notamment des buccheros et des ouvrages artisanaux confectionnés en terracotta, auxquels sont adjoints des statuettes [[forgeron|forgées et coulées]] dans du bronze. Par conséquent, la lecture des indices archéologiques concourent à accréditer ladite sépulture au groupe typologique des [[tombe à char|tombes dites "à char"]]. Il s'agit d'un char muni de deux roues comportant chacune mesurant environ de long pour de large et de haut. Le véhicule destiné à des [[wikt:offensive|offensives promptes et massives]] observe une mise-en-œuvre artisanale d'influence [[art de la grèce antique|grecque]], hybridée d'une inspiration phénico-orientalisante. On note en particulier une représentation d'un personnage qui incarnerait probablement [[Achille]]. Par ailleurs, l'analyse de sa composition met en évidence 3 types matériaux : le [[bronze]] travaillé par [[laminage|technique de laminage]], l'[[ivoire]], ces deux derniers étant également pourvus d'[[bas-relief|éléments sculptés en bas-relief]], et le [[bois]].
Bien que cette [[machine de guerre]] se présente à maints égards comme étant l'une des œuvres les plus conséquentes et les plus notables de la [[industrie étrusque|production industrielle étrusque]], des fouilles archéologiques effectuées à la fin du et du début du au cœur du territoire étrusque ont mis en évidence la présence de quelques autres véhicules de ce type. Ces chariots, également découverts en [[sépulture|contexte funéraire]], arborent des [[art de la Grèce antique|formes plastiques gréco]]-phéniciennes identiques à celles dont est pourvu le char de Monteleone. Par ailleurs, ces derniers disposent d'un système de locomotion en tout point analogue : ils sont également dotés de , dont les [[jante (automobile)|jantes]] sont constituées de métal, comportant chacune . La lecture du [[étruscologie|étruscologique]] permet d'attester l'existence d'[[charron (métier)|ouvrage de charronnerie]] retrouvées au sein de [[tombe à char|tombes à char]] à [[vulci|]] ; [[Populonia|]] ; [[Orvieto]] ; [[véies|]] et [[caere|]].
En contre-point, au sein de la [[koiné|]] étrusque, les chars manifestent d'une représentation essentiellement sportive (c'est en particulier le cas sous le biais des [[ludi circenses|]]), et élitiste. Ce dernier trait culturel se concrétise notamment au travers du [[rite funéraire|contexte funéraire étrusque]]. L'oppulence des artéfacts composant les [[mobilier funéraire|viatiques]] des [[tombe étrusque|sépultures étrusques]] concrétisent une destination personnages de haut rang hiérarchique et/ou social.
Hormis les quelques chars extraits du sol étrusque, la documentation archéologique et littéraire ne dispose que de peu d'éléments probants qui feraient état de l'utilisation d'autres [[machine de guerre|machines de guerre]]. De surcroît, les seuls arguments réellement solides indiquant l'emploi de type de machine de guerre autres que le char, se matérialisent au travers de la et de la politique tarquinienne à Rome. À ce titre, un passage de Tite-Live met en lumière cette composante historiographique : Sous cet angle, Tite-Live pourrait suggérer un apport de la [[histoire militaire étrusque|culture militaire étrusque]] prise dans son ensemble. En parallèle, au travers de quelques citations antiques et de rares occurrences matérielles, il est possible de concrétiser au sein du [[histoire militaire étrusque|domaine militaire étrusque]] un recours tardif à des engins d'assaut et d'offensive terrestre tels que des [[tour de siège|tours de siège]]. On note cependant l'emploi fréquent de structures mobiles mettant en jeu un [[attelage]] de chevaux [[caparaçon|caparaçonnés]], dès le .
La [[thalassocratie]] en Méditerranée occidentale, et contrairement à ce que laissent entendre de nombreux textes légués par les anciens, n'était pas le seul fait des [[étrurie maritime|cités et ports maritimes étrusques]]. Par ailleurs, la [[flotte étrusque]], n'a pas pour unique objectif d'asseoir une économie pérenne, elle est également un instrument de guerre. D'après l'historien [[Jean-René Jannot]] : 
Les bateaux étrusques, à l'instar de ceux des autres peuples antiques, sont, à l'exception des [[ancre (mouillage)|ancres]] constituées de pierre, essentiellement fabriqués à partir de bois, matière périssable. Les vestiges archéologiques de ces embarcations sont par conséquent rares. Il y a trois types de données qui permettent d'attester avec certitude l'existence d'une flotte étrusque : les données écrites (textes des anciens) ; les [[iconographie étrusque|données iconographiques]] (représentations sur des vases et fresques murales) ; et enfin les données archéologiques (restes de navires). Jean-René Jannot analyse cette l'ensemble de ces données ainsi :
Les tout premiers navires tyrrhéniens, les [[monoxyle]]s, à l'époque villanovienne, sont de conception relativement simple. Il s'agit de troncs d'arbre, de chêne ou de hêtres, évidés et poncés. Leur forme est similaires à celles de barques de grande taille, quoiqu'ils possèdent, en général, une longueur n'excédant pas . Ces navires sont exempts de [[pont (bateau)|pont]], et ne possèdent pour seul [[gouvernail]] que deux imposantes [[aviron (rame)|rames]] placées à la [[poupe (bateau)|poupe]] (arrière du navire). En outre, ces embarcations commerciales, ont un aspect bombé. Leurs [[coque (bateau)|coques]] présentent une forme ovale, avec une poupe ronde et en surélévation. À contrario, la [[proue]], est basse et affecte une forme affutée. La [[voile (navire)|voilure]] se compose d'une unique toile carrée. Le [[mât (voile)|mât]], également unique, est fréquemment couronné d'un [[nid-de-pie]]. Ce type de [[gabion]] apparaît, par exemple, dans l'iconographie du [[cratère (vase)|cratère]] d'.
La flotte de guerre est constituée de bateaux aux formes longilignes et dont la taille est plus importante que celle des navires commerciaux. Ces embarcations, dévolues aux [[bataille navale|combats navals]], sont généralement munies de une ou deux rangées de rames et doublées d'une ([[bastingage]]) formée de boucliers. Par ailleurs, ces embarcations guerrières sont dotées, au niveau de la proue, d'un [[wikt:rostre|rostre]], un type d'[[éperon (marine)|éperon]] d'[[abordage]] à l'allure recourbée.
L'une des stratégies majeures adoptées par une flotte étrusque au cours de combats navals, réside dans l'. Ce mouvement tactique, groupé et concentré sur une même cible, repose sur une coordination entre chaque navire. Cette coordination est obtenue au moyen de signaux sonores et généralement effectués par le biais d'un [[lituus (instrument)|]], instrument en [[laiton]], d'aspect courbé, qui appartient à la [[cuivres (musique)|famille des cuivres]] et apparenté à la [[trompette]].
Aucun document écrit direct concernant l'agriculture étrusque ne nous est parvenu, mais l'archéologie atteste bien l'intérêt porté par les Étrusques à l'agriculture, comme en particulier la découverte d'un [[objet votif étrusque|bronze votif]], représentant un laboureur () provenant d'Étrurie septentrionale connu sous le nom « Statuette du laboureur d'Arezzo » et conservé au [[Musée national étrusque de la villa Giulia]].
Seule la comparaison avec les règles des agronomes grecs et romains et l'analyse des instruments agricoles qui ont été retrouvés lors de fouilles, soit en reproduction miniature dans les tombes étrusques, ou reproduits sur des vases (une série d’outils, de faux et surtout de charrues) nous éclairent sur la méthode de travail du paysan étrusque et nous permettent de déduire les étapes et périodes pour travailler la terre : labourage, semailles, désherbage, terre tassée autour des racines, houement, extraction des plantes malades, transport des gerbes de blé, battage, vannage, récolte des chaumes, mise en meules de la paille, brûlage des chaumes.
Leurs productions concernent les céréales mais aussi la vigne dont ils maîtrisent la greffe, pour le vin qu'ils exportent, les olives tardivement, les fibres textiles pour le lin et les toiles des navires, la viande de leur cheptel, mais leurs fruits et légumes nous sont pratiquement inconnus.
Néanmoins à [[Tarquinia]], les fouilles ont mis en évidence des restes de graines et de fruits minéralisés et carbonisés. Les espèces répertoriées appartiennent essentiellement à des plantes comestibles. Les restes carbonisés comportent des céréales, légumineuses, figues et raisin et les restes minéralisés des plantes médicinales ou utilisées en condiment comme entre autres les graines de [[pavot]], [[melon (plante)|melon]], [[persil]], [[céleri]] et [[romarin]].
À l'instar des éléments conçus dans un [[composé organique|matériau organique]] tels que le bois, les artéfacts fabriqués au moyen de [[textile|fibres textiles]] demeurent relativement peu nombreux au sein du [[étruscologie|"corpus" étruscologique]] et dans la plupart des cas on les retrouvent associés à des éléments d'armure. 
L'[[textile|activité artisanale du textile]] des étrusque relève d'une précocité et d'un développement industriel éloquents. Dans le cadre chronologique , on a ainsi estimé que les premières productions d'[[Textile|étoffes]] datent de la fin de l'[[âge du bronze|âge du bronze récent]] (c'est-à-dire au cours du et du , [[culture de Villanova|période proto-etrusco-villanovienne]]. 
Seuls, les nombreuses découvertes d'outils manufacturés à partir d'[[os]] ou non-organique , tels que les [[peson]]s, attestent de la dimension et de la portée économiques du secteur textile au sein de l'artisanat étrusque.
Les [[étruscologie|découvertes étruscologiques]] relatives à l'artisanat du textile ont permis d'appréhender le recours à deux types de [[fibre textile|matériau fibreux]] : le [[lin (textile)|lin]], à [[fibre végétale|fibre à caractère végétal]] et la [[laine]], [[liste de fibres naturelles|fibre à déterminant animal]]. Les [[fouille|investigations archéologiques]] entreprises au début des [[années 1970]] aux alentours de [[Tarquinia|]], ont mis en évidence des tissus confectionnés en [[lin (textile)|fibres de lin]] 
Le domaine économique du textile étrusque se caractérise notamment par la confection d'[[produit de luxe|objets luxueux et ostentatoires]], tels que des [[vêtement|parure]]s dont les [[trame (tissage)|trame filés]] sont affectées de . 
D'autre part, à l'image des différents produits issuent de l'[[industrie étrusque|artisanat étrusque]], les étoffes provenant des ateliers d'Étrurie se singularisent par d'importantes exportations, notamment dans les [[campanie|territoires campaniens]] d'[[falisques|occupation falisque]], à Rome.
L'artisanat du bois étrusque se manifeste essentiellement sous l'aspect de produits tels que les [[flotte étrusque|navires commerciaux et/ou militaires]] ; mais également dans la confection de [[tonneau (récipient)|tonneaux à vin]] ; les [[mobilier étrusque|atéfacts de mobilier]], tels que des [[kiné]]s, des fauteuils, des tables, des [[urne funéraire|coffres à vocation funéraire]] ou encore comme composants à la fabrication de [[trépied]]s ; d'[[bois (matériau de construction)|éléments d'édifice et d'habitat]], tels que des [[poteau]]x ; ou encore utilisés sous forme de simples rondins destinés à l'acheminement de [[pierre de taille|blocs de pierre taillée]] ; et enfin comme combustible nécessaire à l'élaboration de objets métalliques. D'autre part, les fouilles archéologiques réalisées sur le territoire étrusque ont également mis en relief l'utilisation de matériel boisé concernant la fabrication d'objets d'[[armure (équipement)|équipement de guerre]], dont notamment des [[clipeus|]] (sorte de large [[bouclier (arme)|bouclier]] aspectant une forme ronde) et de machines de guerre, dont essentiellement les chars. On admet par ailleurs que ce [[industrie étrusque|type d'industrie]] trouve son origine de manière précoce. Des indices archéologiques d'[[industrie du bois|artéfacts de nature boisée]] recueillis au cœur des [[étrurie|couches sédimentaires de l'Étrurie]] concourrent à démontrer que l'[[wikt:bûcheronnage|exploitation]] et la mise-en-œuvre de matériaux arborifères remontent à l'époque villanovienne I (autrement dit : au cours du et ).
La pauvreté du sous-sol étrusque en [[pierre de taille]] nécessaire à l'édification est contrebalancée par un savoir-faire architectural et artisanal (concernant les bas-reliefs) significatif mis en œuvre par une [[ingénierie|"ingénierie de la pierre"]] compétente. En témoignent les nombreuses voies de circulation terrestres et les techniques avant-gardistes utilisées dans l'excavation rocheuse et l'élévation architecturale, mais également la remarquable production de tombeaux et d'[[ex-voto]]s funéraires ouvragés de pierre. Sous cet angle, le travail de la pierre procède d'un réel statut d'industrie et d'un secteur économique clairement défini.
L'industrie de la pierre est fondée sur l'exploitation de [[carrière (géologie)|carrières]] présentes dans l'ensemble des terres étrusques, que ce soit en Toscane ou en Campanie, mais également dans la zone septentrionale du Latium et ponctuellement dans la plaine du Pô. De natures et de caractéristiques variées, les matériaux qui en sont extraits présentent une grande diversité d'utilisation, tant dans l'architecture, qu'en statuaire et en fabrication de produits domestiques (comme la [[vaisselle]]) ou d'outillage ([[tour de potier|tours de potier]], [[meule]]s [[aiguisage|à aiguiser]] ou à [[meule à grains|moudre le grain]]…).
Les Étrusques extraient, industrialisent et commercialisent ainsi six types principaux de [[roche]] : le [[tuf volcanique]], le [[marbre]] (et tout particulièrement le [[marbre de Carrare]]), l'[[albâtre]], la [[pietra fetida|pierre fétide]], la [[calcarénite]] et le [[grès (géologie)|grès]].
Au sein des terres étrusques, l"[[céramologie|expertise céramologique]] confirme l'importance et l'ampleur que revètent les productions d'artéfacts confectionnés à base de [[argile|terre à caractère argileuse]] [[céramique|cuite]]. De ce domaine propre à la [[céramique étrusque|manufacturation par cuisson]], la production de l'[[Impasto (poterie)|impasto]] et celle du [[bucchero|bucchero nero]] en incarnent les 2 essentielles protagonistes. L'industrie et le commerce des [[céramique étrusque|céramiques]] se révèle être l'une des pierres angulaires de l'[[industrie étrusque|économie étrusque]]. En raison de la multiplicité des contacts culturels et/ou commerciaux à l'[[âge du fer]], ce type de domaine artisanal de la [[poterie|terre cuite]], caractéristique de la production de l'Étrurie et , procède et manifeste de nombreuses influences, telles que celles de la Grande Grèce, de la [[culture campaniforme|culture post-campaniforme]] issue et spécifique aux peuples [[osques|osco]]-[[ombriens]] dont la tribu [[italiques|italique]] des [[ausones]], de la [[celtes|celtique]], mais également provenant de la culture [[wikt:Corinthe|gréco-corinthienne]].
Les [[céramique étrusque|céramiques]] se révèlent notamment par la production d'[[céramique à figures rouges|artefact ]]. Ces objets possèdent une [[pâte (céramique)|pâte]] homogène (autrement : dont la teneur de chacun des [[matériau|composants]] est répartie de manière égale), à [[granulométrie|grain fin]] et généralement de couleur beige. Ce type de produit apparaît essentiellement sous forme de [[kylix (vase)|]] (vase), d'assiette et d'œnochoé. Les ateliers de céramique étrusques manufacturent également des pièces à , principalement des [[œnochoé]]s et des [[cratère (vase)|cratères]]. Leur pâte est plutôt [[porcelaine tendre|tendre]], à [[champ chromatique|chromatique]] beige claire, parfois nuancée de rose. La méthode de fabrication s'appuie notamment sur la technique dite en "bucchero nero". Ce genre d'objet fait régulièrement l'objet de sculptures ou de motifs « par incision », procédé effectué au moyen d'une spatule incurvée
Concernant le mode de fabrication des œnochoés étrusques en bucchero découvertes à [[Tarquinia]], datant de l'époque archaïque et conservées au Musée du Louvre, l'historien Christian Villard effectue l'analyse suivante : 
L' est fabriqué dès la période villanovienne (environ ). Ce type de [[céramique]] est composée d'une [[argile]] grossière, sa surface est brillante, et elle possède une couleur variant généralement du rouge au brun. Les motifs, effectués par « incise » ou en relief, sont essentiellement géométriques, quoique parfois agrémentés de représentations d'animaux ou de personnages allégoriques.
En raison de la nature [[granulométrie|granuleuse]] plutôt grossière de l'[[argile]] mise en œuvre, la conception de ces céramiques s'opère sans [[tournage de poterie|tour de potier]]. Ce procédé, le [[tournage de poterie]], est adopté par les Étrusques grâce à l'augmentation de leurs échanges avec les colonies grecques d'Italie du Sud (les [[eubée|Eubéens]] de [[Grande Grèce]]) du sud de l'Étrurie, vers le .
L'[[industrie étrusque]] est essentiellement orientée vers une [[métallurgie|production métallurgique]] massive et ancienne. Des éléments archéologiques de contexte chrono-culturel villanovien manifestant d'un [[métallurgie|processus industriel de fonte du métal]] ont été mis au jour au sein de [[sédiment|couches sédimentaires]] de l'[[Ischia|île de ]] (bastion [[grande Grèce|chalcidien]] en face de [[Naples]]), mais également à [[Cumes]]. Ces derniers, attestés comme étant issus de l'[[étrurie|extension territoriale étrusco-villanovienne]] de l'île d' (île d'Elbe), attestent d'une phase industrielle dite de "[[produit manufacturé|produits semi-finis]]", tels que des [[lingot|lingots bruts]] à composé de [[fer|ferrique]]. De fait, le [[sous-sol (géologie)|sous-sol]] du territoire étrusque offre d'abondantes [[mine (gisement)|ressources minières]].
L'artisanat métallurgique étrusque se distingue par son acquisition remarquablement précoce de la [[réduction directe|technique par réduction directe]]. L'obtention du [[fer|fer pur]] via son substrat, le minerai de fer, est attestée dès le milieu la période villanovienne, en particulier au sein du [[monts de la Tolfa|massif de la Tolfa]], et au cours du / dans la région périphérique septentrionale de [[Populonia|]].
Outre la technique de purification des métaux par processus de [[réduction directe]], la technologie métallurgique étrusque manifeste également un statut de précurseur au sein de l'Europe antique, dans différents domaines de l'[[orfèvrerie étrusque]]. Il s'agit en particulier de procédés tels que l'[[étamage]]. 
Par ailleurs différentes découvertes mettent également en évidence la maîtrise du procédé métallurgique par[[granulation (orfèvrerie)|granulation par l'or]].
La conséquence directe de cette industrie est la construction de villes, le défrichage des campagnes, le creusement de ports et de nombreux canaux, (le [[Pô]] est navigable dans la presque totalité de son cours), et par suite le commerce principalement par voie maritime.
La [[monnaie étrusque]], longtemps et fréquemment confondue avec celles des Romains et des Grecs, se distingue, grâce au avancées effectuées au cours de la fin du , de manière plus concrète dans le domaine de la [[numismatique]]. Les inscriptions épigraphiques portées sur le [[wikt:revers|revers]] des pièces de provenance étrusque, sont des indices et des témoignages matériels permettant de les identifier. La [[frappe]] de ces épigraphies sont régulièrement réalisées au sein d'ateliers situés dans l'une des [[dodécapole étrusque|grandes métropoles étrusques]] ; notamment celles de [[volterra|]], de [[vetulonia|]], de [[talamone|]], d'[[adria|]], de [[chiusi|]] et de [[monnaie de Populonia|]]. Ces pièces géographiquement dispersées, montrent que la monnaie étrusque, par le biais de transactions commerciales, ont été diffusées sur un vaste espace recouvrant approximativement l'Europe du Sud-Ouest. Les investigations archéologiques ont mis en évidence ces pièces, issues d'ateliers de frappe étrusques, non seulement au sein du l'Étrurie, mais également en Lombardie, chez les [[celtes d'Italie]], les [[orobiens|]] de [[Côme]], en [[Gaule]] méridionale (à proximité de l'[[étang de Berre]]) et centrale, ainsi que sur les rives et les îles tyrrhéniennes, telles que la Corse (à [[Alalia (Aleria)|Alalia]]), et l'[[île de Gorgone]].
Les pièces de monnaie étrusques sont généralement constituées de bronze, d'argent ou d'or. La plupart de ces éléments numismatiques sont manufacturés après la fin du . Il existe plusieurs type d'[[avers (numismatique)|avers]], selon les époques et les cités où elles ont été émises : un visage de [[Gorgone]], encadrée de deux dauphins, pour la période ; une tète de [[zilath]] [[wikt:laurier|lauré]] pour la fin du ; un profil de [[Tinia]], de la même période ; une [[avers (numismatique)|face]] de pieuvre, datant environ de ; une série de pièces conçues en or, portant sur l'avers une tète de lion, issue d'un atelier de [[Populonia|]], et attribuée à la [[deuxième guerre punique]] ; une autre série, avec la déesse [[Minerve (mythologie)|Minerve]] sur la face et un genre d'oiseau frappé sur le revers () ; une monnaie d'[[Arezzo|]] portant le visage d'un homme d'origine africaine sur la face et la représentation d'un éléphant sur le revers () ; enfin une série, composé de bronze, avec pour avers le profil du général [[carthage|carthaginois]] [[Hannibal Barca|Hannibal]] et un éléphant sur le revers (seconde guerre punique).
[[Image:Vase plastique 02.JPG|thumb|upright|Vase plastique, groupe de [[Chiusi]]]]
L'art produit par cette civilisation est d'une grande richesse. Les Étrusques furent de très habiles artisans et eurent de grands artistes, peintres de fresques dans les tombes, comme celles de [[Tarquinia]] par exemple, sur vases, sculpteurs qui réalisèrent de véritables chefs-d'œuvre tant en bronze qu'en terre cuite. Ils furent également d'excellents joailliers, d'habiles métallurgistes. On peut voir leurs œuvres dans les grands musées italiens, comme ceux de [[Florence]], du [[Vatican]] ou de [[Volterra]].
Mais ce qui gêne l'œil pétri d'esthétique gréco-romaine « classique », c'est la liberté de déformation des corps de l'[[esthétique étrusque]] à des fins d'expressivité. L'art étrusque est un art de mouvement.
Pendant une première phase allant du , l'art étrusque s’inspire d' expressions [[Période orientalisante étrusque|orientalisantes]] avec l'importation d'objets en provenance d'[[Égypte]] et de [[Phénicie]]. Les pièces d'orfèvrerie à [[filigrane]], poussière et [[granulation (orfèvrerie)|granulation]] de fabrication locale sont inspirées de modèles étrangers . La technique du bronze se développe avec la production de trônes, sièges, boucliers, miroirs et laminé bosselée pour décoration de chars. En céramique, à côté des imitations grecques, prend corps une production originale locale : vases en [[bucchero]], en style italico - géometrique, grands vases avec support, ornés de figures de monstres et animaux.
L'architecture des habitations est caractérisée par les premières cabanes circulaires et rectangulaires que l'on trouve représentées entre autres dans les nécropoles du Latium : [[Monterozzi|Tarquinia]], [[Area archeologica di Vetulonia|Vetulonia]], [[Nécropole de Banditaccia|Cerveteri]] et [[Populonia]]. Le modèle rectangulaire plus complexe avec une toiture à double pente, avec loggia et parois externes décorées. L’architecture funéraire du voit la création de [[Culture des tombes à fosses|tombes à fosse]] à [[Tombe étrusque|caméra]] ou à [[Dromos|couloir]]. Initialement ces tombes sont de modeste dimension, puis comme à Cerveteri prennent la forme de [[tumulus]] recouvrant des tombeaux à couloir. Les chambres à thòlos dont la couverture en forme de coupole est à base de blocs ou plaques de pierre.
L'architecture « [[voûte en berceau|à voûte]] » est utilisée pour les monuments funéraires, ponts et portes comme à [[Volterra]], [[Cortone]] et [[Pérouse]]. 
Le [[temple étrusque]] parfois de type [[périptère]] (entouré de colonnes), présente une face ouverte d'accès à l'intérieur, trois côtés fermés en brique ou pierre. Son toit en bois est orné de [[feston]]s (antepagmenta), [[antéfixe]]s et statues [[ronde-bosse]] en pierre cuite peinte. Comme le montre la reconstitution d'un type de temple étrusque au musée de [[Musée national étrusque de la villa Giulia|Villa Giulia]] de Rome, son toit pouvait accueillir des statues-[[acrotère]]s des divinités.
La sculpture, caractérisée par la série de [[canope de Chiusi|canopes de Chiusi]], [[cippe]]s et le [[lion ailé de Vulci]] appartient à la [[période orientalisante étrusque]].
La structuration de la société étrusque et la multiplication des échanges font émerger de nouvelles techniques artistiques. En particulier la peinture connaît un développement spectaculaire : de la décoration des tuiles, elle obtient un statut décoratif et s'applique sur les vases et les fresques.
L'apogée de l'art étrusque se situe à la fin du avec la construction d'arches et [[cippe]] en pierre de Chiusi, les [[sarcophage]]s en terre cuite et les statuettes en bronze comme la [[Chimère d'Arezzo]]. Les plaques en pierre des frises des temples sont décorées de de motifs végétaux, géométriques, scènes fantastiques (monstres ailés) ou de la vie quotidienne : courses de chars, cavaliers, cortèges, combats et banquets. Des scène mythiques décorent les frontons.
Au les Étrusques connaissent de graves crises politiques et militaires, et leur art en subit les conséquences. La production artistique diminue, à l'exception des bronzes de [[Vulci]].
Le [[Époque classique étrusque|classique]] domine au avec les terres cuites du temple de [[Faléries]] et le bronze du [[Mars (mythologie)|Mars]] de [[Todi]]. Pendant cette période se développe la portraiture, culminant au avec le bronze de [[L'Arringatore]]. Dans la plastique en terre cuite, le portrait a un caractère plus populaire et vivace comme le témoignent les figures des sarcophages (obesus Etruscus). 
Dans la peinture et la sculpture prévalent aussi bien le goût orientalisant décoratif de la [[tombe Campana]] de Véies que l' archaïque des tombes peintes de Tarquinia ([[tombe des Taureaux]], [[Tombe des Lionnes|des Lionnes]], [[Tombe des Augures|des Augures]], [[Tombe de la Chasse et de la Pêche|de la Chasse et Pêche]]). 
Néanmoins les thèmes de la vie quotidiennes sont essentiellement étrusques (Jeux d'athlètes, spectacles de jongleurs, chasse, pêche, particularités des vêtements et du mobilier, instruments de musique, scènes de banquets parfois en compagnie de divinités et démons d'autre tombe. 
Au début du , le dynamisme de l'art s’atténue et les thèmes abordés sont désormais l'Adès et les épisodes guerriers de l'épopée italique ([[tombe François]]).
Les artistes étrusques restent inconnus à l'exception du sculpteur [[Vulca]], originaire de la ville de [[Véies]] mentionné par les auteurs classiques comme [[Pline l'Ancien]] qui cite [[Varron (écrivain)|Varron]] ou Tite-Live. Celui-ci aurait travaillé à Rome pour le dernier [[roi de Rome]] étrusque, Tarquin le Superbe, et créa pour lui une statue de [[Jupiter (mythologie)|Jupiter]] en terre cuite pour le [[temple de Jupiter capitolin]] (en latin : "Aedes Iovis Optimi Maximi Capitolini") de la colline capitoline, et probablement la statue d'[[Apollon de Véies]].
La peinture funéraire étrusque du avec une recherche de type impressionniste révèle une forte influence [[Période hellénistique étrusque|helléniste]].
Le cycle de la peinture étrusque s'achève probablement avec la [[tombe des Festons]] de [[Monterozzi]] dont le nom provient du décor uniquement orné à [[wikt:feston|festons]] de la tombe.
L'[[acculturation]] conséquente de la [[Romanisation (histoire)|romanisation]] fait disparaître le pouvoir politique des Étrusques et leur traits culturels sont assimilés par les Romains.
[[Fichier:TranscCippe.jpg|vignette|Transcription du texte du "[[cippo perugino]]"]]
La langue étrusque n'a jusqu'à présent pas pu être rattachée de façon satisfaisante à un groupe identifié, et a pu ainsi être classée comme appartenant à un groupe pré-indo-européen ou proto-indo-européen : on aurait plutôt tendance à dire aujourd'hui que l'étrusque n'appartient pas au groupe des [[langues indo-européennes]]. Depuis le , il existe une théorie qui propose de l'apparenter au [[rhétique]], un idiome non-indo-européen des Alpes orientales qui présente des similitudes avec l'étrusque, mais on ne possède que trop peu de sources écrites valables pour établir de manière significative un lien concret avec la langue étrusque. Ainsi que peut être mise en relief cette ambiguïté concernant le dialecte étrusque, l'historien et linguiste Gilles Van Heems affirme :
Il existe un "corpus", soit un ensemble d'inscriptions en langue étrusque conservées jusqu'à ce jour, dûment répertoriées et provenant pour la plupart d'entre elles de Campanie, du Latium, de Falerii et Faliscus, [[Véies]], "[[Cerveteri|Caeré]]", [[Tarquinia]] et alentours, mais aussi d'endroits plus éloignés, hors de l'Étrurie, et avec lesquels celle-ci entretenait d'étroits rapports diplomatiques ou commerciaux : ce qui deviendra à l'époque romaine la "Gallia Narbonensis" (la "[[Gaule narbonnaise|Narbonnaise]]"), mais aussi la Corse, la Sardaigne et l'[[Afrique du Nord]] où Carthage était souveraine.
La seule langue attestée avec laquelle on ait trouvé une parenté avec l'étrusque est celle qui fut parlée dans l'île de [[Lemnos]], avant l'invasion [[Athènes|athénienne]] (), où des stèles ont été trouvées, comportant des inscriptions rédigées dans une langue proche de celle utilisée par les Étrusques.
Ces différentes approches au niveau linguistique, nous laisseraient supposer un postulat d'antériorité de la présence des Étrusques dans l'Europe du Sud par rapport à celle des celto-italiques; en regard de ces derniers, les Étrusques étaient donc indigènes à l'Italie et se seraient par la suite "celto-italisés" dans leur langue d'origine par le biais du commerce et du contact culturel.
L' archéologique [[épigraphie|scriptural]] étrusque est également riche d'une documentation matérielle dite "[[ex-voto]]". En témoigne l'[[épigraphie]] de [[langue étrusque|syntaxe étruscophone]] accompagnant l'artéfact [[statue|statutiforme]] surnommé "[[L'Arringatore|]]", lequel a été mis au jour en [[1556]], sur un site localisé dans l'agglomération de [[Pérouse]], en Ombrie. Cette inscription met en évidence le prééminence encore vive du pouvoir politique des Romains de substrat ethnique étrusque à la fin du millénaire . En l'occurrence, l'épigraphie de "l'Orateur" est une dédicace consacrée à un [[magistrat romain|]] [[cursus honorum|]], dont voici la lecture la plus récente :
Par le biais d'une analyse linguistique de cette inscription simultanément honorifique et votive, les deux premiers éléments syntaxiques figureraient le sujet du dédicace, et par conséquent, le patronyme du hiérarche dont la statue a été érigé. En l'occurrence, il s'agirait de , c'est-à-dire : , en [[latin]]. En regard des deux éléments centraux, de la présente syntaxe étrusque, on peut également noter que lieu de son élévation pourrait très probablement se concrétiser par toponyme du [[sanctuaire|site de rituel sacré]] de « Tece Sans », soit en étrusque : .
L'[[alphabet étrusque]] est dérivé d'un [[alphabet grec]] lui-même dérivé de l'alphabet phénicien et a inspiré l'[[alphabet latin]], comme leur système de [[numération]] à base 10 simplifié fut utilisé par les Romains. Le tableau ci-dessous présente les alphabets étrusques archaïque et classique, ainsi les lettres équivalentes dans les alphabets grec et latin (quand elles existent) et la prononciation reconstituée :
La "numération étrusque" est un [[numération|système numéral]] adapté de la culture grecque [[attique]] et qui fut transmise en grande partie à la [[Culture latine|civilisation romaine]].
Leur système est à base 10, les Étrusques écrivent IIII pour 4 (comme cela subsiste sur les cadrans d'horloge). La pratique de la soustraction jusqu'à 3 chiffres est courante et ils écrivent 17 ("ci-em zathrum" : 3 ôté de 20), 18 ("esl-em zathrum" : 2 ôté de 20), 19 ("thun-em zathrum" : 1 ôté de 20).
Les nombres (jusqu'à 100) ont été retrouvés écrits sur les sarcophages pour exprimer l'âge du mort : "II +++↑" (lecture de droite à gauche) pour les 82 ans du mort sur un sarcophage du [[Musée archéologique national de Tarquinia]].
Les 6 premiers chiffres, reconnus par leur présence sur les [[dés étrusques]] (à jouer ou à divination) qui comportait les chiffres de 1 à 6 suivant leurs symboles (comme les nôtres), et qui dans la langue étrusque s'écrivaient en toutes lettres : "θu", "zal", "ci", "huθ", "maχ" et "śa" (pour 1, 2, 3, 4, 5 et 6).
Et la valeur des suivants par les opérations reportées : "mach" + "zal" = sept ; "thu" + "huth" = sept ; "ci" + "ša" = sept. 
[[Fichier:Antéfixe acheloos.jpg|vignette|Antéfixe étrusque représentant le dieu-fleuve Achéloos, avant notre ère.]]
La vie quotidienne des Étrusques était empreinte de religiosité, au point que Tite-Live a écrit qu'ils tenaient « plus que toute autre nation à l'observation des rites religieux ». Ils suivaient des rites bien précis, consignés dans les différents traités de la "Disciplina etrusca" consacrés à la divination, aux cultes de [[Synœcisme|fondation des cités]] et de consécration des sanctuaires, au monde d'outre-tombe, aux limites de la vie et au destin usant du [[bornage étrusque|bornage sacré]].
La [[mythologie]] chez les Étrusques est née de la révélation faite aux hommes par la [[nymphe]] Bégoé, ou [[Végoia]], et le [[Génius|génie]] [[Tagès]]. La première était liée à la fertilité et les rituels (consignés dans un traité) dépendaient de celle-ci. Le second passait pour être un enfant chauve, enfant-vieillard, sorti d'un sillon de la terre. Cette révélation, aux dires des anciens, a été consignée dans le corpus des livres sacrés, sous le nom de "[[Etrusca disciplina]]".
[[Fichier:CanopeChiusi.jpg|thumb|Têtes de [[canope de Chiusi]]]]
De l'[[urne-cabane]] de l'[[âge du fer]], à l'[[urne biconique]] villanovienne contemporaine, à la tombe à "ziro" intégrant le [[canope de Chiusi]] avec son couvercle anthropomorphe, puis aux sarcophages architectoniques à bas-reliefs mythologiques, qui ensuite deviennent figurés avec leurs couvercles sculptés exposant le mort voire le couple en banqueteurs, tous ces rites montrent la durée de la civilisation étrusque depuis la fin des temps préhistoriques jusqu'à la période romaine, avec l'évolution des rites passant de la crémation à l'inhumation, puis retournant à l'incinération.
(voir également les tombes à "pozzetto", les tombes à "volta" et à "" (en forme de maison) et les tombes à "tramezzo" (à cloison).
Les tombes sont le plus souvent regroupées en [[nécropole]]s.
[[Image:Banditaccia1.jpg|vignette|La "Via degli Inferi", entrée de la nécropole de Banditazccia.]]
[[Image:Tomba Ildebranda Sovana.jpg|vignette|La "Tomba Ildebranda" à Sovana.]]
La cité étrusque est dirigée à l'origine par un roi puis à partir du elle est administrée par une gouvernance de type aristocratique. La société étrusque est divisée en deux classes : [[Esclavage|esclaves]] et maîtres. Les traces archéologiques recueillies ne montrent aucune évolution au cours des siècles même si l'on peut supposer l'apparition au d'une classe moyenne composée d'artisans et de marchands travaillant pour leur propre compte. L'état était organisé seulement en apparence, la lucumonie était dirigée par des riches oligarques à qui obéissaient les esclaves et les paysans (pénestes) et la dodécapole par le "zilath" (sans pouvoir réel).
Les rois ("lucumons") et les aristocrates ("principes") se réunissent annuellement lors du "conciclium etruriae" à l'endroit sacré ([[Fanum Voltumnae]]) pour discuter des affaires militaires et politiques, et pour choisir également un "zilath mechl rasnal" (gouverneur), élu pour une année.
Les caractéristiques du pouvoir des rois étrusques sont décrites par l'historien grec [[Denys d'Halicarnasse]] dans le récit qu'il fait de la conquête de l'Étrurie par Rome, sous le règne de Tarquin l'Ancien :
Des inscriptions citent les noms de ces magistratures, « purthi », « zilath », « maru » correspondant aux [[édile (Rome antique)|édiles]], [[préteur]]s et [[questeur (Rome antique)|questeurs]] [[Rome antique|romains]]. Les magistrats constituent une catégorie de la société civile étrusque puissante et attachée à ses prérogatives et ses privilèges, délibérant dans une sorte de sénat, la seule assemblée politique de l'état étrusque. Les magistrats choisissent parmi eux les "principes" élus annuellement. Ceux-ci peuvent se substituer au roi, et, assistés d'une série de magistrats, assumer les fonctions de dirigeants. 
Les religieux jouissent d'une participation directe au gouvernement. Le peu d'informations que nous connaissons proviennent des [[Épigraphe (littérature)|épigraphes]].
De nombreuses insignes du pouvoir du roi étrusque sont adoptées par l'état romain afin de designer le pouvoir des magistrats supérieurs, consuls et prêteurs : la couronne d'ivoire, le sceptre orné de l'aigle, la tunique et le manteau en pourpre brodé d'or. Les licteurs, à l'origine gardes du corps du roi, portent sur l'épaule l'insigne de son pouvoir de châtiment, le [[Fasces|faisceau]] : chaque roi de la ligue étrusque en possède un. Le roi fonde son pouvoir politique sur une classe aristocratique de riches propriétaires terriens qui font cultiver leurs terres par des serfs privés de tout droit politique.
Aux yeux des grecs, deux aspects caractérisent la société étrusque : le rôle de la femme qui contrairement à la Grèce participe activement à la vie sociale et le luxe exubérant du mode de vie des classes dirigeantes fortement conditionné par l'importance du [[banquet étrusque|banquet]] et la liberté des mœurs.
Les défunts sont souvent représentés sur les couvercles des sarcophages comme s'ils participaient au [[alimentation en Grèce antique|]], étendus sur le caractéristique [[triclinium|lit triclinaire]] adopté par la suite par l'élite romaine.
La famille étrusque est composée du père et de la mère vivant souvent avec les enfants et les neveux. Cette structure est reproduite dans le placement des lits et des chambres dans les tombes. Certains degrés de parentés nous sont connus grâce aux inscriptions reportées dans les tombeaux : "papa" (grand-père), "ati nacna" (grand-mère), "clan" (fils), "sec" (fille), "tusurhtir" (époux), "puia" (épouse), "ruva" (frère) et "papacs" (neveu)
[[Fichier:Velcha.jpg|vignette|"Vélia Spurinna" (fresque de la "[[Tomba dell'Orco]])".]]
La femme étrusque jouit sans doute d'une considération et d'une liberté plus grande que chez les peuples avoisinants et participait à l'intense activité de la société. Elle « sort » souvent « sans rougir, pour être exposée au regard des hommes », participe aux cérémonies publiques, aux danses, concerts, jeux ; elle préside même parfois à partir d'une estrade appropriée. Parée de tous ses bijoux elle participe aux banquets allongée sur le même [[klinai]] que son mari et assiste aux [[Ludi|jeux étrusques]] et aux spectacles. Ce fait scandalise les [[Rome antique|Romains]] pour qui "etrusca" était synonyme de "prostituée" (décriée également par les Grecs dans la [[Truphé étrusque]]).
Des écrits historiques rapportent des faits impliquant des femmes comme [[Tanaquil]], [[Vélia Spurinna]] et d'autres qui ont des rôles protagonistes.
La mère, avec le père, transmet son nom aux enfants (surtout parmi la classe la plus élevée de la société). Sur les épigraphes le nom de la femme est précédé par le prénom (son nom personnel) comme affirmation de sa propre individualité au sein du groupe familial. Elle possède des biens en son nom en effet les noms propres de femme sont fréquemment gravés sur le vaisselier et les fresques funéraires (Ati, Culni, Fasti, Larthia, Ramtha, Tanaquil, Veilia, Velia, Velka).
[[Image:Piacenza Bronzeleber.jpg|vignette|Le "Foie de Plaisance".]]
[[Image:Utero votivo etrusco.JPG|vignette|Utérus votif étrusque retrouvé au sanctuaire de [[Tessennano]] près de Vulci.]]
La médecine étrusque a probablement reçu des apports Hellènes avec [[Hippocrate]] et de la [[Grande Grèce]] avec [[Alcméon de Crotone]].
La littérature grecque et latine ([[Hésiode]] ([[Théogonie (Hésiode)|Théogonie]]) ; [[Théophraste]] ([[Historia plantarum]]) ; [[Pline l'Ancien]] ([[Historia naturalis]]) ; [[Varron (écrivain)|Varron]] ([[De re rustica]]) ; [[Pline le Jeune]] ([[Lettres (Pline)|Lettres]]) et [[Diodore de Sicile]] font peu état de la médecine étrusque néanmoins, les restes archéologiques et ex voto permettent d'affirmer que celle-ci tenait une place importante dans la société.
Cette médecine était de type [[Théurgie|théurgique]] et de nombreuses divinités étaient invoquées comme [[Tinia]], [[Uni]], [[Laran]], [[Menrva]], [[Turan (déesse)|Turan]]. Les fouilles archéologiques ont mis au jour des sanctuaires où l'on a trouvé des reproductions anatomiques et les [[étruscologue]]s en ont déduit que les « fidèles » sollicitaient en échange d'offrandes la guérison de la partie malade qui était reproduite soit en cire ou en plâtre et déposées au sanctuaire auprès du dieu vénéré. 
Le diagnostic de la maladie était le fruit de l'appel aux [[Oracle grec|oracles]] et aux [[prodige]]s et l'observation comme la foudre, le vol d'oiseaux, le tirage au sort de jetons ou de plaquettes l'observations de fumées et le détail des viscères d'animaux sacrifiés déterminaient aussi le traitement.
Le rituel religieux était composé de suppliques, prières, invocations, processions, sacrifices d'animaux par l'intermédiaire de l'[[haruspice]].
D'après l"'[[Etrusca disciplina]]", recueil romain des textes de référence des pratiques religieuses et [[divination étrusque|divinatoires étrusques]], la vie humaine atteignait au maximum 84 ans, divisée en douze fois sept ans et tant que l'être humain n'avait pas atteint dix fois sept ans, il pouvait conjurer le destin par des rites propitiatoires.
Les haruspices étrusques exerçaient leur art divinatoire en examinant les viscères d'animaux sacrifiés ([[mantique]]) : rate, vésicule biliaire, chœur, intestin, poumon et surtout le foie ([[hépatoscopie]]). Diverses représentations d'haruspices examinant le foie nous sont parvenues ainsi que des foies en bronze et terre cuite avec des détails anatomiques précis à partir de modèles ovins. L'haruspicine à joué probablement un rôle indirect dans la connaissance anatomique et morphologique de certains viscères
même si l'évaluation du volume, du système nerveux et de la lobation obéissait uniquement à des impératifs divinatoires.
Les temples où se pratiquaient les rites afin d'obtenir la grâce divine étaient les lieux destinés à la prière et au culte. À cet effet les fidèles apportaient des offrandes afin d'être entendus par la divinité. Les fouilles effectuées en Campanie et dans la zone etrusco-latiale comme à [[Tessennano]] ([[Viterbe]]), ont mis au jour de nombreuses terre cuites architectoniques et votives. La plus grande partie des ex voto sont de type anatomique et datent du et peuvent être mis en rapport avec la "sanatio" c'est-à-dire la demande de l'intervention divine ou encore de la "suscepto", c'est-à-dire le remerciement divin. 
Les parties anatomiques représentées sont des membres et des organes (sains ou malades?). Il y a des objets votifs représentant des organes génitaux masculins et féminins demandant la fertilité aux dieux. La connaissance de l'anatomie des Étrusques est en partie due aux haruspices qui à travers l'analyse des viscères croyaient comprendre le message divin et prévoir l'avenir. En effet, au moment du sacrifice de l'animal la croyance estimait que le dieu imprimait sur les viscères de celui-ci les informations destinées aux hommes. Il était donc indispensable de connaître la composition intérieure et les déformations de l'organe. Les représentations anatomiques sont en général approximatives.
Les Étrusques avaient une bonne connaissance de la [[médecine]] ([[anatomie]], [[chirurgie]] et [[physiologie]]). 
L'iconographie de la civilisation étrusque fait une part importante à l'anatomie humaine et la morphologie témoigne d'une connaissance de la musculature du tronc et des membres.
La quasi totalité des informations inhérentes aux connaissances médicales de cette civilisation sont le résultats d'[[hypothèse]]s et déductions sur la base des découvertes archéologiques et [[ex-voto]] anatomiques de viscères humains et d'animaux. Ceux-ci ne sont pas uniquement une caractéristique de la civilisation étrusque car ils se rattachent à une longue tradition de représentations polysplanchniques de l'antiquité gréco latine. 
Les fouilles archéologiques ont mis au jour de nombreux sanctuaires où l'on a trouvé des reproductions anatomiques (cœur, poumons, trachée, tube digestif, foie, rate, reins, pieds) attestant de connaissances dans ce domaine. Les [[étruscologue]]s en ont déduit que les « fidèles » sollicitaient en échange d'offrandes la guérison de la partie malade qui était reproduite soit en cire ou en plâtre et déposée au sanctuaire auprès du dieu vénéré.
Des auteurs antiques rapportent certaines caractéristiques de la médecine étrusque, [[Hésiode]] dans son œuvre [[Théogonie (Hésiode)|Théogonie]], rapporte que les connaissances des Étrusques relatives aux plantes médicinales proviennent de leurs aïeux, les fils de [[Circé]], [[Agrios fils d'Ulysse|Agrios]] et [[Latinus (Latium)|Latinus]]. [[Varron (écrivain)|Varron]] rapporte l'existence au [[mont Soracte]] d'un collège sacerdotal qui élaborait un médicament [[Anesthésie|anesthésiant]].
Les Étrusques connaissaient les effets bénéfiques des [[Spa (établissement)|eaux thermales]] et de leurs propriétés qu'ils employaient dans le soin de nombreuses maladies. Les sources thermales étaient des sanctuaires spécialisés et la possibilité d'accès aux eaux se faisait par étapes selon des rites appropriés comme l'achat préalable des représentations votives des parties anatomiques à soigner ([[ex-voto|ex-voto anatomique]]), leur accrochage sur les parois du temple et l'immersion dans les eaux. [[Scribonius Largus]], médecin et écrivain romain souligne l'efficacité de diverses plantes médicinales dont les [[Eau ferrugineuse|eaux ferrugineuses]] utilisées pour les soins de la [[vessie]], et de fait définies comme .
Les eaux thermales de l'Étrurie par la variété de leurs caractéristiques semblent particulièrement appropriées 
La terre d'Étrurie servait à la confection d’emplâtres.
Les étruscologues ont signalé une abondance des eaux thermales et leur utilisation à grande échelle, néanmoins seuls quelques citations de [[Strabon]] d'[[Horace]] et de [[Tibulle]], des débris de statues et ex voto témoignent de cet engouement.
D'après Théophraste, Dioscoride et Pline L'Ancien, les Étrusques étaient des experts dans la préparation de drogues. Leurs descriptions permettent d'identifier l'hellébore , la ciguë, le colchique, le millefeuille, la typhe angustifolia et latifolia. La résine de pin est utilisée en cosmétique, parfumerie et pharmacie. Le « semen tuscum » est une sorte de poudre de beauté.
La thérapie principale étrusque est probablement à base d'herbes et plantes du territoire, néanmoins, la difficulté du dosage ne permet pas de définir la limite entre remède et toxicité. 
[[Ovide]] préconisait le pour la [[cosmétique]]. Probablement l' [[épeautre]] dont la farine était utilisée pour les masques faciaux.
l'étude [[Philologie|philologique]] a mis en évidence quatre plantes principales. La [[Nepeta]], qui permet l'extraction d'une huile essentielle cicatrisante et qui stimule la circulation sanguine et la digestion. La [[menthe pouliot]], dont les fleurs aident à la digestion et l'activité du foie et dont la tradition populaire lui attribue une régularisation menstruelle et relaxante. En usage externe, elle a de propriétés [[antiseptique]]s et [[antalgique]]s. L' [[Ulex europaeus|ajonc]], plante laxative et diurétique, le « Mutuka », dont le préfixe «mut» fait penser à deux espèces le [[ciste]] et le [[thym]] enfin la «Radia», probablement la [[Ronce commune|ronce]] dont les feuilles et les fruits ont des propriétés [[Astringence|astringentes]], [[anti-inflammatoire]]s, [[diurétique]]s et servent à soigner les [[hémorragie]]s internes
Les autres plantes citées par [[Dioscoride]] comme étant utilisées par les Étrusques ont toutes une racine indo - européenne : [[Aubépine monogyne|aubépine]] (sédatif) ; [[gentiane]]; [[arum]].
À Tarquinia, les fouilles ont mis en évidence des restes de graines et de fruits minéralisés et carbonisés. Les espèces répertoriées appartiennent essentiellement à des plantes comestibles. Les restes carbonisés comportent entre autres les restes minéralisés des plantes médicinales ou utilisées en condiment comme entre autres les graines de [[pavot]], [[melon (plante)|melon]], [[persil]], [[céleri]] et [[romarin]].
[[Fichier:Louvre-Lens - Les Étrusques et la Méditerranée - 351 - Cité du Vatican, musée grégorien étrusque, inv. 13968 (Utérus) (A).JPG|vignette|Utérus]]
[[Fichier:Louvre-Lens - Les Étrusques et la Méditerranée - 352 - Cité du Vatican, musée grégorien étrusque, inv. 13945 (Plaque polyviscérale) (A).JPG|vignette|Plaque polyviscérale, ]]
En chirurgie, les Étrusques pratiquaient la [[trépanation]] crânienne et la [[prothèse dentaire]] en or comme mis en évidence sur certains restes humains et sur des terres cuites.
La [[circoncision]] était usitée et les pièces archéologiques représentant des organes anatomiques mettent en évidence de nombreux organes internes comme le [[cœur]], les [[poumon]]s, le [[foie]], ainsi que des [[utérus]] contenant étrangement à leur intérieur une petite boule qui pourrait être la plus ancienne représentation de la vie intra-utérine de l'histoire.
Parmi les pièces archéologiques trouvées lors de fouilles figurent de nombreux [[Instrument chirurgical|outils chirurgicaux]] ainsi que de nombreuses représentations dans les [[Tombe étrusque|tombes]] et les trousseaux funéraires.
Les instruments chirurgicaux trouvés sont majoritairement en bronze, parfois en fer. On distingue des outils de cautérisation à pointe (longueur environ ): ces instruments une fois chauffés étaient appliqués sur les tissus afin de cautériser les plaies et arrêter les hémorragies;
le couteau (longueur environ ) sorte de [[bistouri]] à lame arrondie pour les incisions ;
des petites pinces lisses pliées en oblique par rapport aux branches (longueur moyenne ) servant à l'extraction de corps étrangers comme les
échardes et os brisés ; les sondes, dont une extrémité est en forme d'olive et l'autre à spatule ou cuillère (longueur environ) ; la tenaille (longueur entre 30 et ) permettait entre autres l'extraction dentaire ou les corps étrangers. Le « Thumi» (longueur environ) est un instrument en bronze, une extrémité en forme de demi-lune et l'autre sous forme de poignée plate.
Néanmoins, la datation, l'origine de ces outils et leur usage ne fait pas consensus. En effet, cette instrumentation évoluée, comparable à celle des Grecs et de Romains peut être aussi bien issue d'une fabrication locale ou importés en Étrurie.
Sur les squelettes des nécropoles, les étruscologues ont retrouvé des membres fracturés, ayant fait l'objet de soins d' [[Orthopédie]], En effet ceux-ci sont recomposés et ressoudés, le patient ayant survécu pendant de nombreuses années après l'intervention.
Les Étrusques étaient d'habiles transformateurs de métaux et ont utilisé dans le cadre de l' [[odontologie]] les techniques du travail de l'or afin de créer des prothèses dentaires qui sont encore visibles aujourd'hui dans les crânes retrouvés dans les nécropoles.Deux types d’appareillages ont été retrouvés sur des maxillaires, les contentions et les ponts fixes afin de remplacer les dents absentes ou à éviter la version des dents bordant une zone édentée. Diverses pièces archéologiques sont conservées au [[Musée archéologique national (Florence)|Musée archéologique de Florence]] (Contention dite «de Chiusi» et contention dite «de Populonia»), au [[Musée archéologique national de Tarquinia|Musée archéologique de Tarquinia]].
(contention de Tarquinia datée du ), au musée universitaire de [[Gand]] (contention d’Orvieto) et au Public Museum de [[Liverpool]].
Les dents devant remplacer les manquantes étaient maintenues par des ponts en or et étaient obtenues à partir d'ivoire animal ou humain parfaitement adaptées à la mâchoire du patient. Selon Mario Tabanelli, elle dénote d'une influence phénicienne.
Les Étrusques étaient experts dans le domaine de la prévention car ils donnaient beaucoup d'importance à l'hygiène personnelle, à leur alimentation, à l'activité physique et à l'entretien de leur cadre de vie dont l'aménagement faisait partie de leur priorité œuvrant continuellement dans la [[hydraulique étrusque|bonification des marécages et le contrôle des cours d'eau]] auprès desquels étaient bâties les cités par la construction de galeries dotées de plaques de plomb perforées permettant le drainage de l'eau dans les endroits où elle pouvait stagner et contribuer à la formation d'agents [[pathologie|pathogènes]].
Il savaient construire de conduites d'eau, amener l'eau potable et évacuer les eaux usagées. La « Lex Regia » de Numa Pompilius aurait une origine étrusque et la tradition rapporte que Tarquin le Superbe fit construire la « Cloaca maxima » par des hommes venus d'Étrurie.
Dans le domaine musical, les Étrusques emploient notamment l'[[aulos (instrument)|]], un [[instrument à vent]] en bois également attesté chez les Grecs et les Romains , et rappelant, de par sa forme et son utilisation, le [[hautbois]].
Les instruments de musique [[instrument à cordes|à caractère harmonio-vibratoire]], tels que des [[lyre]]s, des [[cithare]]s et des [[harpe]]s, ou encore du [[instrument à vent|type aero-vibratoire]], tels que le [[plagiaulos|]], la [[flûte de Pan]] (ou ), la flûte d'[[albâtre]], et le [[cor naturel|cor]] munis d'une [[anche]] sont également représentatifs de l'art musical étrusque.
Le peuple étrusque détient également de la [[inventeur|paternité]] du [[Buccin (instrument)|buccin]]. Cet instrument à percussion, proche du [[tambour-major|tambourin]] est utilisé à des fins guerrières : le rythme musical produit par les joueurs de buccin se présente comme un signe à caractère belliqueux. D'autres [[instrument de percussion|instruments à percussions]] sont attribués à l'art musical étrusque, notamment : le [[tintinnabule|tintinnabulum]], le [[tympanum]] et le [[Crotales (instrument)|crotale]]. Leur [[syncope (musique)|air musical syncopé]] s'harmonise particulièrement avec les cessions de "[[tripudium|]]" (une danse effectué à [[temps (musique)|trois temps]]. 
Hormis le [[tripudium|]], d'autres types de danses « sautées », au cours desquelles se produisent des danseurs qui sont appelés [[ludion (étrusque)|ludions]]. Il existe aussi un style de danse étrusque dite . Enfin, les danses bachiques, dont les représentations apparaissent sous la forme de peintures murales dans la [[Tombe du Triclinium]] et celles de la [[tombe des Bacchants]], affichent des couples de [[ludion (étrusque)|ludion]]s qui réalisent des [[vocabulaire de la danse classique|figures]] s'apparentant à des courses [[Satyres|Silènes]] et de [[Ménades]].
Les différentes [[interprète (musique)|exécutions]] d'arts musicaux, de même que celles des [[wikt:geste|arts gestuels]], [[lyrisme|lyriques]] et ceux de la danse, figurent comme parties intégrantes des [[ludi|]] (ou spectacles de jeux et épreuves sportives) étrusques.
[[Fichier:Louvre-Lens - Les Étrusques et la Méditerranée - 209 - Cerveteri, musée national cérétain, inv. 67714, 67715  67716 (Trois dés) (B).JPG|vignette|Trois dés]]
[[Fichier:Cottabos player Louvre CA1585.jpg|thumb|Joueur de cottabe, v. [[-510|510 av. J.-C.]], [[musée du Louvre]]]]
Comme beaucoup d'autres rites et traditions grecs importés par les Étrusques, puis transmis en grande partie aux Romains, parmi les jeux les plus connus, les "[[ludi]]", par leur représentation sur les fresques des tombeaux, les scènes des vases "a figure nere" ou" rosse", les objets qui nous sont parvenus. On notera particulièrement le lancer de gouttes de vin sur le [[kottabos]], l'[[askôliasmos]], un jeu d'équilibre sur une outre en peau gonflée d’air et huilée, le [[jeu de l'Empuse]], les jeux du cirque (chevaux et pugilistes du Grand cirque de la vallée Murcia, organisé par Tarquin l'Ancien), celui de la balle ("episkyros" ou "harpastum"), les [[dés étrusques]]
Souvent ces jeux étaient des rites sacrés, destinés aux célébrations funèbres, comme la boxe.
Rome, qui sous [[Auguste]] fait de l'Étrurie la septième région d'Italie (la [[italie (époque romaine)|]]), subit fortement leur influence, qui perdure dans les institutions, les modes de vie, la langue, les goûts, l'amour du luxe, du faste et des [[banquet étrusque|banquets]], la danse et la musique. Les goûts étrusques sont attestés par les peintures de leurs tombes, quoique ces dernières nous renseignent surtout sur ceux des classes aisées, c'est-à-dire sur les goûts d'une minorité de la population. L'empereur [[Claude (empereur romain)|Claude]] est lui-même un spécialiste de la culture étrusque.
Les dieux romains, que beaucoup pensent être empruntés aux Grecs, sont en réalité empruntés aux Étrusques. Ainsi, les Étrusques vénèrent [[Menrva]], déesse armée, [[Tinia]], dieu puissant du ciel, [[Turan (déesse)|Turan]], déesse de la puissance féminine, les "Tinias Clenar", fils jumeaux de Tinia, ou [[Hercle]], fils de Tinia à qui furent imposés des travaux. Ces dieux qui ne sont pas représentés avant que les Étrusques ne rencontrent les Grecs et leur Panthéon sont donc issus de l'iconographie grecque pour représenter les divinités étrusques qui gardent leur originalité (ils n'ont ainsi pas les mêmes histoires). Les Étrusques transmettent ensuite leur Panthéon (noms et iconographies) aux Latins (qui ont surimposé ce Panthéon à leurs propres divinités antérieures). C'est pour cela que les dieux romains sont Minerve, Jupiter, Hercule… et non Athéna, Zeus, Héraclès… Seuls Bacchus et Apollon sont des emprunts directs au Panthéon grec car il n'y avait pas de divinité préexistante équivalente dans la tradition étrusque.
La « [[Triade capitoline|Triade capitoline romaine]] » ([[Jupiter (mythologie)|Jupiter]]/[[Junon]]/[[Minerve (mythologie)|Minerve]]), marqueur culturel romain à qui de nombreuses villes romaines ont bâti un [[temple romain|temple à triple]] [[cella (temple romain)|]] est aussi issue des Étrusques, chez qui ce type de temple est courant. Celui de Rome, le [[temple de Jupiter capitolin]], aurait été inauguré, selon la tradition, en [[-509|]], première année de la [[république romaine|République]] après l'expulsion des rois étrusques. Ce qui permet de déduire qu'il fut commandé et construit sous la domination étrusque de Rome.
D'autres symboles, très fortement romains, comme le [[siège curule]] des sénateurs romains, sont directement empruntés aux objets de pouvoir étrusque. Il s'agissait d'un siège pliant pour char, privilège aristocratique.
Dans les faits, ainsi que le révèlent les textes des anciens et les sources historiographiques récentes, la civilisation étrusque a non-seulement contribué, pour grande part, au développement de la culture romaine, mais a également permis d'introduire la [[philosophie en Grèce antique|pensée philosophique]] et le mode de vie grecs dans le quotidien des Romains. Ainsi, l'historien français [[Raymond Bloch]] établit le constat suivant : 
Bien que la mémoire des anciens ' réapparaisse sporadiquement dans les chroniques de la fin du [[Moyen Âge]], c'est à la [[Renaissance]] que des études se portent sur les témoignages du monde étrusque. Ainsi, lorsqu'[[Annius de Viterbe]] découvre des sarcophages étrusques, ce dominicain s'arrange pour que lors d'une partie de chasse organisée en [[1493]] pour le pape [[Alexandre VI]], le souverain pontife tombe « par hasard » sur une tombe étrusque et dégage les fonds pour poursuivre les recherches. De Viterbe publie à Rome en [[1498]], un recueil intitulé ' et consacré notamment à la civilisation étrusque qu'il relie aux Hébreux mais l'érudit [[Joseph Juste Scaliger]] montrera la fausseté de ce recueil.
Le 15 novembre 1553, une statue de bronze est découverte dans la ville d'[[Arezzo]] lors de la construction de fortifications des Médicis à la périphérie de la ville. Cette "[[Chimère d'Arezzo]]" est immédiatement revendiquée par le grand-duc de Toscane [[Cosme Ier de Toscane|Cosme ]]. Une autre découverte fortuite, , a lieu en [[1556]], près de Pérouse. Il s'agit d'une sculpture de [[art étrusque|typologie artisanale étrusque]] et attribuée tournant du et du . Cette statue ouvragée en bronze est accompagnée d'une inscription en [[étrusque|langue étrusque]] sur le pan inférieur droit de sa [[toge]].
Au cours de la [[renaissance italienne]], et plus particulièrement au [[cinquecento]] [[toscane|toscan]], l'héritage culturel du peuple étrusque semble également se répercuter sur les formes d'idéologies politiques et philosophiques. Dans l'un de ses ouvrages de critique d'[[historiographie]] antique, le , le [[philologie|philologue]] et [[humanisme|humaniste]] [[florence|florentin]] [[Piero Vettori]] ([[1499]] - [[1585]]), détermine un parallèle entre l'organisation politique et territoriale de l'Étrurie et celle de la Toscane du [[cinquecento|]]. Ainsi, selon l'auteur italien, le système politique et organisationnel étrusque préfigure et impacte de manière indirecte, la logique [[oligarchie|oligarchique]] [[florence|florentine]], et plus globalement toscane, à l'époque du [[quattrocento]] et plus incidemment, à celle du [[cinquecento]]. D'après [[Piero Vettori]], le mode de fonctionnement gouvernemental étrusque, basé sur la structure dite des , lesquelles sont subordonnées aux "[[dodécapole étrusque|dodécapoles étrusques]]", trouve un écho indubitable au sein de la politique de gouvernance oligarchique et contemporaine de ce dernier. L'historiographe explique et définit, au travers du seul exemple de la cité Toscane de [[Florence]] et à l'instar d'autres villes d'importance telles que [[Venise]], ou encore [[Rome]], la concordance et l'unité culturelles existant entre ces deux périodes distantes de à .
Le savant écossais [[Thomas Dempster]] rédige entre [[1616]] et [[1619]] le traité [[De Etruria Regali Libri Vii|De Etruria Regali]], un des premiers ouvrages d'[[étruscologie]].
Au , l'Italie et l'Europe connaissent un véritable engouement pour les Étrusques, l'[[étruscomanie]] ("Etruscheria" en italien). Le [[siècle des Lumières]] s'alimente du goût des antiquités, et du modèle universel, autant moral qu'esthétique. Ceci est d'autant plus encouragé par l'engouement de nouvelles découvertes archéologiques recherchées par les adeptes du [[Grand Tour]] en Italie, en plus de la contemplation des vestiges de Rome. Le [[romantisme]] s'en empare également et naît le [[style étrusque]].
Proche de la ville moderne de [[Tarquinia]], les archéologues mettent au jour depuis le , sur le site de [[Nécropole de Monterozzi|Monterozzi]], une importante [[nécropole]] de plus de tombes. À la fin du , le médecin italien [[Isidoro Falchi]] identifie la cité étrusque de [[Vetulonia]].
À l'[[siècle des Lumières|époque des Lumières]], au début du , l'historien français [[Nicolas Fréret]] ([[1688]] - [[1749]]) fut l'un des "pères fondateurs" de l'[[étruscologie|archéologie française étruscologique moderne]]. Ce dernier s'oppose notamment à son pair et homologue italien Stephano Rossi, en proposant une interprétation différente concernant les [[origine des Étrusques|origines ethniques des Étrusques]]. Après avoir réalisé des travaux sur des objets retrouvés dans certaines sépultures situées en Italie padane, l'archéologue français estime que ces artefacts sont le fait d'un artisanat proche de celui des populations vivant en [[mer Méditerranée|Méditerranée orientale]]
Dès le début du , grâce aux travaux de recherches de l'historien et [[étruscologie]] [[florence|florentin]] [[Giuseppe Micali]] (), les connaissances de l'antique civilisation toscane, connaissent des avancées considérables. Les fouilles archéologiques, notamment au sein des tombeaux et nécropoles étrusques, permettent d'identifier et de mettre en évidence, par le biais des multiples objets funéraires, mais également des fresques murales peintes, les [[histoire des Étrusques|différentes phases de leur histoire]], leur [[vie quotidienne des Étrusques|vie quotidienne]], leur [[art étrusque|art]] et leur [[etrusca disciplina|culture et philosophie]]. Au cours du , des historiens, tels que [[Raymond Bloch]], [[Jean-René Jannot]], [[Jacques Heurgon]], puis plus tard [[Dominique Briquel]], [[Jean-Paul Thuillier]] et [[Jean-Noël Robert]], mettent en relief de nouvelles approches et interprétations de l'ancien peuple toscan. Pour équivalence, les prospections archéologiques réalisées au sein du territoire étrusque, permettent de découvrir de nombreuses [[fortifications étrusques|fortifications]], mais aussi, et surtout, des inscriptions épigraphiques portant des caractères issus de l'[[alphabet étrusque]]. Pour autant, cette civilisation suscite, encore à l'époque contemporaine, des interrogations et des problématiques non-résolues. Néanmoins, l'intérêt porté par les historiens, et plus généralement par le public, grâce aux nombreuses expositions permanentes ou éphémères, demeure toujours vivace. Jean-Marc Irollo, dans la conclusion de son ouvrage "Histoire des Étrusques", apporte une lumière sur l'incidence des Étrusques au sein de l'époque actuelle :
L'auteur poursuit :
Enfin, Jean-Marc Irollo ajoute :
[[File:Fromanger.png|thumb|upright|Le peintre [[figuration narrative|figurative]] [[Gérard Fromanger]].]]
Certains artistes du , ont su matérialiser, au travers de leurs œuvres, le souffle et la portée de la pensée culturelle étrusque. Ainsi, concernant l'inspiration que le [[figuration narrative|figurative]] [[Gérard Fromanger]], dans l’exécution de son art, a pu trouver dans le [[art étrusque|creuset artistique étrusque]], lors d'une exposition au [[Musée Maillol]] en , le peintre originaire des [[Yvelines]] a eu cette remarque :
Au détour de son propos introductif sur les Étrusques, le professeur émérite [[Jean-Noël Robert]] éclaire sur la vision et l'impact de l'ancien peuple d'Étrurie dans l'[[inconscient collectif]] de population toscane contemporaine et des liens qui unissent les Étrusques et leurs héritiers : 
Bibliographie partielle des articles, biographies, études et essais.
[[Catégorie:Civilisation]]
[[Catégorie:Civilisation étrusque| ]]
[[Catégorie:Étrusques| ]]